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L'ADMINISTRATION DE LA CONGRÉGATION CHRÉTIENNE

SELON LA BIBLE


L’administration de la congrégation chrétienne selon les dernières instructions du Roi Yehoshuah Mashiah (Jésus-Christ)

Ces dernières instructions sont dans les sept messages aux sept congrégations (Révélations chapitres 2 et 3. Dans cette partie on répondra à la question de savoir si les congrégations chrétiennes doivent avoir une centralité mondiale, située dans une grande ville en particulier. La plupart des grandes religions ou communautés chrétiennes, on fait ce choix de la centralisation mondiale, à Rome, à Jérusalem, Moscou et bien d’autres grandes villes du monde. La question est de savoir, si c’est la bonne façon d’administrer les congrégations chrétiennes, telle qu’elle apparaît dans le message aux sept congrégations.

Christ est le chef et le détenteur suprême de l’autorité au sein de la congrégation (1 Corinthiens 11:3). Jésus-Christ a-t-il laissé entendre que la congrégation serait actuellement administrée d’une manière centralisée, comme c’était le cas à l’époque des apôtres ? L’autorité des apôtres et de quelques anciens, était exercée à partir de la ville de Jérusalem (Actes 15 "La question de la circoncision"). Cependant, pour l’administration courante, elle était sous l’autorité des anciens locaux de la congrégation (Hébreux 13:17). Il semble que les grandes communautés chrétiennes actuelles, de taille mondiale, ont retenu cette façon d’administrer de manière mondialisée. Cependant, nous verrons que ce ne devrait plus être le cas, actuellement, selon le livre de la Révélation chapitre 2 et 3.

La raison de la centralité à Jérusalem

La raison de la centralité de la congrégation chrétienne était principalement due au fait que Jésus-Christ avait désigné 12 apôtres qui constituaient, le point de départ de cette congrégation naissante, à Jérusalem. D’après le récit des Actes, particulièrement après la mort du disciple Etienne, une vague de persécution a éparpillé les chrétiens aux quatre coins de l’empire Romain, vers le pourtour du bassin méditerranéen. Les apôtres et des anciens, étaient restés à Jérusalem. Cependant, il y a deux facteurs qui ont contribué à faire disparaitre cette centralité, particulièrement sur la ville de Jérusalem. La première est la mort, à terme, des douze apôtres, qui n’étaient pas censés, bibliquement parlant, d’avoir des successeurs pour faire perdurer cette centralité. La seconde, est la destruction de la ville de Jérusalem, en l’an 70 de notre ère, par le général romain Titus. De sorte que les chrétiens n’avaient plus de ville emblématique qui aurait représenté cette centralité mondiale.

Peu avant, son ascension, Jésus-Christ a donné ces instructions à ses disciples: "Vous recevrez de la puissance lorsque l’esprit saint surviendra sur vous, et vous serez mes témoins non seulement à Jérusalem, mais aussi dans toute la Judée et la Samarie, et jusque dans la région la plus lointaine de la terre" (Actes 1:8). Ainsi, dans cette dernière instruction du Christ, Jérusalem est désignée comme le point de départ d’une campagne de prédication mondiale qui durerait jusqu’à son retour, c’est-à-dire, peu avant la grande tribulation (Matthieu 24 et 25). Il n’a jamais désigné une ville où aurait été centralisée une administration mondiale chrétienne. Ce qui est intéressant de noter concernant l’église catholique dont la centralité mondiale est à Rome, le Pape se présente comme successeur de l’apôtre Pierre. Ce qui sous-entend bien que cette centralité n’était justifiée que par la présence des apôtres. Le deuxième point, est que désormais la nouvelle administration des nombreuses congrégations chrétiennes éparpillées dans le monde, a été transmise au dernier apôtre vivant, Jean, par le message aux sept congrégations.

Une administration locale des congrégations chrétiennes

Faut-il actuellement retenir cette manière de centraliser l’administration de la congrégation chrétienne ? Par exemple, alors que l’ensemble des congrégations chrétiennes sont éparpillées sur toute la surface de la terre, faudrait-il un siège international, dans une ville précise du monde, pour administrer l’ensemble de ces congrégations concernant des questions doctrinales ? Pour cela il faut laisser répondre le chef de la congrégation, l’actuel Roi Jésus-Christ.

En Révélation chapitre 1, les sept congrégations sont représentées par sept porte-lampes. Les anges représentant les sept congrégations, sont désignés par les sept étoiles dans la main droite du Christ. En Révélation 2 et 3, les encouragements mais aussi les reproches, parfois très graves, que fait Jésus-Christ glorifié, sont adressés aux sept "anges" des sept congrégations. Il est évident que les "anges" en question ne sont pas ceux qui sont dans les cieux qui n’ont aucune tendance au péché. Qui représentent ces anges responsables devant Jésus-Christ de l’administration des congrégations chrétiennes ? En Révélation1:1, Jean nous informe que la Révélation lui a été transmise par un "ange" (ἄγγελος "angelos" (Strong’s Concordance G32) : "Messenger, by implication pastor"). D’après le contexte, il est évident qu’il s’agit d’un ange ou messager céleste. En Révélation 1:20, le même mot "angelos" est utilisé pour désigner, cette fois un "ange" humain responsable de l’administration d’une congrégation. Ces sept anges représentent donc les intendants, bergers ou messagers humains responsables, devant le roi Jésus-Christ de l’administration de la congrégation locale (La traduction Bible Chouraqui "messager"),  ("messager" (messengers), "dirigeants humains" (humans leaders) Expanded Bible (EXB) ; (GOD’S WORD Translation "messenger")) (1 Timothée 3:1-7).

