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LA PROPHÉTIE DE ZACHARIE

La prophétie de Zacharie a été rédigée en 518 avant notre ère, à Jérusalem

"En ce temps-là, Jésus dit alors : “ Je te loue publiquement, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intellectuels, et que tu les as révélées aux tout-petits"

(Matthieu 11:25)

Introduction

Selon Jésus-Christ, c’est Dieu qui décide à qui il révèle le sens de sa Parole. Dans la prophétie de Daniel, il est écrit que Dieu donne la signification aux perspicaces (Daniel 12:3,10). Pour comprendre la prophétie de Zacharie, nous devons le demander à Dieu, par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ. Si nous avons de bons mobiles, Dieu nous donnera à comprendre sa pensée par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ : "Car “ qui est parvenu à connaître la pensée de Jéhovah, pour l’instruire ” ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ" (1 Corinthiens 2:16). La compréhension de cette prophétie est vitale, car elle nous permettra de comprendre comment nous préparer avant, pendant et après la grande tribulation. Le thème général de la prophétie de Zacharie est la préservation du peuple de Dieu lors de cet événement, et comment il l’affinera en vue de la vie éternelle : "Oui, je ferai passer cette troisième partie par le feu ; et vraiment, je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu" (Zacharie 13:9).

Comme l’a souligné l’apôtre Paul, il n’est pas facile de comprendre la pensée de Jéhovah, nous avons besoin de l’aide bienveillante de Jésus-Christ (1 Corinthiens 2:16). Pour reprendre l’expression de la prophétie de Daniel, cette recherche est faite de tâtonnements et d’errances (Daniel 12:4b). Mais comme l’a dit Jésus-Christ, avec une persévérance empreinte de bons mobiles, nous pouvons parvenir à cette compréhension. Bien que les explications bibliques soient présentées dans un esprit et une méthode la plus objective possible, le lecteur verra parfois les verbes "il semble que" ou "il semblerait", pour exprimer une forte probabilité teintée, de prudence et de modestie (Michée 6:8). Ces expressions expriment aussi, qu’à tout moment, la compréhension de la pensée de Jéhovah, nécessite des ajustements, peut-être des rectifications qui seront faites, le cas échéant, le plus rapidement possible en gardant le cap vers la compréhension et la recherche objective de la vérité de Dieu (Proverbes 4:18 ; Jean 17:17). Une prophétie ne sert que si nous la comprenons à l’avance, par conséquent, il semble évident que si Jéhovah Dieu a fait consigner des prophéties, même de façon énigmatique, elles sont écrites dans le but d’être comprises à l’avance dans le but que son peuple se prépare en vue de son "jour unique", pour survivre dans l’espérance de la vie éternelle (Zacharie 14:7). Tel est le but des explications bibliques présentées. Les explications de cette prophétie seront classées par thèmes centrés sur les énigmes prophétiques de Zacharie.

Le cavalier au cheval rouge parmi les myrtes

"J’ai vu pendant la nuit, et voici : un homme monté sur un cheval rouge, et il se tenait immobile parmi les myrtes qui étaient dans le lieu profond ; et derrière lui il y avait des chevaux rouges, vermeils, et blancs. (…) Alors l’homme qui se tenait immobile parmi les myrtes répondit et dit : “ Ce sont ceux que Jéhovah a envoyés pour circuler sur la terre. ” Et ils répondirent alors à l’ange de Jéhovah qui se tenait parmi les myrtes et dirent : “ Nous avons circulé sur la terre, et voici : toute la terre reste tranquille et vit dans le calme”"

(Zacharie 1:8,10,11)

Cette première énigme prophétique semble être à l’acte 1 de la scène 1, d’une pièce de théâtre prophétique, dont il y aurait à la fois le résumé et la fin révélée du récit, mais d’une façon cryptée. C’est pour cela que l’examen du livre de Zacharie, se fera en le centrant sur le décryptage des énigmes.

La situation semble véritablement dramatique pour ces myrtes : elles sont dans un abîme, c’est-à-dire dans une situation comparable à la mort ou une complète inactivité. Le cavalier au milieu des myrtes est un ange qui semble agir de façon bienveillante envers elles. Cet ange avec un cheval rouge, est accompagné par d’autres cavaliers de montures rouges, vermeil et blanches. Ces trois couleurs semblent correspondre aux trois sortes de couleurs des myrtes : celles de couleur rouge, vermeils et blanches qui la composent. À quoi correspond ce champ de myrtes dans une situation désespérée, proche de la mort ? Que représentent les couleurs des myrtes ? Que représentent les chevaux avec les couleurs de myrtes ? Qu’ont fait les cavaliers en circulant sur toute la terre pour qu’elle finisse par être "tranquille et calme" ?

En lisant Zacharie 1:12, on comprend tout de suite à quoi correspond les myrtes dans une situation désespérée : "Et l’ange de Jéhovah répondit et dit : “ Ô Jéhovah des armées, jusqu’à quand ne feras-tu pas miséricorde à Jérusalem et aux villes de Judah, contre lesquelles tu as invectivé ces soixante-dix ans ? ”" (Zacharie 1:12). Les myrtes représentent "Jérusalem et les villes de Juda". Cependant, cette réponse suscite d’autres questions : les myrtes et les cavaliers qui semblent agir en leur faveur ont trois couleurs, or, il n’est question que de deux éléments de réponse. En admettant, de retrouver le troisième élément dans le livre de Zacharie, à quelles couleurs vont-ils correspondre symboliquement ? Avant de chercher la réponse dans l’ensemble du livre de Zacharie, nous allons faire un résumé très condensé de l’histoire biblique d’Israël parce qu’il y a de nombreuses allusions historiques. La première étant celle des "soixante-dix ans" d’invective de la part de Jéhovah, visiblement contre ces "myrtes" en situation critique.

Les "soixante-dix ans" d’invective de la part de Jéhovah contre son peuple

"Et l’ange de Jéhovah répondit et dit : “ Ô Jéhovah des armées, jusqu’à quand ne feras-tu pas miséricorde à Jérusalem et aux villes de Juda, contre lesquelles tu as invectivé ces soixante-dix ans ? ”"

(Zacharie 1:12)

En 1513 avant notre ère, Dieu a fait une alliance avec Israël, par l’intermédiaire de Moïse, le médiateur (Deutéronome 4:23). À la lecture des livres historiques bibliques des Juges, jusqu’à 2 Chroniques, à l’évidence, que ce soient les 10 tribus d’Israël (après la scission), et les tribus de Benjamin et de Judah, représentées par Jérusalem, n’ont pas respecté cette alliance (Zacharie 1:2-6). Au point, que Jéhovah, dans la prophétie d’Ezéchiel 23, les a comparées à deux prostitués : Oholah (Samarie) et Oholibah (Jérusalem) (L’ensemble du livre biblique d’Osée (Oshéa), est une description similaire de l’infidélité conjugale d’Israël envers son propriétaire et époux, Jéhovah Dieu). Dans ce chapitre, Jéhovah décrit de façon très imagée les infidélités de ces deux nations. Par conséquent, Jéhovah Dieu se servirait de leurs "amants" respectifs pour les sanctionner sévèrement : l’Assyrie détruirait Samarie et déporterait ses habitants (Oholah). Babylone, ferait de même pour Judah et Jérusalem (Oholibah): elle seraient détruites et ses habitants déportés à Babylone pendant soixante-dix ans (Jérémie 25:11,12). Bien que venant du Levant (est), les armées babyloniennes sont décrites comme venant du Nord, c’est-à-dire la voie d’accès la plus facile pour attaquer Israël (pour l’Assyrie) et Judah (Jérusalem) (Zacharie 2:6 ; 6:6,8 (Babylone) ; 10:8-12 (Assyrie)).

L’énigme des myrtes est l’illustration de la situation désespérée dans laquelle se trouvent, Judah et Jérusalem : dans un abîme comparable à une mort définitive. La prophétie d’Ezéchiel 37, concernant la vallée-plaine, recouverte d’ossements humains est une autre description de la situation désespérée de Judah et de Jérusalem. Cependant, cette prophétie annonce la résurrection générale d’Israël, Judah et Jérusalem, en tant que nation (Zacharie 9:11-17 ; 10:8-12). Ainsi, compte tenu de ces informations, nous comprenons mieux le sens de la réponse de Jéhovah en Zacharie 1:13-17 : "“Crie, en disant : ‘ Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : “ J’ai été jaloux pour Jérusalem et pour Sion d’une grande jalousie. C’est d’une grande indignation que je suis indigné contre les nations qui vivent tranquilles ; car moi, je n’étais qu’un peu indigné, mais elles, elles ont aidé au malheur ” ’. “ C’est pourquoi voici ce qu’a dit Jéhovah : ‘ “ Oui, je reviendrai à Jérusalem avec des miséricordes. Ma maison y sera bâtie ”, c’est là ce que déclare Jéhovah des armées, “ et le cordeau sera tendu sur Jérusalem".

