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L'APOCALYPSE ET SA SIGNIFICATION POUR NOUS

Les liens hypertextes bleus, vous orienteront sur des pages d’études plus détaillées 

INTRODUCTION

L’Apocalypse est un nom d’origine grec qui veut dire “révélation”. C’est le dernier livre prophétique biblique qui nous “révèle” ou nous donne à comprendre la pensée de Dieu, concernant l’avenir de l’humanité. A la lecture de ce livre, on est surpris de la densité des symboles bibliques et des énigmes prophétiques. Alors que le lecteur de la Bible voudrait lire et comprendre cette fameuse révélation divine concernant l’humanité et par conséquent nous-même et ceux qui nous sont chers, on est comme devant la porte d’une chambre au trésor dont nous n’avons pas la clé. Le sentiment de déception est peut-être comparable à celui de l’apôtre de Jean (Rédacteur du livre de la Révélation), lorsque dans un premier temps, il pensait qu’il ne parviendrait pas à connaitre le contenu du rouleau à sept sceaux, dans la main de Dieu (Révélation 5:1-3). Le rouleau à sept sceaux est de toute évidence le contenu prophétique du livre de l’Apocalypse. Devant ce qui semblait être une impasse, l’apôtre Jean s’est mis à pleurer (Révélation 5:4). Cependant, un ange l’a rassuré en lui disant que "Le Lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le rouleau et ses sept sceaux" (Révélation 5:5). Il s’agit, bien évidemment de Jésus-Christ. L’ouverture du rouleau à sept sceaux a permis à l’apôtre Jean de rédiger la totalité du livre de la Révélation.

Cependant, comme il a été écrit au début, on peut être perplexe quant à la compréhension de ce livre prophétique. Comment y parvenir, pour avoir, en quelque sorte une "ouverture" de compréhension du rouleau à sept sceaux, le livre de la Révélation? Sans cette compréhension claire, ce livre biblique ne peut pas nous être d’une aide concrète pour connaitre notre futur. Jésus-Christ, lorsqu’il était sur terre, a dit comment Dieu donne la compréhension de sa pensée à de simples humains: "En ce temps-​là, Jésus dit alors : “Je te loue publiquement, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intellectuels, et que tu les as révélées aux tout-petits" (Matthieu 11:25). Jésus-Christ révèle quelque chose de très important, la pensée de Dieu n'est comprise que "spirituellement" (et non seulement intellectuellement), c’est-à-dire, que c’est Dieu qui en donne le sens ou la compréhension à des humains ou groupes d’humains de son choix, qui peuvent être éparpillés sur toute la terre et le livre de la prophétie de Daniel les appelle les "saints" (mis à part pour Dieu) ou les "perspicaces" (Daniel 12:3).

L’apôtre Paul, explique que Jéhovah Dieu, le Père de Jésus-Christ, se sert de lui, son Fils, comme transmetteur de cette compréhension selon 1 Corinthiens 2:16. Cette idée importante est corroborée dans le livre de l’Apocalypse chapitre 5, montrant que c’est Dieu, le Père, qui autorise à son Fils, Jésus, de permettre de voir ce qui est écrit dans ce livre. Cependant, il est évident que ce livre est fermé à clé, quant à sa compréhension et que nous avons besoin de l’aide bienveillante du Roi Jésus-Christ (la prophétie de Daniel révèle le moment du commencement de cette royauté), pour qu’il en révèle le sens aux humains qui en seront dignes, ou considérés comme "petits" (humbles et modestes). C’est Jésus-Christ, qui peut orienter notre attention pour savoir où est la clé et les clés de la compréhension, qui nous permettront de voir en l’Apocalypse une véritable Révélation de Dieu, cette fois comprise… Nous devons demander à Dieu, que son Fils Jésus-Christ, veuille bien nous révéler, soit individuellement ou en tant que congrégation, ce que peut bien signifier ce foisonnement d’énigmes bibliques (Matthieu 7:7). Ce qui suit, est le résultat d’une réponse à de nombreuses prières

Il convient de rappeler ou de répéter certains points qui ont été écrits dans l’introduction de l’article d’étude sur l’explication de la prophétie de Zacharie : Comme l’a souligné l’apôtre Paul, il n’est pas facile de comprendre la pensée de Jéhovah, nous avons besoin de l’aide bienveillante de Jésus-Christ (1 Corinthiens 2:16). Pour reprendre l’expression de la prophétie de Daniel, cette recherche est faite de tâtonnements et d’errances (Daniel 12:4b). Mais comme l’a dit Jésus-Christ, avec une persévérance empreinte de bons mobiles, nous pouvons parvenir à cette compréhension. Bien que les explications bibliques soient présentées dans un esprit et une méthode la plus objective possible, le lecteur verra parfois les verbes "il semble que" ou "il semblerait", pour exprimer une forte probabilité teintée, de prudence (Michée 6:8). Ces expressions expriment aussi, qu’à tout moment, la compréhension de la pensée de Jéhovah, nécessite des ajustements, peut-être des rectifications qui seront faites, le cas échéant, le plus rapidement possible en gardant le cap vers la compréhension et la recherche objective de la vérité de Dieu (Proverbes 4:18 ; Jean 17:17). Une prophétie ne sert que si nous la comprenons à l’avance, par conséquent, il semble évident que si Jéhovah Dieu a fait consigner des prophéties, même de façon énigmatique, elles sont écrites dans le but d’être comprises à l’avance dans le but que son peuple se prépare en vue de son "jour unique", pour survivre dans l’espérance de la vie éternelle (Zacharie 14:7). Tel est le but des explications bibliques présentées.

***

Préambule à la compréhension du livre de l’Apocalypse

Pour bien comprendre le livre de la Révélation, il convient de l’analyser dans un premier temps, dans sa structure générale en déterminant les grandes parties de cette prophétie. Le déroulement des visions de l’apocalypse se situe dans l’architecture de l’ancien tabernacle et plus tard, du temple. Ainsi, pour comprendre certaines énigmes en relation avec ce lieu, il conviendra de brièvement d’en rappeler la structure générale (Voir la vidéo avec lien hypertexte en bleu au début de l'article).

Dans le contexte de ce temple, il y a les deux personnages principaux et les plus importants, qui sont Jéhovah Dieu, et Jésus-Christ. Nous verrons dans quelles parties se trouvent respectivement, Jésus-Christ qui est décrit en premier et ensuite Jéhovah Dieu. Ensuite s’ajoutent deux personnages, les deux témoins, dont les noms ne sont pas directement mentionnés, et qui sont Moïse et le prophète Elie. De manière similaire pour comprendre certaines énigmes ou allusions prophétiques, il convient de bien connaitre les récits historiques bibliques en relation avec ces deux personnages.

