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BIBLE EN LIGNE (Comparaison de traductions en Français)       

BIBLE EN LIGNE (Plusieurs langues proposées)

BABYLONE LA VILLE QUI DÉFIA

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU SUR TERRE

La ville de Babylone était dans l’actuel Irak, non loin de Bagdad, au sud, au bord du fleuve Euphrate

La ville de Babylone était dans l’actuel Irak, non loin de Bagdad, au sud, au bord du fleuve Euphrate. Pour bien comprendre ce que cette ville représentait spirituellement, il est nécessaire de comprendre pourquoi elle a été construite à l’origine : Pour défier la souveraineté de Jéhovah sur Terre.

Le fait de reconnaitre que Jéhovah est le Seul qui doit être adoré d’une façon exclusive, est étroitement lié à la reconnaissance de sa souveraineté, tant au ciel que sur terre: "Et chaque fois que les créatures vivantes rendent gloire et honneur et action de grâces à Celui qui est assis sur le trône, Celui qui vit à tout jamais, les vingt-quatre anciens tombent devant Celui qui est assis sur le trône et adorent Celui qui vit à tout jamais, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant: "Tu es digne, Jéhovah, oui notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, parce que tu as créé toutes choses, et à cause de ta volonté elles ont existé et ont été créées"" (Révélation 4 :9-11). Le contexte montre bien que l’adoration réservée à Jéhovah, et le fait de reconnaitre sa souveraineté, font un :"ils jettent leurs couronnes devant le trône".

Lorsque Nimrod, fondateur de ce qui serait plus tard la ville et le royaume de Babylone, décida de faire une tour pour fédérer la population mondiale, autour de sa personne et de son royaume, il se révolta contre l’adoration exclusive due à Jéhovah et son droit légitime à la souveraineté : "Et Koush devint père de Nimrod. Il fut le premier à devenir un homme puissant sur la terre. 9 Il se montra un puissant chasseur en opposition avec Jéhovah. C’est pourquoi il y a un dicton : “ Comme Nimrod, puissant chasseur en opposition avec Jéhovah. Et le commencement de son royaume fut Babel (Babylone)" (Genèse 10:8-10). "Puis ils dirent : “Allons ! Bâtissons-nous une ville et aussi une tour dont le sommet soit dans les cieux, et faisons-nous un nom célèbre, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la surface de la terre" (Genèse 11:4). L’expression "une tour dont le sommet soit dans les cieux", était un défi symbolique à la souveraineté de Jéhovah, étant Lui-même le Dieu des Cieux. L’expression Babylone "la grande" de l’Apocalypse (Révélation), fait allusion à ce projet d’autonomie gouvernementale terrestre, qui défiait la souveraineté du Dieu des Cieux, mais aussi de la Terre.

Par conséquent, d’après le contexte biblique, le symbolisme en relation avec Babylone, ne peut pas être uniquement "religieux" (lié à l’adoration), étant séparé en même temps, d’un concept politique (lié à la souveraineté), parce qu’ils sont tout simplement imbriqués et indissociables. Ces concepts (séparés) de "religion" et de "politique", ne sont pas bibliques (Quand bien même 2 Rois 17:26-33,44, le mot d’origine latine "religion" apparait, pour traduire le mot hébreu מִשְׁפָּט (mishpat) (Strong’s Concordance (H4941), il a plutôt le sens général de jugement ou loi de divine). Ils viennent de la philosophie gréco-romaine qui admet leur séparation dans l’administration de la cité.

Dans le récit historique de la Bible, ces concepts de souveraineté "politique" et souveraineté "sacerdotale" étaient complètement imbriquées et inséparables. Non seulement en Israël, mais dans les nations voisines comme l'Égypte, la Syrie, Babylone, les gouvernements étaient à la fois, théocratiques et monarchiques, le roi étant souvent, soit le représentant de la souveraineté d’un dieu sur terre, ou l’incarnation même d’un dieu. Tout comme la chute politique et militaire de l’ancienne puissance mondiale de Babylone, représentait la destruction de cette rivalité terrestre contre la souveraineté de Dieu, il est en de même, de nos jours, pour ce qui est du symbolisme de la chute et la destruction de Babylone la Grande (Révélation 14:8). Depuis le début de l’humanité, l’enjeu est l’adoration par la reconnaissance de la souveraineté sur terre (Genèse 3). Dans la prière modèle, Jésus-Christ met ces deux enjeux au début de la prière : "Notre Père qui est aux cieux, que ton Nom soit sanctifié (adoration), que ton Royaume vienne (souveraineté)" (Matthieu 6 :9,10).

BABYLONE LA GRANDE 

LA CAPITALE DE LA SOUVERAINETÉ DE SATAN SUR TERRE

LA CAPITALE DE LA SOUVERAINETÉ POLITICO-RELIGIEUSE

"Et sur son front était écrit un nom, un mystère : “ Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. ” Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus"

(Révélation 17:5,6)

"Et sur son front était écrit un nom, un mystère : “Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. ” Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus" (Révélation 17:5,6)

Babylone la Grande représente la dimension sacerdotale de la souveraineté du diable sur terre : la spiritualité patriotique et religieuse qui accompagne la souveraineté humaine terrestre, dirigée par Satan, permettant une relative cohésion d’empires et d’états (2 Corinthiens 4:4). Pour mieux comprendre, on peut lire le récit de la dernière des tentations du diable: "Le Diable l’emmena encore sur une montagne extraordinairement haute et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : “ Toutes ces choses, je te les donnerai si tu tombes et fais un acte d’adoration pour moi"" (Matthieu 4:8,9). Dans ce cas, le diable demandait un acte d’adoration et d’allégeance qui représentait la dimension spirituelle de la reconnaissance de sa souveraineté sur terre (temporaire), en échange d’un partage de cette souveraineté. Jésus-Christ a rejeté très fermement son offre, en lui disant que l’adoration exclusive appartient à Jéhovah : "Alors Jésus lui dit : “ Va-t’en, Satan, car il est écrit : ‘ C’est Jéhovah ton Dieu que tu dois adorer, et c’est à lui seul que tu dois offrir un service sacré’ ”" (Matthieu 4:10). Dans sa réponse le Christ oppose à l’offre du diable, le fait que chaque humain doit offrir un service sacré (en acte d’adoration) à Dieu. Où offre-t-on le service sacré ? Dans un temple, qui est actuellement spirituel. Ce qui démontre que l’adoration (politique ou religieuse) est étroitement liée à la reconnaissance de la souveraineté de celui que l’on est sensé adoré, soit Dieu ou soit le diable.

