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Les phrases en bleu (entre deux paragraphes), vous donnent des explications bibliques complémentaires et détaillées. Il suffit de cliquer sur le lien hypertexte en bleu. Les articles bibliques sont principalement rédigés en quatre langues : français, espagnol, portugais et anglais  

L’homme spirituel et l’homme physique 

"Mais l’homme physique ne reçoit pas les choses de l’esprit de Dieu, car elles sont une sottise pour lui ; et il ne peut pas parvenir à les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on les examine. Cependant, l’homme spirituel examine réellement toutes choses, mais lui-même n’est examiné par personne. Car “ qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, pour l’instruire ” ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ"

(1 Corinthiens 2:14-16)

"Cependant, l’homme spirituel examine réellement toutes choses, mais lui-même n’est examiné par personne"

Selon la Bible, l’homme est spirituel, car il a été créé à l’image de Dieu, comme les anges dans les cieux (le mot "homme" dans la plupart des cas, s’applique tant à l’homme qu’à la femme). Dans le livre de la Révélation, Jésus-Christ glorifié s’adresse à sept anges, chacun responsable d’une de sept congrégations. Ils sont manifestement des hommes ou messagers, car il leur reproche parfois des défauts parfois très graves, non-imputables à des anges célestes (Révélation 2 et 3). En Malachie 2:7, les prêtres ou enseignants de la nation d’Israël avaient le statut d’anges ou messagers : "Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est la loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées". Le mot "messager" fait référence au mot "ange".

En Hébreux 2:5-9, l’apôtre Paul écrit que Dieu a créé l’homme quelque peu inférieur aux anges : "Car ce n’est pas à des anges qu’il a soumis la terre habitée à venir dont nous parlons. Mais un certain témoin en a donné la preuve quelque part, en disant : “ Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, ou le fils de l’homme pour que tu t’occupes de lui ? Tu l’as abaissé quelque peu au-dessous des anges ; de gloire et d’honneur tu l’as couronné, et tu l’as établi sur les œuvres de tes mains. Tu as soumis toutes choses sous ses pieds. ” Car du fait qu’il lui a soumis toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui soit soumis. Or, maintenant, nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient soumises ; mais nous voyons Jésus, qui a été abaissé quelque peu au-dessous des anges, couronné de gloire et d’honneur pour avoir souffert la mort, afin que par la faveur imméritée de Dieu il goûte la mort pour tout homme". Dans ce texte, montre que ce qui s’applique à l’homme, pendant un temps s’est appliqué à Jésus-Christ, qui en tant qu’humain a été "abaissé quelque peu au-dessous des anges".

Par conséquent, compte tenu de ces textes bibliques, l’homme est à l’origine fondamentalement spirituel, et il n’est pas un "animal social". L’homme peut nouer des relations étroites avec son Créateur, il a la capacité de manifester la foi en des réalités invisibles : "La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas. C’est par le moyen de cette foi-là, en effet, qu’il a été rendu témoignage aux hommes d’autrefois. Par la foi, nous comprenons que les systèmes de choses ont été mis en ordre par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit est venu de choses qui ne paraissent pas" (Hébreux 11:1-3). Il a une capacité de compréhension des choses abstraites, comme le temps : "Toute chose, il l’a faite belle en son temps. Même les temps indéfinis, il les a mis dans leur cœur, pour que les humains ne découvrent jamais l’œuvre que le vrai Dieu a faite du début à la fin" (Ecclésiastes 3 :11). Cette faculté intellectuelle lui permet de se retourner dans le passé, de vivre le présent et se projeter dans le futur. Cette capacité mentale donnée par Dieu, qui va de la déduction à l’induction, lui a permis de découvrir des lois mathématiques qui sont à la base la chimie, la biologie, de la physique, de l’astronomie et de nombreuses autres applications scientifiques et techniques… Il a la capacité d’apprécier ce qui est beau dans la création, et il est en mesure de reproduire cette beauté d’une manière artistique, avec le prisme de sa propre sensibilité…

Ces capacités à la fois spirituelles et intellectuelles, font de l’homme un être à part, qui ne fait pas partie du règne animal, mais en est l’administrateur. Selon Genèse 1:26-28, répété dans ce qu’a écrit l’apôtre Paul en Hébreux 2 :5-9, à l’origine Dieu a créé l’homme pour l’établir sur l’œuvre de ses mains.

Dans la symbolique générale biblique, le visage de l’homme représente la qualité principale de Dieu : l’amour (Genèse 1:26-28; Ezéchiel 1:5 ; Révélation 4:7 ; 1 Jean 4:8,16). C’est ce qui fait qu’à la différence des autres faces (telles que le lion, le taureau et l’aigle), l’homme n’est pas un animal, car il a une spiritualité, et peut avoir une relation étroite avec Dieu, basée sur l'amour et la confiance (la foi). Comme l’a écrit, l’apôtre Paul, sous inspiration, l’homme dépourvu de cette spiritualité, devient un homme-animal, tandis que celui qui a une relation spirituelle avec Dieu, est un homme spirituel, dépourvu de toute animalité (1 Corinthiens 2:14-16 "l’homme physique" = homme animal sans spiritualité l’opposé de "l’homme spirituel"). La face d’homme représente que Dieu est : l’amour : "Dieu est amour".