Cette analyse se fera de la même manière que l’étude de la prophétie de Daniel et de Zacharie, c’est-à-dire, énigme par énigme. La concision sera privilégiée, de sorte que si quelqu’un veut approfondir un point général, parfois, un lien hypertexte l’orientera sur la page d’étude en question. La présente étude, ne va pas tout expliquer le livre de l’Apocalypse mais l’essentiel, de manière à ce que les "perspicaces" puissent affiner avec l’aide de Dieu, la compréhension de ce livre fascinant qu’est l’Apocalypse (Daniel 12:3).

Message du Roi Jésus-Christ aux sept congrégations

"Que celui qui a une oreille entende ce que l’esprit dit aux congrégations" (Révélation 2:7,11,17, 29 ; 3:6,13,22).

En Révélation chapitre 1, les sept congrégations sont représentées par sept porte-lampes. Les anges représentant les septs congrégations, sont désignés par les sept étoiles dans la main droite du Christ. En Révélation 2 et 3, les encouragements mais aussi les reproches, parfois très graves, que fait Jésus-Christ glorifié, sont adressés aux sept "anges" des sept congrégations. Il est évident que les "anges" en question ne sont pas ceux qui sont dans les cieux qui n’ont aucune tendance au péché. Qui représentent ces anges responsables devant Jésus-Christ de l’administration des congrégations chrétiennes ? En Révélation1:1, Jean nous informe que la Révélation lui a été transmise par un "ange" (ἄγγελος "angelos" (Strong’s Concordanc G32) : "Messenger, by implication pastor"). D’après le contexte, il est évident qu’il s’agit d’un ange ou messager céleste. En Révélation 1:20, le même mot "angelos" est utilisé pour désigner, cette fois un "ange" humain responsable de l’administration d’une congrégation. Ces sept anges représentent donc les intendants, bergers ou messagers humains responsables, devant le roi Jésus-Christ de l’administration de la congrégation locale (La traducion Bible Chouraqui "messager"),  ("messager" (messengers), "dirigeants humains" (humans leaders) Expanded Bible (EXB) ; (GOD’S WORD Translation "messenger")) (1 Timothée 3:1-7).

Ces "anges" ou "messagers" sont les intercesseurs ou ceux qui font le lien entre Jésus-Christ et la congrégation (Jésus-Christ étant l’unique médiateur entre Dieu et l’humanité (1 Timothée 2 :5)). Dans cette vision, Jésus-Christ se tient dans le "Saint" du temple spirituel, lieu habituel des prêtres qui brûlaient de l’encens. Ces "anges" ou "messagers" sont aussi des "prêtres" pour la congrégation, au service du grand prêtre Jésus-Christ. D’ailleurs en Malachie 2:7, ils sont désignés comme "messagers" ou "anges" humains de Jéhovah : "Car ce sont les lèvres du prêtre qui doivent garder la connaissance, et c’est la loi qu’on doit chercher de sa bouche ; car il est le messager de Jéhovah des armées" (Malachie 2:7). Les prêtres avaient trois fonctions majeures en Israël, brûler de l’encens (la prière (Révélation 8:3,4)), l’enseignement et le jugement (Deutéronome 17:8,10-13 ; 21,1,2,5 ; Nombres 5:11-31). Les anciens, les bergers ou les pasteurs de la congrégation ont exactement les mêmes fonctions sacerdotales dans le temple spirituel qu’est la congrégation chrétienne: la prière en faveur des membres de la congrégation (Jacques 5:14), l’enseignement dans la congrégation (1 Timothée 3 :2 "capable d’enseigner"), le jugement dans la congrégation (Matthieu 18:18).

Avant la grande tribulation, le roi Jésus-Christ s’adressera directement aux "anges" des différentes congrégations locales éparpillées dans le monde, pour qu’ils rendent des comptes. La lecture de Révélation chapitres 2 et 3 donne à réfléchir sur la haute responsabilité de ces surveillants des congrégations locales (Matthieu 25). C’est pour cela que le disciple Jacques a écrit : "Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir des enseignants, sachant que nous recevrons un jugement plus sévère" (Jacques 3:1).

Dans les illustrations des administrateurs des "talents" (mais aussi des "mines"), qui rendent des comptes juste avant la grande tribulation, ce sont ces "anges" humains, mentionnés en Révélation 1 à 3. Cependant, il n’y a que trois administrateurs mentionnés, probablement pour illustrer simplement trois formes de jugements principaux, deux favorables et un condamnatoire. Deux administrateurs ont fait leur travail, un mieux que l’autre, néanmoins tous les deux auront la même récompense du maitre. Un troisième qui n’aura pas fait son travail et il sera sévèrement sanctionné par le maitre (Matthieu 25:14-30 (talents); Luc 19 :12-27 (mines)). Ainsi, sur la base de ces différentes informations bibliques, nous comprenons que Jésus-Christ jugera les congrégations et leurs administrateurs respectifs, sur un plan local. Par conséquent l’administration des congrégations chrétiennes se fait sur un plan local. Le ou les administrateurs de la congrégation ont la responsabilité devant Jésus-Christ, de l’ensemble de la congrégation sur un plan local: "Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent constamment sur vos âmes, en hommes qui rendront compte ; pour qu’ils le fassent avec joie et non en soupirant, car cela vous serait préjudiciable" (Hébreux 13:17).

Concernant les différentes dénominations religieuses des congrégations chrétiennes, la Bible est claire, le disciple du Christ est tout simplement un "chrétien", sans dénomination religieuse supplémentaire: "Ce fut d’abord à Antioche que les disciples furent par une providence divine appelés chrétiens" (Actes 11:26). Dans sa prière de conclusion au soir de la dernière pâque, Jésus-Christ a fait cette requête à son Père : "Je fais une demande, non pas seulement au sujet de ceux-ci, mais aussi au sujet de ceux qui ont foi en moi grâce à leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi, pour qu’eux aussi soient en union avec nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé" (Jean 17:20,21). Il convient que toutes les congrégations chrétiennes s’unissent avant la grande tribulation, en faisant au mieux la volonté de Dieu mentionnée dans la Bible : "Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘ Seigneur, Seigneur ’, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux" (Matthieu 7:21-23 ; "Elle a fait ce qu’elle a pu" (Marc 14:8)).

L’Apocalypse et le Temple (ou Tabernacle)

Arrêtons-nous sur ce que représentent les différents lieux du temple dans son ensemble et du temple-sanctuaire. Le grand temple englobe à la fois la grande cour extérieure et le temple-sanctuaire. Ce dernier a une petite cour où se trouvent l’autel et une piscine d’eau, l’ensemble du mobilier étant en cuivre (Les trois vidéos, à l'introduction de cet article permettent d'avoir une bonne vision d'ensemble du temple).