Alors que Jéhovah a appliqué une discipline extrêmement douloureuse, la suite du récit prophétique va montrer comment Il exercera sa miséricorde sur son peuple. Tout d’abord, Jéhovah Dieu annonce qu’il va régler ses comptes avec les nations qui ont causé la dévastation de son peuple Judah, Israël et Jérusalem.

Les quatre cornes des nations rendent des comptes

"J’ai alors levé les yeux et j’ai vu ; et voici : il y avait quatre cornes. Et j’ai dit à l’ange qui parlait avec moi : “ Que sont celles-ci ? ” Alors il m’a dit : “ Ce sont les cornes qui ont dispersé Juda, Israël et Jérusalem”"

(Zacharie 1:18,19)

Les cornes sont l’expression de la souveraineté, qu’elle soit de Dieu ou exercée par les hommes. Les "quatre cornes" semblent faire allusion au symbolisme de celles qui se trouvaient sur les quatre angles de l’autel du temple à Jérusalem, représentant la souveraineté de Jéhovah par la puissance des cornes du taureau (Exode 27:2). Bien évidemment, les "quatre cornes" qui ont dispersé Judah, Israël et Jérusalem, représentent la souveraineté rivale des nations qui ont œuvré comme des artisans qui forgent le malheur du peuple de Dieu (Zacharie 1 :20 ; Psaumes 94:20). Le livre de Zacharie montre de différentes façons comment ces "quatre cornes" rendront des comptes au moment de la grande tribulation, toujours sur le fond historique biblique de Judah, Israël et Jérusalem : " “ Holà ! Holà ! Fuyez donc du pays du nord ”, c’est là ce que déclare Jéhovah. “ Car c’est en direction des quatre vents des cieux que je vous ai dispersés ”, c’est là ce que déclare Jéhovah. “ Holà ! Sion, échappe-toi, toi qui habites chez la fille de Babylone ! Car voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : ‘ Après la gloire il m’a envoyé vers les nations qui vous dépouillaient ; car qui vous touche, touche à la prunelle de mon œil. Car voici que j’agite ma main contre elles, et elles deviendront bel et bien des dépouilles pour leurs esclaves. ’ Et à coup sûr vous saurez que Jéhovah des armées lui-même m’a envoyé" (Zacharie 2 :6-9 ; 12:7-9 ; 14:3).

Il semble que Zacharie 1:19, révèle à quoi correspondent les trois couleurs différentes des chevaux, qui agissent pour venger les myrtes, le peuple de Dieu. La couleur rouge, représente Judah. La couleur vermeille, Israël. La couleur blanche Jérusalem. Les cavaliers vengeurs des myrtes sont de toutes évidences des anges qui provoquent un fléau sur toute la terre, car selon la prophétie, les chevaux symbolisent le fléau (Zacharie 14:15). Celui qui commande cette cavalerie est de couleur rouge, un archange (chef des anges) qui veille sur les myrtes (Exode 23:20). Ce qui veut dire que la couleur rouge (Judah) symbolise la souveraineté de Dieu par la royauté. La couleur blanche (Jérusalem) symbolise la souveraineté de Dieu par la prêtrise. La couleur vermeille représentant Israël dans son ensemble. La prophétie de Zacharie explique comment Dieu manifestera sa miséricorde sur son peuple actuel, avant, pendant et après la grande tribulation, en utilisant le récit historique de la tribu de Judah, les 12 tribus d’Israël et Jérusalem, au moment de son retour d’exil de Babylone, à Jérusalem. La phrase prononcée par les cavaliers après avoir circulé sur toute la terre, est la description de la terre après la grande tribulation : "Nous avons circulé sur la terre, et voici : toute la terre reste tranquille et vit dans le calme” (Zacharie 1:11).

Les quatre chars qui sortent d’entre les deux montagnes de cuivre

"Puis j’ai de nouveau levé les yeux et j’ai vu ; et voici : il y avait quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes de cuivre. Au premier char il y avait des chevaux rouges ; au deuxième char, des chevaux noirs. Au troisième char il y avait des chevaux blancs ; au quatrième char, des chevaux mouchetés, bigarrés"

(Zacharie 6:1-3)

Que représentent les deux montagnes de cuivre ? En tenant compte toujours du même contexte historique et de la géographie biblique, les explications de l’ange permettent de résoudre cette énigme. La solution, semble se trouver un peu plus loin, dans la prophétie : "Oui, Jéhovah sortira et fera la guerre contre ces nations comme au jour où il fait la guerre, au jour du combat. Et ses pieds se tiendront réellement, en ce jour-là, sur la montagne des oliviers, qui est en face de Jérusalem, à l’est ; oui, la montagne des oliviers se fendra par son milieu, depuis le levant et jusqu’à l’ouest. Il y aura une très grande vallée ; et une moitié de la montagne se déplacera vers le nord, et une moitié vers le sud" (Zacharie 14:3,4).

Les deux montagnes représentent les deux monts sur lesquels est construite Jérusalem : au nord se trouve le mont Moriah, où était construit le temple de Jérusalem, et au sud, le mont Sion où il y avait la résidence royale du Roi David. Ainsi, Jérusalem, par ces deux montagnes, symbolise la souveraineté de Jéhovah Dieu par la royauté (Judah), le mont Sion et la souveraineté par la prêtrise, le mont Moriah (Jérusalem). Le cuivre symbolise le métal avec lequel étaient fabriqués les ustensiles dans la cour du temple sanctuaire, particulièrement, l’autel de cuivre avec les quatre cornes (Exode 27:2 ; 2 Rois 16:14).

Les "quatre" chars semblent évoquer l’expression de la souveraineté de Dieu par la guerre (les chars) (contre les quatre cornes des nations), lors de la grande tribulation sur certains points cardinaux avec un symbolisme précis, le quatrième circulant sur toute la terre (Zacharie 6:5-7). Le fait qu’aucune explication ne soit donnée sur la présence du premier char avec les chevaux rouges, cela laisse entendre qu’il s’agit du même cavalier qui est en tête, dans l’énigme des myrtes (Zacharie 1:7,8). Les deux énigmes sont semblables mais non complètement identiques dans le symbolisme.

La grande tribulation est décrite comme étant un sacrifice planétaire orchestré par les quatre chars, qui semblent représenter les quatre cornes de l’autel de cuivre (en représailles contre les quatre cornes rivales des nations (Zacharie 1:18,19)). Le symbolisme du sacrifice planétaire est confirmé par la livre de la Révélation où Jésus-Christ est représenté comme un roi prêtre en Révélation 19:11-21 (Le verset 13 mentionne que son vêtement est aspergé de sang, ce qui symbolise son installation comme prêtre sacrificateur (Exode 29 :21 ; Révélation 14:18-20)). Cette représentation du prêtre couronné roi est corroborée par ce qui est écrit en Zacharie : "Tu devras prendre de l’argent et de l’or, tu devras faire une couronne magnifique et la mettre sur la tête de Yoshoua" (Zacharie 6:11 ; 3:1,8 (grand prêtre)).

Les couleurs noir et blanc du deuxième et troisième char ne semblent pas avoir une correspondance symbolique dans l’ensemble du livre de Zacharie. Cela semble être une simple indication de deux couleurs différentes pour deux directions différentes. Les chevaux noirs, au nord, les blancs (qui suivent les noirs ("vers derrière")), en direction du bord de mer, l’ouest. Par contre l’indication de la direction des chevaux mouchetés bigarrés, permet de comprendre ce que cela pourrait représenter. En restant dans le contexte du livre de Zacharie, voyons à quoi correspondent ces trois points cardinaux mentionnés (nord, ouest et sud) (Zacharie 6:5-7). Les chevaux noirs partant au nord, en représailles contre l’Assyrie qui s’est attaquée à Israël, et contre Babylone qui s’est attaquée à Judah et Jérusalem (Zacharie 6:10 ; 10:11). Les chevaux blancs en direction de la grande mer, en représailles contre Tyr, Sidon et les villes de la Philistie. Enfin les chevaux mouchetés, bigarrés, vers le sud, l’Egypte (Zacharie 2 :7-9 ; Zacharie 9:1-8 ; 10:8-12).

Dit en passant, Révélation 16:16 fait allusion à ce "nord", par l’expression "Har-Maguêdôn", qui de toute évidence est la plaine de Megiddo, étant la voie d’accès par le nord, des armées pour attaquer Israël, le peuple de Dieu. Cette expression énigmatique est la représentation de l’hostilité de l’ensemble des nations coalisées contre l’Agneau, le Roi Jésus-Christ, peu avant la grande tribulation. Cette hostilité contre le peuple de Dieu est aussi illustrée dans la prophétie d’Ezéchiel, de Gog de Magog (chapitres 38 et 39). Dans ce cas, il s’agit d’une coalition militaire en vue d’exterminer le peuple de Dieu, venant des territoires de nations descendantes de Japhet (venant du nord) et l’autre de Cham (venant du sud). Ces prophéties illustrent la situation extrêmement vulnérable, proche de l’extermination du peuple de Dieu, peu avant la grande tribulation (Zacharie 14:1,2 ; Ezéchiel 39:11,12).