Les chrétiens de l’église primitive et ceux qui ont vécu au XXème siècle (mais aussi actuellement), ont été confrontés à cette même épreuve : leur adoration exclusive à Dieu (par un service sacré) et l’obéissance à son Fils Jésus-Christ, a été mise à l’épreuve, face à une autre forme d’adoration politico-religieuse, exigée sous peine d’emprisonnement et souvent de mort. Les saints ont souvent payé de leur liberté et de leur vie, leur attachement à Dieu et à son Fils Jésus-Christ, dans les fausses aux lions, les camps de concentration, les goulags, les emprisonnements (Voir Hébreux 11 :32-38). C’est pour cela que la Révélation décrit Babylone la Grande, capitale de la souveraineté de Satan sur terre, comme une sanguinaire : "Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus" (Révélation 17:6).

En Jean 4:23, Jésus-Christ a mentionné les "vrais adorateurs", par conséquent Babylone la Grande ne peut que représenter la capitale symbolique des "faux adorateurs". Elle représente la souveraineté terrestre de Satan, par l’intermédiaire des humains qui la vénère par divers objets cultuels, comme des statues ou des drapeaux et des rites politico-religieux, tels que des prières et des hymnes non adressés à Dieu, mais à d’autres dieux ou saints, ou tout simplement à la patrie, à des dictateurs… L’ancienne ville de Babylone fait référence à la première tentative d’organiser un royaume autour de l’adoration mondiale de Satan le diable, dont Nemrod voulait être le premier fondateur et autocrate ou dictateur terrestre. L’ancienne ville de Babylone devait être la capitale terrestre d’une souveraineté rivale à celle qui appartient de droit à Jéhovah (Genèse 10:8,9 ; 11:4 "Nemrod un puissant chasseur en opposition avec Jéhovah"). Babylone était l’antithèse de la ville de Jérusalem qui est la capitale spirituelle des "vrais adorateurs" de Jéhovah (Jean 4:23).

Dans le livre de la Révélation, la Nouvelle Jérusalem représente la future épouse céleste du Roi Jésus-Christ (Révélation 21 :2). Il est écrit que la future gouvernance terrestre de la Nouvelle Jérusalem sera à la fois royale et sacerdotale. Elle représente un royaume (Révélation 5 :10). De même, Babylone la Grande est une ville décrite comme "royaume sur des rois" (Révélation 17 :18). Ce royaume sur les rois est l’exercice d’une souveraineté sacerdotale autour d’une adoration qu’elle soit dans le cadre d’un temple (religieuse) ou d’une cérémonie patriotique (politique).

Babylone la grande est décrite comme une prostituée, qui commet la fornication avec les rois de la terre (Révélation 18 :3). En cela elle ressemble à Jézabel, mentionnée dans le livre de la révélation : "Toutefois, j’ai ceci contre toi : c’est que tu tolères la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, et elle enseigne et égare mes esclaves, les amenant à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles" (Révélation 2:20). On peut considérer que ce passage est une définition simple de Babylone la Grande : une prophétesse qui organise l’adoration de Satan sur terre. Dans la Bible elle est décrite comme celle qui a encouragé le culte de Baal, une adoration rivale à la vraie adoration de Jéhovah (1 Rois 17 :31 ; 18 :19). Dans le récit biblique c’était elle qui manipulait son mari, le roi Achab, même jusqu’à organiser des meurtres (1 Rois 21 l’assassinat de Naboth). Par conséquent, Babylone la Grande est l’allusion à la première ville organisée comme adoration rivale à celle de Jéhovah, comparée à Jézabel la prophétesse de Baal.

Dans la Bible, il y a le concept de la souveraineté de Dieu par la royauté, et la souveraineté de Dieu par l’adoration (ou le service sacré) qui lui est due, par la prêtrise.

Ces deux concepts, d’administration de la cité par un roi ou des princes (politique) et d’administration de la prêtrise, quoique différents sont indissociables. Par exemple dans la Bible, les 144000 ont la fonction de représentation de la souveraineté de Dieu, par la fonction royale (administration de la cité) et la souveraineté sacerdotale (administration du temple spirituel) (Révélation 5:10). Il est intéressant de noter que l’autel de cuivre, dans la cour du temple sanctuaire avait quatre cornes aux quatre angles (Exode 29:12). Que symbolisaient ces cornes ? Elles symbolisaient tout simplement la souveraineté de Dieu : "Quant à Jéhovah, ceux qui combattent contre lui seront terrifiés ; contre eux il tonnera dans les cieux. Jéhovah lui-même jugera les extrémités de la terre, afin de donner de la vigueur à son roi, afin d’élever la corne de son oint" (1 Samuel 2 :10). Dans ce texte, le symbole de la corne est associé à l’exercice de la royauté comme expression de la souveraineté de Jéhovah. Tandis que dans le temple, les quatre cornes étaient associées à l’exercice de la souveraineté de Jéhovah par la prêtrise, dans le cadre de l’adoration exclusive (ou du service sacré).

