ENGLISH    ESPAÑOL    PORTUGUÊS

 

 BIBLE EN LIGNE (Comparaison de traductions en Français)       

BIBLE EN LIGNE (Plusieurs langues proposées)

 

L'enseignement biblique qui mène

à la maturité spirituelle

 

"C’est pourquoi, maintenant que nous avons laissé la doctrine fondamentale concernant le Christ, portons-nous vers la maturité"

(Hébreux 6:1)

Qu'est-ce que la maturité ? En nous basant sur le contexte de la citation biblique ci-dessus, c'est l'état d'homme mûr: "Mais la nourriture solide est pour les hommes mûrs, pour ceux qui, par l’usage, ont les facultés de perception exercées à distinguer et le bien et le mal" (Hébreux 5:14). Bien évidemment, cet "homme mûr" est un "homme spirituel" : "Cependant, l’homme spirituel examine réellement toutes choses, mais lui-même n’est examiné par personne" (1 Corinthiens 2:15).

 

Pour avoir une idée plus complète de ce que suppose la maturité, nous pouvons nous attarder quelques instants sur la définition du mot grec de ce texte biblique : "Teleiotes". Selon la Strong's Concordance (G5047) : état de complétude mentale ou moral, perfection ("(The state) completeness (mentally or morally) ; perfection (-ness)"). Dans certaines traductions bibliques ce mot est traduit par : "perfection" (Bible de la Liturgie ; Bible Chouraqui) ; "maturité" (Bible Segond ; Traduction du Monde Nouveau) ; "stade adulte" (Bible du Semeur).

 

La maturité n'est pas une finalité mais un état qui ouvre de nouvelles perspectives spirituelles pour le chrétien qui l'atteint, comme l'a écrit sous inspiration l'apôtre Paul : "En effet, alors que vous devriez être des enseignants" (Hébreux 5:12). Mais comment atteindre la maturité ? Pour cela, nous nous baserons sur un texte du livre biblique des Proverbes :

 

"Mon fils, si tu reçois mes paroles et si tu conserves avec soin auprès de toi mes commandements, pour prêter à la sagesse une oreille attentive, afin d’incliner ton cœur vers le discernement ; si en outre tu appelles l’intelligence et si vers le discernement tu fais retentir ta voix, si tu continues à chercher cela comme l’argent, et si tu le recherches sans relâche comme des trésors cachés, alors tu comprendras la crainte de Jéhovah et tu trouveras la connaissance de Dieu. Car Jéhovah lui-même donne la sagesse ; de sa bouche [viennent] connaissance et discernement. Il conservera avec soin la sagesse pratique pour les hommes droits ; il est un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité, en observant les sentiers du jugement, et il gardera la voie de ses fidèles. Alors tu comprendras justice et jugement et droiture, toute la voie de ce qui est bon" (Proverbes 2:1-9).

 

La crainte de Dieu

 

Celui qui a atteint la maturité chrétienne, a de la sagesse, du discernement, de l'intelligence, la connaissance de Dieu. Ce texte explique la raison principale qui devrait nous encourager à l'atteindre: "comprendre ce que signifie la crainte de Jéhovah". Effectivement, la recherche de ces qualités spirituelles très désirables devrait être centrée sur notre relation exclusive avec Jéhovah Dieu.

 

Bien évidemment, la "crainte" de Jéhovah qui est mentionnée dans ce texte, n'a rien à voir avec une peur morbide de Dieu, l'effroi constant d'un châtiment divin. Une telle crainte est incompatible avec l'amour pour Dieu : "Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en union avec Dieu et Dieu demeure en union avec lui. Voici comment l’amour a été rendu parfait chez nous, pour que nous ayons de la franchise au jour du jugement, parce que tel est celui-là, tels nous sommes, nous, dans ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait jette dehors la crainte, parce que la crainte est un frein. En fait, celui qui vit dans la crainte n’a pas été rendu parfait dans l’amour. Quant à nous, nous aimons, parce qu’il nous a aimés le premier" (1 Jean 4:16-19).