Les chevaux mouchetés, bigarrés qui partent en direction du sud, l’Egypte, semblent évoquer les marques cutanées des furoncles, voir pire, de la peste bubonique qui laisse des taches circulaires sur la peau du pestiféré. Ces chevaux tachetés, bigarrés doivent circuler sur toute la terre (Exode 9:9 ; Zacharie 14:12).

Le Germe est Yeshuah Mashiah

" Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : “ Voici l’homme dont le nom est Germe. Et de son propre lieu il germera ; oui, il bâtira le temple de Jéhovah. C’est lui qui bâtira le temple de Jéhovah, et c’est lui qui, de son côté, portera [la] dignité ; et il devra s’asseoir et dominer sur son trône, et il devra devenir prêtre sur son trône, et le conseil de paix sera entre eux deux. Et la couronne magnifique appartiendra à Hélem, à Tobiya, à Yedaïa et à Hen le fils de Tsephania, comme mémorial dans le temple de Jéhovah"

(Zacharie 6:12-15)

Qui est Yeshuah Mashiah ? La personne la plus connue au monde : Jésus-Christ (Yeshuah : translitération en grec Iêsous et en latin Jésus. Mashiah nom hébreu, traduit en grec Kristos (Christ en français)). Le temple reconstruit par le "Germe" n’est pas une œuvre architecturale, mais spirituelle. Le nouveau temple spirituel serait composé de plusieurs personnes dont le "Germe", Yeshuah Mashiah serait la "pierre" d’angle, à la fois roi et prêtre (Matthieu 21:42). Lorsque Jéhovah Dieu a transféré le "Germe" dans le ventre de Marie, la vierge juive, l’ange Gabriel lui a dit ceci : "Voici que tu concevras dans ta matrice et tu mettras au monde un fils, et tu devras l’appeler du nom de Jésus. Celui-ci sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut ; et Jéhovah Dieu lui donnera le trône de David son père, et il régnera sur la maison de Jacob pour toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume" (Luc 1:31-33). En comparant les propos de l’ange Gabriel avec la prophétie de Zacharie 6:12-14, il n’y a aucun doute, le Germe est bien Yeshuah Mashiah.

La prophétie de Zacharie montre que la pierre d’angle de cet édifice spirituel, viendrait par la descendance de Zorobabel : "Alors il répondit et me dit : “ Voici la parole de Jéhovah à l’adresse de Zorobabel, disant : ‘ “ Ni par des forces militaires ni par la puissance, mais par mon esprit ”, a dit Jéhovah des armées. Qui es-tu, ô grande montagne ? Devant Zorobabel [tu deviendras] un plat pays. Oui, il fera sortir la maîtresse pierre. Il y aura des cris à son adresse : “ Qu’elle est charmante ! Qu’elle est charmante ! ” ’ ” (Zacharie 3:8,9 ; 4:6,7). Cette "maîtresse pierre", Yeshuah Mashiah, est effectivement devenu la descendance royale de Zorobabel (Matthieu 1:12,13 ; Luc 3:27). Zorobabel a été celui qui a reconstruit le temple de Jérusalem après le retour du peuple Israël, de son exil à Babylone (Zacharie 4:8). Il est décrit comme celui par qui viendra la maîtresse pierre de l’angle (Zacharie 4 :7). Enfin il est décrit entre les deux oliviers, les deux oints, il semble évident qu’il est une figure prophétique de Jéhovah Dieu, par qui vient le Germe, la maitresse pierre d’angle (Zacharie 4).

L’ange Gabriel ne mentionne pas la fonction de roi-prêtre du Germe. C’est l’apôtre Paul qui le fera plus tard : "Comme il dit aussi en un autre endroit : “ Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melkisédec. ” (…) parce qu’il a été expressément appelé par Dieu grand prêtre à la manière de Melkisédec" (Hébreux 5:6,10 ; Psaumes 110 :4). Qui était Melkisédec ? Un roi (de Salem) et un prêtre : "Et Melkisédec roi de Salem apporta dehors du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu Très-Haut" (Genèse 14:18).

Ce Germe est rentré à Jérusalem, le 10 Nisan 33, comme héritier permanent de la promesse de Dieu faite au roi David et sa descendance (dont Yeshuah Mashiah faisait partie), de la permanence de sa royauté (2 Samuel 7:16 ; Matthieu 1:1-16 ; Luc 3:23-38)) : "Sois très joyeuse, ô fille de Sion ! Pousse des cris de triomphe, ô fille de Jérusalem ! Vois ! Ton roi lui-même vient à toi. Il est juste, oui sauvé ; humble, et monté sur un âne, oui sur un animal fait, le fils d’une ânesse" (Zacharie 9:9 ; Matthieu 21:6-10).

Comme l’a mentionné Yeshuah Mashiah (Jésus-Christ), lorsqu’il était sur terre, ce Germe, la pierre d’angle de ce temple spirituel reconstruit a été rejetée par les bâtisseurs, ou les enseignants de la nation d’Israël : "Jésus leur dit : “ N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘ La pierre que les bâtisseurs ont rejetée, c’est elle qui est devenue la principale pierre angulaire. C’est de Jéhovah que cela est venu, et c’est une chose merveilleuse à nos yeux ’ ? C’est pourquoi je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits" (Matthieu 21:42,43 ; Psaumes 118:22). Yeshuah Mashiah (Jésus-Christ) a notifié à ses auditeurs que désormais, la relation spéciale de Dieu avec Israël, allait prendre fin, conformément à la prophétie de Daniel 9:27a : "Et il devra garder l’alliance en vigueur pour la multitude pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine il fera cesser sacrifice et offrande". Cette rupture a été annoncée aussi dans la prophétie de Zacharie au chapitre 11, en raison du mépris du peuple d’Israël, envers Dieu et son Fils : "Je pris donc mon bâton Charme et je le brisai, afin de rompre mon alliance que j’avais conclue avec tous les peuples" (Zacharie 11:10). Selon le contexte, l’alliance "conclue avec tous les peuples" concerne les 12 tribus d’Israël, car Dieu n’a pas conclu d’alliance spéciale avec l’ensemble des nations, mais bien avec seulement les 12 tribus d’Israël (Le mot hébreu "עַם" (‘am) traduit par "peuple" peut prendre le sens (selon le contexte) de "tribu" (Strong Concordance H5971)).

Pour les raisons expliquées en détail en Matthieu 23, Yeshuah Mashiah (Jésus-Christ) a dit ceci : "Jérusalem, Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, — combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants de la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu. Voyez ! Votre maison vous est abandonnée" (Matthieu 23:37,38). Ils ont condamné à mort Yeshuah Mashiah le 14 Nisan, 33, à Jérusalem (Matthieu 26:66). Ce mépris envers le Père, Jéhovah et son Fils, Yoshuah Mashiah, est illustré en Zacharie : " Alors je leur dis : “ Si c’est bon à vos yeux, donnez[-moi] mon salaire ; sinon, abstenez-vous. ” Ils payèrent alors mon salaire : trente pièces d’argent. Mais Jéhovah me dit : “ Jette-le au trésor — ce prix magnifique auquel j’ai été estimé par eux. ” Je pris donc les trente pièces d’argent et je jetai cela au trésor, dans la maison de Jéhovah. Ensuite je brisai mon deuxième bâton, l’Union, afin de rompre la fraternité entre Juda et Israël" (Zacharie 11 :12-14 : Matthieu 26:14 ; "Trente pièces" étant le prix d’un esclave (Exode 21:32)). Rien d’étonnant que Jéhovah ait décidé de "briser" sa relation spéciale avec les 12 tribus d’Israël sur terre.

"Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : ‘ Ce sera en ces jours-là que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront, oui ils saisiront vraiment le pan [du vêtement] d’un homme, d’un Juif, en disant : “ Nous voulons aller avec vous, car nous avons entendu dire [que] Dieu est avec vous""

(Zacharie 8:23)

"Vous adorez, vous, ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, ce que nous connaissons, parce que le salut vient des Juifs" (Jean 4:22). Jéhovah Dieu s’est servi de sa relation spéciale avec Israël pour planifier le salut éternel de l’ensemble de l’humanité. Abraham, Isaac et Jacob sont les fondateurs de cette nation (Matthieu 8 :11). L’homme Jésus-Christ, un Juif, est la descendance principale d’Abraham, par son intermédiaire, les nations seront bénies (Galates 3:16). Même si cette relation spéciale a cessé avec Israël, Jéhovah continue à aimer le peuple Juif, comme l’ensemble des nations, qu’il a créé car il n’est pas partial : "Alors Pierre ouvrit la bouche et dit : “Vraiment, je me rends compte que Dieu n’est pas partial, mais qu’en toute nation l’homme qui le craint et pratique la justice est agréé de lui" (Actes 10:34,35 ; 17 :26). Néanmoins, la prophétie de Zacharie montre que Jéhovah fera en sorte que la mention de Sion, Jérusalem et Judah soit éternelle parmi toutes nations : "Crie avec force et réjouis-toi, ô fille de Sion ; car voici que je viens, et vraiment je résiderai au milieu de toi ”, c’est là ce que déclare Jéhovah. “ Oui, des nations nombreuses se joindront à Jéhovah en ce jour-là, et elles deviendront réellement mon peuple ; oui, je résiderai au milieu de toi. ” Et il faudra que tu saches que Jéhovah des armées lui-même m’a envoyé vers toi. Oui, Jéhovah prendra possession de Juda, comme sa part sur le sol sacré ; oui, il choisira encore Jérusalem. Silence, toute chair, devant Jéhovah, car il s’est réveillé de sa demeure sainte" (Zacharie 2:10-13 ; chapitre 8 ; Ezéchiel 40-48).

Cependant, sa nation est désormais spirituelle, c’est "l’Israël de Dieu" : "paix et miséricorde sur eux, oui sur l’Israël de Dieu" (Galates 6:16). Le Royaume de Dieu, l’épouse de Christ, la "Nouvelle Jérusalem", gouvernera la terre : "J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, et préparée comme une épouse parée pour son mari. Alors j’ai entendu une voix forte venant du trône dire : “ Voyez ! La tente de Dieu est avec les humains, et il résidera avec eux, et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu”" (Révélation 21:2-4). Selon la prophétie Zacharie, l’actuelle Jérusalem disparaîtra par un tremblement de terre, lors de la grande tribulation (Zacharie 14:3-5). Jésus-Christ a répété cette information importante en Matthieu 24:2: " Alors il leur dit : “ Ne regardez-vous pas toutes ces choses ? Vraiment, je vous le dis : Non, il ne sera pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie”".

Le Royaume de Dieu sur terre gouvernera les "douze tribus d’Israël", c’est-à-dire, la grande foule qui aura survécu à la grande tribulation et les ressuscités terrestres : "Jésus leur dit : “ Vraiment, je vous le dis : Lors de la recréation, quand le Fils de l’homme s’assiéra sur son trône glorieux, vous qui m’avez suivi, vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël" (Matthieu 19:28 ; Jean 5:28,29 ; Révélation 7:9-17).

Le rouleau volant

" Puis j’ai de nouveau levé les yeux et j’ai vu ; et voici : un rouleau volant. Et il m’a dit : “ Que vois-tu ? ” Et j’ai dit : “ Je vois un rouleau volant dont la longueur est de vingt coudées et dont la largeur est de dix coudées”

(Zacharie 5:1,2)

Ce rouleau volant est une proclamation, avant la grande tribulation, la fin de ce système de choses. Il représente la prédication de la bonne nouvelle : "Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin" (Matthieu 24:14). En quoi cette "bonne" nouvelle du royaume, peut se révéler, en même temps, une "imprécation" ou malédiction pour les "voleurs impunis" actuels (Zacharie 5:3,4 ; 12:1-6) ?

C’est Jésus-Christ qui l’a expliqué. Officiellement, avant de commencer à prêcher la "bonne nouvelle", Jésus-Christ a montré pour quelles catégories d’humains, cette nouvelle est "bonne" : "L’esprit de Jéhovah est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres, il m’a envoyé pour prêcher aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer en liberté les écrasés, pour prêcher l’année que Jéhovah agrée" (Luc 4:18,19). Ainsi, cette nouvelle est "bonne", pour les "pauvres", les "captifs", les "aveugles", les "écrasés", c’est-à-dire ceux qui souffrent véritablement en raison de ce système de choses (comparer avec Ezéchiel 9:4).

Jésus-Christ a expliqué d’une façon imagée pourquoi cette proclamation est "bonne" pour les pauvres et une "imprécation" pour d’autres, dans l’illustration de "l’homme riche et le mendiant Lazare" (Lire Luc 16:19-31). Lazare le mendiant, représente le peuple à l’époque du Christ, comme des brebis sans berger : "En voyant les foules, il en eut pitié, parce qu’elles étaient dépouillées et éparpillées comme des brebis sans berger" (Matthieu 9:36). Lorsque Jésus-Christ a commencé à prêcher la bonne nouvelle du royaume, il a provoqué un changement de condition spirituelle, du peuple sans berger (Lazare le mendiant), et des bergers qui ne nourrissaient pas spirituellement ce peuple (Le riche). Ces changements spirituels sont symbolisés par la mort respective du mendiant et du riche. Ainsi, la prédication de Jésus-Christ a eu deux effets opposés : la bénédiction et l’approbation divine pour les "pauvres", les "captifs", les "aveugles", les "écrasés" et la condamnation divine pour la classe dirigeante, politico-religieuse d’alors (comparer Luc 4:18,19 (bénédiction) et Matthieu 23 (malédiction)). La malédiction de la bonne nouvelle sur le système de Satan est symbolisée par les plaies de sept trompettes et des sept bols dans le livre de la Révélation (Révélation 8 :7 à 15 :8 (les plaies des sept trompettes) ; Révélation 16:1 à 22:21 (la fin) (les plaies des sept bols)). Par le moyen de la proclamation de la bonne nouvelle, "la femme et l’épha" sont envoyés à Shinéar, comment cela (Zacharie 5:6-8)?

Jéhovah Dieu purifie la prêtrise et son peuple

"Puis il me fit voir Yoshoua le grand prêtre qui se tenait devant l’ange de Jéhovah, et Satan qui se tenait à sa droite pour s’opposer à lui. Alors l’ange de Jéhovah dit à Satan : “Que Jéhovah te réprimande, ô Satan ; oui, que Jéhovah te réprimande, lui qui choisit Jérusalem ! Celui-ci n’est-il pas un tison arraché du feu ?”"

(Zacharie 3:1,2)

Jéhovah est un Dieu lent à la colère et abondant en miséricorde, il fera miséricorde à qui il fera miséricorde (Exode 33:19 ; 34:6). Il est évident qu’après 70 ans d’exil à Babylone, la véritable adoration a subi une véritable imprégnation de coutumes ou d’enseignements babyloniens (Zacharie 1:12). Jéhovah a manifesté de la compréhension et de la miséricorde envers le grand prêtre Yoshouah. Néanmoins, il a fait en sorte que la situation ne perdure pas indéfiniment car Jéhovah est un Dieu Saint : "Or, quant à Yoshoua, il était vêtu de vêtements sales et se tenait devant l’ange. Alors celui-ci répondit et dit à ceux qui se tenaient devant lui : “ Ôtez de dessus lui les vêtements sales. ” Puis il lui dit : “ Vois, j’ai fait passer de dessus toi ta faute, et l’on te revêt d’habits d’apparat. ” Là-dessus je dis : “ Qu’on mette sur sa tête un turban propre. ” Alors ils mirent sur sa tête le turban propre et le revêtirent de vêtements ; et l’ange de Jéhovah se tenait là. Et l’ange de Jéhovah témoignait à l’adresse de Yoshoua, disant :  “ Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : ‘ Si c’est dans mes voies que tu marches, et si c’est mon obligation que tu observes, alors, également, c’est toi qui jugeras ma maison et qui garderas aussi mes cours ; oui, je te donnerai libre accès parmi ceux qui se tiennent là. ’" (Zacharie 3:3-7).

Cette purification de la prêtrise et du peuple de Dieu, est aussi symbolisée par le fait que Jérusalem soit "mesurée", c’est-à-dire, qu’elle doit rentrer dans les critères divins de sainteté pour prétendre à l’éternité : "Alors il m’a dit : “Mesurer Jérusalem pour voir de combien est sa largeur et de combien est sa longueur”" (Zacharie 2:2 ; 3:5-7). Le fait de mesurer, une ville comme Jérusalem ou le temple sanctuaire, selon Révélation 11:2, veut dire respecter les critères de Jéhovah Dieu, de sainteté, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la congrégation chrétienne. Le fait que l’ange, en Révélation 11:2, demande à l’apôtre Jean de "mesurer", veut dire que Jésus-Christ a chargé aux anciens, aux intendants de la congrégation chrétienne de juger ou mesurer dans le but de maintenir la pureté dans la congrégation (Matthieu 18:18). Jésus-Christ avait annoncé qu’il y aurait plusieurs siècles d’apostasie qui imprégnerait le christianisme (Matthieu 13 :24-30, 37-43). La conséquence est que la prêtrise chrétienne, et son enseignement a été imprégnée de pratiques et d’enseignements babyloniens, tels que des fêtes païennes comme Noël, Pâque (différent de la Pâque juive), la Toussaint, ou encore les enseignements païens tels que le culte marial, le culte idolâtrique des saints, la trinité, l’immortalité de l’âme, l’enfer de feu, le culte de la croix qui trône dans beaucoup de congrégations chrétiennes… Tous ces enseignements païens d’origines babyloniennes ou gréco-romaines, n’ont pas leur place dans la vraie adoration (Jean 4:23,24).