Même dans le livre de la Révélation, il y a un passage qui montre que Babylone la Grande n’est pas le symbole opposé à ce qui représente la souveraineté des rois sur terre. En Révélation 18:9,10, il est écrit que les "rois de la terre pleureront Babylone la Grande". Cela démontre que si Babylone la Grande devait représenter seulement la fausse "religion", détruite par l’expression de la souveraineté politique humaine (représentée par les rois de la terre), ne semble pas conforme au contexte du livre de la Révélation. La fausse adoration dépasse largement le contexte seulement "religieux", l’adoration d’un faux dieu dans un temple, par exemple. La fausse adoration peut s’exercer aussi dans un contexte politique, ou dans le cadre d’une nation entière. Le culte d'État le mieux connu est le patriotisme, le chant de l’hymne national (ou adoration) à la patrie (faisant office de dieu impersonnel représentant abstrait de la nation et du peuple) et le salut au drapeau (adoration gestuelle au dieu impersonnel de la Patrie ou la Nation). Des régimes autocratiques ont souvent été organisés dans un culte de la personne d’un dictateur, salué dans un geste "religieux" d’allégeance, voir d’adoration, dans le but de créer une cohésion nationale et patriotique.

Dans le livre de la Révélation chapitre 13, il est décrit une bête sauvage à deux cornes, qui organise une fausse adoration autour de l’image de la bête qui a le chiffre 666. Cette bête sauvage est décrite dans une action "religieuse" alors qu’elle est censée représenter une entité "politique". En quelque sorte cette bête sauvage créé une nouvelle "religion", dans un but "politique". Ce qui démontre que dans la Bible, ces deux concepts gréco-romains ne sont pas séparés, ils sont imbriqués. La fausse adoration s’exerce aussi dans un cadre "politique", elle est très liée à l’exercice de la souveraineté de l’homme sur terre.

À compter de 1991, cette spiritualité patriotique et religieuse qui permettait la cohésion de nations et d’empires, et les grands carnages des deux guerres mondiales, au nom de la Religion et de la Patrie, a commencé à se fissurer d’une façon très accélérée (ce processus avait déjà commencé après 1914 par la disparition et les morcellements des empires austro-hongrois et plus tard Ottoman). Depuis 1991, il y a de très nombreux conflits éparpillés sur la terre qui divisent les nations et font disparaitre des empires par une balkanisation de plus en plus accélérées, avec des revendications d’autonomies ethnico-religieuses extrêmement meurtrières (Exemples, la guerre de l’ex-Yougoslavie, le massacre des tutsis au Ruanda et actuellement le massacre de civils en Syrie, en Irak, en Afghanistan et depuis plusieurs années (pour ces derniers pays d’Orient)).

Comment se réalise la chute et la destruction de Babylone la Grande ? Il s’agit de l’auto-destruction du concept même de la domination humaine sur terre, par le nationalisme et le patriotisme (la chute politique), et de l’autodestruction physique et très accélérée, de cette domination, par les guerres, les attentats, les défis à l’autorité gouvernementale, par des mouvements de masse qui représentent, une liquéfaction et une atomisation internationale, de la cohésion de la souveraineté humaine internationale. La suite des examens des prophéties de l’Apocalypse, permettra de mieux comprendre quand ce processus international de destruction c’est accélérée, jusqu’à nos jours. Il est nécessaire d’identifier ce que représente, l’image de la bête qui a le nombre-nom, 666, de Révélation 13. Nous verrons que cette image correspond à la bête sauvage de Révélation 17.

IMAGE DE LA BÊTE:

LES ARMÉES DE L’ONU

(Mises à sa disposition par les nations)

"Et on lui a accordé de donner souffle à l’image de la bête sauvage, afin que l’image de la bête sauvage parle et fasse aussi que soient tués tous ceux qui n’adoreraient en aucune manière l’image de la bête sauvage"

(Révélation 13:15)

"Et on lui a accordé de donner souffle à l’image de la bête sauvage, afin que l’image de la bête sauvage parle et fasse aussi que soient tués tous ceux qui n’adoreraient en aucune manière l’image de la bête sauvage" (Révélation 13:15)

En Révélation 17:18, il est écrit que Babylone la Grande est un royaume, ou l’expression d’une souveraineté. En Révélation 13, mais aussi 17, les bêtes sauvages sont des royaumes, dont les cornes représentent les rois humains dans leur rôle militaire pour défendre leur souveraineté par la force. Ces bêtes sauvages, comme dans la prophétie de Daniel, sont l’expression de la souveraineté humaine par le moyen des armées (Daniel 7 et 8). Jésus-Christ a aussi décrit les armées romaines sous les traits d’une chose immonde (un animal impur) qui cause la désolation : "Quand donc vous apercevrez la chose immonde qui cause la désolation, dont a parlé Daniel le prophète, se tenant dans un lieu saint" (Matthieu 24:15). La prophétie de Daniel fait allusion à un animal : "Et sur l’aile des choses immondes il y aura celui qui cause la désolation ; et jusqu’à une extermination, la chose décidée se déversera aussi sur celui qui est en désolation" (Daniel 9:27b). Ainsi, les bêtes sauvages des prophéties de Daniel, dont une mentionnée dans les prophéties de Jésus-Christ et de la Révélation, représentent une entité militaire qui détruit et qui défend la souveraineté humaine par la force et en ravageant tout sur son passage. Le fait même que ces bêtes soient "sauvages" est contraire la notion même de "politique" qui est l’administration de la cité. Une bête "sauvage" n’administre rien : elle tue, elle dévore, elle déchire, elle écrase, elle cause des ravages : "Et les dix cornes que tu as vues, et la bête sauvage, celles-ci haïront la prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la brûleront complètement par le feu" (Révélation 17:16).

En Révélation 13, il y a principalement trois bêtes sauvages : La première bête monte de la mer, et elle a sept têtes et dix cornes avec un diadème sur chacune d’elles (Révélation 13 :1,2). Le fait qu’elle monte de la mer veut dire qu’elle représente une domination qui vient de l’ensemble de l’humanité actuelle représentée, dans la Révélation, par de nombreuses eaux : "Les eaux que tu as vues, là où est assise la prostituée, représentent des peuples, et des foules, et des nations, et des langues" (Révélation 17:1,15). Les sept têtes représentent des royaumes humains qui sont des montagnes symboliques (Révélation 17 :9). Les dix cornes de la bête avec des diadèmes, représentent l’ensemble des rois dans l’exercice de leur propre pouvoir (Révélation 17:12). Les "noms blasphématoires" sont de toute évidence, les noms patriotiques des nations qui se substituent à la souveraineté de Dieu sur terre.