 

Le terme hébreu "yirâh" traduit par "crainte" de Jéhovah, dans le texte des Proverbes peut avoir le sens de "révérence", c'est-à-dire, crainte révérencielle (Strong's Concordance (H3374)). Ce qui veut dire que la personne qui a atteint la maturité chrétienne, comprendra que sa relation avec Jéhovah est un grand privilège que Dieu nous accorde. De plus, lorsque nous nous approchons de Dieu par la prière, nous pouvons le faire avec franchise, mais aussi avec une crainte révérencielle qui est due à la Personne la plus importante de toute la création visible et invisible.

 

La connaissance, l'intelligence, le discernement et la sagesse pratique

 

Si le fait de vouloir atteindre la maturité chrétienne requiert des efforts et de la patience, selon ce texte des Proverbes, on ne peut l'atteindre qu'avec l'aide de Dieu : "Car Jéhovah lui-même donne la sagesse ; de sa bouche [viennent] connaissance et discernement" (Proverbes 2:1-9). Jésus-Christ a confirmé que l'acquisition de la sagesse qui est conforme aux yeux de Dieu, n'est absolument pas l'aboutissement d'un processus intellectuel qui consisterait à l'obtenir comme on obtient un diplôme : "En ce temps-là, Jésus dit alors : “Je te loue publiquement, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intellectuels, et que tu les as révélées aux tout-petits" (Matthieu 11:25). Ainsi avant d'acquérir la sagesse, nous devons humblement, comme un "tout-petit", la demander à Dieu, par la prière : "Si donc l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande sans relâche à Dieu, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche ; et elle lui sera donnée" (Jacques 1:5).

 

Néanmoins Dieu attend de nous, selon le livre des Proverbes, que nous fassions des efforts constants, à la fois pour l'acquérir, mais aussi pour la garder : "si tu continues à chercher cela comme l’argent, et si tu le recherches sans relâche comme des trésors cachés" (Proverbes 2:1-9). Jésus-Christ a montré que souvent la bénédiction de Dieu s'obtient à force d'insistance qui est la manifestation visible que cela nous tient à cœur : "Continuez à demander, et on vous donnera ; continuez à chercher, et vous trouverez ; continuez à frapper, et on vous ouvrira. Car tout homme qui demande reçoit, et tout homme qui cherche trouve, et à tout homme qui frappe on ouvrira. Oui, quel est l’homme d’entre vous à qui son fils demande du pain — il ne lui remettra pas une pierre, n’est-ce pas ? Ou peut-être demandera-t-il un poisson — il ne lui remettra pas un serpent, n’est-ce pas ? Si donc vous, bien que vous soyez méchants, vous savez donner des dons qui sont bons à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le lui demandent !" (Matthieu 7:7-11).

 

Dans Proverbes 2:1-9, nous trouvons plusieurs qualités spirituelles qui nous permettront d'atteindre la maturité chrétienne : la connaissance, l'intelligence, le discernement, la sagesse pratique.

 

La connaissance et l'intelligence

 

La connaissance fait allusion au dépôt de l'esprit saint qu'est la Bible, la connaissance de Dieu : "Car vous savez d’abord ceci : qu’aucune prophétie de l’Écriture ne provient d’une interprétation personnelle. Car la prophétie n’a jamais été apportée par la volonté de l’homme, mais des hommes ont parlé de la part de Dieu, comme ils étaient portés par [l’]esprit saint" (2 Pierre 1:20,21). La Bible a été inspirée par Dieu (2 Timothée 3:16,27). Si bien évidemment ce dépôt de la connaissance de Dieu est disponible à toute personne qui désire le lire, ce n'est pas le cas de sa compréhension. La compréhension de la Bible dépend de ce que Dieu nous donne de l'intelligence pour la comprendre.

 

L'intelligence dont il est question en Proverbes 2:1-9, n'est pas liée à la simple faculté innée de compréhension de connaissances générale. Dans la Bible il y a des exemples de personnages qui avaient une grande connaissance des textes bibliques, néanmoins, qui passaient à côté de l'essentiel ou n'avaient aucune intelligence du sens profond du message. Prenons l'exemple de l'apôtre Paul, avant qu'il devienne chrétien : "Je suis un Juif, né à Tarse de Cilicie, mais éduqué dans cette ville-ci aux pieds de Gamaliel, instruit selon la rigueur de la Loi ancestrale, étant zélé pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai persécuté à mort cette Voie, liant et livrant aux prisons hommes et femmes, comme m’en sont témoins le grand prêtre et toute l’assemblée des anciens" (Actes 22:3-5 comparer avec Matthieu 23).