Le sanctuaire lui-même est composé du Saint, et du Très Saint. Ces deux pièces sont séparées par un rideau. Dans le Très-Saint se trouvait l’Arche de l’Alliance, symbolisant la présence de Dieu. L’ensemble du mobilier est en or ou recouvert d’or. Ainsi, en comparant le symbolisme du cuivre et de l’or, le premier métal, le cuivre, semble symboliser des réalités terrestres, et l’or des réalités célestes ou en lien spirituel avec les cieux.

L’introduction du livre de la Révélation, qui va des chapitres 1 à 5, a pour lieu, le Sanctuaire lui-même. Dans sa première vision, des chapitres 1 à 3, Jean voit Jésus-Christ glorifié dans son vêtement de prêtre, s’adressant au sept congrégations terrestres, symbolisées par les sept portes lampes, dans le Saint du Temple Sanctuaire. Au chapitre 4, Jean, par vision est introduit en la présence même de Dieu, soit dans le Très-Saint, où se trouvait l’arche de l’Alliance. Dans le chapitre 5, Jean est toujours dans le Très-Saint, lorsque Dieu, en présence des nombreux anges, remet à Jésus-Christ le fameux rouleau à sept sceaux, qui commencera véritablement, la Révélation, à compter du chapitre 6, par l’ouverture des six premiers sceaux.

La présence de Jésus-Christ glorifié qui habite dans les cieux, dans le Saint et la présence des portes lampes, les congrégations terrestres, semblent indiquer que cette partie du temple est médiatrice entre Dieu et l’humanité dans son ensemble. C’est confirmé par ce que l’apôtre Paul écrit en désignant Jésus-Christ comme l’unique médiateur entre Dieu et l’humanité (1 Timothée 2:5). Cependant, dans son rôle de médiation, Jésus-Christ glorifié se sert d’étoiles, ou d’anges ou messagers humains, à la tête de chacun des portes lampes terrestres, les congrégations chrétiennes. Ces hommes à la tête de chacune des congrégations sont des prêtres dans la main droite du Christ, qui ont un rôle de médiation visible entre Dieu et les humains, dans le cadre de l’adoration, que ce soit par la prière ou l’enseignement.

Ainsi, lorsqu’il est écrit que la grande foule sert Dieu dans son temple, mentionnée en Révélation 7:9-17, elle se trouve dans le même lieu que les sept portes lampes, sur terre. Elle est dans le cadre du service sacré dans le temple sanctuaire, soit dans la petite cour, où se trouve l’autel, ou dans le saint, pour les hommes en charge de la prêtrise, dans la congrégation, par la prière ou l’enseignement, en tant qu’anges humains.

En Révélation 6:9, à l’ouverture du cinquième sceaux, il est fait allusion à la résurrection des saints qui, pour leur part réclament vengeance auprès de Dieu, pour leur sang innocent versé sur en raison des persécutions meurtrières. Il est écrit, que leur âme ou sang, représentant leur vie, est au pied de l’autel. Effectivement, au pied de l’autel dans la cour du temple sanctuaire, il y avait des petits canaux, où coulait, le sang des animaux sacrifiés sur l’autel. Selon Révélation 6:9, cette fois, ils ont étaient remplis symboliquement, par le sang innocent des saints morts pour leur foi, et qui sera vengé par Dieu à la grande tribulation.  

En Révélation 11:1-4, l’apôtre Jean, en vision mesure le Temple Sanctuaire. Au verset 2, il est écrit, qu’il ne mesure pas son extérieur, c’est-à-dire, la grande cour, qui a été donnée aux nations. Par conséquent, la grande cour représente l’humanité dans son ensemble, en dehors du service sacré rendu à Dieu, dans le temple sanctuaire, ou en dehors du cadre de la congrégation chrétienne. Le mesurage du temple sanctuaire par l’apôtre Jean, semble indiquer que les normes divines écrites dans la Bible, doivent être appliquées, dans l’enceinte de ce temple sanctuaire. Le fait que ce soit Jean, un humain, qui procède à la mesure, semble indiquer que ces normes chrétiennes, sont maintenues dans l’œuvre pastorale des prêtres ou surveillants des congrégations. Cela est confirmé en Révélation 2 et 3, lorsque Jésus-Christ glorifié donne ses instructions, parfois très sévères, aux sept anges humains responsables des sept congrégations.

En conclusion de cette partie, on peut dire que le Temple dans son ensemble représente les Cieux, lieu d’habitation de Dieu, et la Terre, lieu d’habitation des Humains. La cour des gentils du Grand Temple, représente la sphère terrestre en dehors de la congrégation chrétienne, dont le lieu est représenté par le temple-sanctuaire. En Révélation 21:22, il est écrit: "Et je n’y ai pas vu de temple, car Jéhovah Dieu le Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’Agneau". Ce passage semble corroborer le fait que le Très-Saint du temple sanctuaire, est Jéhovah, et le Saint, Jésus-Christ glorifié.

L’Apocalypse et la Femme à la couronne de douze étoiles

"Et on a vu un grand signe dans le ciel : une femme revêtue du soleil, et la lune était sous ses pieds, et sur sa tête était une couronne de douze étoiles"

(Révélation 12:1)

Cette Femme est de toute évidence, la même que celle mentionnée dans la promesse de Dieu en Eden, en Genèse 3:15: "Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta semence et sa semence. Il te meurtrira à la tête et tu le meurtriras au talon".

Elle représente le peuple céleste de Dieu, composé des anges dans les cieux. Cette femme est décrite comme la "Jérusalem d’en-haut" : "Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et elle est notre mère" (Galates 4:26). Elle est décrite comme la "Jérusalem céleste" : "Mais vous vous êtes approchés d’un mont Sion et d’une ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et de myriades d’anges" (Hébreux 12 :22). Pendant des millénaires, à l’image de Sarah, la femme d’Abraham, cette femme céleste a été stérile, sans enfant (mentionné en Genèse 3 :15): "Pousse des cris de joie, femme stérile, toi qui n’as pas mis au monde ! Égaie-toi par des clameurs joyeuses et pousse des cris stridents, toi qui n’as pas eu les douleurs, car les fils de la désolée sont plus nombreux que les fils de celle qui a un propriétaire-époux ”, a dit Jéhovah" (Esaïe 54:1). Cette prophétie annonçait que cette femme stérile accoucherait de nombreux enfants (Le Roi Jésus-Christ et les 144000 rois et prêtres).

L’enfantement de cette femme céleste est mentionné dans l’Apocalypse: "Et on a vu un grand signe dans le ciel : une femme revêtue du soleil, et la lune était sous ses pieds, et sur sa tête était une couronne de douze étoiles, et elle était enceinte. Et elle crie dans les douleurs et les tourments de l’accouchement" (Révélation 12:1,2).