L’entrée du péché dans le monde a changé considérablement la condition humaine. Par le péché, la mort est entrée dans le monde : "Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché" (Romains 5:12). Désormais cette mort programmée dès sa conception et plus tard sa naissance, rend l’existence de l’homme tout aussi futile que celle d’un animal qui finit par mourir : "Moi, j’ai dit dans mon cœur, au sujet des fils des humains, que le vrai Dieu va les trier pour qu’ils voient qu’ils sont eux-mêmes des bêtes. Car il y a une fin pour ce qui est des fils des humains et une fin pour ce qui est de la bête ; ils ont une fin identique. Comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre ; et ils ont tous un même esprit, de sorte qu’il n’y a pas de supériorité de l’homme sur la bête, car tout est vanité. Tous vont vers un même lieu. Ils sont tous venus de la poussière, et ils retournent tous à la poussière" (Ecclésiaste 3 :18-20). Le livre de l’Ecclésiaste décrit très bien et de façon complète l’inutilité de l’existence humaine, sous la loi du péché qui mène inexorablement à la mort (Ecclésiaste 1:2).

La loi du péché qui mène génétiquement à la mort, a aussi une autre conséquence spirituelle néfaste qui le pousse naturellement à mal agir, comme cela est très bien décrit par l’apôtre Paul : "Cependant, si ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais, je reconnais que la Loi est excellente. Mais maintenant ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui réside en moi. Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans ma chair, il n’habite rien de bon ; car la faculté de vouloir est présente chez moi, mais la faculté d’accomplir ce qui est excellent n’est pas présente. Car le bien que je veux, je ne le fais pas, mais le mal que je ne veux pas, c’est ce que je pratique. Si donc ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui réside en moi. Je trouve donc cette loi dans mon cas : quand je veux faire ce qui est juste, ce qui est mauvais est présent chez moi. Je prends en effet plaisir à la loi de Dieu selon l’homme que je suis intérieurement, mais je vois dans mes membres une autre loi qui fait la guerre contre la loi de mon intelligence et qui m’emmène captif vers la loi du péché qui est dans mes membres. Homme misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps voué à cette mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, par mon intelligence, moi je suis esclave de la loi de Dieu, mais, par [ma] chair, [je suis esclave] de la loi du péché" (Romains 7:16-25). 

Si l’homme né pécheur ne lutte pas contre cette loi qui le pousse à mal agir, il deviendra un homme "animal", physique ou charnel, pour reprendre l’expression en 1 Corinthiens 2:14. Cette dimension à l’origine spirituelle de l’homme et ses tendances animales liées à son état de pécheur, sont très bien mis en contraste dans la lettre de Jacques : "Qui est sage et intelligent parmi vous ? Qu’il montre, par sa belle conduite, ses œuvres avec une douceur qui est celle de la sagesse. Mais si vous avez dans vos cœurs jalousie amère et esprit de dispute, ne vous vantez pas et ne mentez pas contre la vérité. Ce n’est pas là la sagesse qui vient d’en haut, mais [celle qui est] terrestre, animale, démoniaque. Car là où il y a jalousie et esprit de dispute, il y a désordre et toute chose vile. Mais la sagesse d’en haut est tout d’abord pure, puis pacifique, raisonnable, disposée à obéir, pleine de miséricorde et de bons fruits, ne faisant pas de distinctions partiales, non hypocrite. De plus, la semence du fruit de justice se sème dans la paix pour ceux qui font la paix" (Jacques 3:13-18).

Nous trouvons un contraste similaire entre la dimension spirituelle de l’homme et sa dimension charnelle et animale en raison de son état de pécheur: "Or les œuvres de la chair sont manifestes ; ce sont fornication, impureté, dérèglement, idolâtrie, pratique du spiritisme, inimitiés, querelle, jalousie, accès de colère, disputes, divisions, sectes, envies, soûleries, orgies et choses semblables. Quant à ces choses, je vous préviens, comme je vous ai déjà prévenus, que ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. Par contre, le fruit de l’esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, foi, douceur, maîtrise de soi. Contre de telles choses il n’y a pas de loi. D’autre part, ceux qui appartiennent à Christ Jésus ont attaché sur le poteau la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’esprit, continuons à marcher aussi par [l’]esprit, de manière ordonnée. Ne cherchons pas à nous mettre en avant, entrant en rivalité les uns avec les autres, nous enviant les uns les autres" (Galates 5:19-26).

Ces quelques textes bibliques montrent bien que l’homme est un être à part, ne faisant pas partie du règne animal, il en est son administrateur. Par essence, l’homme est un être spirituel capable d’établir une relation étroite avec Dieu. La loi du péché a détruit cet équilibre spirituel et physique de l’être humain. Cependant, Dieu rétablira la bonne condition humaine qui existait à l’origine : "Aussi j’estime que les souffrances de l’époque présente ne pèsent rien en comparaison de la gloire qui va être révélée en nous. Car l’attente impatiente de la création attend la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la futilité, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l’a soumise, en raison de l’espérance que la création elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption et aura la liberté glorieuse des enfants de Dieu" (Romains 8 :18-21).

"Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance"

(Genèse 1:26)

Le respect de la valeur sacrée de la Vie

L’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu : "Et Dieu dit encore : “Et Dieu dit encore : “Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils tiennent dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et les animaux domestiques, et toute la terre, et tout animal se mouvant qui se meut sur la terre. ” Et Dieu se mit à créer l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. En outre, Dieu les bénit et Dieu leur dit : “ Soyez féconds et devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ; tenez dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et toute créature vivante qui se meut sur la terre"" (Genèse 1:26-28). C’est à l’image spirituel de Dieu qu’ils ont été créés, c’est-à-dire, avec la capacité divine "créer" la vie (dans leur cas la procréation), en ayant des enfants, mais aussi d’administrer la terre, le foisonnement de vies végétales, animales et humaines, le tout avec l’aide de Dieu. L’action de l’homme et de la femme serait à l’image de Dieu, empreinte d’amour et de sagesse (1 Corinthiens 13:1).

Étant donné que l’homme et la femme sont à l’image de Dieu, un acte d’homicide volontaire, même involontaire, est un péché contre l’image spirituelle de Dieu. Toute personne qui provoque la mort d’un autre être humain, d’un point de vue propitiatoire, doit le payer de sa propre vie. C’est ce qu’a bien fait comprendre Jéhovah Dieu, à Noé et sa famille, après le déluge, au sortir de l’arche : "D’autre part, votre sang de vos âmes, je le redemanderai. De la main de toute créature vivante, je le redemanderai ; et, de la main de l’homme, de la main de chacun qui est son frère, je redemanderai l’âme de l’homme. Quiconque verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé, car à l’image de Dieu il a fait l’homme" (Genèse 9 :5,6).

Le vengeur de sang

Pour Dieu, tant l’homicide volontaire, qu’involontaire est un acte d’une haute gravité. Dans l’ancienne Loi Mosaïque, il y avait la loi du vengeur de sang. Bien évidemment, nous ne sommes plus, en tant que Chrétiens, sous l’autorité de cet ensemble de lois. Néanmoins, nous pouvons en tirer des leçons sur la façon de penser de Dieu sur la question de la valeur sacrée de la vie humaine :

"Vous devrez choisir des villes qui soient bien situées pour vous. Elles vous serviront de villes de refuge ; c’est là que doit s’enfuir l’homicide qui frappe une âme à mort, involontairement. Les villes devront vous servir de refuge contre le vengeur du sang, pour que l’homicide ne meure pas avant de s’être tenu devant l’assemblée pour le jugement. Les villes que vous donnerez, les six villes de refuge, seront à votre disposition. Vous donnerez trois villes de ce côté-ci du Jourdain et vous donnerez trois villes dans le pays de Canaan. Elles serviront de villes de refuge. Pour les fils d’Israël, pour le résident étranger et pour l’immigrant au milieu d’eux, ces six villes serviront de refuge, pour que puisse s’y enfuir quiconque frappe une âme à mort, involontairement" (Nombres 35:11-15).

Des versets 16-29, il est écrit sur les dispositions qui permettaient à l’homicide involontaire de trouver protection dans ces villes de refuge:

Des versets 22 à 25, particulièrement, il est écrit qu’un tribunal statuait pour savoir s’il s’agissait d’un homicide volontaire ou pas. Dans le cas d’un homicide involontaire, l’homicide involontaire était admis dans la ville de refuge pour se protéger du vengeur de sang, jusqu’à la mort du grand prêtre. Même si cette disposition était miséricordieuse, elle était très sévère car désormais il était pour ainsi dire, en résidence surveillée (ville de refuge), peut-être même jusqu’à la fin de sa vie, car il devait attendre la mort du grand prêtre. Dans le cas d’un meurtrier, le vengeur de sang, le parent le plus proche de la victime, pouvait le mettre à mort, sans encourir une dette de sang devant Dieu (verset 19-21).

Nous ne sommes plus, en tant que Chrétiens, sous cette procédure légale car Christ est la fin de la loi (Romains 10:4). Cependant, ces dispositions légales nous permettent de mieux cerner la pensée de Dieu, concernant la valeur sacrée de la vie et du sang humain (1 Corinthiens 2:16). Le Chrétien n’est plus autorisé de se venger, particulièrement en utilisant la violence : "Ne rendez à personne le mal pour le mal. Proposez-vous ce qui est beau aux yeux de tous les hommes. Si possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais donnez du champ à la colère ; car il est écrit : “ À moi la vengeance ; c’est moi qui paierai de retour, dit Jéhovah. ” Mais “ si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en faisant cela tu entasseras des charbons ardents sur sa tête ”. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais continue à vaincre le mal par le bien" (Romains 12:17-21).