 

Nous ne pouvons pas nier que Saul de Tarse, qui deviendra plus tard l'apôtre Paul, connaissait la Bible et probablement mieux que la plupart des chrétiens qu'il persécutait. Néanmoins, il lui manquait l'essentiel, l'intelligence qui vient de Dieu et qui consistait à comprendre que Jésus est le Christ. Le récit des Actes nous montre comment Dieu lui a donné l'intelligence par le moyen du Christ, en lui faisant littéralement tomber les écailles des yeux : "Or comme il faisait route, il approchait de Damas, quand soudain une lumière venant du ciel brilla autour de lui, et il tomba à terre et entendit une voix qui lui disait : “ Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ” Il dit : “ Qui es-tu, Seigneur ? ” Il dit : “ Je suis Jésus, que tu persécutes. Toutefois, lève-toi et entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. ” Or les hommes qui faisaient route avec lui se tenaient là, tout interdits : ils entendaient bien le son d’une voix, mais ne voyaient personne. Mais Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le conduisirent donc par la main et le menèrent à Damas. Et pendant trois jours il ne vit rien, et il ne mangea ni ne but. (,,,) Alors Ananias partit et entra dans la maison, et il posa les mains sur lui et dit : “ Saul, frère, le Seigneur — ce Jésus qui t’est apparu sur la route par laquelle tu venais — m’a envoyé, afin que tu retrouves la vue et que tu sois rempli d’esprit saint. ” Et aussitôt tomba de ses yeux quelque chose de semblable à des écailles, et il retrouva la vue ; il se leva et fut baptisé" (Actes 9:1-19).

 

Il y a donc une différence entre la connaissance disponible dans la Bible et l'intelligence ou la capacité de la comprendre, qui est donnée par Dieu, par le moyen du Christ : "Car “ qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, pour l’instruire ” ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ" (1 Corinthiens 2:16). Quand une personne comprend par l'acceptation dans son cœur de la connaissance biblique, on peut dire qu'elle manifeste une foi conforme à la volonté de Dieu : "La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas" (Hébreux 11:1). Le terme "démonstration" en relation avec la foi, suppose une connaissance "logique", même si elle concerne des réalités qui ne se voient pas.

 

La connaissance et le discernement

 

Dans la lettre inspirée de Paul aux Hébreux, il fait allusion a deux formes de connaissances, celle qui est élémentaire et la "nourriture solide", qui est à une connaissance plus complexe. Dans le texte grec, il y a effectivement deux mots qui font allusion respectivement à ces deux catégories de connaissances. Ils sont ensemble, dans la deuxième lettre de Pierre, Gnosis et Epignosis : "Que la faveur imméritée et la paix vous soient multipliées par une connaissance exacte (Epignosis) de Dieu et de Jésus notre Seigneur. (…) Oui, pour cette raison même, déployant en retour tout effort sérieux, fournissez à votre foi la vertu, à [votre] vertu la connaissance (Gnosis), à [votre] connaissance (Gnosis) la maîtrise de soi" (2 Pierre 1:2,5,6).

 

Dans cette traduction de la Bible, l'expression "connaissance exacte" semble illustrer la précision d'une connaissance plus complexe, plus détaillée. Elle permet de savoir quand le mot grec "Gnosis" (Connaissance) et "Epignosis" (Connaissance exacte), apparaissent dans le texte grec par le moyen de cette traduction de la Bible. Néanmoins, toute connaissance, quel que soit la difficulté de compréhension qu'elle exige, devrait être "exacte" (tout du moins pour son détenteur). Par conséquent, il est intéressant d'examiner la définition de ces deux mots et ensuite revenir sur la lettre inspirée de Paul, aux Hébreux. Le mot grec "Gnosis" est traduit par connaissance au sens général (dans plusieurs domaines) ou science (Strong's Concordance (G1108)). La préfixe grec "Epi" (devant Gnosis), a le sens général d'élévation ou de direction (Strong's Concordance (G1909)). Par conséquent, le mot grec "Epignosis" fait allusion a une connaissance plus "élevée", qui exige un plus grand degré d'intelligence, du discernement. Le sens "directionnelle" du préfixe "Epi", indique une connaissance plus spécialisée, plus détaillée (Strong's Concordance (G1922)). Par conséquent, l'intelligence, est à la connaissance en général (Gnosis), ce qu'est le discernement ou la perspicacité à la connaissance plus complexe (Epignosis).