Cet enfant représente Jésus-Christ en tant que Roi du Royaume de Dieu et représentant principal de cet enfant, le Royaume de Dieu. Dans la suite du récit de l’Apocalypse (14:1-5), on peut lire que le Roi Jésus-Christ est accompagné de 144000 rois et prêtres, qui constituent la Nouvelle Jérusalem (21:1,2), l’épouse du Roi Jésus-Christ. L’épouse du Roi fait partie de cet "enfant" de la descendance directe de cette Femme céleste parce que l’apôtre Paul, en Galates 4:26, la désigne comme la mère de ceux, encore sur terre, appelés à régner aux côtés du Roi Jésus-Christ.

Comme nous le voyons dans le récit du livre de l’Apocalypse, la femme souffre beaucoup, au point de crier de douleur. La naissance du Royaume de Dieu s’est faite par l’intronisation céleste du Roi Jésus-Christ, en 1914, selon la chronologie de la prophétie de Daniel (chapitre 4). Le Psaumes 2, explique clairement que cette intronisation se ferait en pleine hostilité des nations, qui ne voudraient en rien se soumettre au Roi désigné par son Père, Jéhovah Dieu: "Pourquoi les nations ont-​elles été en tumulte et les communautés nationales n’ont-​elles cessé de marmonner une chose vaine ?  Les rois de la terre se postent et les dignitaires se sont rassemblés comme un seul contre Jéhovah et contre son oint, en disant : “ Rompons leurs liens et jetons loin de nous leurs cordes!” (Psaumes 2:1-3).

Cependant, la suite du récit de la vision de la Femme céleste sur le point d’accoucher de l’enfant, nous informe que cette opposition à la naissance du Royaume, a commencé au ciel: “Et on a vu un autre signe dans le ciel, et regardez ! un grand dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes ; et sa queue traîne le tiers des étoiles du ciel, et il les a jetées sur la terre. Et le dragon se tenait devant la femme qui était sur le point d’accoucher, pour que, lorsqu’elle accoucherait, il puisse dévorer son enfant” (Révélation 12:1-4).

Une vision parallèle à la vision du dragon devant la femme sur le point d’accoucher, explique en détail la guerre céleste qui a précédé l’intronisation du Roi Jésus-Christ. Cette guerre extrêmement violente a consisté à expulser le dragon (Satan) et ses anges (les démons) (vers la fin de l'article), des cieux: "Et une guerre a éclaté dans le ciel : Mikaël et ses anges ont lutté contre le dragon, et le dragon et ses anges ont lutté, mais il n’a pas été le plus fort, et il ne s’est plus trouvé de place pour eux dans le ciel. Et il a été jeté, le grand dragon, le serpent originel, celui qu’on appelle Diable et Satan, qui égare la terre habitée tout entière ; il a été jeté sur la terre, et ses anges ont été jetés avec lui. Et j’ai entendu une voix forte dans le ciel dire : “ Maintenant sont arrivés le salut, et la puissance, et le royaume de notre Dieu, et le pouvoir* de son Christ, parce qu’il a été jeté, l’accusateur de nos frères, qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu ! Et ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leurs âmes, même face à la mort.  Voilà pourquoi réjouissez-​vous, cieux, et vous qui y résidez ! Malheur à la terre et à la mer, parce que le Diable est descendu vers vous, ayant une grande fureur, sachant qu’il n’a qu’une courte période”" (Révélation 12:7-12).

Ainsi, cette guerre céleste pourrait bien représenter les cris de la Femme céleste qui ont précédé la naissance de cet enfant. La victoire contre le dragon et sa horde de démons, a justement été célébrée par l’intronisation du Roi Jésus-Christ.

Cependant, la suite du récit de l’Apocalypse, pourrait rendre le lecteur attentif, perplexe. Alors que Satan et ses démons sont désormais confinés au voisinage de la Terre. Par conséquent, le diable (vers la planète Terre) ne devrait plus être en mesure d’atteindre la Femme céleste. Or la suite du récit, faute d’avoir pu dévorer son enfant, montre qu’il parvient à la mettre en danger de mort la femme:

"Or, quand le dragon a vu qu’il a été jeté sur la terre, il a persécuté la femme qui a mis au monde l’enfant mâle. Mais les deux ailes du grand aigle ont été données à la femme pour qu’elle puisse s’envoler au désert, vers son lieu ; c’est là qu’elle est nourrie pendant un temps et des temps et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. Et le serpent a vomi de sa gueule, après la femme, de l’eau comme un fleuve pour la faire engloutir par le fleuve. Mais la terre est venue au secours de la femme, et la terre a ouvert sa bouche et a avalé le fleuve que le dragon avait vomi de sa gueule. Et le dragon s’est mis en colère contre la femme, et il s’en est allé faire la guerre au reste de sa semence, ceux qui observent les commandements de Dieu et possèdent cette œuvre : rendre témoignage à Jésus" (Révélation 12 :13-17).

Comment le diable, sur terre, peu après l’intronisation du Roi Jésus-Christ dans les cieux (en 1914) (voir la prophétie de Daniel concernant cette date), a-t-il était en mesure d’atteindre la Femme céleste afin de lui causer des dommages irréparables ? En Révélation 14:3, passage qui mentionne les 144000 qui vivront en tant que groupe au ciel, il est écrit que ce sont des humains rachetés de la terre. Ainsi, on peut dire, que la congrégation du reste des 144000 qui sont sur la terre, sont considérés, comme faisant partie de la Femme céleste. Ainsi, lorsqu’à partir du verset 12:13, il est écrit que Satan a persécuté la Femme céleste se trouvant sur terre, cela veut dire qu’il a focalisé son attention sur cette congrégation mondiale de chrétiens, ayant l’appel céleste.

En Révélation 12:4, lorsqu’il est écrit que le dragon se tient devant l’enfant prêt à le dévorer, dès sa naissance, cela fait clairement allusion symboliquement, à l’épisode de la vie de l’enfant Jésus, peu après sa naissance, lorsque Satan le diable a cherché à le faire assassiner par l’intermédiaire du roi Hérode (Matthieu 2). Cependant, à partir de Révélation 12:13, concernant la persécution de la Femme céleste sur terre, de la congrégation des chrétiens ayant l’appel céleste, il est clairement fait allusion à des épisodes de la vie de Moïse, où sa vie a été mise en danger.