Ces "anges" ou "messagers" sont les intercesseurs ou ceux qui font le lien entre Jésus-Christ et la congrégation (Jésus-Christ étant l’unique médiateur entre Dieu et l’humanité (1 Timothée 2:5)). Dans cette vision, Jésus-Christ se tient dans le "Saint" du temple spirituel, lieu habituel des prêtres qui brûlaient de l’encens. Ces "anges" ou "messagers" sont aussi des "prêtres" pour la congrégation, au service du grand prêtre Jésus-Christ. D’ailleurs en Malachie 2:7, ils sont désignés comme "messagers" ou "anges" humains de Jéhovah : "Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est la loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées" (Malachie 2:7). Les prêtres avaient trois fonctions majeures en Israël, brûler de l’encens (la prière (Révélation 8:3,4)), l’enseignement et le jugement (Deutéronome 17:8,10-13 ; 21,1,2,5 ; Nombres 5:11-31). Les anciens, les bergers ou les pasteurs de la congrégation ont exactement les mêmes fonctions sacerdotales dans le temple spirituel qu’est la congrégation chrétienne: la prière en faveur des membres de la congrégation (Jacques 5:14), l’enseignement dans la congrégation (1 Timothée 3 :2 "capable d’enseigner"), le jugement dans la congrégation (Matthieu 18:18).

Avant la grande tribulation, le roi Jésus-Christ s’adressera directement aux "anges" des différentes congrégations locales éparpillées dans le monde, pour qu’ils rendent des comptes. La lecture de Révélation chapitres 2 et 3 donne à réfléchir sur la haute responsabilité de ces surveillants des congrégations locales (Matthieu 25). C’est pour cela que le disciple Jacques a écrit : "Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir des enseignants, sachant que nous recevrons un jugement plus sévère" (Jacques 3:1).

Dans les illustrations des administrateurs des "talents" (mais aussi des "mines"), qui rendent des comptes juste avant la grande tribulation, ce sont ces "anges" humains, mentionnés en Révélation 1 à 3. Cependant, il n’y a que trois administrateurs mentionnés, probablement pour illustrer simplement trois formes de jugements principaux, deux favorables et un condamnatoire. Deux administrateurs ont fait leur travail, un mieux que l’autre, néanmoins tous les deux auront la même récompense du maitre. Un troisième qui n’aura pas fait son travail et il sera sévèrement sanctionné par le maitre (Matthieu 25:14-30 (talents); Luc 19 :12-27 (mines)). Ainsi, sur la base de ces différentes informations bibliques, nous comprenons que Jésus-Christ jugera les congrégations et leurs administrateurs respectifs, sur un plan local. Par conséquent l’administration des congrégations chrétiennes se fait sur un plan local. Le ou les administrateurs de la congrégation ont la responsabilité devant Jésus-Christ, de l’ensemble de la congrégation sur un plan local : "Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent constamment sur vos âmes, en hommes qui rendront compte ; pour qu’ils le fassent avec joie et non en soupirant, car cela vous serait préjudiciable" (Hébreux 13:17).

Concernant les différentes dénominations religieuses des congrégations chrétiennes, la Bible est claire, le disciple du Christ est tout simplement un "chrétien", sans dénomination religieuse supplémentaire: "Ce fut d’abord à Antioche que les disciples furent par une providence divine appelés chrétiens" (Actes 11:26). Dans sa prière de conclusion au soir de la dernière pâque, Jésus-Christ a fait cette requête à son Père : "Je fais une demande, non pas seulement au sujet de ceux-ci, mais aussi au sujet de ceux qui ont foi en moi grâce à leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi, pour qu’eux aussi soient en union avec nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé" (Jean 17:20,21). Il convient que toutes les congrégations chrétiennes s’unissent avant la grande tribulation, en faisant au mieux la volonté de Dieu mentionnée dans la Bible : "Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘ Seigneur, Seigneur ’, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux" (Matthieu 7:21-23 ; "Elle a fait ce qu’elle a pu" (Marc 14:8)).

L'administration de la congrégation chrétienne selon la Bible

Pour comprendre comment doit fonctionner une congrégation ou une église chrétienne, il est indispensable de s’en référer au fonctionnement spirituel du Temple qui était à Jérusalem, dans le but d’adorer Jéhovah : "Car toutes les choses qui ont été écrites jadis ont été écrites pour notre instruction, afin que, grâce à notre endurance et à la consolation des Écritures, nous ayons l’espérance" (Romains 15:4).

L’apôtre Paul, sous inspiration, a écrit ceci concernant la dimension prophétique de la Loi donnée à Moïse, par Jéhovah Dieu : "En effet, puisque la Loi possède une ombre des bonnes choses à venir, mais non la substance même des choses" (Hébreux 10:1) ; "car ces choses sont une ombre des choses à venir, mais la réalité relève du Christ" (Colossiens 2:17). De plus, dans les quasiment toutes dernières paroles de la prophétie de Malachie, on peut lire cette exhortation : "Souvenez-vous de la loi de Moïse mon serviteur, par laquelle je lui ai donné ordre en Horeb au sujet de tout Israël, oui des prescriptions et des décisions judiciaires" (Malachie 4:4). Pourquoi une telle exhortation nous serait-eIle utile à notre époque, alors que nous ne sommes plus sous l’autorité de la Loi Mosaïque ? En effet, Christ est la fin de la Loi :"Car Christ est la fin de la Loi, pour que tout homme qui exerce la foi ait la justice" (Romains 10:4).

Il faut bien faire la différence entre le fait que nous ne sommes plus, en tant que disciples du Christ, sous l’autorité de la Loi Mosaïque et sa dimension prophétique, car ce sont deux idées fondamentalement différentes. Le symbolisme des prophéties d'Ézéchiel (37-48) et celui qui lui fait le plus écho, les prophéties de la Révélation (avec d’autres livres prophétiques), est complètement calqué sur le symbolisme de la dimension prophétique de la loi mosaïque, de sorte que, pour reprendre l’expression de la prophétie de Malachie 4 :4, si l’on ne se "souvient pas de la loi de Moïse", ou si l’on ne l’a pas lue, on est dans l’impossibilité absolue de les comprendre ou de les décrypter. De sorte que le fait de comprendre que l’organisation de l’église actuelle chrétienne, doit être calquée sur le symbolisme de la Loi donnée à Moïse, est une vérité biblique fondamentale que même les premiers disciples du Christ avaient comprise.