 

Revenons à la lettre aux Hébreux:"En effet, alors que vous devriez être des enseignants, compte tenu du temps, vous avez de nouveau besoin que quelqu’un vous enseigne depuis le commencement les choses élémentaires des déclarations sacrées de Dieu ; et vous en êtes arrivés au point d’avoir besoin de lait, non de nourriture solide" (Hébreux 5:12). Les choses élémentaires sont citées : "C’est pourquoi, maintenant que nous avons laissé la doctrine fondamentale concernant le Christ, portons-nous vers la maturité, sans poser de nouveau un fondement : repentance des œuvres mortes et foi envers Dieu, enseignement sur les baptêmes et imposition des mains, résurrection des morts et jugement éternel. Et c’est ce que nous allons faire, si toutefois Dieu le permet" (Hébreux 6:1-3). Et la "nourriture (spirituelle) solide" se trouve dans la quasi totalité de la lettre inspirée écrite aux Hébreux (Des chapitres 1-13). Quoique très intéressant, cette enseignement biblique profond n'est pas toujours facile à comprendre à la première lecture, au point même que l'apôtre Pierre lui-même a écrit, à propos des lettres inspirées de Paul : "Et considérez comme salut la patience de notre Seigneur, tout comme notre frère bien-aimé Paul, selon la sagesse qui lui a été donnée, vous l’a aussi écrit, parlant de ces choses ainsi qu’il le fait également dans toutes [ses] lettres. Il s’y trouve, cependant, certaines choses difficiles à comprendre, que les personnes sans instruction et instables déforment, comme [elles le font] aussi avec le reste des Écritures, pour leur propre destruction" (2 Pierre 3:15,16).

 

Malgré le fait qu'il n'est pas toujours facile de comprendre à la première lecture cet enseignement biblique parfois très consistant, tous les chrétiens qui aspirent à atteindre la maturité chrétienne, particulièrement les enseignants de la Bible, doivent faire un effort pour le comprendre, en demandant l'aide de Dieu par la prière (Matthieu 11:25 ; 1 Corinthiens 2:16 ; Hébreux 5:11-14-6:1-3).

 

La connaissance de la création de Dieu

 

Jéhovah Dieu invite ses serviteurs à observer sa création afin de mieux connaître ses qualités : "Il y a quatre choses qui sont les plus petites de la terre, mais elles sont sages d’instinct : les fourmis sont un peuple qui n’est pas fort, et pourtant elles préparent en été leur nourriture ; les damans sont un peuple qui n’est pas fort, et pourtant ils placent leur maison sur un rocher ; les sauterelles n’ont pas de roi, et pourtant elles sortent, elles toutes, divisées en groupes ; le gecko saisit avec ses mains et il est dans le magnifique palais du roi" (Proverbes 30:24-28). "Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. Bien qu’elle n’ait ni commandant, ni préposé, ni chef, elle prépare sa nourriture durant l’été ; elle a amassé ses vivres pendant la moisson" (Proverbes 6:6-8 comparer avec Genèse 2:19,20).

 

Jésus-Christ a invité ses auditeurs à "observer" la création afin de comprendre certaines actions de son Père :"Voilà pourquoi je vous dis : Cessez de vous inquiéter au sujet de vos âmes, quant à ce que vous mangerez ou à ce que vous boirez, ou au sujet de votre corps, quant à ce que vous mettrez. L’âme ne signifie-t-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Observez attentivement les oiseaux du ciel, parce qu’ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni ne ramassent dans des magasins ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas plus qu’eux ?" (Matthieu 6:25,26).

 

L'apôtre Paul, sous inspiration a écrit que la création reflète les qualités de Dieu et témoigne de son existence : "Car ses [qualités] invisibles se voient clairement depuis la création du monde, parce qu’elles sont perçues par les choses faites, oui sa puissance éternelle et sa Divinité, de sorte qu’ils sont inexcusables" (Romains 1:20).