Si, pendant des siècles, les chrétiens sincères ont été dans l’ignorance d’une telle situation, il est important que nous purifiions notre manière d’adorer Dieu et de servir Jésus-Christ, en enlevant progressivement toutes formes de pratiques spirituelles indésirables aux yeux de Dieu. Cette purification de la vraie adoration a été illustrée par l’énigme de la femme et l’épha.

La femme et l’épha

"Et voici que fut soulevé le couvercle circulaire de plomb ; et celle-ci est une certaine femme assise au milieu de l’épha. Et il dit : “ Celle-ci est la Méchanceté. ” Puis il la [re]jeta au milieu de l’épha, après quoi il jeta le poids de plomb sur l’ouverture de [l’épha]"

(Zacharie 5:7,8)

L'épha est une unité de mesure pour quantifier la farine ou des céréales. Visiblement, dans l'énigme, la femme est à l'intérieur du récipient fait pour mesurer la quantité de farine, avec un couvercle de plomb sur elle, afin d'être expédiée directement à Shinéar, à Babylone. Et semble-t-il, pour ne pas qu'elle revienne on lui construit une maison, pour qu'elle y reste. De plus, cette femme est appelée "méchanceté", pourquoi?

Le symbole de la femme pourrait s’expliquer par le genre d’adoration qui est rendue, à savoir à une divinité féminine. Cette femme pourrait représenter cette divinité, la "reine des cieux". En effet, les israélites qui étaient tombées dans l’apostasie, faisaient des pains pour cette "reine des cieux" : "Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu et les femmes pétrissent de la pâte pour faire des gâteaux sacrificiels à la ‘ reine des cieux ’ ; et l’on verse des libations à d’autres dieux, afin de m’offenser" (Jérémie 7:18). Au moment de l’histoire biblique d’Israël, avant l’exil à Babylone, la nation était tombée dans l’apostasie. La femme et l’épha, évoque la fabrication des pains sacrificiels pour la reine des cieux (quantifié en épha, ancienne unité de mesure de la farine, au temps biblique). Le fait qu’un couvercle de plomb, soit mis sur l’épha et que la femme soit envoyée à Shinéar (lieu où se trouvait Babylone, le berceau de la fausse adoration), montre que désormais, Jéhovah Dieu ne tolérerait plus l’imprégnation de la véritable adoration, par le faux culte babylonien, Il l’enverrait à Shinéar, le lieu où il doit être (Zacharie 5:9-11).

Les "deux femmes avec des ailes de cigogne" qui amènent "la femme et l’épha", semble illustrer ce principe écrit en Révélation 22 :11 : "Celui qui pratique l’injustice, qu’il pratique l’injustice encore ; et que le sale se salisse encore ; mais que le juste pratique la justice encore, et que le saint soit sanctifié encore". L’image pourrait être sarcastique envers cette divinité, dont des anges féminins à son service, avec des ailes d’une cigogne, un animal impur, l’améneraient là où elle doit être, à Babylone, en lui construisant une maison, ou un temple pour qu’elle y reste pour toujours (Lévitique 11:19).

Les enseignants chrétiens actuels doivent expurger leur enseignement des faux enseignements babyloniens et gréco-romains, que sont la trinité, l’immortalité de l’âme, l’enfer de feu, le purgatoire, l’adoration des saints, le culte de la croix et débarasser les congrégations chrétiennes de toutes représentations païennes… Selon la prophétie de Zacharie, ne pas faire cela sera considéré comme un acte de "méchanceté" (Zacharie 5:8 ; 10:1-3 ; 13:1-3) : "Si donc quelqu’un sait faire ce qui est juste et pourtant ne le fait pas, c’est un péché pour lui" (Jacques 4:17).

Les deux oints

"Ce sont les deux oints qui se tiennent près du Seigneur de toute la terre"

(Zacharie 4 :14)

Zacharie 4:1-10 décrit un porte-lampe qui représente Zorobabel comme celui qui reconstruirait le temple à Jérusalem, par la force de l’esprit de Jéhovah : "Alors il répondit et me dit : “ Voici la parole de Jéhovah à l’adresse de Zorobabel, disant : ‘ “ Ni par des forces militaires ni par la puissance, mais par mon esprit ”, a dit Jéhovah des armées. 7 Qui es-tu, ô grande montagne ? Devant Zorobabel tu deviendras un plat pays. Oui, il fera sortir la maîtresse pierre. Il y aura des cris à son adresse : “ Qu’elle est charmante ! Qu’elle est charmante ! ”’” (Zacharie 4:6,7).

Le récit prophétique de Zacharie chapitre 4:11-14, les "deux oints" semblent être les mêmes que Révélation 11: "Et je ferai que mes deux témoins prophétisent pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de toiles de sac. ” Ceux-ci sont symbolisés par les deux oliviers et les deux porte-lampes et ils se tiennent debout devant le Seigneur de la terre" (Révélation 11 :3,4). En lisant attentivement le livre de la Révélation, on se rend compte qu’il s’agit très exactement de Moïse et Eliyah (Elie), qui sont apparus en vision aux côtés du Christ, lors de la transfiguration (Marc 9:1-8).

Ces deux représentants de Moïse et d’Eliyah, sont deux personnes, mais aussi deux congrégations (Porte-lampes) qui organisent la prédication mondiale dans la période avant la grande tribulation (Matthieu 24:14). Dans le livre de Zacharie (5:1,2) et de la Révélation, cette prédication est décrite comme une plaie contre le système de Satan (Révélation 8 :7 à 15 :8 (les plaies des sept trompettes) ; Révélation 16 :1 à 22 :21 (la fin) (les plaies des sept bols)).

Le premier témoin Moïse, est le représentant de la congrégation des chrétiens qui ont l’appel céleste et qui sera au nombre de 7000 pour compléter le groupe des 144000, peu avant la grande tribulation (Révélation 7:3-8 "144000"; 11:13 "7000"). Le deuxième témoin Eliyah, représentant de la congrégation des humains qui survivront à la grande tribulation pour vivre éternellement sur la terre (Révélation 7:9-17 "la grande foule" ; 11:13 "le reste qui rend gloire à Dieu"). La congrégation des saints célestes (Moïse) est représentée par la femme persécutée sur terre par Satan le diable (Révélation 12:13-17a). La congrégation des saints terrestres, représente "le reste de la semence de la femme" (Révélation 12:17b).

Est-ce que ces deux oints représentent deux hommes réels ? Rien n’indique le contraire. Quoiqu’il en soit, seulement Jéhovah et Jésus-Christ le savent pleinement (et éventuellement les deux intéressés), et tout au mieux, ils doivent être reconnaissables par leur congrégation respective (Matthieu 17:12 "ils ne l’ont pas reconnu").

Les faux prophètes prennent honte de leur vision

"Oui, il arrivera en ce jour-là que les prophètes prendront honte, chacun de sa vision quand il prophétisera ; et ils ne revêtiront pas un vêtement officiel de poil afin de tromper"

(Zacharie 13 :4)

Les idéologies politiques, économiques, financières et religieuses humaines, proclamées et appliquées par des "prophéties" qui prophétisaient des lendemains qui chantent, ont mené l’ensemble de l’humanité et la planète terre au bord de la ruine (Zacharie 11:4-6,15-17 ; Révélation 11:18b). Comme l’a prophétisé Jésus-Christ, si ces jours n’étaient écourtés, nulle chaire de survivrait (Matthieu 24:22). Cette situation irréversible, menant l’humanité à une extermination progressive, à terme, de l’espèce humaine, est le résultat de ces idéologues et leurs disciples qui ont appliqué des décisions politiques, économiques, financières et religieuses désastreuses pour l’humanité et la planète terre. Et bien évidemment, ces prophètes politiques, économiques, financiers et religieux, non seulement s’expriment de moins en moins dans les masses médias, mais prennent honte de leurs prophéties qui ne se sont pas accomplies, voir même qui ont mené au désastre l’ensemble de l’humanité, ils se cachent en enlevant leur habits de prophètes, de fonctions : "Et à coup sûr il dira : ‘ Je ne suis pas prophète. Je suis un homme qui cultive [le] sol, car un homme tiré du sol m’a acquis depuis ma jeunesse. ’ Et l’on ne manquera pas de lui dire : ‘ Qu’est-ce que ces blessures [sur ta personne] entre tes mains ? ’ Et il devra dire : ‘ Celles dont j’ai été frappé dans la maison de ceux qui m’aiment intensément. ’ ” (Zacharie 13:5,6). Le monde en générale est pour ainsi dire sans le "berger qui a été frappé" jusqu’à la mort, Jésus-Christ. Jéhovah fait la promesse que ce troupeau, l’actuelle humanité mal administrée, sera guérie dans le futur paradis terrestre, par l’intermédiaire du Roi Jésus-Christ : "Ô épée, réveille-toi contre mon berger, oui contre l’homme robuste qui est mon compagnon ”, c’est là ce que déclare Jéhovah des armées. “ Frappe le berger, et que les brebis du troupeau soient dispersées ; et à coup sûr je ramènerai ma main sur ceux qui sont insignifiants" (Zacharie 13:7 ; Matthieu 26:31).