Par exemple en Révélation 12:13,14, il est écrit que la femme a été sauvée grâce au fait qu’elle été protégée en s’envolant dans le désert. En Exode 2:15, il est écrit que Pharaon à chercher à tuer Moïse, qu’il s’est échappé dans le désert de Madian. En Révélation 12:15,16, il est écrit que le dragon a cherché à noyer la Femme en vomissant une grande quantité d’eau. Cependant, la terre s’est ouverte, par un tremblement de terre, pour engloutir l’eau. Il est intéressant de noter que le nom de Moïse, veut dire "sauvé des eaux" (Exode 2:10). Il y a deux épisodes de la vie de Moïse où il a été grandement en danger. L’enfant Moïse a failli mourir noyé dans le Nil, mais la fille de Pharaon, lui a sauvé la vie. Un autre épisode de sa vie, montre que le peuple d’Israël était sur le point de s’en prendre à Moïse et Aaron, pour les tuer, suite à la révolte de Corée, Dathan et Abiram (Nombres 16). Il est écrit en Nombres 16:31-35, que Moïse et Aaron, ont eu la vie sauve parce que Jéhovah a provoqué un tremblement de terre qui a englouti tous les rebelles.

En comparant Révélation 12:5,6 et 12:13-16, il s’agit de deux séquences d’évènements décrivant le même processus de mise en protection de la Femme, par Dieu: à savoir la persécution de la Femme céleste sur terre, par Satan, et sa mise en protection pour qu’elle puisse récupérer de sa mise en danger de mort par le diable. C’est la mise en parallèle des versets 6 et 14. Au verset 6, il est écrit que la femme est mise sous protection et nourrie pendant, 1260 jours, soit trois années et demie prophétiques, et le verset 14 décrit un évènement similaire en informant, cette fois que la femme a été nourrie pendant trois temps et demi, ce qui correspondent aux 1260 jours (la prophétie de Daniel concernant les 1260, 1290 et 1335 jours. Voir aussi la prophétie des 2300 jours).

Concrètement, en 1914, Jésus-Christ a été intronisé Roi dans les cieux (prophétie de Daniel), et les nations n’ont pas voulu reconnaitre cet évènement (Psaumes 2). En Révélation 12 il est écrit que Satan le diable, étant dans une grande colère, a provoqué de grands malheurs par des guerres mondiales, des famines, des maladies. Bien évidemment, la petite congrégation de chrétiens ayant l’appel céleste, a été grandement mise en danger de mort, voire d’être engloutie par cette hystérie mondiale, particulièrement durant la première guerre mondiale. La fin de cette première guerre mondiale, a permis à ces chrétiens courageux et fidèles de pouvoir se remettre spirituellement, grâce à Dieu, de cette situation, pouvant ainsi récupérer entre la première et deuxième guerre mondiale.

Cependant, au verset 17 il est écrit, qu’après cet échec du diable pour exterminer cette petite congrégation naissante, il n’en est pas resté là. Cette fois, il s’en est pris à la descendance de la femme, jusqu’à nos jours et jusqu’à la grande tribulation: "Et le dragon s’est mis en colère contre la femme, et il s’en est allé faire la guerre au reste de sa semence, ceux qui observent les commandements de Dieu et possèdent cette œuvre : rendre témoignage à Jésus" (Révélation 12:17). Si la Femme céleste sur terre, représentée par la congrégation du reste des 144000 sur terre, qui sera au nombre de 7000, peu avant la grande tribulation (Révélation 11:13), le "reste de sa semence", résultat de sa prédication, semble être l’ensemble des chrétiens fidèles qui vivront éternellement sur terre. Elle composera la grande foule qui survivra à la grande tribulation.

De même, ces frères et sœurs chrétiens ayant l’espérance terrestre, ont payé et payent actuellement très chère leur intégrité à Dieu. Cependant, Dieu et son Fils se souviendront de leur soutien aux frères du Christ, en les faisant entrer dans le futur paradis terrestre en obtenant la vie éternelle (Matthieu 25:31-40 ; Hébreux 6:10).

***

L’Apocalypse et Yehoshuah Mashiah

Bien évidemment Yehoshuah Mashiah est le nom de Jésus-Christ prononcé en Hébreu. Pour aussi surprenant que cela puisse paraitre, dans le livre de la Révélation, il a plusieurs noms ou titre, en fonction de l’autorité et des missions que son Père, Jéhovah Dieu, lui confie. Il ne s’agira pas d’énumérer tous ces noms ou qualificatifs, mais de mentionner ceux que l’on trouve quasiment uniquement dans le livre de l’Apocalypse.

Yehoshuah Mashiah est le Premier et le Dernier, et le vivant

"Je suis le Premier et le Dernier, et le vivant ; et je suis devenu un mort, mais, regarde, je suis vivant à tout jamais, et j’ai les clés de la mort et de l’hadès"

(Révélation 1:17,18)

Cette déclaration est expliquée par ce que dit Jésus-Christ, après sur la nature de sa résurrection: c’est le Premier à avoir été ressuscité directement par son Père en vue de la vie éternelle et le Dernier, car toutes les autres résurrections, qu’elles soient célestes ou terrestres, seront réalisées par Jésus-Christ glorifié lui-même car il a désormais les clés de la mort et de l’hadès.

Yehoshuah est l’étoile tombée du ciel sur la terre

"Et j’ai vu une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, et on lui a donné la clé du puits de l’abîme"

(Révélation 9 :1)

Cette étoile est détentrice d’une grande autorité sur des millions de sauterelles, qui vont ravager toute la sphère spirituelle de l’actuel système de choses philosophique et religieux, par la prédication de la Bonne Nouvelle (Matthieu 24:14). Ces sauterelles sont des proclamateurs du royaume qui torturent les consciences de ceux qui ne veulent pas obéir à la Bonne Nouvelle et qui malheureusement pour eux, en subiront les conséquences (2 Thessaloniciens 1:6-10).

Yehoshuah Mashiah est l’Abaddôn et l’Apollyôn

"Elles ont sur elles un roi, l’ange de l’abîme. En hébreu son nom c’est Abaddôn, mais en grec il a pour nom Apollyôn"

(Révélation 9:11)

Le nom Abaddôn, veut dire destruction. Le nom Apollyôn, veut dire destructeur. Ces deux noms sont celui de cette étoile qui provoque une destruction sans égale, des enseignements humains, par le moyen de la prédication de la Bonne Nouvelle qui dénoncent les mensonges philosophiques, religieux ou pseudo-scientifiques (comme l’évolutionnisme). La destruction représente un discrédit des enseignements spirituels humains de nature philosophiques, religieuses ou pseudo-scientifiques. Jésus-Christ, lors de son ministère terrestre, a procédé à une telle destruction (Voir les déclarations du Christ contre la classe enseignante des scribes et des pharisiens, en Matthieu 23). C’est en Matthieu 28:19,20, que l’on peut lire que Yehoshuah Mashiah comme l’Abaddôn ou l’Apollyôn, se désigne comme étant celui qui a désormais toute autorité: "Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre" (Matthieu 28:18). L’Abaddôn ou l’Apollyôn est désigné comme étant un roi sur ces sauterelles qui sont des proclamateurs et enseignants chrétiens de la Bonne Nouvelle (Matthieu 24:14 ; Matthieu 28:29-20).