Le corps humain est un temple spirituel 

L’apôtre Paul et aussi, l’apôtre Pierre, ont souligné que sur un plan individuel, le corps humain représente un temple pour adorer Dieu :

"Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, [et ce temple,] c’est ce que vous êtes" (1 Corinthiens 3:16).

"Mais j’estime juste, aussi longtemps que je suis dans ce tabernacle, de vous stimuler par mes rappels, sachant que le moment de déposer mon tabernacle est proche, comme aussi notre Seigneur Jésus-Christ me l’a indiqué" (2 Pierre 1:13,14).

Si le corps humain est à l’image d’un temple spirituel pour adorer Dieu, il est évident que la vie qui anime ce "temple" est sacrée. Cette vie est représentée par le sang : "Car l’âme de la chair est dans le sang" (Lévitique 17:11). Le mot âme, veut dire que la "vie" est dans le sang. Jéhovah demande à ce que ce que chacun prenne soin de ce temple : "Je vous supplie donc, frères, par les compassions de Dieu, de présenter vos corps [comme] un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : un service sacré avec votre raison" (Romains 12:1). Ce corps était conçu, dès le commencement pour un service sacré envers Dieu, c’est-à-dire, se conformer au dessein qu’il avait prévu au départ, au moment de la création d’Adam et Eve (Genèse 1:26-28). Par conséquent, nous devons maintenir ce corps dans un état de "sainteté" conforme à la volonté de Dieu. Nous verrons aussi, que nous devons veiller non seulement à l’intégrité physique et spirituelle de notre corps et de notre vie, mais aussi, ne pas nuire à celle des autres. Nous allons examiner certains principes qui nous permettront de mieux respecter l’aspect sacré de la vie et du sang.

Le respect de l’intégrité du corps humain :

Le nôtre et celui de notre prochain

Le premier commandement basé sur l’amour pour Dieu et l’amour du prochain, est la base fondamentale de tous les principes qui régissent la valeur sacrée de la vie : "À ces deux commandements toute la Loi est suspendue, ainsi que les Prophètes" (Matthieu 22:37-40).

La haine meurtrière est interdite: "Tout homme qui a de la haine pour son frère est un homicide, et vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui" (1 Jean 3:15). Le meurtre et l'homicide volontaire sont interdits, que ce soit pour des raisons personnelles, par patriotisme religieux ou d'état: "Alors Jésus lui dit : "Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée"" (Matthieu 26:52).

(La fin du patriotisme)

Il est interdit de mettre inutilement sa vie en danger et ainsi que celle des autres. Le chrétien doit s'abstenir de pratiquer des sports dangereux, pouvant causer des blessures, voir la mort de l’imprudent et de celle d’autrui (par exemple la vie des secouristes qui viendraient lui porter assistance), ce qui constituerait une dette de sang aux yeux de Dieu : "L’homme astucieux qui a vu le malheur s’est caché ; les personnes inexpérimentées qui ont passé outre en ont porté la peine" (Proverbes 27:12).

On peut ajouter qu’une attitude négligente, comme conduire un véhicule dangereusement, qui pourrait non seulement nous mettre en danger, mais aussi mettre en danger la vie d’autrui, même involontairement, pourrait constituer une dette de sang aux yeux de Dieu, en cas de blessures mortelles : "Si tu bâtis une maison neuve, alors tu devras faire un parapet pour ton toit, afin de ne pas mettre de sang sur ta maison parce que quelqu’un qui tombe pourrait en tomber" (Deutéronome 22:8; Exode 21:29). Même si nous ne sommes plus sous la Loi Mosaïque, et donc non autorisés à appliquer une telle sentence, cette loi montre le point de vue de Dieu sur la négligence meurtrière…

Dans l’introduction, nous avons vu que le corps humain est un temple dont il faut prendre soin (1 Corinthiens 3:16 ;  2 Pierre 1:13,14 ;  Romains 12:1). Par conséquent, le suicide est interdit. De plus toutes formes de consommations de drogues qui détruisent le corps et son fonctionnement, en créant une dépendance physique est interdit. La Bible condamne l’excès d’alcool et non sa consommation modérée. Elle condamne aussi les excès de table : "Ne te trouve pas parmi les buveurs de vin [ni] parmi les gloutons de viande. Car ivrogne et glouton tomberont dans la pauvreté, et la somnolence vous fera porter des haillons" (Proverbes 23 :20 : condamnation de l’excès ; 1 Timothée 5 :23 : la modération dans la consommation de vin).

(L'enseignement de base de la Bible - Ce qui est interdit dans la Bible (Partie 2))

"Et ils devront forger leurs épées en socs et leurs lances en cisailles. Une nation ne lèvera pas l’épée contre une nation, et ils n’apprendront plus la guerre" (Ésaïe 2:4). Ne plus apprendre la guerre suppose bien évidemment de ne pas pratiquer à la fois, des sports de combats ou les arts martiaux, même teintés de propagande religieuse qui consisterait à dire que c’est dans un but "défensif". Transformer un corps humain en "arme défensive", peut rapidement devenir "une arme offensive" qui peut blesser ou tuer… Les Chrétiens ne doivent pas se repaitre de spectacles sportifs violents ou de films exaltant la violence gratuite. Cela est complètement détestable aux yeux de Jéhovah Dieu : "Jéhovah lui-même examine le juste comme le méchant ; quiconque aime la violence, Son âme le hait vraiment" (Psaumes 11 :5).