Le Jour de Jéhovah

"Et vraiment cela deviendra un jour unique qui est connu comme appartenant à Jéhovah"

(Zacharie 14:7)

LA GRANDE TRIBULATION AURA LIEU EN UN SEUL JOUR

Après la lecture attentive de la totalité des textes prophétiques mentionnant le "Jour de Jéhovah" ou la "Grande Tribulation", on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que ce jour ne durera qu’UN JOUR.

Le texte prophétique le plus clair sur sa durée est celui de Zacharie et du livre de l’Apocalypse, qui tous les deux décrivent le Jour de Jéhovah comme étant un seul jour, ou la seule date d’un jour : "Et vraiment cela deviendra un jour unique qui est connu comme appartenant à Jéhovah. Il ne sera pas jour, et il ne sera pas nuit ; oui, il arrivera qu’au temps du soir il y aura de la lumière" (Zacharie 14:7,20).

Un texte de Zacharie concernant la prophétie sur le Germe, montre que Jéhovah ôtera la faute du pays en un seul jour (Zacharie 3:8,9). Quand Jéhovah ôtait la faute, dans le pays d’Israël ? Le Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri) : "Et ceci devra devenir pour vous une ordonnance pour des temps indéfinis : au septième mois, le dix du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne devrez faire aucun travail, ni l’indigène, ni le résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous. Car en ce jour-là on fera propitiation pour vous, afin de vous déclarer purs. Vous serez purs de tous vos péchés devant Jéhovah. C’est pour vous un sabbat de repos complet, et vous devrez affliger vos âmes. C’est une ordonnance pour des temps indéfinis" (Lévitique 16:29-31). Ces deux passages de Zacharie montrent que la grande tribulation se déroulera en un seul jour de 24 heures.

Le livre de la Révélation est le plus explicite concernant ce jour du 10 Ethanim (Tishri). En Révélation 11:18 il est écrit : "Mais les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue, ainsi que le temps fixé où les morts vont être jugés, le temps de donner leur récompense à tes esclaves les prophètes et aux saints et à ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de causer la ruine de ceux qui ruinent la terre" (Révélation 11:18). Ce texte fait allusion au moment de la Grande Tribulation, au moment où Dieu "causera la ruine de ceux qui ruinent la terre". Néanmoins, ce qui est encore plus intéressant, c’est que le verset 19 répète cette fois de façon énigmatique, l’évocation du Jour de Jéhovah ou de la Grande Tribulation, le 10 Ethanim (Tishri) : "Et le temple-sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel a été ouvert, et on a vu l’arche de son alliance dans son temple-sanctuaire. Et il y a eu des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une grande grêle" (Révélation 11:19). Le verset 19 a deux parties principales : la première par la vision de l’Arche de l’Alliance, la date d’un jour unique. En effet, Jéhovah Dieu n’autorisait pas que l’Arche de l’Alliance soit visible (par le Grand Prêtre), un autre jour que le 10 Ethanim (Tishri) (Lévitique 16:2,29). La deuxième partie du verset 19 est la description symbolique de la Grande Tribulation. Le 10 Ethanim (Tishri), correspond à la célébration dramatique du Jour des Propitiations, dont la procédure est décrite en Lévitique chapitre 16.

Le livre de Zacharie donne une précision unique, qui n’est pas répétée dans un autre livre biblique, concernant la caractéristique du 10 Ethanim de la grande tribulation : "Cela aura lieu en été et en hiver" (Zacharie 14:8b). Le 10 Ethanim (Tishri) de la grande tribulation correspondra exactement au passage de l’été à l’automne (début de l’hiver, dans la Bible), un 22/23 septembre du calendrier solaire. Le sens du mot "hiver" dans cette prophétie, selon la Strong’s Concordance ("chôreph" translittération du mot hébreu, (H2779)), dans l’utilisation biblique, signifie: "la récolte ramassée ce qui veut dire (implicitement) la saison d'automne (et d'hiver); au sens figuré, la maturité de l'âge". Ainsi, dans ce texte, en harmonie avec le contexte de la prophétie de Zacharie, le mot "hiver" veut dire "à l’automne", c’est-à-dire, début de l’hiver.

La prophétie de Zacharie indique précisément l’attitude à avoir pendant la grande tribulation en décrivant ce jour comme étant celui d’une lamentation : "Et vraiment je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem l’esprit de faveur et de supplications ; oui, ils regarderont vers Celui qu’ils ont transpercé ; oui, ils se lamenteront sur Lui comme dans les lamentations sur un fils unique ; il y aura d’amers gémissements sur lui comme lorsqu’il y a d’amers gémissements sur le [fils] premier-né. En ce jour-là, grandes seront les lamentations dans Jérusalem, comme les lamentations d’Hadadrimmôn dans la vallée-plaine de Meguiddo" (Zacharie 12:10,11). Les lamentations "d’Hadadrimmôn dans la vallée-plaine de Meguiddo", font allusion au deuil décrété à Jérusalem, suite à la mort du roi Yoshiya (Josias), à la bataille de Meguiddo vers "Hadadrimmôn", contre le Pharaon Néko. Ce deuil national décrété à Jérusalem a été organisé par le prophète Jérémie (2 Rois 23:29,30 ; 2 Chroniques 35:24,25).

Ces lamentations concerneront la tristesse qu’a provoquée la mort sacrificielle, sur terre, du Christ (le 14 nisan 33), la tristesse particulièrement pour son Père dans les cieux, qui a assisté à la mort de son fils, pour sauver une partie importante de l’humanité, la grande foule, pendant la grande tribulation (Révélation 7:9,14). Il est aussi précisé que cette lamentation générale, sera accompagnée par une abstinence sexuelle : "Oui, le pays se lamentera, chaque famille à part ; la famille de la maison de David à part, et leurs femmes à part ; la famille de la maison de Nathân à part, et leurs femmes à part" (Zacharie 12:12-14). L’expression répétée "femmes à part" est l’évocation de l’abstinence sexuelle.

La troisième partie de l’humanité survivra à la grande tribulation

"Oui, il arrivera dans tout le pays ”, c’est là ce que déclare Jéhovah, “ [que] deux parties y seront retranchées [et] expireront ; quant à la troisième [partie], elle y sera laissée. Oui, je ferai passer cette troisième [partie] par le feu ; et vraiment je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu.’ "

(Zacharie 13:8,9)

Le mot traduit de l’hébreu "haarèts", traduit par "pays", selon le contexte peut prendre le sens de "terre" ou planète terre, et c’est le cas dans le cadre de cette prophétie sur la grande tribulation mondiale (Zacharie 1:10,11 ; 5:3 ; 6:7 ; 12:3 ; 14:9,17). Dans cette déclaration, Dieu divise l’humanité en trois "parties" (H6310 Strong’s Concordance: “פֶּה” (peh)). Dans un premier temps, on pourrait penser qu’il s’agirait de "trois parties" égales, soit trois "tiers" (H7992 Strong’s Concordance “שְׁלִישִׁי” (sheliyshiy)). Dans le texte hébreu, il est bien question de deux premières parties (peh) et de la troisième (sheliyshiy), selon le contexte de cette phrase, troisième "partie". Ce qui veut dire que ces trois parties de l’humanité ne sont pas nécessairement de la même quantité d’humains. Pour le savoir à quoi correspondent ces trois "parties" de l’humanité, il faut s’intéresser à la célébration dramatique du Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri).