 LE TEMPLE ET SON FONCTIONNEMENT

LE GRAND TEMPLE

Le temple est un lieu où on l’on adore Jéhovah. Le grand temple avait deux parties majeures (voir la photo du Temple du roi Hérode, au moment où Jésus-Christ a exercé son ministère sur terre. Les commentaires sont écrits en français) :

1 - La cour des gentils (ou des nations), entourée par les fortifications extérieures, constitue le "grand temple".

2 – Le temple sanctuaire est le haut bâtiment en forme de T, avec la petite cour devant son grand porche où il y avait le grand bassin d’eau en cuivre et l’autel du sacrifice.

Dans la photo du temple vue en vision par le prophète Ézéchiel, calqué dans les grandes lignes sur les plans du tabernacle et plus tard du temple de Salomon, nous permet d’avoir une vue plus simplifiée afin de mieux visualiser les explications qui vont suivre.

Selon, la prophétie de la Révélation chapitre 11, le grand temple, avec son temple sanctuaire à l’intérieur, représente à la fois, la planète terre (la cour des nations), en relation avec les cieux avec le temple sanctuaire (le Très-Saint). Voici ce que nous lisons en Révélation 11 : "Et on m’a donné un roseau semblable à un bâton tandis qu’il disait : “Lève-toi et mesure le temple[-sanctuaire] de Dieu et l’autel et ceux qui y adorent. Mais quant à la cour qui est à l’extérieur du temple[-sanctuaire], jette-la dehors et ne la mesure pas, parce qu’on l’a donnée aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois" (Révélation 11:1,2).

"Mais quant à la cour qui est à l’extérieur du temple[-sanctuaire], jette-la dehors et ne la mesure pas, parce qu’on l’a donnée aux nations", cette simple phrase montre que le grand temple symbolisait la planète terre, qui à terme, après les mille ans, sera organisée dans son entier pour adorer Jéhovah : "Et je n’y ai pas vu de temple, car Jéhovah Dieu le Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’Agneau" (Révélation 21:22).

Pour le moment, pour aussi choquant que cela puisse être, la souveraineté humaine, sans l’intervention de Dieu, est exercée dans la "cour des gentils ou des nations", selon Révélation 11:2. La cour des nations n’est pas mesurée parce que, pendant un temps fixé par Dieu, elle n’est pas sous la juridiction de Dieu, mais bien sous celle de la juridiction du diable, selon 1 Corinthiens 4 :4 ("le dieu de ce système de choses" (le diable) actuellement, règne provisoirement, sur la cour terrestre du temple parce qu’elle a été donnée, provisoirement, aux nations). 

LE TEMPLE SANCTUAIRE 

LE TEMPLE DE SALOMON

1 ROIS CHAPITRE 6

Mais que représente le temple sanctuaire ? Il représente le lieu où Dieu a toujours régné, particulièrement, par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ. Il y a un plan simplifié du temple sanctuaire, en trois parties principales (la description se fait comme si on entrait par le porche qui donne sur la cour). Voici la description avec leur signification symbolique respective :

1 – La petite cour du temple sanctuaire, devant l’entrée du sanctuaire, où il y a le bassin d’eau (Sea of bronze), l’autel (Altar). Étant donné que le mobilier était en cuivre, on comprend qu’il s’agit de la petite partie terrestre où Dieu règne actuellement, par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ : la congrégation chrétienne terrestre (Actes 11:26).

2 – Le Saint, la première pièce en entrant dans le sanctuaire (Holy Place). C’est la partie de la congrégation chrétienne terrestre en relation avec les cieux, dont Jésus-Christ est le médiateur (1 Timothée 2 :5). Dans le livre de la Révélation chapitres 1 à 3, l’apôtre Jean, se trouve en vision dans le Saint du temple spirituel, où se trouve Jésus-Christ. Parmi le mobilier tout en or (qui symbolise le céleste) du Saint, il y avait des porte-lampes. Dans le livre de la Révélation, nous avons la signification de leur symbolisme : des congrégations chrétiennes qui ont pour but de faire resplendir la lumière de la Parole de Dieu. Jésus-Christ a désigné ses disciples comme "la lumière du monde" qui rend gloire à Dieu (Matthieu 5 :14-16). Ces chrétiens fidèles, lumières du monde, lorsqu’ils sont tous réunis, constitue une congrégation ou église locale, un porte lampe, qui se trouve dans le Saint du temple sanctuaire. Selon Révélation 2 et 3, dans ce Saint du temple sanctuaire où se trouve Jésus-Christ glorifié, il y a sept congrégations chrétiennes, dans sept villes différentes. Cela démontre que le Saint spirituel, la congrégation chrétienne, fait le lien entre le ciel et la terre. Lorsque Jésus-Christ s’adresse aux "sept portes lampes", il s’adresse à un "ange" responsable du porte lampe ou de la congrégation. S’agit-il d’un ange céleste ? De toute évidence, non. Parfois, Jésus-Christ fait des reproches beaucoup trop graves pour l’imputer à un ange céleste qui est fidèle à Dieu. Le terme "ange" est à prendre dans son sens étymologique, c’est-à-dire, messager. Et le terme "messager" est bibliquement attribué au prêtre : "Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est [la] loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées" (Malachie 2:7). Ce qui veut dire que l’ange de la congrégation désigne le "prêtre" ou le groupe de "prêtres", responsable de la congrégation. Ces "prêtres", dans les congrégations chrétiennes, sont symbolisés par les sept étoiles dans la main droite de Jésus-Christ glorifié.