L’avortement volontaire d'un embryon ou d'un fœtus, est formellement interdit. Selon ce qui est écrit dans la Bible, l’enfant à naître, dans le ventre de sa mère, a sa propre individualité, dès sa conception, qu’il soit sous la forme d’un embryon ou d’un fœtus: "Tes yeux ont vu mon embryon, et dans ton livre étaient inscrites toutes ses parties, pour ce qui est des jours où elles furent formées et où il n’y avait pas encore une seule d’entre elles" (Psaumes 139:16). La présente traduction de la Bible, la "Traduction du Monde Nouveau (TMN)", utilise le mot "embryon". La comparaison avec d’autres traductions confirme l’exactitude de ce mot. La "Hebrew Interlinear Bible" (OT), basée sur le Manuscrit Westminster Leningrad Codex with vowels, le traduit par "embryon". D’autres traductions utilisent l’expression plus littérale de "substance, incomplète" (Substance, yet being unperfect) selon KJV et "substance informe" (Unformed Substance) selon la YLT", ce qui confirme l’exactitude du mot "embryon". Il ne fait aucun doute que le texte hébreu décrit le bébé à naître dès sa conception, dès qu’il est à peine un "embryon". Voici ce que l’on peut lire dans la Loi Mosaïque, concernant l’agression, même accidentelle, d’une femme enceinte :

"Si des hommes se battent, s’ils heurtent réellement une femme enceinte et que ses enfants sortent, mais sans qu’il y ait d’accident mortel, on doit absolument lui imposer une indemnité, selon ce que le propriétaire de la femme lui imposera ; et il devra la donner par l’intermédiaire des juges. Mais s’il y a un accident mortel, alors tu devras donner âme pour âme" (Exode 21:22,23).

Cette loi ne fixe pas un nombre de semaines de gestation minimum, pour considérer qu’un tel accident, en cas d’avortement, soit un homicide avéré sur l’enfant. L’utilisation de pilules abortives, constitue un acte d’avortement volontaire. La Bible n’interdit pas la limitation des naissances, décidée par le couple (elles ne doivent pas être abortives). Les méthodes abortives sont condamnées dans la Bible.

Dieu pardonne aux repentis sincères

L’histoire du roi Manassé, qui a fait couler beaucoup de sang, est la démonstration de jusqu’à quel point peut s’appliquer la miséricorde de Jéhovah, envers les repentis sincères. Dans le récit biblique, il est écrit ceci à propos des mauvaises actions du roi Manassé: "Et Manassé versa aussi le sang innocent en très grande quantité, jusqu’à ce qu’il en ait rempli Jérusalem d’un bout à l’autre, outre son péché par lequel il fit pécher Juda en faisant ce qui est mauvais aux yeux de Jéhovah" (2 Chroniques 21:16). En raison de ses mauvaises actions, Dieu l’a puni : "Et Jéhovah continua de parler à Manassé et à son peuple, mais ils ne prêtèrent pas attention. Finalement Jéhovah fit venir contre eux les chefs de l’armée qui appartenait au roi d’Assyrie ; ils capturèrent alors Manassé dans les trous, le lièrent avec deux entraves de cuivre et l’emmenèrent à Babylone" (2 Chroniques 33:10,11). Cependant, pour aussi incroyable que cela puisse être, ce mauvais roi a fini par se repentir sincèrement de ses mauvaises actions et à obtenir la miséricorde de Jéhovah :"Mais dès que cela le mit dans la détresse, il adoucit la face de Jéhovah son Dieu ; et il s’humiliait beaucoup à cause du Dieu de ses ancêtres. Et il Le priait, si bien qu’Il se laissa implorer par lui ; Il entendit sa demande de faveur, le ramena à Jérusalem [et le rétablit] dans sa royauté ; et Manassé sut que Jéhovah est le [vrai] Dieu" (2 Chroniques 33:12,13). Quelle est la raison de cet exemple biblique ?

Beaucoup d’hommes et de femmes ont commis des erreurs irréversibles, telles que tuer de nombreux humains (dans le cadre de conflits) ou participer à des avortements, parfois même tardifs. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est impossible que Dieu leur pardonne. S’ajoute à cela un profond sentiment de remord et d’indignité. Concernant l’immense miséricorde de Jéhovah, voici ce qu’il est écrit : "Venez donc et remettons les choses en ordre entre nous ”, dit Jéhovah. “Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme de l’étoffe cramoisie, ils deviendront comme de la laine" (Esaïe 1:18). Ce verset est tout spécialement adressé à ces hommes et femmes qui se repentent sincèrement devant Dieu, en Lui demandant pardon: Dieu pardonne aux repentis sincères sur la base du sang précieux de Jésus-Christ : "Mes petits enfants, je vous écris ces choses pour que vous ne commettiez pas de péché. Et pourtant, si quelqu’un vient à commettre un péché, nous avons un assistant auprès du Père, Jésus Christ, un juste. Et il est un sacrifice propitiatoire pour nos péchés, pas seulement pour les nôtres cependant, mais aussi pour ceux du monde entier" (1 Jean 2 :1,2). De plus, Jéhovah Dieu ressuscitera les millions de morts victimes des nombreux génocides (Jean 5 :28,29). Ce qui est irréversible pour l’homme, ne l’est pas pour Dieu (Matthieu 19 :26 "à Dieu tout est possible").