Yehoshuah Mashiah est l’ange puissant descendu du ciel

"Et j’ai vu un autre ange vigoureux qui descendait du ciel, revêtu d’un nuage, et un arc-en-ciel était sur sa tête, et sa face était comme le soleil, et ses pieds étaient comme des colonnes de feu"

(Révélation 10:1)

Cet ange qui a un pied sur la terre et sur la mer, avec un rouleau dans sa main fait allusion au Roi Jésus-Christ selon le verset 3, où il est écrit : "Et il a crié d’une voix forte comme lorsque rugit un lion. Et quand il a crié, les sept tonnerres ont fait retentir leurs propres voix" (Révélation 10:3). Le rugissement du lion nous rappelle comment est nommé le Christ dans les cieux, en Révélation 5: "Cesse de pleurer. Regarde ! Le Lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le rouleau et ses sept sceaux” (Révélation 5:5). Ainsi, le Roi Jésus-Christ, dépeint par cet ange redoutable, est investi de toute autorité, maintenant, c’est lui qui tend le rouleau, et qui ordonne ce qui peut être proclamé, et ce qui ne doit pas être révélé par Jean. On pourrait dire que l’apôtre Jean symbolise ceux qui ont l’autorité de prêtres ou anciens dans les différentes congrégations chrétiennes de par le monde, symbolisés par les sept anges humains en Révélation 2 et 3. Le fait que cet ange puissant ait un pied sur terre et sur la mer, pourrait faire allusion au fait que lors du ministère terrestre du Christ, il a prêché à la fois sur terre et sur mer (en barque pour se déplacer d’un endroit à un autre, pour prêcher et enseigner) et il a même marché sur la mer (Luc 5:1-11 (Jésus enseigne les foules sur la plage, dans une barque légèrement éloignée du rivage) ; Matthieu 14:23-33 (Jésus marche sur l’eau)).

Yehoshuah Mashiah est le cavalier sur un cheval blanc

"Et j’ai vu, et regardez ! un cheval blanc ; et celui qui était assis dessus avait un arc ; et on lui a donné une couronne, et il est sorti en vainqueur et pour mener à terme sa victoire"

(Révélation 6:2)

Depuis l’intronisation du Roi Jésus-Christ, par Jéhovah Dieu, son Père, le monde, la planète Terre est dans une situation de guerre de maintenant plus de cent ans, entre deux souverainetés. Cette déclaration de guerre ouverte a été provoquée par Jéhovah Dieu, Lui-même, en installant son Fils comme Roi, pour remplacer la souveraineté du diable sur la terre. Selon le Psaumes 2, les nations ne reconnaissent ouvertement pas cette royauté, c’est pour cela que Jéhovah Dieu devra faire valoir son droit à la souveraineté sur la planète Terre, par la force, par l’intermédiaire de son Fils Roi et guerrier, Yehoshuah Mashiah. Il complètera sa victoire sur Satan et ses anges démons, et ainsi que sur les nations qui ne veulent pas se soumettre, durant la grande tribulation. En Révélation 19:11-21, le Roi Jésus-Christ est dépeint comme prêtre guerrier, accompagné des anges célestes afin d’en finir avec la souveraineté humaine sans Dieu, sur la terre. En Révélation 19:13, il est mentionné que son vêtement est aspergé de sang, ce qui symboliquement fait allusion à son installation comme prêtre sacrificateur (comparer avec Lévitique 8:30, mentionnant l’installation de la prêtrise d’Aaron, par une légère aspersion de sang sur son vêtement sacerdotal).

Yehoshuah Mashiah est l’archange Mickaël

"Et une guerre a éclaté dans le ciel: Mikaël et ses anges ont lutté contre le dragon, et le dragon et ses anges ont lutté"

(Révélation 12:7)

Archange veut dire chef des anges. En Révélation 19:11-21, dans la description du Roi Jésus-Christ, au verset 14, il est écrit: "Et les armées qui étaient dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, et elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur". Ce texte démontre bien que c’est le Roi Jésus-Christ qui est le chef des armées célestes, l’archange.

En Matthieu 25:31, Jésus-Christ annonce que peu de temps avant la grande tribulation, il viendra pour juger les nations: "Quand le Fils de l’homme arrivera dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur son trône glorieux". L’expression "et tous les anges avec lui", montre qu’il a toute autorité, comme chef des anges ou archange Mikaël.

En 1 Thessaloniciens 4:15-17, il est écrit que Jésus-Christ utilisera une voix d’archange pour ressusciter les morts: "Parce que le Seigneur lui-​même descendra du ciel avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, et ceux qui sont morts en union avec Christ ressusciteront d’abord" (1 Thessaloniciens 4:16). Par conséquent, il ne fait aucun doute que le chef des anges Mikaël, n’est rien d’autre que le Roi Jésus-Christ.

L’Apocalypse et le Mariage de l’Agneau

"Louez Yah, parce que Jéhovah notre Dieu, le Tout-Puissant, a commencé à régner. Réjouissons-​nous et soyons transportés de joie, et rendons-​lui la gloire, parce que le mariage de l’Agneau est arrivé et sa femme s’est préparée"

(Révélation 19:1-10)

Le mariage de l’Agneau, le Roi Jésus-Christ, avec la Nouvelle Jérusalem, est décrit en Révélation 21: "J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, et préparée comme une épouse parée pour son mari" (Révélation 21:2). La Nouvelle Jérusalem, représente les 144000 humains rachetés de la terre pour vivre dans les cieux, avec le Roi Jésus-Christ: "Et j’ai vu, et regardez! l’Agneau qui se tenait debout sur le mont Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts" (Révélation 14:1-5 ; 5:10 (humains rachetés de la terre)).

En toute logique, selon le récit de Révélation 19:1-11, qui précède le récit de la grande tribulation (19:11-21), cet évènement réjouissant aura lieu lorsque le dernier groupe des 7000 humains restants sur terre, seront ressuscités instantanément après leur mort, peu avant la grande tribulation (Révélation 11:13 (mort des 7000) ; 1 Thessaloniciens 4:17 (la résurrection instantanée)).