3 – Le Très-Saint, la pièce du fond, où se trouvait la fameuse arche de l’alliance. C’est le symbole du lieu où habite Jéhovah Dieu, en compagnie des centaines de millions d’anges. Toujours, dans la vision de la Révélaton, à partir des chapitres 4, jusqu’à la conclusion du chapitre 12, il se trouve dans le Très-Saint, du temple sanctuaire spirituel. Pour bien comprendre, que l’on est bien dans le Très-Saint, il est écrit en Révélation 11: "Et le temple[-sanctuaire] de Dieu qui est dans le ciel a été ouvert, et on a vu l’arche de son alliance dans son temple[-sanctuaire]" (Révélation 11 :19). Il n’y a pas de doute, il s’agit bien du Très-Saint du temple sanctuaire car c’est là que se trouvait l’arche de l’alliance, symbole de la Présence Divine. 

Que signifie le vision de l’Arche de l’Alliance ?


L’introduction du livre de la Révélation, qui va des chapitres 1 à 5, a pour lieu, le Sanctuaire lui-même. Dans sa première vision, des chapitres 1 à 3, Jean voit Jésus-Christ glorifié dans son vêtement de prêtre, s’adressant au sept congrégations terrestres, symbolisées par les sept portes lampes, dans le Saint du Temple Sanctuaire. Au chapitre 4, Jean, par vision est introduit en la présence même de Dieu, soit dans le Très-Saint, où se trouvait l’arche de l’Alliance. Dans le chapitre 5, Jean est toujours dans le Très-Saint, lorsque Dieu, en présence des nombreux anges, remet à Jésus-Christ le fameux rouleau à sept sceaux, qui commencera véritablement, la Révélation, à compter du chapitre 6, par l’ouverture des six premiers sceaux.


La présence de Jésus-Christ glorifié qui habite dans les cieux, dans le Saint et la présence des portes lampes, les congrégations terrestres, semblent indiquer que cette partie du temple est médiatrice entre Dieu et l’humanité dans son ensemble. C’est confirmé par ce que l’apôtre Paul écrit en désignant Jésus-Christ comme l’unique médiateur entre Dieu et l’humanité (1 Timothée 2:5). Cependant, dans son rôle de médiation, Jésus-Christ glorifié se sert d’étoiles, ou d’anges ou messagers humains, à la tête de chacun des portes lampes terrestres, les congrégations chrétiennes. Ces hommes à la tête de chacune des congrégations sont des prêtres dans la main droite du Christ, qui ont un rôle de médiation visible entre Dieu et les humains, dans le cadre de l’adoration, que ce soit par la prière ou l’enseignement.


Ainsi, lorsqu’il est écrit que la grande foule sert Dieu dans son temple, mentionnée en Révélation 7:9-17, elle se trouve dans le même lieu que les sept portes lampes, sur terre. Elle est dans le cadre du service sacré dans le temple sanctuaire, soit dans la petite cour, où se trouve l’autel, ou dans le saint, pour les hommes en charge de la prêtrise, dans la congrégation, par la prière ou l’enseignement, en tant qu’anges humains.


En Révélation 6:9, à l’ouverture du cinquième sceaux, il est fait allusion à la résurrection des saints qui, pour leur part réclament vengeance auprès de Dieu, pour leur sang innocent versé sur terre, en raison des persécutions meurtrières. Il est écrit, que leur âme ou sang, représentant leur vie, est au pied de l’autel. Effectivement, au pied de l’autel dans la cour du temple sanctuaire, il y avait des petits canaux, où coulait, le sang des animaux sacrifiés sur l’autel. Selon Révélation 6:9, cette fois, ils ont étaient remplis symboliquement, par le sang innocent des saints morts pour leur foi, et qui sera vengé par Dieu à la grande tribulation. 


En Révélation 11:1-4, l’apôtre Jean, en vision mesure le Temple Sanctuaire. Au verset 2, il est écrit, qu’il ne mesure pas son extérieur, c’est-à-dire, la grande cour, qui a été donnée aux nations. Par conséquent, la grande cour représente l’humanité dans son ensemble, en dehors du service sacré rendu à Dieu, dans le temple sanctuaire, ou en dehors du cadre de la congrégation chrétienne. Le mesurage du temple sanctuaire par l’apôtre Jean, semble indiquer que les normes divines écrites dans la Bible, doivent être appliquées, dans l’enceinte de ce temple sanctuaire. Le fait que ce soit Jean, un humain, qui procède à la mesure, semble indiquer que ces normes chrétiennes, sont maintenues dans l’œuvre pastorale des prêtres ou surveillants des congrégations. Cela est confirmé en Révélation 2 et 3, lorsque Jésus-Christ glorifié donne ses instructions, parfois très sévères, aux sept anges humains responsables des sept congrégations.


Le mesurage de la Nouvelle Jérusalem, est comparable à celui du Temple Sanctuaire, effectué par l’apôtre Jean (Révélation 11:1,2). Ainsi, ces deux mesurages, représentent un jugement (Matthieu 7:2 (Jésus compare le jugement à un mesurage) et Amos 7:7-9 (Jéhovah compare son jugement à l’utilisation d’un fil à plomb)). Jésus-Christ, en Matthieu 19:28 a décrit la période de la "recréation" ou de la résurrection terrestre, comme d’un jugement général de l’ensemble de l’humanité en cours de résurrection.


Cependant, dans le cas de la Nouvelle Jérusalem, cette fois c’est un ange qui mesure avec une mesure d’ange. Cette fois, dans le paradis terrestre, ce seront des mesures certes appliquées par des humains, sous la surveillance directe des anges. La présence d’un ange à chaque porte, soit douze anges, semble les décrire comme les exécuteurs des jugements de Dieu (Révélation 7:1,2 ; 12:7 ; 14:18-20 ; voir aussi Matthieu 13:41,49). Les jugements de Dieu seront décidés pas les 144 000 dans les cieux, notifiés par les princes et les prêtres sur terre, et appliqués de manière effective par les anges. C’est ce qui expliquerait aussi que le mesurage est fait par un ange, à la mesure d’homme (appliqué aux humains (roseau)), c'est-à-dire d’ange (appliqué par des anges (l’or symbolise la matière céleste qui recouvrait tout le mobilier du Saint et du Très-Saint dans le temple sanctuaire)) (Révélation 21:15-17).