 

Par conséquent, Jéhovah Dieu et son Fils Jésus-Christ nous encouragent à observer la création pour apprendre davantage à "craindre Dieu" (Proverbes 2:1-9). La science (ou les sciences) qui consiste à observer ou étudier en détail certains aspects de la création de Dieu est indissociable de la spiritualité. La science s'efforce d'expliquer le "comment" et la spiritualité basée sur la Bible explique le "pourquoi". D'ailleurs, dit en passant, Jéhovah Dieu, dans sa Parole la Bible, indique ceci à ceux qui auraient l'impression d'en savoir beaucoup : "Voyez ! Ce sont là les bords de ses voies, et quel murmure de la chose a-t-on entendu à son sujet !" (Job 26:14 comparer avec Job 38-41).

 

Afin d'élargir notre connaissance des qualités de Dieu, il est indispensable que nous "observions" sa création : "Les cieux proclament la gloire de Dieu ; et l’œuvre de ses mains, l’étendue l’annonce. Un jour après un autre jour fait jaillir le langage, et une nuit après une autre nuit révèle la connaissance. Il n’y a pas de langage, et il n’y a pas de paroles ; chez eux aucune voix ne s’entend. Par toute la terre leur cordeau est sorti" (Psaumes 19:1-3).

 

La sagesse donnée par Dieu

 

En proverbes 2:7, il y a l'expression de "sagesse pratique", comme étant la mise en pratique de la "connaissance". Effectivement, Jésus-Christ a associé la sagesse à la mise en pratique de la connaissance biblique, en contraste avec l'homme sot qui, ayant cette connaissance, n'en tient pas compte : "Tout homme donc qui entend mes paroles que voici et les met en pratique sera comparé à un homme avisé, qui a bâti sa maison sur le roc. Et la pluie est tombée à verse, et les inondations sont venues, et les vents ont soufflé et ont battu cette maison, mais elle ne s’est pas effondrée, car elle avait été fondée sur le roc. D’autre part, tout homme qui entend mes paroles que voici et ne les met pas en pratique sera comparé à un homme sot, qui a bâti sa maison sur le sable. Et la pluie est tombée à verse, et les inondations sont venues, et les vents ont soufflé et ont heurté cette maison, et elle s’est effondrée ; et sa chute a été grande" (Matthieu 7:24-27).

 

Néanmoins, compte tenu du contexte général de la Bible, on se rend compte que la sagesse a une dimension céleste qui n'est pas forcément le résultat d'une connaissance acquise, mais plutôt un don divin. D'ailleurs en Proverbes 2:6 il est écrit: "Car Jéhovah lui-même donne la sagesse". Si effectivement la sagesse de Jéhovah découle du dépôt biblique de la connaissance, par sa mise en pratique, il y a des situations qui nécessitent de cet éclair céleste de la sagesse. Prenons deux exemples : Jésus-Christ et le roi Salomon.

 

En une certaine circonstance, le roi Salomon s'est trouvé dans une situation humainement sans solution, voici le récit biblique : "À cette époque deux femmes, des prostituées, purent entrer chez le roi et se tenir devant lui. Alors l’une des femmes dit : “Pardon, mon seigneur, moi et cette femme nous habitons dans la même maison, de sorte que j’ai accouché auprès d’elle dans la maison. Et il est arrivé, le troisième jour après mon accouchement, que cette femme aussi s’est mise à accoucher. Nous étions ensemble. Il n’y avait pas d’étranger avec nous dans la maison, rien que nous deux dans la maison. Plus tard, le fils de cette femme est mort la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. Alors elle s’est levée au milieu de la nuit, a pris mon fils d’à côté de moi pendant que ton esclave dormait, et elle l’a couché sur son sein ; et son fils mort, elle l’a couché sur mon sein. Quand je me suis levée le matin pour allaiter mon fils, eh bien, voilà qu’il était mort. Je l’ai donc examiné le matin, attentivement, et voilà que ce n’était pas mon fils, celui que j’avais mis au monde. ” Cependant l’autre femme dit : “ Non, mais mon fils, c’est le vivant, et ton fils, c’est le mort ! ” Tandis que celle-là disait : “ Non, mais ton fils, c’est le mort, et mon fils, c’est le vivant. ” Et elles continuaient à parler devant le roi.