La deuxième bête sauvage monte de la terre, elle a deux cornes ayant l’aspect d’un agneau, mais elle parle comme un dragon. Le fait qu’elle ait deux cornes, dans ce cas, ne veut pas dire que cette puissance est dirigée par deux rois. Les deux cornes la font ressembler à un agneau inoffensif, mais en fait, elle parle et agit comme un dragon destructeur : "Et elle accomplit de grands signes, pour qu’elle fasse même descendre du feu du ciel sur la terre, sous les yeux des humains" (Révélation 13 :13). Cette bête exerce le pouvoir mondial de la première bête. Elle représente la puissance mondiale actuelle. Le fait qu’elle monte de la terre signifie que cette puissance mondiale militaire est le résultat d’éléments stables du système humains, d’une société organisée par un gouvernement, des institutions et des administrations (Révélation 21:1).

La troisième bête sauvage est le fruit de l’imagination de la deuxième bête sauvage à deux cornes, qui décide de faire une image ou une statue de la première bête (Révélation 13:14-18). Cette troisième bête est décrite en détail en Révélation 17, avec sept têtes et dix cornes, cette fois sans diadème, qui représente des rois qui n’ont pas de pouvoir concret. Dans ce même chapitre, cette image de la bête représente un huitième roi (verset 11). Cette bête n’est que le résultat d’un vague concept humain qui consiste à faire une représentation d’une souveraineté qui se veut mondiale : L’ONU. L’expression "qui était mais n’est pas", veut dire qu’elle n’est qu’une "image" ou une représentation de la souveraineté de l’ensemble des nations, qui est, mais n’est pas intrinsèquement l’exercice concret de cette souveraineté (les cornes n’ont pas de diadèmes). L’ONU est l’image ou la représentation de la souveraineté des nations, mais n’est pas concrètement cette souveraineté exercée, de fait, au niveau de chacun des états.

Le croisement entre Révélation 13 et 17, nous permet de mieux comprendre comment s’est réalisée la chute de Babylone la Grande qui mènera à terme à sa destruction définitive, particulièrement par le moyen de la résolution de l’énigme autour du nombre 666 : "C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six" (Révélation 13 :18). Nous verrons que ce nombre 666 est un point de repère qui permet de savoir quand, cette image de la bête a eu ce pouvoir de "une heure" pour détruire Babylone la Grande : "Et les dix cornes que tu as vues représentent dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais ils reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête sauvage (…) Et les dix cornes que tu as vues, et la bête sauvage, celles-ci haïront la prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la brûleront complètement par le feu" (Révélation 17:12,16). Mais aussi, le moment exact, durant cette "heure", où la bête à deux cornes a fait vivre cette "image" ou statue: "Et on lui a accordé de donner souffle à l’image de la bête sauvage, afin que l’image de la bête sauvage parle et fasse aussi que soient tués tous ceux qui n’adoreraient en aucune manière l’image de la bête sauvage" (Révélation 13:15).

La chute et la destruction de Babylone la Grande

"Et les dix cornes que tu as vues, et la bête sauvage, celles-ci haïront la prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la brûleront complètement par le feu. Car Dieu leur a mis au cœur d’exécuter sa pensée, oui d’exécuter [leur] seule pensée en donnant leur royaume à la bête sauvage, jusqu’à ce que les paroles de Dieu se soient accomplies"

(Révélation 17:16,17)

bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six
(Révélation 13 :18)

La mention de la chute de Babylone la Grande est l’annonce d’un évènement historique qui a une portée internationale, comme l’épicentre d’un grand tremblement de terre qui serait mondial. Le lieu géographique de la chute de Babylone la Grande représente cet épicentre qui se trouve dans l’ancienne Babylone, en Irak, près de Bagdad la capitale. La réalisation de cette prophétie est un repère dans le temps très important. Sa compréhension nous permet de comprendre quand a commencé la période décrite par Jésus-Christ en Matthieu 24 :29, qui précède de très peu la grande tribulation : "Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées" (Matthieu 24:29).

Pour bien comprendre le sens de cette prophétie, il faut se rappeler ce qu’a dit Jésus-Christ à propos d’un royaume qui finit par se diviser : "Tout royaume divisé contre lui-même est réduit en désolation, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne subsistera pas" (Matthieu 12:25). Et c’est très exactement ce que décrit cette prophétie biblique, une division du royaume terrestre de Satan "réduit en désolation", par des armées qui détruisent Babylone la Grande. Cette prophétie montre que c’est Dieu qui a provoqué cette situation désastreuse pour Babylone la Grande, la capitale du royaume de Satan. Comment cela ?

Il faut procéder par ordre, partir d’un constat biblique et en le comparant avec les faits historiques qui semblent parfaitement s’encastrer. La démonstration consistera à montrer la corrélation entre le chiffre 666 dont est estampillé l’image de la bête, qui symbolise très exactement le moment où cette image, l’ONU, a pris vie et a exercé une autorité militaire mondiale effective et la Résolution ONU N°666 (Révélation 17 :12 "une heure"). Cette autorité "d’une heure" de l’ONU a été utilisée pour détruire Babylone la Grande (l’Irak), épicentre et début d’une destruction mondiale de la souveraineté humaine qui a commencé début 1991 et qui se poursuivra jusqu’à la grande tribulation. Cette démonstration fera le lien entre le chiffre prophétique 666 et la résolution 666 de l’ONU, au moment de son autorité "d’une heure", qui faisait partie d’une série d’autres résolutions ONU, qui ont mené à la destruction de l’ancienne Babylone, symbolisée par l’Irak.