Pour résumer, on peut dire que le Temple dans son ensemble représente les Cieux, lieu d’habitation de Dieu, et la Terre, lieu d’habitation des Humains. La cour des gentils du Grand Temple, représente la sphère terrestre en dehors de la congrégation chrétienne, dont le lieu est représenté par le temple-sanctuaire. En Révélation 21:22, il est écrit: "Et je n’y ai pas vu de temple, car Jéhovah Dieu le Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’Agneau". Ce passage semble corroborer le fait que le Très-Saint du temple sanctuaire, est Jéhovah, et le Saint, Jésus-Christ glorifié.

 LE CORPS DU CHRIST

Le temple sanctuaire spirituel (Le Saint), est symbolisé par le corps du Christ, selon l’apôtre Jean : "Les Juifs dirent donc : “Ce temple a été bâti en quarante-six ans, et toi, tu le relèveras en trois jours ? ” Mais il parlait du temple de son corps. Quand donc il fut relevé d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il disait cela ; et ils crurent l’Écriture et la parole que Jésus avait dite" (Jean 2 :20-22). Cela veut dire que le temple sanctuaire spirituel est la modélisation du corps humain lorsqu’il adore Jéhovah. Le corps spirituel de Jésus-Christ, représente le temple sanctuaire spirituel, la congrégation chrétienne administrée pour adorer Jéhovah. C’est ce qu’a expliqué l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 12: "Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun personnellement. Et Dieu a placé ceux-ci dans la congrégation : premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants ; puis des œuvres de puissance, puis des dons de guérisons ; des aides utiles, des aptitudes à diriger, différentes langues. Tous ne sont pas apôtres, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas prophètes, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas enseignants, n’est-ce pas ? Tous n’accomplissent pas des œuvres de puissance, n’est-ce pas ? Tous n’ont pas des dons de guérisons, n’est-ce pas ? Tous ne parlent pas en langues, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas traducteurs, n’est-ce pas ?  Mais continuez à rechercher avec zèle les dons plus grands. Et pourtant je vous montre une voie extraordinaire" (1 Corinthiens 12 :27-31). Les chrétiens organisés en congrégation, avec leurs différentes aptitudes, données par Dieu, représentent dans leur ensemble, le corps spirituel du Christ et le temple-sanctuaire spirituel.

LE CORPS HUMAIN

Néanmoins, l’apôtre Paul et aussi, l’apôtre Pierre, ont souligné que sur un plan individuel, le corps humain du Chrétien qui adore Dieu, peut aussi représenter le temple sanctuaire fait pour adorer Dieu :

"Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, [et ce temple,] c’est ce que vous êtes" (1 Corinthiens 3 :16).

"Mais j’estime juste, aussi longtemps que je suis dans ce tabernacle, de vous stimuler par mes rappels, sachant que le moment de déposer mon tabernacle est proche, comme aussi notre Seigneur Jésus-Christ me l’a indiqué" (2 Pierre 1 :13,14).

Le Saint représente le cœur symbolique où doit symboliquement habiter le Christ : "pour faire habiter, grâce à [votre] foi, le Christ dans vos cœurs avec l’amour ; pour que vous soyez enracinés et établis sur le fondement" (Éphésiens 3:17). Le cœur symbolique humain représente l’intérieur spirituel de l’être humain. Ce cœur doit avoir la circoncision spirituelle, c’est-à-dire, enlever le "prépuce" symbolique, les mauvais raisonnements qui peuvent rendre impure : "Cependant, ce qui provient de la bouche sort du cœur, et c’est cela qui souille l’homme. Par exemple, c’est du cœur que sortent raisonnements mauvais, meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. C’est là ce qui souille l’homme ; mais prendre un repas avec des mains non lavées ne souille pas l’homme" (Matthieu 15:18-20). "Mais est Juif qui l’est au-dedans, et [sa] circoncision c’est celle du cœur par [l’]esprit, et non par un code écrit. La louange de celui-là vient, non pas des hommes, mais de Dieu" (Romains 2:29 ; Deutéronome 10 :16).

Le porte-lampe qui éclaire l’intérieur, le Saint spirituel, selon Jésus-Christ, ce sont les yeux : "La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est simple, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est méchant, tout ton corps sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien sont grandes ces ténèbres !" (Matthieu 6 :22,23).

L’autel et l’offrande, faite dans la cour du temple sanctuaire, représente les lèvres (autel) et les paroles qui en sortent (sacrifice spirituel) : "Prenez avec vous des paroles et revenez à Jéhovah. Dites-lui, vous tous : ‘ Puisses-tu pardonner la faute ; accepte ce qui est bon, et nous voulons offrir en retour les jeunes taureaux de nos lèvres" (Osée 14 :2). "Par son intermédiaire offrons toujours à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui font une déclaration publique pour son nom" (Hébreux 13 :15).

L’administration de la congrégation chrétienne

Dans la prophétie de la Révélation, elle représente la congrégation chrétienne à l’échelle mondiale. Mais que veut dire le fait que l’apôtre Jean mesure le temple sanctuaire, et non la cour des gentils (ou donnée aux nations). Le fait de "mesurer" représente un jugement, ou une autorité qui ne dépasse pas les limites du temple sanctuaire (Amos 7:7-9). Le fait que Dieu demande à l’apôtre Jean de mesurer, démontre que cette autorité a été donnée à un homme, l’apôtre Jean, qui probablement était le dernier apôtre encore vivant. Plus généralement, le fait que Jean mesure le temple sanctuaire, symbolise que l’autorité sur terre, au sein du temple sanctuaire, la congrégation chrétienne, serait confiée à des hommes (et non en dehors de la sphère de ce Sanctuaire, c’est-à-dire que cette autorité chrétienne ne doit pas s’exercer dans le cadre de la souveraineté humaine actuelle, dans la grande cour du Temple qui a été donnée aux nations : "Ils ne font pas partie du monde, comme moi je ne fais pas partie du monde" (Jean 17 :16)) (Révélation 11:1,2). C’est encore l’apôtre Paul, qui a montré comment devrait être administrée une congrégation.