Finalement le roi dit : “ Celle-ci dit : ‘ Voilà mon fils, le vivant, et ton fils, c’est le mort ! ’ et celle-là dit : ‘ Non, mais ton fils, c’est le mort, et mon fils, c’est le vivant ! ’ ” Puis le roi dit : “ Procurez-moi une épée. ” On apporta donc l’épée devant le roi. Alors le roi dit : “ Coupez en deux l’enfant vivant et donnez[-en] la moitié à l’une et l’autre moitié à l’autre. ”Aussitôt la femme dont le fils était le vivant dit au roi (car ses sentiments intimes s’étaient émus pour son fils, de telle sorte qu’elle dit) : “ Pardon, mon seigneur ! Donnez-lui l’enfant vivant. Surtout ne le mettez pas à mort. ” Tandis que l’autre femme disait : “ Il ne sera ni à moi ni à toi. Coupez ! ” Alors le roi répondit et dit : “ Donnez-lui l’enfant vivant ; non, vous ne devez pas le mettre à mort. C’est elle qui est sa mère. ”

Et tout Israël apprit la décision judiciaire qu’avait rendue le roi ; et l’on fut saisi de crainte à cause du roi, car on voyait que la sagesse de Dieu était en lui pour exécuter la décision judiciaire" (1 Rois 3:16-28).

 

Ce récit et ainsi que sa conclusion est la démonstration que la sagesse de Dieu, n'est pas seulement la mise en pratique du dépôt de connaissance biblique, elle a une dimension céleste qui fait qu'en une fraction de seconde, sans que l'on sache comment, Jéhovah Dieu donne la solution qu'aucun humain sur terre aurait pensé. Cette sagesse n'est pas le résultat d'une longue carrière de juge qui aurait une longue expérience des délibérations judiciaires. Grâce à la sagesse divine, le jeune roi Salomon, en un éclair, a su quelle décision prendre pour délibérer entre ces deux femmes. La seule puissance de sagesse de cette décision judiciaire, inspirée par une sagesse complètement céleste, a plongé une nation entière de plusieurs millions d'habitants, dans une crainte révérencielle de ce roi qui était le représentant de l'autorité de Jéhovah. Et on en parle des milliers d'années après.

 

Jésus-Christ, sur terre, avait une puissance de sagesse directement divine et pas toujours en rapport direct avec le dépôt écrit de la Bible, voici un exemple : "Les scribes et les prêtres en chef cherchèrent alors à porter les mains sur lui à cette heure-là même, mais ils eurent peur du peuple ; car ils s’étaient rendu compte que c’était à leur intention qu’il avait donné cet exemple. Et, après l’avoir surveillé de près, ils envoyèrent des hommes engagés secrètement pour faire semblant d’être justes, afin de l’attraper dans [ses] paroles, de manière à le livrer au gouvernement et au pouvoir du gouverneur. Et ils l’interrogèrent en disant : “ Enseignant, nous savons que tu parles et enseignes correctement et que tu ne fais pas preuve de partialité, mais que tu enseignes la voie de Dieu en accord avec la vérité : Nous est-il permis ou non de payer l’impôt à César ? ” Mais il discerna leur ruse et leur dit : “ Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’image et l’inscription ? ” Ils dirent : “ De César. ” Il leur dit : “ Sans faute donc, rendez les choses de César à César, mais les choses de Dieu à Dieu. ” Ainsi, ils ne purent pas l’attraper dans cette parole devant le peuple, mais, stupéfaits de sa réponse, ils ne dirent rien" (Luc 20:19-26).

 

La réponse du Christ venait directement de l'esprit de sagesse céleste dont son Père l'avait doté. Il y aurait bien d'autres exemples qui montrent que la sagesse de Dieu est un don qui n'est pas lié systématiquement à la connaissance ou l'intelligence des Saintes Écritures. D'ailleurs, en une certaine circonstance Jésus-Christ a dit à ses disciples : "Mais quand on vous conduira pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous devrez dire ; mais ce qui vous sera donné à cette heure-là, cela, dites-le, car vous n’êtes pas ceux qui parlent, mais c’est l’esprit saint" (Marc 13:11).