 Sortez de Babylone la Grande

 "Sortez d’elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne voulez pas recevoir votre part de ses plaies"

 (Révélation 18:4)

Sortir de Babylone la Grande c’est ne plus participer aux cérémonies religieuses qui adorent d’autres dieux que Jéhovah, le seul vrai Dieu. Une telle participation religieuse revient à sacrifier aux démons (1 Corinthiens 10:20-22). Sortir de Babylone la Grande, c’est ne plus participer aux cérémonies patriotiques en chantant des hymnes nationaux et en saluant le drapeau du pays. Sortir de Babylone la Grande, c’est renoncer de prendre les armes pour faire la guerre et tuer son prochain (Matthieu 26:52 "Celui qui prend l’épée, périra par l’épée"). Continuer à pratiquer une telle adoration patriotique reviendrait, à terme, à recevoir la "marque de la bête sauvage" (Révélation 13:16,17).

Sortir de Babylone la Grande, qui une ville spirituelle qui a défié la souveraineté de Dieu, c’est rejoindre la vraie adoration : "Toutefois l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père avec l’esprit et la vérité ; le Père, en effet, cherche des hommes de ce genre pour l’adorer. Dieu est un Esprit, et ceux qui l’adorent doivent l’adorer avec l’esprit et la vérité" (Jean 4:23,24). Jésus-Christ a défini la vraie adoration comme étant celle dirigée vers son Père, qui est Jéhovah. En Révélation 18:4, Dieu désigne ceux qui sortent de Babylone la Grande et qui survivront à la Grande Tribulation pour rentrer dans le futur paradis terrestre comme "son peuple". Il est désigné dans la prophétie de Zacharie, symboliquement comme la ville de "Jérusalem" : "Et à coup sûr je les amènerai, et ils devront résider au milieu de Jérusalem ; et ils devront devenir mon peuple, et moi je deviendrai leur Dieu avec fidélité et avec justice" (Zacharie 8:8). Dans le livre de la Révélation, elle est désignée comme la ville sainte d’où ceux qui se repentent, rendent gloire à Dieu (Révélation 11:2,13).

Dans le paradis terrestre, cette ville sainte sera la Nouvelle Jérusalem (Révélation 21:2). Ceux qui invoqueront et penseront au Nom de Jéhovah seront sauvés, en manifestant leur dans le sacrifice du Christ (Joël 2:32 "tout homme qui invoquera le nom de Jéhovah s’en tirera sain et sauf"; Malachie 3 :16 "Et un livre de souvenir commença à être écrit devant lui pour ceux qui craignent Jéhovah et pour ceux qui pensent à son nom" ; Révélation 7 :9-17 "La grande foule qui survit à la grande tribulation" ; Zacharie 13 :8,9 "La grande foule représentera le "tiers" de l’actuelle humanité, qui survivra").

Pour ceux qui veulent faire partie du peuple de Dieu, qu’ils se rapprochent de la congrégation chrétienne qui remplit ce critère énoncé par Jésus-Christ : "Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez les uns les autres. Par là tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous" (Jean 13:34,35).

L’IMAGE DE LA BÊTE SAUVAGE

ET SON NOMBRE 666

"C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six"

(Révélation 13 :18)

"C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six"
(Révélation 13 :18)

Cet examen biblique est basé sur le lien entre la mention du nombre 666, inscrit sur l’image de la bête mentionnée en Révélation 13 :14-18 et la chute de Babylone la Grande qui est le début de processus de destruction internationale qui se conclura à la grande tribulation : "Et un autre, un deuxième ange, a suivi, disant : “Elle est tombée ! Babylone la Grande est tombée, elle qui a fait boire à toutes les nations du vin de la fureur de sa fornication !”" (Révélation 14 :8). C’est une démonstration biblique de ce lien, entre le nombre 666 et la chute de Babylone la Grande et comparée aux faits historiques contemporains. Ils expliqueront le rôle de la résolution de l’ONU, N°666, dans la série des autres Résolutions, au moment de la première guerre du Golfe, et peu avant la destruction de l’Irak, ancien berceau de Babylone, au sud de Bagdad, la capitale.

Pour cela il convient de mentionner comment est structuré le livre biblique de la Révélation, de manière très simple, concise pour faciliter au mieux la compréhension. La Révélation a quatre parties principales :

1 - L’introduction (Révélation 1 à 5) : elle présente le cadre symbolique du récit des diverses énigmes prophétiques : la présentation du roi glorifié Jésus-Christ, dans le saint du temple sanctuaire spirituel (Révélation 1-3). La description de la gloire de la présence de Jéhovah Dieu, dans le Très-Saint du temple sanctuaire spirituel (Révélation 4 et 5).

2 – L’ouverture des sept sceaux (Révélation 6 à 22) : Ces sept sceaux représentent des plaies et l’exécution des jugements de Dieu et ainsi que la destruction des œuvres de Satan et de son système de choses qui a fait souffrir l’ensemble de l’humanité durant des milliers d’années. Ceux qui survivront à cette destruction seront éternellement bénis par Dieu (Révélation 7 et 20-22). L’ouverture du septième sceaux est un récit qui a deux parties principales qui constituent la troisième et quatrième partie de la Révélation (Révélation 8-22).

3 – Les plaies (contre le système de Satan) des sept trompettes (Révélation 8 :6 au chapitre 15). Ces plaies atteignent seulement le "tiers" de l’ensemble du système de choses humain.

4 – Les plaies (contre le système de Satan) des sept bols (Révélation 16 :1 au chapitre 22). Ces plaies sont de fait, trois fois plus puissantes que celles des sept trompettes car elles atteignent la totalité du système de choses humain.

Une lecture attentive des récits des sept trompettes et des sept bols nous permet de comprendre qu’ils se correspondent sans être identiques. Leur juxtaposition respective permet une meilleure compréhension des énigmes prophétiques. Prenons quelques exemples :

La première trompette : "Et le premier a sonné de la trompette. Et il y a eu de la grêle et du feu mêlé de sang, et cela a été jeté sur la terre ; et le tiers de la terre a été brûlé, et le tiers des arbres a été brûlé, et toute la végétation verte a été brûlée" (Révélation 8 :7).