En ayant en mémoire les textes de Hébreux 10:1 et Colossiens 2:17, qui montrent que la loi est une ombre prophétique de réalisations dans la congrégation chrétienne, permet de mieux comprendre son administration. Par exemple, les surveillants représentent les prêtres dans le Saint du temple sanctuaire. Ces surveillants représentent les anges humains ou messagers de Dieu et de son Fils Jésus-Christ (1 Timothée 3:1-7 ; Tite 1:5-9 ; Apocalypse 2 et 3). Tandis que les serviteurs ministériels représentent les lévites non-sacerdotaux qui aident principalement les anciens dans l’administration matérielle de la congrégation chrétienne (1 Timothée 3:8-10,12,13).

L’ange de la congégation : Les anciens, les surveillants ou les intendants









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Comme l’a laissé entendre Jésus-Christ glorifié, la congrégation chrétienne locale, doit être administrée par au moins, un "ange", un "messager" ou un "prêtre" qui transmet à la congrégation les déclarations sacrées de Dieu, par le moyen de la Bible (2 Timothée 3 :16,17 ; Actes 17 :11). L’apôtre Paul les a désignés comme étant des "anciens",  "surveillants" ou "intendants":

"Si quelqu’un aspire à une fonction de surveillant, il désire une belle œuvre. Il faut donc que le surveillant soit irréprochable, mari d’une seule femme, modéré dans ses habitudes, sain d’esprit, ordonné, hospitalier, capable d’enseigner, que ce ne soit pas un ivrogne querelleur, pas un homme qui frappe, mais qu’il soit raisonnable, non belliqueux, non ami de l’argent, que ce soit quelqu’un qui préside de belle façon sa propre maisonnée, qui tienne ses enfants dans la soumission en toute dignité (si quelqu’un, en effet, ne sait pas présider sa propre maisonnée, comment prendra-t-il soin de la congrégation de Dieu ?) que ce ne soit pas un homme récemment converti, de peur qu’il ne se gonfle [d’orgueil] et ne tombe dans le jugement porté contre le Diable. D’autre part, il faut aussi qu’il reçoive un beau témoignage de gens du dehors, afin qu’il ne tombe pas dans l’opprobre et dans un piège du Diable" (1 Timothée 3:1-7).


"C’est pour cette raison que je t’ai laissé en Crète, pour que tu mettes de l’ordre dans les choses qui laissaient à désirer et que tu établisses des anciens dans ville après ville, comme je te l’ai ordonné;s’il y a quelque homme qui soit exempt d’accusation, mari d’une seule femme, ayant des enfants croyants qui n’aient pas été sous une accusation de débauche ni indisciplinés.Il faut en effet qu’un surveillant soit exempt d’accusation en tant qu’intendant de Dieu, qu’il ne soit pas entêté, pas enclin à la colère, que ce ne soit pas un ivrogne querelleur, pas un homme qui frappe, qu’il ne soit pas avide d’un gain malhonnête, mais hospitalier, ami du bien, sain d’esprit, juste, fidèle, maître de lui-même, fermement attaché à la parole fidèle pour ce qui est de son art d’enseigner, afin qu’il soit capable d’exhorter par l’enseignement qui est salutaire et aussi de reprendre les contradicteurs" (Tite 1:5-9).

Le mot du texte grec, traduit par "surveillant" est "ἐπίσκοπος" (epískopos) (Strong’s Concordance (G1985)): "un homme chargé de veiller à ce que les tâches des autres soient accomplies correctement, curateur, tuteur ou surintendant, l'aîné ou le surveillant d'une église chrétienne". Dans le texte de Tite 1 :5-9, il est utilisé le terme "presbyteros" pour "ancien", avec d’autres expressions synonymiques, comme celles de surveillant (epískopos) et intendant (oikonomos (G3623)). Si on fusionne toutes les fonctions spirituelles des anciens, des surveillants ou des intendants, on comprend que ce sont des enseignants de la Parole de Dieu, mais aussi, ils peuvent remplir le rôle de juges dans la congrégation (Matthieu 18 :15-17). La seule fonction que l’apôtre Paul ne mentionne pas directement est la prière, au sein de la congrégation, bien qu’il soit évident qu’ils priaient au nom de la congrégation. Le disciple Jacques les décrit principalement comme des personnes qui prient en faveur de chrétiens malades spirituellement: "Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle à lui les anciens (presbyteros) de la congrégation, et qu’ils prient sur lui, l’enduisant d’huile au nom de Jéhovah" (Jacques 5 :14). Ainsi, les anciens, les surveillants ou les intendants, de la congrégation ont trois rôles majeurs dans la congrégation : La prière, l’enseignement et le jugement de la congrégation. Qui, dans le temple, remplissait ces trois fonctions : brûler de l’encens spirituel, prier (Psaumes 141 :2), enseigner (Malachie 2 :7) et juger (Deutéronome 19 :15-17) ? Les prêtres.

Soit, si les anciens ou les surveillants sont des prêtres, pourquoi donc l’apôtre Paul et les autres apôtres n’ont-ils pas directement employé cette expression de "prêtre", pour désigner les anciens ("hiereus" (G2409) ; "prêtre en chef" "archiereus" (G749)), qui est bien différenciée de celle des anciens, en Matthieu (16 :21 ; 21 :23 ; 26 :3) ? L’expression de prêtre ou grand prêtre, est appliquée exclusivement à Jésus-Christ, dans la lettre au Hébreux (2:17 ;3 :1 ;4 :14,15 ; chapitre 5 à 8 ; 9:11). Bien évidemment, que dans le contexte des explications de l’apôtre Paul, cette expression ne peut que s’appliquer au Christ (et non aux anciens de la congrégations).