Il est possible, que même si la miséricorde de Dieu s’applique aux repentis sincères, qu’un sentiment de remords et d’indignité continuent à les harceler. Cependant, il faut qu’ils sachent que Dieu est plus grand que les cœurs : "Par là nous saurons que nous venons de la vérité, et nous rassurerons notre cœur devant lui concernant tout ce en quoi notre cœur vient à nous condamner, parce que Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si [notre] cœur ne [nous] condamne pas, nous avons de la franchise envers Dieu ; et tout ce que nous demandons, nous le recevons de lui, parce que nous observons ses commandements et faisons les choses qui sont agréables à ses yeux" (1 Jean 3:19-22).

(Jésus-Christ est le seul chemin menant au salut éternel)

 

La vie et la mort
Le jugement éternel et le salut éternel

 

La vie

Jéhovah Dieu est le Créateur de la vie, Il en est la source: "Car auprès de toi est la source de la vie ; par la lumière qui vient de toi nous voyons la lumière" (Psaumes 36:9 ; Hébreux 3:4 ; Révélation 4:11).

Jéhovah Dieu a créé le premier homme et la première femme: "Et Jéhovah Dieu forma alors l’homme avec de la poussière [tirée] du sol et il souffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante" (Genèse 2:7, 22 (la création de la première femme)).

Le mot "âme" appliqué tant à l’homme qu’aux animaux vient du terme hébreu "נפש (nèphèsh)", du grec, "ψυχή (psukhê)" et du latin "anima" (Genèse 1:20,21,24 (versets bibliques où le mot "âme" est appliqué à des animaux)). Il est facile de comprendre, compte tenu du contexte biblique, que l’âme désigne l’être vivant lui-même, tant pour l’homme que pour l’animal. Par conséquent, l’âme désigne ce qui est physique, corporel et visible.

Toujours dans le contexte biblique, le mot âme, peut s’appliquer poétiquement à l’égo ou le "je" : "Jusqu’à quand mettrai-je de la résistance dans mon âme, du chagrin dans mon cœur durant le jour ? (…) Mon âme, de chagrin, en a perdu le sommeil. Relève-moi selon ta parole" (Psaumes 13:2 ; 119 :28).

Enfin, l’âme peut faire allusion à la vie elle-même : "Et il arriva, comme son âme sortait (car elle mourut)" (Genèse 35:18) (ce texte concerne la mort de Rachel, en mettant au monde son fils Benjamin). "Qui trouve son âme la perdra, et qui perd son âme à cause de moi la trouvera. (…) Car celui qui veut sauver son âme la perdra ; mais celui qui perd son âme à cause de moi la trouvera.  Car quel profit y aura-t-il pour un homme s’il vient à gagner le monde entier, mais le paie de son âme ? Ou bien que donnera un homme en échange de son âme ?" (Matthieu 10:39 ; 16:25,26). Le Nouveau Testament a été rédigé en grec, ce qui veut dire que le mot "âme" est traduit du grec " ψυχή (psukhê)".

L’expression "âme vivante", montre en elle-même, que l’âme peut mourir ou être détruite (le contraire eût été un pléonasme dans le cas du concept de "l’âme immortelle"): "Afin de faire mourir les âmes qui ne devraient pas mourir et afin de conserver en vie les âmes qui ne devraient pas vivre (…) L’âme qui pèche — c’est elle qui mourra" (Ézéchiel 13 :19 ; 18:4,20). De nombreux autres textes démontrent que, bibliquement parlant, l’âme peut mourir et bien évidemment, ne peut pas survivre (de façon invisible) à sa propre mort…

Selon la Bible, l’âme est différente de l’esprit ("rouah" en hébreu et "pneuma" en grec). L’esprit (en relation avec l’âme) désigne le "souffle de vie". Par conséquent, le souffle, l’air, le vent évoque une énergie impersonnelle qui anime l’âme humaine et celle de l'animal. En genèse 2:7 il est écrit : "il souffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante". Le mot hébreu pour "souffle de vie" est "neshamah", qui est synonyme du mot "rouah" ou du mot grec "pneuma". En effet, dans la Septante (texte biblique grec, traduit de l’hébreu), l’expression "neshamah" de Genèse 2 :7 a été traduite par "pnoê" (esprit, souffle).