Le premier bol : "Et le premier s’en est allé et a versé son bol sur la terre. Et un ulcère pernicieux et malin est venu sur les hommes qui avaient la marque de la bête sauvage et qui adoraient son image" (Révélation 16 :2).

À première vue les deux récits sont complètement différents. Néanmoins, ils un point commun, les deux plaies s’attaquent à la planète "terre". La première plaie des trompettes s’attaque à ce qui constitue la source de subsistance comme nourriture pour l’humanité, la terre qui est brûlée, les arbres et la végétation. La première plaie des bols s’attaque à la santé de l’humanité. Si on juxtapose les deux récits, nous avons un cadre complet. La plaie des bols non seulement multiplie par trois, mais augmente la gravité de la plaie des trompettes. Il faut voir les différences dans les récits comme un complément d’informations qui permettent d’avoir un cadre descriptif plus complet.

La deuxième plaie (trompette et bol), s’attaque à la mer, la troisième, a l’eau douce, la quatrième au soleil, lune et les étoiles comme source de lumière pour l’humanité et ainsi de suite. De toute évidence, les récits de ces sept plaies quoique parfois très différents, ils se correspondent par leur complémentarité respective.

Sur la base de ce constat biblique, nous allons nous arrêter sur les récits de la septième trompette et du septième bol. Les deux récits confondus mentionnent la royauté du Christ, la persécution des saints, la chute de Babylone la Grande, le mariage de l’agneau et la grande tribulation. Le récit de la septième trompette a cette particularité de répéter deux fois un évènement prophétique, de manière différente (comme les sept trompettes et les sept bols). Prenons pour exemple les circonstances du couronnement du Christ dans les cieux en Révélation 12:1-6 et 12:7-12 :

1 – La guerre dans les cieux pour expulser Satan et les démons en Révélation 12:1-4 : La femme céleste crie de douleur avant de donner naissance à l’enfant (le royaume de Dieu), tandis que le dragon se tient devant elle, prêt à le dévorer. Les cris de douleurs de la femme céleste correspondent à la guerre dans les cieux pour en débarrasser de la présence de ce dragon céleste. Cette compréhension est confirmée par le récit parallèle de Révélation 12 :7-9 (répétition). Il mentionne directement la guerre dans les cieux pour expulser Satan et les démons aux environs de la terre, avant la naissance de l’enfant, du royaume de Dieu dans les cieux, par l’intronisation céleste du roi Jésus-Christ.

2 – La naissance de la royauté céleste du Christ (Révélation 12 :5) : La femme donne naissance à l’enfant. Après la victoire sur Satan et les démons, l’intronisation dans les cieux du Roi Jésus est célébrée (Révélation 12:10 (répétition)).

3 – La protection de la femme céleste (Révélation 12 :6 "1260 jours" comparer avec (répétition) 12 :14 "un temps et des temps et la moitié d’un temps").

4 – La persécution de la femme (Comparer Révélation 12 :13 et (répétition) 12 :15).

5 – La persécution au reste de la semence de la femme céleste (Comparer Révélation 12 :17 et le récit beaucoup plus long et détaillé de Révélation 13 :1-15 (répétition)).

Après ce constat biblique, abordons la partie du récit de la septième trompette, qui correspond à l’annonce de la chute de Babylone la Grande et du mariage de l’agneau, en le comparant avec le récit du septième bol. Néanmoins, cette fois nous commencerons la comparaison en partant du récit du septième bol, parce qu’il est beaucoup plus long et précis, voir plus clair, pour ce qui est de la chronologie des évènements :

1 – Le récit très détaillé des circonstances qui ont mené à la chute et la destruction de Babylone la Grande : Révélation chapitres 17, 18 et 19:1-3.

2 – La proclamation du mariage de l’agneau (Jésus-Christ et les 144000) : Révélation 19:6-10.

3 – Le récit dramatique de la grande tribulation : Révélation 19:11-21.

Dans le récit du septième bol, la chronologie des évènements n’est pas difficile à comprendre. Dans le récit parallèle de la septième trompette c’est moins évident de percevoir cette même chronologie, qui existe bibliquement pour deux raisons. La première raison a été expliquée plus haut, il y a une répétition de la déclaration prophétique. La deuxième raison est l’énigme du nombre 666 qui apparait subitement dans le récit sans savoir, au départ à quoi cela correspond. Le nombre 666 est la fameuse inconnue de l’équation prophétique. Comment savoir à quel évènement correspond ce nombre 666 ? Il suffit d’appliquer la même succession des trois évènements principaux, mentionnés ci-dessus, en tenant compte de la fameuse répétition de la déclaration, pour savoir à quel évènement correspond le nombre 666. Le récit de la septième trompette :

1 – Le récit du nombre énigmatique 666 (Révélation 13 :16-18).

2 – La description de Jésus-Christ et des 144000, qui ne peut que correspondre à l’évocation du mariage de l’agneau (Comparer Révélation 14 :1-5 et 19 :6-10).

À partir de Révélation 14 :6, il y a ce qui devrait correspondre à la répétition de la proclamation de la chute de Babylone la Grande, et la proclamation du mariage de l’agneau, exprimée de façon différente:

1 – La prédication de la Bonne Nouvelle et la proclamation de la chute de Babylone la Grande (Révélation 14 :6-12).

2 – L’évocation de la récompense des saints qui participeront ou assisteront au mariage de l’agneau (Comparer Révélation 14 :13 avec Révélation 19 :6-10).

Et ensuite il y a le récit prophétique de la grande tribulation en Révélation 14 :14-20 (comparer avec Révélation 19 :11—21).

Le constat biblique est le suivant : si l’on juxtapose les deux répétitions de Révélation 13 :16-18 à 14 :1-5, et Révélation 14:6-13, on se rend compte que le chiffre énigmatique 666 correspond à la séquence parallèle de la déclaration de la chute de Babylone la Grande (Comparer Révélation 13 :16-18 et 14:6-12 (séquence parallèle) : proclamation de la chute de Babylone la Grande; 14:1-5 et 14:13 (séquence parallèle) : allusion au mariage de l’agneau).