Ce mariage céleste est décrit aussi dans le Psaumes 45 qui donne une information supplémentaire concernant les "enfants" issus de ce mariage : "À la place de tes ancêtres il y aura tes fils, que tu établiras comme princes dans toute la terre" (Psaumes 45:16). Ces princes qui gouverneront sur toute la terre, seront les représentants terrestres de l’autorité royale du Christ et des 144000 (la Nouvelle Jérusalem), c’est-à-dire, du Royaume de Dieu: "Voyez ! Un roi régnera pour la justice ; et quant aux princes, ils gouverneront comme princes pour le droit. Et chacun devra être comme une cachette contre le vent et une retraite contre la tempête de pluie, comme des ruisseaux d’eau dans une terre aride, comme l’ombre d’un rocher massif dans une terre épuisée" (Esaïe 32 :1,2). Dans la prophétie d’Ezéchiel, ces "princes" sont désignés par la fonction de "chef" : "Cependant, le chef — en tant que chef, lui s’y assiéra, pour manger le pain devant Jéhovah. C’est par le chemin du porche de la porte qu’il entrera, et c’est par le même chemin qu’il sortira" (Ezéchiel 44:3).

L’Apocalypse et la Nouvelle Jérusalem

"J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, et préparée comme une épouse parée pour son mari"

(Révélation 21:2)

La Nouvelle Jérusalem, représente l’administration terrestre du Royaume de Dieu, par les 144000 rois et prêtres dans les cieux. Cette administration terrestre est décrite comme une ville symbolique sur la terre, en relation directe avec le ciel. En voici la description:

"Or celui qui parlait avec moi tenait comme mesure un roseau d’or, pour qu’il puisse mesurer la ville et ses portes et sa muraille. Et la ville est carrée, et sa longueur est aussi grande que sa largeur. Et il a mesuré la ville avec le roseau : douze mille stades ; sa longueur et sa largeur et sa hauteur sont égales. Et il a mesuré sa muraille : cent quarante-quatre coudées, d’après une mesure d’homme, qui est en même temps une mesure d’ange. Or sa muraille était construite en jaspe, et la ville c’était de l’or pur semblable à du verre limpide. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses: le premier fondement c’était du jaspe, le deuxième du saphir, le troisième de la calcédoine, le quatrième de l’émeraude, le cinquième de la sardonyx, le sixième de la sardoine, le septième de la chrysolithe, le huitième du béryl, le neuvième de la topaze, le dixième de la chrysoprase, le onzième de l’hyacinthe, le douzième de l’améthyste. Et les douze portes étaient douze perles ; chacune des portes était faite d’une seule perle. Et la grande rue de la ville c’était de l’or pur, comme du verre transparent" (Révélation 21:15-21).

Avant de comprendre concrètement ce qui signifie ce mesurage de la ville et sa description, arrêtons-nous sur les dimensions. Il s’agit d’un cube de douze mille stades de côté, par sa hauteur, longueur et largeur (12000x185 (m)=2220 (km)). Un cube a six faces, si nous raisonnons en superficie, ce qui n’est pas le cas, dans le mesurage qui nous intéresse. Le mesurage est exprimé en périmètre ou en lignes parallèles horizontales et verticales:

-         Base du cube : quatre côtés de même longueur.

-         Sommet du cube : quatre côtés de même longueur.

-         Hauteur du cube : quatre côtés de même longueur.

Ainsi, le total des droites, est de douze. Une droite fait douze mille stades. Nous avons l’égalité suivante: Douze mille stades multipliés par douze, égal à cent quarante mille stades. Nous avons très exactement cette égalité en Révélation 7:4-8, d’où son lien avec Révélation 21:15-17 (voir le symbolisme des chiffres dans la Bible).

L’unité de longueur est un stade romain (185 mètres). Dans le cas qui nous intéresse, un stade est égal au ministère terrestre (la course correctement achevée sur terre) d’un chrétien ayant l’espérance céleste (voir 1 Corinthiens 9 :24-27 (le vainqueur de la course (dans le stade romain) recevait une couronne (voir verset 25, comparé avec Révélation 2:9 ; 3:11)) ; 2 Timothée 4 :7 ; voir Révélation 14:20). Les 144 000 stades représentent le périmètre total du cube. Ce qui voudrait dire que le mesurage représenterait la préparation d’une construction d’une ville ou sa construction terminée dans le cas présent. Mais aussi par sa hauteur vertigineuse, les relations avec Jéhovah, du ciel avec la terre, la Nouvelle Jérusalem faisant office de cordon ombilical. Cependant, ce mesurage exprime aussi un jugement durant le règne millénaire fait sur la base de la "loi de la Maison" écrite dans les "rouleaux" mentionnés en Révélation 20:12 (Ezéchiel 43:10-13: Ce texte fait le lien de la mesure de la maison avec la "loi de la maison", comme la Nouvelle Jérusalem).

Le mesurage de la muraille est exprimé seulement par sa hauteur, très petite par rapport à la hauteur générale de la ville elle-même, soit 144 coudées, une mesure d’homme c'est-à-dire d’ange, selon la Révélation. Le millier est remplacé par la coudée (si elle se réfère aux 144 000), qui est une mesure de longueur humaine (la longueur d’un avant-bras, jusqu’au coude). La muraille a douze portes, mais sa hauteur est de douze fois douze coudées. Ce sont plusieurs façons de démontrer qu’il sera impossible de passer au travers de cette muraille sans autorisation, tant par son étendue, son nombre de portes gardées, que sa hauteur.

La muraille elle-même et sa hauteur, pourrait bien représenter la réplique terrestre de la Nouvelle Jérusalem descendue d’auprès de Dieu (Voir Révélation 21:1-4) ; les 144 000 dans les cieux représenteraient le cube de 12 000 stades, tandis que la muraille représenterait la partie terrestre de la ville, sa fondation ou sa base, les murailles et les portes faisant office de protection. La muraille n’a de raison d’être que sur terre car ceux qui doivent être maintenus momentanément en dehors (avant leur destruction), sont des êtres humains ou tout au plus des esprits confinés au voisinage de la terre (Révélation 12 :13 ; 22 :15).

La tente de Dieu mentionnée en Révélation 21:3, est associée à la descente de la Nouvelle Jérusalem sur terre. Il serait logique de penser qu’elle représente la partie basse, ou la base de la ville sur terre, la muraille, une structure protectrice pour la ville sur terre. La tente de Dieu sur terre, nous l’avons vu plus haut, pourrait constituer un groupe d’humains au service de l’adoration de Jéhovah. Elle devrait être représentée par les princes et des prêtres terrestres. En Révélation 7:15, il est question que la tente de Dieu sera sur la Grande Foule, ce qui laisse entendre, que ce groupe sera directement subordonné aux princes et aux prêtres terrestres, dans l’administration de l’adoration de Jéhovah et la gouvernance de la terre.