Le mot "esprit" peut désigner des êtres spirituels comme Dieu (Jean 4 :24), des créatures spirituelles (1 Rois 2 :21,22) et Jésus-Christ ressuscité (1 Corinthiens 15:45). "Mon esprit" est une façon de se désigner soi-même, comme "je" (Genèse 6:3). Il est important, de ne pas mélanger les divers sens du mot "esprit" ; le souffle de vie qui anime l’âme est une énergie impersonnelle, tandis que le mot "esprit" s’appliquant à Dieu, à Jésus-Christ ressuscité et aux anges, sont des êtres animés d’une énergie personnelle, dotés d’une conscience et d’une intelligence.

La mort

C’est Dieu lui-même qui en donne la définition. En comparant Genèse 2:17, où il est écrit que si Adam désobéissait au commandement relatif au fruit défendu, il mourrait à coup sûr. Finalement, Adam a désobéi. Voici, ce qu’il est écrit dans le jugement de Dieu à l’encontre d’Adam et de sa femme : "À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Genèse 3:19). Par conséquent, la mort est le contraire de la vie, et le retour à l’inexistence (Psaumes 146:3,4 ; Ecclésiastes 3 :19,20 ; 9:5,10). Jéhovah Dieu, dans son jugement, évoque le retour à la poussière qui est plus généralement, désigné dans la Bible par une expression de lieu symbolique comme le Shéol (hébreu) ou l’Hadès (grec), voire même la "mer" où de très nombreux humains ont péri (Révélation 20:13). Par conséquent, il n’est pas difficile de comprendre et d’admettre ce point d’enseignement biblique simple, la mort est l’inexistence absolue. L’âme meurt et l’esprit ou l’énergie vitale disparaît.

Le jugement éternel, la deuxième mort, le lac de feu et la géhenne

Cependant, il convient de s’arrêter sur l’expression biblique "deuxième mort", qui a été mal interprétée et qui a conduit à élaborer des dogmes humains effrayants et non-bibliques comme l’enfer de feu et le purgatoire… Cette expression, nous la trouvons dans le livre de la Révélation : "Le vainqueur — il ne lui sera fait aucun mal par la deuxième mort" (Révélation 2:11 ; 20 :6,14 ; 21:8). Révélation 20:14, fait le lien entre la deuxième mort et le lac de feu: "Et la mort et l’hadès ont été jetés dans le lac de feu. Cela représente la deuxième mort, le lac de feu". Il est à noter que ce lieu est tout aussi symbolique que ne le sont (de façon générique), la mort (cessation de vie) et l’hadès (lieu où vont les morts). A quel épisode biblique fait allusion ce fameux lac de feu ? Le livre de la Révélation évoque tant les dix plaies d’Égypte, que la destruction de Sodome et Gomorrhe, au point même d’en utiliser une expression croisée comme "Sodome et l’Égypte" (Révélation 11:8). La destruction de Sodome et Gomorrhe est bibliquement associée au feu et au jugement éternel (Hébreux 6:2 ; 2 Pierre 3:7).

Par conséquent, ce fameux lac de feu mentionné en Révélation, fait probablement allusion à la vision panoramique qu’Abraham a eu de la mer morte, après la destruction de l’ensemble des villes comme Sodome et Gomorrhe, sur son pourtour (la ville de Tsoar ayant été épargnée par Dieu, par égard pour Lot (Genèse 19:23)). Voici, le récit de la vision impressionnante de la mer morte, peu après la destruction: "Or Abraham se rendit de bon matin à l’endroit où il s’était tenu devant Jéhovah. Puis il regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe, du côté de tout le pays du District, et il vit le spectacle. Eh bien, voici qu’une fumée épaisse montait du pays, comme l’épaisse fumée d’un four. Et il arriva, quand Dieu ravagea les villes du District, que Dieu pensa à Abraham en ce qu’il prit des mesures pour faire sortir Lot du milieu du renversement, quand il renversa les villes parmi lesquelles Lot avait habité" (Genèse 19:27-29). Par conséquent, l’expression "lac de feu" fait allusion à la vision de destruction sur la quasi-totalité du pourtour de la mer morte (une mer intérieure faisant office de grand lac). Cette destruction, symbolise la mort, résultat d’un jugement éternel, c’est-à-dire sans possibilité de résurrection.

L’expression géhenne de feu, utilisée par Jésus-Christ, a très exactement, la même signification de destruction ou mort sans possibilité de résurrection. Où était la Géhenne ? Elle se trouvait au sud de Jérusalem, à l’extérieur des murailles. C’était tout simplement le dépotoir de la ville de Jérusalem, qui existait à l’époque de Jésus-Christ et qui s’appelait, la Vallée de Hinnon (Gé Hinnom) ou géhenne. On y jetait et brûlait les détritus de la ville, ainsi que des cadavres d’animaux et de criminels après leur exécution, indignes d’une sépulture (voire même, dans l’imaginaire collectif biblique, indigne d’une résurrection ("D’un enterrement d’âne il sera enterré, on le traînera et on le jettera au-delà des portes de Jérusalem" (Jérémie 22:19)).