Maintenant, dans la dernière partie de cet examen biblique, nous verrons la relation du nombre 666, mentionné en Révélation 13 :16-18 et la résolution ONU, n° 666, afin de savoir si les évènements historiques contemporains, peuvent correspondre à la chute de Babylone la Grande mentionnée dans la Bible. Nous verrons à quelle étape chronologique cela correspond, concernant les signes qui précèdent de très peu, la grande tribulation (Matthieu 24 :29).

LA RÉSOLUTION ONU N°666

Le Nombre 666, correspond à la Résolution de l’ONU N°666 faisant partie de la série d’autres Résolutions concernant l’Irak.
Ce nombre 666 permet de savoir quand Jéhovah Dieu a mis dans le cœur de la bête sauvage, l’idée de commencer à détruire Babylone la Grande

Ce nombre 666 mentionné dans la prophétie de Révélation 13 :16-18, est un point de repère extrêmement précis dans la chronologie des évènements, afin de connaitre le moment où commence la destruction de Babylone la Grande et la période mentionnée par Jésus-Christ en Matthieu 24 :29. Ce nombre 666 permet de savoir quand Jéhovah Dieu a mis dans le cœur de la bête sauvage, l’idée de commencer à détruire Babylone la Grande (Ce processus est expliqué après):

"Et elle oblige tous les gens, les petits et les grands, et les riches et les pauvres, et les hommes libres et les esclaves, pour qu’on donne à ceux-ci une marque sur leur main droite ou sur leur front, et pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui a la marque, le nom de la bête sauvage ou le nombre de son nom. C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six" (Révélation 13 :16-18).

La mention d’autoriser ou non, d’acheter ou vendre, est de fait, le droit d’organiser un embargo ou des sanctions économiques. Et c’est l’idée générale de la Résolution N°666 concernant l’Irak (Babylone) (13 septembre 1990). Elle rappelle des termes de la Résolution N°661 (6 août 1990), sur une "sanction internationale" sous la forme d’un embargo et de sanctions économiques. Cependant, cette résolution 666, demande de tenir compte des besoins humanitaires en fournissant de l’aide alimentaire pour les personnes les plus vulnérables (enfants, malades, personnes âgées…). En fait la Résolution N°666 légifère sur la façon de procéder à l’embargo décrété par la Résolution 661, en stipulant que l'on doit tenir compte en même temps des besoins humanitaires des pays concernés (Irak-Koweït). La résolution de l'ONU 666, mentionne la réglementation d'un embargo contre l'Irak (Babylone), comme Révélation 13:16-18, associé avec le chiffre 666.

Le Nombre 666, correspond à la Résolution de l’ONU N°666 faisant partie de la série d’autres Résolutions concernant l’Irak (660, 661, 662, 664, 665, 666, 667, 669, 670, 674, 677 et 678). Finalement, c’est la Résolution ONU 678 (29 novembre 1990) qui autorisera la coalition militaire de 33 pays, à détruire par des bombardements massifs, l’Irak, le lieu d’origine de Babylone la Grande, la ville qui fut le berceau de la fausse adoration, par la première guerre du Golfe (Tempête du Désert (17 janvier 1991-28 février 1991)). Ce fut le début, comme un épicentre, de la destruction de Babylone la Grande, jusqu’à ce que Dieu ait considéré que cette prophétie soit complètement réalisée, juste avant la Grande Tribulation (Révélation 17, 18 et 19:1-3). Cette destruction massive est la confirmation que la bête sauvage n’est pas une entité "politique", mais plutôt une entité militaire pour causer des ravages, telle une bête "sauvage" qui blesse et qui tue (Révélation 17:15-18).

Si nous comparons les termes de cette résolution 666 (jumelée avec la résolution 661), avec Révélation 13:16-18, la similitude est frappante car la prophétie évoque un "embargo" envers ceux qui n'ont pas la "marque" de la bête ou ne respecte pas la souveraineté humaine dans sa dimension nationaliste et patriotique. Cette similitude est un point de repère prophétique qui nous permet de comprendre que cette première guerre du Golf contre l’Irak, l’ancien berceau de Babylone la Grande, est le point de départ de la destruction générale de la souveraineté de Satan sur terre. Babylone la Grande est le symbole mondial de cette souveraineté terrestre. Si nous faisons bien attention au contexte de Révélation chapitre 13, ces sanctions, envers ceux qui n’ont pas la marque de la bête sauvage, devaient s’appliquer aux saints, les vrais adorateurs (Voir Révélation 13:7,8). Mais en recoupant le récit de Révélation 13 avec le chapitre 17:16-18, Dieu a fait en sorte que Satan et son système tombe dans le trou qu’eux-mêmes avaient creusé. Dieu a mis dans le cœur de l’image de la bête sauvage de détruire la capitale de la fausse adoration, en enclenchant du même coup un processus d’autodestruction générale de l’ensemble de la souveraineté humaine sur terre : "Avec qui se garde pur tu te montreras pur ; et avec le tortueux tu te montreras retors" (Psaumes 18 :26).

"Le rêve de Saddam Hussein"

Pour mieux démontrer la corrélation très étroite entre la prophétie de Révélation sur le Nombre-nom 666 et la destruction de Babylone la Grande, au regard des intentions de l’ancien dictateur Saddam Hussein, ancien chef d'état (décédé) de l'Irak (Babylone), juste avant cette guerre, voici ce que nous pouvions lire dans l'article du Monde.fr daté du 17 avril 2003 (Sous le titre mentionné ci-dessus): "La reconstruction du palais de Nabuchodonosor II, symbolisant l'ancien prestige de Babylone (IRAK), était pour Monsieur Saddam Hussein le symbole architectural fédérateur du monde arabe (comme Nasser, ancien chef d'état Égyptien), de son objectif politico-religieux : '"Recréer le pouvoir du Califat (sunnite) de Bagdad" (Fin de citation). Cependant, le commencement de l'accomplissement de cette prophétie en Irak, aurait et a actuellement une répercussion, dans tout le Moyen Orient et l’ensemble du monde, par les divers attentats religieux.