De plus, Jésus-Christ a insisté sur le rôle "pastoral" ou de berger spirituel, des anciens, particulièrement dans une des dernières conversations avec l’apôtre Pierre: "Fais paître mes petites brebis" (Jean 21:15-17). Cette fonction pastorale est répétée dans la lettre aux Hébreux: "Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent constamment sur vos âmes, en hommes qui rendront compte ; pour qu’ils le fassent avec joie et non en soupirant, car cela vous serait préjudiciable" (Hébreux 13 :17). L’apôtre Pierre a insisté aussi sur le rôle pastoral des anciens: "Faites paître le troupeau de Dieu qui vous est confié, non par contrainte, mais de bon gré ; ni par amour d’un gain malhonnête, mais avec ardeur" (1 Pierre 5:2).


La définition première de "hiereus", est celle d'un sacrificateur (et non de personnes qui prient, enseignent ou jugent au nom d’une congrégation), que ce soit en Israël, mais aussi dans les villes de Rome, Corinthe et bien d’autres villes aux coutumes gréco-romaines (1 Corinthiesn 10 :18-22). À l’époque, le fait de désigner les anciens comme des prêtres, même dans un sens spirituel, aurait créé, peut-être, une confusion : L’image du prêtre sacrificateur du temple d’Hérode, les chrétiens n’étant plus sous la Loi, et du sacrificateur gréco-romain, dans les temples païens. Le terme d’"ancien", est étroitement associé, dans leur rôle, avec les prêtres en chef, en tant que juges, dans le récit des évangiles. Le grand prêtre trouve sa correspondance en Jésus-Christ, lui-même (Hébreux 4:14).


Est-ce à dire pour autant, que la fonction d’ancien ne correspond pas à celle des prêtres ? Comme nous l’avons vu, elle n’est pas la même que la prêtrise du Christ. Cependant, leur fonction est tout à fait similaire à celles des prêtres en Israël, en faisant cette fois, des sacrifices spirituelles: "Par son intermédiaire offrons toujours à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui font une déclaration publique pour son nom" (Hébreux 13:15). Les anciens des congrégations, dans sa main droite, en sont les prêtres du temple sanctuaire spirituel (Révélation 1:20).


Convient-il que les anciens ou les surveillants de la congrégation soient appelés par un titre lié à leur fonction, comme par exemple "Père", "Rabbi", "Conducteur" ou "Pasteur" ? La réponse du Christ est non: "Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, car un seul est votre enseignant, tandis que vous êtes tous frères. En outre, n’appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, le Céleste. Ne vous faites pas non plus appeler ‘ conducteurs ’, car un seul est votre Conducteur, le Christ. Mais le plus grand parmi vous doit être votre serviteur. Quiconque s’élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé" (Matthieu 23:8-12). La raison donnée par le Christ, est que si les surveillants ont une autorité dans la congrégation, elle doit être exercée avec humilité, sans aucune condescendance: "Non que nous dominions sur votre foi, mais nous sommes des compagnons de travail pour votre joie, car c’est par votre foi que vous êtes debout" (2 Corinthiens 1:24).


Y-a-t-il un âge minimum requis pour qu'un frère soit nommé ancien dans la congrégation chrétienne? Oui, bien évidemment, par exemple, dans une des conditions requises, il est écrit: "Que ce ne soit pas un homme récemment converti, de peur qu’il ne se gonfle d’orgueil et ne tombe dans le jugement porté contre le Diable" (1 Timothée 3:1-7). Dans notre examen, nous avons constaté que la fonction d'ancien est comparable à celle des prêtres de l'ancien Israël. Or, un homme ne pouvait devenir prêtre ou être en fonction dans le sanctuaire du Temple, qu'à partir de l'âge de trente ans (Nombres 4:1-3, 22, 23, 29, 30). Jésus-Christ a commencé son ministère, son sacerdoce, à l'âge de trente ans: "D’autre part, Jésus lui-même, lorsqu’il commença son œuvre, avait environ trente ans" (Luc 3:23).

Les serviteurs ministériels

"Il faut de même que les assistants ministériels soient [des hommes] dignes, non doubles dans leur langage, non adonnés à beaucoup de vin, non avides d’un gain malhonnête, 9 conservant le saint secret de la foi avec une conscience pure. De plus, que ceux-ci soient d’abord mis à l’épreuve quant à leurs aptitudes, puis qu’ils servent comme ministres, s’ils sont exempts d’accusation. Que les assistants ministériels soient maris d’une seule femme, présidant de belle façon [leurs] enfants et leurs propres maisonnées. Car les hommes qui servent de belle façon acquièrent pour eux-mêmes un beau rang et une grande franchise dans la foi concernant Christ Jésus" (1 Timothée 3:8-10,12,13).

L’expression, "Il faut de même" démontre que les conditions requises pour être assistant ministériel ou serviteur ministériel, sont exactement les mêmes que celles des anciens. La seule différence est la condition requise de l’enseignement, qui n’est pas mentionnée directement. Cependant, l’expression "grande franchise dans la foi concernant Christ Jésus", laisse entendre une déclaration verbale de sa foi (Le terme grec traduit par "grande franchise" "παρρησία" "parrhesia" (Strong's Concordance G3954) "(dans les discours) franchise, assurance, liberté d'expression, ouverture d'esprit"). Ce qui pourrait laisser entendre que dans le cadre des réunions chrétiennes, le serviteur ministériel pourrait prendre la parole pour exprimer avec franchise sa foi en Christ.