 

Par conséquent, si nous voulons acquérir de la sagesse, nous devons la demander par la prière et mettre en pratique dans notre vie, la Parole de Dieu la Bible : "Mais son plaisir est dans la loi de Jéhovah, et dans sa loi il lit à voix basse jour et nuit. À coup sûr, il deviendra comme un arbre planté près de ruisseaux d’eau, qui donne son fruit en son temps et dont le feuillage ne se flétrit pas, et tout ce qu’il fait réussira" (Psaumes 1:2,3).

 

La maturité chrétienne et une conscience bien exercée

 

"Mais la nourriture solide est pour les hommes mûrs, pour ceux qui, par l’usage, ont les facultés de perception exercées à distinguer et le bien et le mal" (Hébreux 5:14). L'expression "facultés de perception exercées à distinguer et le bien et le mal", semble faire allusion a la conscience intérieure. Dans une autre lettre adressée aux chrétiens de Rome, l'apôtre Paul donne une définition de la conscience qui statue entre le bien et le mal :"Car lorsque des gens des nations qui n’ont pas [la] loi font naturellement les choses de la loi, ces gens, bien que n’ayant pas [la] loi, sont une loi pour eux-mêmes. Ce sont ceux-là mêmes qui montrent que le contenu de la loi est écrit dans leur cœur, tandis que leur conscience témoigne avec eux et que, entre leurs pensées, ils sont accusés ou même excusés" (Romains 2:14,15).

 

Bien évidemment, dans le contexte de Hébreux 5:14, la "facultés de perception exercées à distinguer et le bien et le mal" ou la conscience intérieure "exercées à distinguer et le bien et le mal", est le résultat à la fois d'une longue expérience de vie basée sur l'application dans notre vie, des principes bibliques. Celui ou celle qui aura atteint la maturité chrétienne, sur la base de la connaissance divine, du discernement, de la perspicacité et de la sagesse donnée par Dieu, démontrera devant Dieu et les hommes, qu'il a une conscience bien éduquée et bien exercée à faire la différence entre le bien et le mal. Ce faisant, par son comportement plein de sagesse divine, il rendra gloire à Dieu : "Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut être cachée quand elle est située sur une montagne. On allume une lampe pour la mettre, non pas sous le panier à mesurer, mais sur le porte-lampe, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux" (Matthieu 5:14-16).

 

La prière et la méditation qui mènent à la maturité chrétienne

 

La recherche de la maturité chrétienne est exclusivement centrée sur l'amélioration constante de notre relation personnelle et exclusive avec Jéhovah Dieu, par l'intermédiaire de son Fils Jésus-Christ, parce qu'Il est la source de notre vie : "Car auprès de toi est la source de la vie ; par la lumière [qui vient] de toi nous voyons la lumière" (Psaumes 36:9). Un chrétien qui a atteint la maturité chrétienne ressent un amour profond et sincère, empreint d'une crainte révérencielle de Dieu : "alors tu comprendras la crainte de Jéhovah et tu trouveras la connaissance de Dieu" (Proverbes 2:5). Comme bénédiction venant de Dieu, avec le temps et la patience, Il fera en sorte de donner de l'intelligence, du discernement et de la sagesse : "Car Jéhovah lui-même donne la sagesse ; de sa bouche [viennent] connaissance et discernement. Il conservera avec soin la sagesse pratique pour les hommes droits" (Proverbes 2:6,7).

 

La prière et la méditation permettent cette appropriation individuelle de ces qualités divines par notre relation avec Dieu et la réflexion personnelle de ce que nous enseigne la Bible, mais aussi notre expérience de vie. La prière est un rendez-vous avec Dieu, tandis que la méditation est un rendez-vous avec soi-même.

 

La façon que nous avons de prier Dieu en dit long sur notre perception que nous avons de sa Personne. Par exemple Jésus-Christ, dans son enseignement sur la prière (que l'on trouve écrit en Matthieu 6:5-14), a dit : "Mais quand vous priez, ne redites pas toujours les mêmes choses, comme font les gens des nations, car ils pensent qu’ils seront entendus parce qu’ils parlent beaucoup" (Matthieu 6:7).