Cet article montre bien que depuis la première guerre du Golfe, il y a une accentuation d’une guerre mondiale sous l’aspect d’une croisade orchestrée par les nations occidentales militarisées "chrétiennes", mais aussi de confessions judaïques (sionistes militarisées), contre des combattants musulmans qui ont décrété un "Djihad" ou guerre sainte contre les infidèles (occidentaux), dont l’objectif principal est de multiplier les Califats au gré de leurs conquêtes. Néanmoins, c’est la révolution Islamique (chiite), Iranienne en 1979, au moment de la guerre froide, qui a véritablement enclenché les différents Djihads (sunnites et chiites) qui se poursuivent actuellement. Leur premier objectif était, de combattre le communisme, particulièrement en Afghanistan. Après 1991, après la chute de l’union soviétique, les djihads se sont retournés contre les occidentaux (qui les avaient armés en Afghanistan), par des guerres territoriales (Dans le Caucase (Tchétchénie), l’Ex-Yougoslavie et DAESH (Syrie/Irak)), et des attentats commandités et disséminés sur toute la terre (principalement par le moyen des réseaux sociaux d’Internet (commandités par diverses branches d’Al-Qaïda dans le monde (avec des dénominations différentes))).

DAESH, (EIIL (Etat Islamique en IRAK et au Levant)) (un groupe paramilitaire islamique (sunnite), qui combat les puissances militaires occidentales au Moyen-Orientn), a repris à son compte cet objectif politico-religieux de l’établissement d’un Califat avec l’établissement de la loi de la Charia, et un Djihad par conquête territoriale: "Recréer le pouvoir du califat (sunnite)" en détruisant toutes les frontières au Moyen-Orient, créées par les nations occidentales, particulièrement par les Britanniques et les Français, afin d'unifier le monde arabo-musulman en une seule nation unie, en un Califat. D'autres mouvements religieux paramilitaires ont emboité le pas à ce groupe islamique (Voir le Monde Diplomatique "Les principaux groupes armés islamistes sunnites", Article de Cécile Marin, février 2015). Le "printemps arabe" (janvier 2011), qui est de fait un "soulèvement" arabe dans tous les états du pourtour méditerranéen, a été récupéré pendant un temps, avec succès, par les "frères musulmans" en Égypte. Néanmoins, cette expérience gouvernementale a tourné court, à cause d’un coup d’état de l’armée. Si la propagande médiatique occidentale proclame une victoire territoriale sur DAESH, le conflit continue dans d’autres lieux géographiques, et par des attentats inspirés ou commandités dans les réseaux sociaux.

Dans le contexte de ce conflit politico-religieux international, la fin de la prophétie de Daniel chapitre 11 et le début du chapitre 12, indique que c’est au Moyen-Orient qu’il faut fixer notre attention comme observateurs perspicaces de l’accomplissement des prophéties bibliques qui annoncent la fin de ce système de choses par une grande tribulation. Il faut fixer notre attention sur l’actuel Israël, l’actuelle Jérusalem, la Syrie/Liban (Au nord) et l’Irak/Iran, au levant (Daniel 11:44-45 à 12:1).

Ces trois grandes branches religieuses, "chrétienne sioniste" militarisée, "judaïque sioniste" et musulmanes djihadistes, qui se font la guerre et s’autodétruisent mutuellement, sont "messianiques", c’est-à-dire qu’elles pensent avoir l’assentiment du Roi Jésus-Christ qui viendra bientôt régler les comptes durant la grande tribulation (Matthieu 25:31-46). Cependant, voici ce qui est écrit dans la Révélation : "Ceux-ci lutteront contre l’Agneau, mais, parce qu’il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, l’Agneau les vaincra. Et ils vaincront, ceux qui sont avec lui, appelés, et choisis, et fidèles" (Révélation 17:14). Le fait qu’ils s’en prennent aux "saints" sans arme et pacifiques, est un acte de guerre contre l’agneau. Cette attaque contre les saints est à mettre en perspective avec la prophétie de l’attaque de Gog de Magog contre le peuple que Dieu est en train de constituer actuellement et qui survivra à la grande tribulation (Ezéchiel 38 :1-16 ; Malachie 3 :16-18 (Dieu est en train de constituer son peuple) ; Révélation 7:9-17 La grande foule qui survivra à la grande tribulation).

Nous sommes actuellement, toujours dans le contexte de l'accomplissement, évoqué prophétiquement dans la Révélation, de la destruction mondiale de Babylone la Grande, à mettre en parallèle avec la période mentionnée en Matthieu 24:29. Quand précisément a-t-elle commencé ? Le plus logique est la date du 6 mars 1991, lors de son discours de l'État de l’Union, présenté par le président Georges Bush (Père), en forme de célébration de cette victoire sur l’Irak, symbole biblique du berceau de l’adoration rivale, Babylone. Il a inauguré ce qu’il a appelé le "Nouvel Ordre Mondial", qu’il pensait être de paix et de sécurité.

Le 6 mars 1991 représente exactement le milieu de la 77ème année du règne du roi Jésus-Christ commencé le 4/5 octobre (15 Tishri) 1914 (Révélation 12:10). Le fait que Dieu ait laissé les nations manifester leur courroux face à l’intronisation céleste de son Fils Jésus-Christ pendant 77 ans, démontre qu’Il est pleinement lent à la colère et abondant en miséricorde : "Et Jéhovah passait devant sa face et proclamait : “Jéhovah, Jéhovah, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère et abondant en bonté de cœur et en vérité" (Exode 34:6 comparer avec le nombre de fois que doit être pardonné notre prochain "77 fois" Matthieu 18 :22 ; Psaumes 2).