La traduction de la Bible en latin, a créé une confusion dans la compréhension de la condition des morts. Comme nous l’avons vu, il convient de faire la différence entre le mot hébreu Shéol et grec Hadès, d’une part, avec la géhenne d’autre part. Dans certaines traductions de la bible, ces trois mots ont été traduits par le mot d’origine latine enfer (infernus). Ce faisant, cela a créé une confusion dans la compréhension de mot géhenne, devenant un enseignement non-biblique de l’existence d’un enfer de feu.

Jésus-Christ a utilisé le mot "géhenne" ou "géhenne de feu", comme lieu réel et connu de tous ses contemporains, pour illustrer le jugement éternel et l’idée d’une destruction sans possibilité de résurrection, la fameuse deuxième mort. Il est intéressant de noter que dans son sermon sur la montagne, Jésus-Christ a évoqué à trois reprises ce lieu, sans nécessairement en préciser le sens. Pourquoi ? Tout simplement, même en Galilée à 100 km au nord de Jérusalem, ce lieu de destruction était très connu et ne nécessitait d’aucune description ou explication (Matthieu 5:22,29,30). La géhenne est associée à un feu qui ne s’éteint pas, pourquoi ? Pour la raison évidente qu’un tel lieu, à proximité d’une ville aurait représentée un danger pour la santé de la plupart des habitants, s’il n’avait pas été alimenté par un feu permanent ou constant, à base de soufre, afin de décomposer plus rapidement l’ensemble des déchets de la ville (Marc 9:47,48).

Est-ce que le lac de feu mentionné en Révélation représente le lieu de la Géhenne ? Oui, quant à son symbolisme de destruction éternelle. Non, quant à l’allusion géographique de son lieu ; la Géhenne n’était pas un lieu semblable à un lac ou une mer intérieure. De plus, cette expression n’apparaît pas directement ni même de manière énigmatique, dans le livre de la Révélation.

Le salut éternel en survivant à la grande tribulation et par la résurrection

La Grande Foule mentionnée en Révélation 7:9-17 sont des humains qui survivront à la Grande Tribulation et vivront éternellement dans le Paradis Terrestre: "Après ces choses j’ai vu, et regardez ! une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations et tribus et peuples et langues, se tenant debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches ; et il y avait des palmes dans leurs mains. Et sans cesse ils crient d’une voix forte, disant : “ Le salut, [nous le devons] à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. ” Et tous les anges se tenaient debout autour du trône et des anciens et des quatre créatures vivantes, et ils sont tombés sur leur face devant le trône et ont adoré Dieu, disant : “ Amen ! La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force [soient] à notre Dieu à tout jamais. Amen. ” Alors l’un des anciens m’a dit : “ Ceux-ci qui sont vêtus de longues robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? ” Et aussitôt je lui ai dit : “ Mon seigneur, c’est toi qui le sais. ” Et il m’a dit : “ Ceux-ci, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs longues robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Voilà pourquoi ils sont devant le trône de Dieu ; et ils lui offrent un service sacré jour et nuit dans son temple ; et Celui qui est assis sur le trône étendra sur eux sa tente. Ils n’auront plus faim, et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les accablera pas, ni aucune chaleur brûlante, parce que l’Agneau, qui est au milieu du trône, les fera paître et les guidera vers des sources d’eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux” (Révélation 7:9-17).

Il y aura une résurrection céleste. Seulement 144000 humains iront au ciel avec Jésus-Christ (Révélation 7:3-8 ; 14:1-5). La Grande Foule mentionnée en Révélation 7 :9-17 sont des humains qui survivront à la Grande Tribulation et vivront éternellement dans le Paradis Terrestre : "Et j’ai vu, et regardez ! l’Agneau qui se tenait debout sur le mont Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. Et j’ai entendu un bruit venant du ciel, comme le bruit des eaux nombreuses et comme le bruit d’un fort tonnerre ; et le bruit que j’ai entendu était comme celui de chanteurs qui s’accompagnent de la harpe, jouant sur leurs harpes. Et ils chantent comme un chant nouveau devant le trône et devant les quatre créatures vivantes et les anciens ; et personne n’était capable d’apprendre ce chant à fond, sauf les cent quarante-quatre mille, qui ont été achetés de la terre. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes ; en fait, ils sont vierges. Ce sont ceux qui continuent à suivre l’Agneau où qu’il aille. Ceux-ci ont été achetés d’entre les humains comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau, et on n’a pas trouvé de mensonge dans leur bouche ; ils sont sans tache" (Révélation 14 :1-5).

Il y aura une résurrection terrestre, tant des justes que des injustes (Jean 5:28,29 ; Actes 24:15). Les ressuscités injustes seront jugés sur la base de leur comportement durant le règne de 1000 ans (et non sur la base de leur comportement passé), qui commencera après la Grande Tribulation (Révélation 20 :11-13): "Ne vous étonnez pas de cela, parce que l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir entendront sa voix et sortiront, ceux qui ont fait des choses bonnes, pour une résurrection de vie, ceux qui ont pratiqué des choses viles, pour une résurrection de jugement" (Jean 5:28,29).