 

Effectivement, dans de nombreuses religions, chrétiennes ou non, beaucoup de personnes pieuses prient Dieu en répétant continuellement "toujours les mêmes choses". Jésus-Christ a expliqué que la qualité d'une prière ne dépend pas de la quantité de paroles que nous adressons à Dieu. De telles prières démontrent que notre approche de Dieu et notre crainte révérencielle demandent à s'affiner. Prenons un exemple concret. Si nous avions le grand privilège d'avoir un rendez-vous spécial avec le roi, le prince, le premier ministre ou un haut fonctionnaire de la nation où nous vivons, nous ferions très attention de préparer cette entrevue. Au moment de devoir prendre la parole en face d'un roi ou d'un prince, nous viendrait-il à l'idée de "dire les mêmes choses", de répéter de façon irréfléchie les mêmes mots, les mêmes phrases, en parlant comme un moulin à paroles ? La réponse est évidente, nous éviterions une attitude, de notre part, qui manquerait de respect envers cette personne de haut rang.

 

C'est pour cela que les prières que nous adressons à Dieu, en disent long sur notre perception que nous avons de sa Personne, mais aussi nos sentiments envers Lui. La maturité chrétienne qui nous enseigne la "crainte de Dieu", nous permet de mieux comprendre l'importance de sa majesté, et de la profondeur de sa sagesse. Par conséquent, nous devons nous approcher de Dieu comme nous le ferions avec une personne ayant les plus hautes fonctions possibles et dont la sagesse n'aurait rien à voir avec la nôtre qui est beaucoup plus restreinte. Pour cela nous devons nous inspirer des prières adressées par Jésus-Christ, à son Père (Matthieu 6:5-14 ; Jean 17). Si nous lisons le livre des Psaumes, nous aurons de très nombreux exemples de prières sincères et de grandes qualités, adressées à Dieu. Nous pouvons nous en inspirée : "Que ma prière soit préparée comme l’encens devant toi, l’élévation de mes paumes comme l’offrande de grain du soir" (Psaumes 141:2).

 

La méditation est un rendez-vous avec soi-même. Dans la Bible, il est écrit qu'Isaac avait l'habitude de méditer : "Isaac était sorti pour méditer dans la campagne, vers la tombée du soir" (Genèse 24:63). Cette simple information sur la méditation en dit long. Isaac méditait "dans la campagne", c'est-à-dire que probablement, il sortait du campement où il vivait pour y chercher le silence et la tranquillité propice pour ce rendez-vous intérieure avec lui-même. Cette information semble indiquer aussi, une habitude journalière, à la "tombée du soir". Isaac, après ses activités de la journée, se reposait en se promenant dans la campagne. La prière et la méditation peuvent se faire dans les moments de repos. Parfois, Jésus-Christ, priait Dieu en s'isolant : "Finalement, ayant renvoyé les foules, il monta dans la montagne, seul, pour prier. Bien qu’il se fît tard, il était là, seul" (Matthieu 14:23).

 

La méditation permet une meilleure assimilation de la "connaissance" biblique. Cette assimilation permet le développement de l'intelligence. Et après une très longue pratique de la méditation, atteindre la capacité de discernement, de perspicacité associés à l'expérience de la vie. Cette méditation paisible, accompagnée de nombreuses prières peuvent permettre d'obtenir la sagesse donnée par Dieu (Jacques 1:5). Jésus-Christ a comparé l'intérieur spirituel d'une personne à une "maison bien rangée" (Matthieu 12:44). Ainsi, la méditation constructive permet de mettre de l'ordre en soi-même, de faire le point avec nos propres sentiments, de nous efforcer de nous construire intérieurement, avec l'aide de Dieu. Avec la prière, la méditation est déterminante pour atteindre la maturité : "Enfin, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes celles qui sont dignes, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui méritent d’être aimées, toutes celles qui ont bon renom, s’il y a quelque vertu et s’il y a quelque chose qui soit digne de louanges, continuez à considérer ces choses" (Philippiens 4:8).

 

DIAPORAMA MÉMORIAL

YOMELIJAH MENU