Même si la prophétie de Zacharie ne fait pas directement le rapprochement entre le "Jour de Jéhovah" et le "Jour des Propitiations", elle le fait de façon énigmatique ou cryptée. Un texte de Zacharie concernant la prophétie sur le Germe, montre que Jéhovah ôtera faute du pays en un seul jour (Zacharie 3:8,9 ; 14:7). Quand Jéhovah ôtait-il la faute, dans le pays d’Israël ? Le Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri) (Lévitique 16). Ce jour était une célébration de la Sainteté de Jéhovah : "En ce jour-là il y aura sur les clochettes du cheval : ‘ La sainteté appartient à Jéhovah ! ’" (Zacharie 14:20 comparer avec Exode 28:36,37 et Lévitique 16:4 "Le turban" où était écrit "La sainteté appartient Jéhovah"). Par conséquent, les "trois parties" en question font allusion aux trois animaux utilisés dans la première phase des sacrifices propitiatoires qui font allusion aux trois "parties de l’humanité".

Pour ce qui est des sacrifices propitiatoires (et non les holocaustes (offrandes totales)), trois animaux étaient concernés : un taureau et deux jeunes boucs, trois animaux (Lire Lévitique 16). Sur les trois animaux qui devaient être sacrifiés de manière propitiatoire, les deux premiers l’étaient effectivement (le taureau et le premier jeune bouc), tandis que le troisième était épargné (le bouc pour Azazel). Maintenant, il est important de savoir à qui correspondent ces trois animaux (deux sacrifiés et un épargné) :

Le taureau qui mourrait faisait propitiation pour Aaron et sa maison, soit pour la prêtrise (Lévitique 16:6,11). La classe sacerdotale qui mourra pour être instantanément ressuscitée dans les cieux, au début de la grande tribulation, est la mort des 7000, mentionnée en Révélation : "Et à cette heure-là il y a eu un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville est tombé ; et sept mille personnes ont été tuées par le tremblement de terre, et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 11:13). Le "dixième de la ville sainte" qui tombe représente le groupe des 144000 rois et prêtres, complété par la mort et la résurrection instantanée, des 7000 saints célestes au commencement du Jour de Jéhovah, la grande tribulation (1 Thessaloniciens 4:17).

Le deuxième animal, le bélier sacrifié durant le jour des propitiations, représente la deuxième partie de l’humanité qui périra durant la grande tribulation (Lévitique 16 :5,15). Le sacrifice de ce deuxième animal est représenté de manière assez terrifiante en Révélation 14:18-20 et 19:11-21, dans ce passage Jésus-Christ glorifié est représenté comme un roi et prêtre sacrificateur, comme le "Germe" (Zacharie 6:11-13)).

Le troisième animal qui aurait dû être sacrifié, est finalement épargné : le bouc pour Azazel : "Aaron devra tirer les sorts pour les deux boucs, [attribuant] un sort à Jéhovah et l’autre sort à Azazel. Aaron devra présenter le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Jéhovah, et il devra en faire un sacrifice pour le péché. Mais le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Azazel sera placé vivant devant Jéhovah, pour faire propitiation pour lui, afin de l’envoyer dans le désert, pour Azazel" (Lévitique 16:8-10). De toute évidence, ce "bouc pour Azazel" représente la grande foule qui survivra à la grande tribulation, ou le "reste" de la "ville sainte" qui rend gloire à Dieu après la mort des 7000 saints célestes : "Et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 7:9-17 ; 11:13). Cette compréhension, laisse entrevoir la possibilité réjouissante que plus du tiers de l’humanité pourrait survivre à la grande tribulation, soit plusieurs milliards de personnes qui représenteraient la "grande foule", seul Dieu et Jésus-Christ le savent avec certitude car il est écrit que l’on ne peut la compter (Zacharie 14:10,11).

Pour qu’un si grand nombre de personnes survivent à la grande tribulation, il semble évident, qu’un nombre conséquent de personnes non-chrétiennes survivra à la grande tribulation, est-ce que ce constat est conforme au contexte de la prophétie de Zacharie (ainsi que la prophétie d’Ezéchiel) ? Oui.

"Et il devra arriver ceci : quant à tous ceux qui restent de toutes les nations qui viennent contre Jérusalem, ils devront alors monter d’année en année pour se prosterner devant le Roi, Jéhovah des armées, et pour célébrer la fête des Huttes"

(Zacharie 14:16)

Ce texte montre sans l’ombre d’un doute que Jéhovah, au sortir de la grande tribulation, aura épargné une partie importante de l’humanité qui symboliquement "montait contre Jérusalem" ou ne ferait pas partie de cette ville sainte (dans un premier temps). D’autre part dans la prophétie d’Ezéchiel chapitres 40 à 48, voici ce que le reproche que fait Jéhovah aux Lévites, une partie importante de la grande foule, qui aura survécu à la grande tribulation : "“‘Mais quant aux Lévites qui se sont éloignés de moi quand Israël, qui errait loin de moi, errait à la suite de ses sales idoles, ils devront également porter leur faute. Et dans mon sanctuaire ils devront devenir des ministres placés à des postes de surveillance [pour veiller] sur les portes de la Maison, et [aussi] des ministres dans la Maison. Ce sont eux qui tueront l’holocauste et le sacrifice pour le peuple, et ce sont eux qui se tiendront devant lui pour le servir. Parce qu’ils le servaient devant ses sales idoles et qu’ils sont devenus pour la maison d’Israël un obstacle qui fait trébucher [et tomber] dans la faute, c’est pourquoi j’ai levé ma main contre eux ’, c’est là ce que déclare le Souverain Seigneur Jéhovah, ‘ et ils devront porter leur faute. Ils ne s’avanceront pas vers moi pour me servir en tant que prêtres, ni pour s’avancer vers mes choses saintes, quelles qu’elles soient, vers les choses très saintes, et ils devront porter leur humiliation et leurs choses détestables qu’ils ont commises. Oui, je ferai d’eux des hommes chargés de l’obligation de la Maison, en ce qui concerne tout son service et en ce qui concerne tout ce qui doit s’y faire. ’" (Ezéchiel 44:10-14).

Il y a, semble-t-il, une convergence entre ce texte et Zacharie 14:16, qui mentionnent des personnes qui auront survécu à la grande tribulation alors qu’elles venaient "contre Jérusalem" et les lévites qui "servaient devant ses sales idoles" (Ezéchiel 44:10). Jésus-Christ a fait une déclaration importante qui montre que le péché par erreur ne fait pas systématiquement encourir la mort spirituelle : "Jésus leur dit : “ Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : ‘ Nous voyons. ’ Votre péché demeure. ”" (Jean 9:41). Jésus-Christ parle de la cécité spirituelle involontaire dont le péché n’est pas compté. De nombreuses personnes, actuellement, sont dans une cécité spirituelle involontaire, selon ce texte, un grand nombre d’entre elles pourraient bénéficier de la miséricorde de Dieu, au jour de la grande tribulation.

Il est intéressant de noter toujours selon cette même prophétie d’Ezéchiel comment les Fils de Zadok sont décrits, en contraste avec les lévites non sacerdotaux : "Et quant aux prêtres lévitiques, les fils de Tsadoq, qui se sont occupés de l’obligation de mon sanctuaire quand les fils d’Israël erraient loin de moi, ce sont eux qui s’approcheront de moi pour me servir, et ils devront se tenir devant moi pour me présenter la graisse et le sang ’, c’est là ce que déclare le Souverain Seigneur Jéhovah. ‘ Ce sont eux qui entreront dans mon sanctuaire, et ce sont eux qui s’approcheront de ma table pour me servir, et ils devront s’occuper de mon obligation" (Ezéchiel 44:15,16). De toute évidence, les Fils de Zadok qui pourront s’approcher de Jéhovah, comme prêtres dans le sanctuaire spirituel, seront des chrétiens fidèles et avisés qui se seront bien acquittés de leur ministère chrétien dans l’ancien système de choses, "quand les fils d’Israël erraient loin" de Dieu, et auront survécu à la grande tribulation (Matthieu 24:45,46 ; 25:21,22).

Cette compréhension, semble à première vue, ne pas cadrer avec la vision de la grande foule qui survit à la grande tribulation et qui, dans sa totalité, manifeste sa foi dans la valeur propitiatoire du sacrifice du Christ (Révélation 7:9,14). Cette différence est facilement résolue par une information importante donnée dans la prophétie de Zacharie, concernant cette troisième partie épargnée. Il est écrit : "Oui, je ferai passer cette troisième [partie] par le feu ; et vraiment je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu. ’ ” (Zacharie 13:9 ; Malachie 3:2-4). Quand devrait avoir lieu cet affinage indispensable pour pouvoir continuer à vivre dans le paradis ? Selon la prophétie de Zacharie et la Révélation (11:19), le Jour de Jéhovah aura lieu le 10 Ethanim (Tishri). Selon la prophétie d’Ezéchiel 39:12-14, il y aura une purification de la terre de sept mois, soit du 10 Tishri au 10 Nisan (avec le mois intercalaire Veadar). Il semble donc évident que c’est dans cette période que Jéhovah "affinera son peuple" afin de le préparer à la venue sur terre de la Nouvelle Jérusalem, le 10 Nisan, suivant la grande tribulation.