Concernant l'expression "serviteur ministériel", elle vient du mot grec "διάκονος" ("diakonos" Strong’s Concordance (G1249)) : "Un préposé, c’est-à-dire (cas génitif), un serveur (à la table ou dans le cadre d’autres tâches subalternes); spécialement, un enseignant et pasteur chrétien (techniquement, un diacre ou une diaconesse): - diacre, ministre, serviteur". Ainsi, les serviteurs ministériels aident les anciens de la congrégation. Comment ? Leur aide permet aux surveillants de se concentrer pleinement dans leur mission spirituelle de prière et d’enseignement pour bâtir la congrégation chrétienne. Plus concrètement, les assistants ministériels sont des préposés pour les activités d’intendance matérielle de la congrégation, que ce soit pour aider les frères et sœurs chrétiens, ou une intendance en relation au bâtiment qui abrite la congrégation, s’il existe. Dans le livre des Actes on trouve une situation, où il est décrit cette répartition des rôles entres les anciens et les assistants ministériels: "Or, en ces jours-là, comme les disciples se multipliaient, il y eut chez les Juifs parlant grec des murmures contre les Juifs parlant hébreu, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution quotidienne. Alors les douze appelèrent à eux la multitude des disciples et dirent : “Il ne nous plaît pas de délaisser la parole de Dieu pour distribuer [la nourriture] aux tables. Cherchez-vous donc parmi vous, frères, sept hommes qui aient un [bon] témoignage, pleins d’esprit et de sagesse, pour que nous les préposions à cette tâche nécessaire ; mais nous, nous serons assidus à la prière et au ministère de la parole. ” Cette parole plut à toute la multitude, et ils choisirent Étienne, un homme plein de foi et d’esprit saint, ainsi que Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timôn, et Parménas, et Nicolas, un prosélyte d’Antioche ; ils les placèrent devant les apôtres, et, après avoir prié, ceux-ci posèrent les mains sur eux" (Actes 6:1-6).

Les hommes nommés, en cette circonstance étaient des serviteurs ministériels, qui ont fait un travail d’assistance matérielle afin de permettre aux apôtres de se concentrer pleinement dans leurs activités spirituelles. Un homme nommé au travail de serviteur ministériel peut avoir une compétence d'enseignant, comme dans le cas du disciple Étienne (En Actes 7, si Étienne a été nommé pour cette activité de distribution de nourriture, son discours peu avant sa mort en martyre, dénote une grande maturité spirituelle qui aurait pu être celle d’un surveillant chrétien). À quoi correspond la fonction d’assistant ministériel ? À celle des lévites non sacerdotaux qui étaient au service de la prêtrise. La tribu de Lévi, dans sa partie non sacerdotale, étaient des intendants matériels du tabernacle (Nombres 1 :47-53), et plus tard du temple (1 Rois 8 :1-6). Les lévites non sacerdotaux étaient au service matériel de la prêtrise aaronique (Nombre 3 :9,10 : "Tu devras donner les Lévites à Aaron et à ses fils. Ce sont des donnés, donnés à lui, d’entre les fils d’Israël. Tu préposeras Aaron et ses fils, et ils devront s’occuper de leur prêtrise").

 Qui fait quoi ?

Les anciens sont des enseignants, ceux qui représentent la congrégation par les prières et si nécessaire, ils jugent dans la congrégation. Les assistants ministériels s’occupent principalement de l’intendance matérielle de la congrégation chrétienne. En 1 Corinthiens chapitres 12 et 14, l’apôtre Paul donne des instructions pour que les réunions chrétiennes se déroulent dans l’ordre. En 1 Corinthiens chapitre 12, l’apôtre Paul, montre que dans une congrégation, il y a une diversité de dons spirituels pour bâtir la congrégation, qui représente le corps du Christ : "Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun personnellement. Et Dieu a placé ceux-ci dans la congrégation : premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants ; puis des œuvres de puissance, puis des dons de guérisons ; des aides utiles, des aptitudes à diriger, différentes langues. Tous ne sont pas apôtres, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas prophètes, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas enseignants, n’est-ce pas ? Tous n’accomplissent pas des œuvres de puissance, n’est-ce pas ? Tous n’ont pas des dons de guérisons, n’est-ce pas ? Tous ne parlent pas en langues, n’est-ce pas ? Tous ne sont pas traducteurs, n’est-ce pas ? Mais continuez à rechercher avec zèle les dons plus grands. Et pourtant je vous montre une voie extraordinaire" (1 Corinthiens 12 :27-31).

En 1 Corinthiens 14, l’apôtre Paul insiste sur le fait que les réunions chrétiennes doivent se dérouler avec ordre : "Car Dieu est [un Dieu], non pas de désordre, mais de paix" (1 Corinthiens 14:33). Que chacun s’exprime dans le but de bâtir la congrégation (1 Corinthiens 14:26). Il faut que cet enseignement soit compréhensible pour l’ensemble de la congrégation : "Toutefois, dans une congrégation, j’aimerais mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire aussi oralement les autres, que dix mille paroles dans une langue" (1 Corinthiens 14:19).

Dans le cadre des réunions de la congrégation, dans le temple sanctuaire spirituel, les femmes ne sont pas autorisées à prendre la parole de quelques manières que ce soit : "Comme dans toutes les congrégations des saints, que les femmes se taisent dans les congrégations, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme aussi la Loi le dit. Si donc elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles interrogent leurs propres maris à la maison, car il est honteux pour une femme de parler dans une congrégation" (1 Corinthiens 14:33-35). L’expression, "Comme dans toutes les congrégations des saints", montre bien qu’il ne s’agit pas simplement d’une disposition locale, ou seulement s’appliquant à la congrégation de Corinthe, mais d’une instruction divine appliquée à toutes les congrégations chrétiennes. D’ailleurs cette instruction est répétée dans la première lettre à Timothée : "Que la femme apprenne en silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner" (1 Timothée 2:11,12).

Toutes les situations ne peuvent pas être évoquées, il appartient au surveillant de prendre les bonnes décisions, basées sur la Bible pour bien administrer la congrégation chrétienne, dans le but de rendre gloire à Dieu et d’encourager les frères et sœurs en Christ (1 Corinthiens 10:31 ; Hébreux 10:24,25).


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