En Ezéchiel 40:1,2, c’est à la date du 10 Nisan que le prophète a la vision de la ville temple sur terre, qui est une vision du début de l’administration terrestre du Royaume de Dieu. Cette vision correspond à la description de la descente de la Nouvelle Jérusalem sur Terre, à compter du 10 Nisan (Révélation 21:1-4). On peut dire que la vision de Révélation 7:9,14, de la grande foule qui a survécu à la grande tribulation, est en date du 10 Nisan, par comparaison avec le texte de Jean 12:12-16 : "Le lendemain, la grande foule qui était venue à la fête, en apprenant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre. Et ils criaient : “ Sauve, nous t’en prions ! Béni est celui qui vient au nom de Jéhovah, oui le roi d’Israël ! ”". Si l’on compare ce texte avec Révélation 7:9, la ressemblance est frappante. Qu’est-ce qui prouve qu’en Jean 12 :12-16, Jésus-Christ est rentré comme roi à Jérusalem effectivement le 10 Nisan ? Un texte qui décrit le même événement nous informe que tout de suite après, Jésus-Christ chassa les marchands du temple qui vendaient des animaux pour la pâque (Matthieu 21:10,11). Quand les Israélites devaient impérativement acheter l’agneau pascal ? Le 10 Nisan : "Le dixième jour de ce mois, ils se procureront chacun un mouton pour la maison ancestrale" (Exode 12:3).

La description du jugement par le Roi Jésus-Christ en Matthieu 7:21-23 et 25:31-46 est essentiellement dirigée sur la congrégation chrétienne, car dans les deux passages indiquées, les personnes qui ont un jugement de condamnation semblent connaitre Jésus-Christ (Matthieu 7:22 ; 25:44). Les critères généraux de jugement de l’ensemble de l’humanité, chrétienne et non-chrétienne, semblent résumés dans les propos de Jéhovah en Ezéchiel 9:4: "Puis Jéhovah lui dit : “ Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et tu devras faire une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent au sujet de toutes les choses détestables qui se commettent au milieu d’elle”" (Comparer avec Jacques 4:4). Néanmoins, cette destruction et préservation sélective de l’ensemble de l’humanité est aussi décrite par Jésus-Christ : " Alors, deux hommes seront aux champs : l’un sera pris et l’autre abandonné ; deux femmes seront en train de moudre au moulin à bras : l’une sera prise et l’autre abandonnée" (Matthieu 24:40,41) (Soit une personne sur deux survivra (répété deux fois par Jésus-Christ)).

Réjouissons-nous de la grande miséricorde de Jéhovah

"Je favoriserai qui je favoriserai et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde"

(Exode 33:19)

Ainsi, s’accomplira la déclaration de la miséricorde de Jéhovah, sur les très nombreuses personnes qui auront survécu à la grande tribulation: “Moi, je vais faire passer devant ta face tout ce que j’ai de bon, et vraiment je proclamerai le nom de Jéhovah devant toi ; oui, je favoriserai qui je favoriserai et je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde” (Exode 33:19). La situation sera comparable à celle des humains injustes qui seront ressuscités alors qu’ils ne connaissaient pas pleinement la volonté de Dieu, dans l’ancien système de choses (Actes 24:15).

Jésus-Christ a donné une image de la miséricorde de Dieu dans l’illustration du "fils prodigue", d’un Père avec le regard tendu vers le retour de son fils, toujours prêt à pardonner et à faciliter la repentance du pécheur en vue de lui accorder la vie éternelle : "Il s’est donc levé et il est allé vers son père. Tandis qu’il était encore à une bonne distance, son père l’a aperçu et a été pris de pitié, et il a couru se jeter à son cou et l’a embrassé tendrement" (Luc 15:11-32). Jésus-Christ a montré que son Père accepterait la sagesse pratique des humains en vue de leur accorder la miséricorde : "Et son maître a loué l’intendant, bien qu’injuste, parce qu’il avait agi avec sagesse pratique ; car les fils de ce système de choses-ci sont plus sages de façon pratique à l’égard de leur propre génération que les fils de la lumière" (Luc 16 :1-8). Jésus-Christ a montré que son Père accorderait sa miséricorde au tout dernier moment, par l’illustration des travailleurs de la onzième heure (Matthieu 20:1-16).

Dans deux des illustrations, le fils prodigue et les travailleurs de la onzième heure, Jésus-Christ a montré que certains humains déploreraient la miséricorde de Dieu envers les humains sauvés au dernier moment. Certains penseraient avoir "gagné" par des "œuvres" accomplies durant de nombreuses années, une récompense bien supérieure à celle accordée à ces pécheurs repentis au dernier moment : "Quand ceux de la onzième heure sont venus, ils ont reçu chacun un denier. Aussi, quand les premiers sont venus, ils ont pensé qu’ils recevraient plus ; mais ils ont touché, eux aussi, chacun un denier. En le recevant, ils murmuraient contre le maître de maison et disaient : ‘ Ces derniers n’ont fait qu’une heure de travail ; pourtant, tu les as faits égaux à nous, qui avons porté le poids du jour et la chaleur brûlante. ’ Mais répondant à l’un d’eux, il a dit : ‘ Compagnon, je ne te fais pas de tort. Tu t’es mis d’accord avec moi pour un denier, n’est-ce pas ? Prends ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux avec ce qui m’appartient ? Ou bien ton œil est-il méchant parce que moi je suis bon ? ’ C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers” (Luc 15:25-31 ; Matthieu 20:9-16).

En Zacharie, chapitres 7 et 8, Jéhovah encourage ses serviteurs à le servir avec amour et sans formalité spirituelle dépourvue de sentiment tel que l’amour pour Dieu et les humains : “Dis à tout le peuple du pays et aux prêtres : ‘ Quand vous avez jeûné et qu’il y a eu une lamentation au cinquième [mois] et au septième [mois], et cela pendant soixante-dix ans, est-ce vraiment pour moi, oui pour moi que vous avez jeûné ? Et quand vous mangiez et quand vous buviez, n’était-ce pas vous qui mangiez et n’était-ce pas vous qui buviez ? Ne [devez-vous] pas [obéir] aux paroles que Jéhovah a criées par le moyen des anciens prophètes, alors que Jérusalem était habitée et tranquille, avec ses villes tout autour d’elle, et alors que le Négueb et la Shéphéla étaient habités ? ’” (Zacharie chapitre 7; 1 Corinthiens 13:1-8). Jéhovah Dieu demande de la sincérité et de l’amour pour Lui et ses principes contenus dans sa Parole la Bible : "Et la parole de Jéhovah des armées vint encore à moi, disant : “ Voici ce qu’a dit Jéhovah des armées : ‘Le jeûne du quatrième [mois], le jeûne du cinquième [mois], le jeûne du septième mois et le jeûne du dixième mois deviendront pour la maison de Juda allégresse, joie et bonnes époques de fêtes. Aimez donc la vérité et la paix" (Zacharie 8:18,19).

Alors que s’approche le jugement de chacun de nous qui décidera de notre avenir éternel, peu avant la grande tribulation, Jésus-Christ a recommandé l’humilité, la modestie et une juste appréciation de nous-même. Jésus-Christ a utilisé plusieurs illustrations comme celle du collecteur d’impôt repentant et du pharisien vantard, ou encore de l’invité au festin de mariage cherchant la première place, pour montrer qu’il est important de ne pas avoir une trop haute opinion de soi-même, particulièrement lorsque nous prions. Concernant cette dernière illustration, voici ce qu’il est écrit : "Il donna alors un exemple aux invités, parce qu’il remarquait comment ils se choisissaient les places les plus en vue ; et il leur disait : "Quand tu es invité par quelqu’un à un festin de mariage, ne va pas te coucher à la place la plus en vue. Il se pourrait que, le même jour, quelqu’un de plus honorable que toi ait été invité par lui, et celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘ Laisse la place à cet homme. ’ Et alors tu commenceras avec honte à aller occuper la dernière place. Mais quand tu es invité, va t’étendre à la dernière place, pour que, quand viendra celui qui t’a invité, il te dise : ‘ [Mon] ami, monte plus haut. ’ Alors il y aura pour toi de l’honneur devant tous les autres convives. Car tout homme qui s’élève sera humilié, et celui qui s’humilie sera élevé” (Luc 14:7-11 ; Romains 12:3).

Par conséquent réjouissons-nous de la miséricorde de Dieu, envers "les fils prodigues", "les collecteurs d’impôts repentants", "les travailleurs de la onzième heure", qui survivront à la grande tribulation, tout en nous considérant personnellement et sincèrement, comme le dernier des humains digne de cette miséricorde de Dieu et du Christ (Luc 18:9-14).