Le mesurage de la Nouvelle Jérusalem, est comparable à celui du Temple Sanctuaire, effectué par l’apôtre Jean (Révélation 11:1,2). Le mesurage du temple sanctuaire effectué par l’apôtre Jean, semble indiquer que les normes divines écrites dans la Bible, doivent être appliquées, dans l’enceinte de ce temple sanctuaire, c’est-à-dire la congrégation chrétienne. Le fait que ce soit Jean, un humain, qui procède à la mesure, indique que ces normes chrétiennes, sont maintenues par l’œuvre pastoral des prêtres ou surveillants des congrégations. Cela est confirmé en Révélation 2 et 3, lorsque Jésus-Christ glorifié donne ses instructions, parfois très sévères, aux sept anges humains responsables des sept congrégations.

Ainsi, ces deux mesurages, représentent un jugement (Matthieu 7:2 (Jésus compare le jugement à un mesurage) et Amos 7:7-9 (Jéhovah compare son jugement à l’utilisation d’un fil à plomb)). Jésus-Christ, en Matthieu 19:28 a décrit la période de la "recréation" ou de la résurrection terrestre, comme d’un jugement général de l’ensemble de l’humanité en cours de résurrection. Cependant, dans le cas de la Nouvelle Jérusalem, cette fois c’est un ange qui mesure avec une mesure d’ange. Cette fois, dans le paradis terrestre, ce seront des mesures certes appliquées par des humains, sous la surveillance directe des anges.

Cette idée du jugement de l’humanité, exprimée par Jésus-Christ, ressort symboliquement par la présence des douze pierres précieuses à l’entrée de chacune des douze portes de la ville, permettant ou empêchant l’entrée dans cette ville. Comment cela ? Les portes ont chacune l’inscription d’une des douze tribus d’Israël, cela semble faire allusion aux douze tribus de Révélation 7:4-8, donc les 144 000. Les portes donnent un droit d’accès aux arbres de la vie ou pas (Comparer Révélation 22:2,13,19 avec Genèse 3:24). Or en Matthieu 19:28, Jésus Christ dit que les 144 000 seraient établis comme juges des 12 tribus d’Israël. Il semble donc logique que ces portes représentent l’autorité des 144 000 à juger qui sera digne d’entrer ou pas dans la ville. Etant donné que ces portes font partie de la muraille, il est logique de penser que ce sont les princes et les prêtres terrestres, qui notifieront sur terre ce que les 144 000 auront décidé aux cieux (eux-mêmes supervisés par les douze apôtres (Matthieu 19 :28)) (Voir Matthieu 18:15-17 et ensuite 18-20). Les princes et les prêtres terrestres sont respectivement désignés dans la prophétie d’Ezéchiel 40-48, par les noms de "chefs" (princes) et fils de Zadoc (prêtres terrestres).

La présence d’un ange à chaque porte, soit douze anges, semble les décrire comme les exécuteurs des jugements de Dieu (Révélation 7:1,2 ; 12:7 ; 14:18-20 ; voir aussi Matthieu 13:41,49). Les jugements de Dieu seront décidés pas les 144 000 dans les cieux, notifiés par les princes et les prêtres sur terre, et appliqués de manière effective par les anges. C’est ce qui expliquerait aussi que le mesurage est fait par un ange, à la mesure d’homme (appliqué aux humains (roseau)), c'est-à-dire d’ange (appliqué par des anges (l’or symbolise la matière céleste qui recouvrait tout le mobilier du Saint et du Très-Saint dans le temple sanctuaire)) (Révélation 21:15-17).

La muraille est construite en jaspe (Révélation 21:18). Cette indication nous aide à comprendre que le scintillement de la pierre de jaspe, reflète très exactement la gloire de Dieu. Pareillement, le scintillement dominant de la Nouvelle Jérusalem est le jaspe (comparer Révélation 4:3, (couleur dominante émanant du trône est le jaspe) avec 21:11 (couleur dominante émanant de la Nouvelle Jérusalem est le jaspe)). Le scintillement du jaspe pourrait symboliser la gloire de la souveraineté de Dieu, exprimée par la domination de la Nouvelle Jérusalem sur terre.

Que pourrait signifier la présence des douze pierres précieuses ? Elles représentent les douze noms des apôtres, qui sont eux-mêmes mis en parallèle avec le fait que sur les portes sont inscrits les douze noms des tribus d’Israël. Par conséquent il faut faire le lien en ces douze noms des tribus d’Israël, qui constituaient le fondement de cette nation pour savoir ce que représentent concrètement ces pierres précieuses. Et le texte qui semble de tout évidence la résolution de l’énigme est Exode 28:15-21 où il est écrit à propos du pectoral du jugement:

"Et tu devras faire le pectoral du jugement, ouvrage de brodeur. De même facture que l’éphod tu le feras. Tu le feras d’or, de fil bleu et de laine teinte en pourpre rougeâtre, de tissu teint en écarlate de cochenille et de fin lin retors. Une fois plié en deux, il sera carré ; sa longueur sera d’un empan et sa largeur d’un empan. Et tu devras le garnir d’une garniture de pierres : quatre rangées de pierres. Une rangée : rubis, topaze et émeraude, la première rangée. La deuxième rangée : turquoise, saphir et jaspe. La troisième rangée : léshem, agate et améthyste. La quatrième rangée : chrysolithe, onyx et jade. Il faudra qu’il y ait des alvéoles d’or dans leurs garnitures. Il faudra que les pierres soient selon les noms des fils d’Israël, les douze selon leurs noms. Il faudra qu’elles soient gravées de gravures de sceau, chacune selon son nom, pour les douze tribus".

Ainsi les douze pierres précieuses du fondement de la muraille doivent probablement faire allusion au "pectoral du jugement", qui sera de fait, le fondement de la justice divine sur terre, le nom de chacune des pierres précieuses étant différentes pour certaines, car différents des noms des douze tribus d’Israël. Plus concrètement, en Matthieu 19:28, lorsque Jésus Christ dit que les 144000 jugeront les 12 tribus terrestres d’Israël, il s’adresse particulièrement aux douze apôtres. Ce qui voudrait dire que ce sont particulièrement les douze apôtres dans les cieux qui seront responsables du jugement, qui agiront en juges principales, notifiant aux 144 000 dans les cieux, en faisant office de portes de la muraille, à qui doit-on empêcher ou permettre d’entrer dans la ville (Ephésiens 2:20-21).

En Révélation 21:22 il est écrit: "Et je n’y ai pas vu de temple, car Jéhovah Dieu le Tout-Puissant est son temple, ainsi que l’Agneau". La Nouvelle Jérusalem sur terre n’aura pas besoin d’un édifice visible ou de lieu attitré pour le temple sanctuaire de Jéhovah et Jésus Christ (faisant allusion à la présence d’un temple dans l’ancienne Jérusalem terrestre. Ils représenteront le temple sanctuaire, Jésus Christ étant le Saint (voir Révélation 1:12-16) et Jéhovah de Très-Saint (Révélation 11:19).

L’Apocalypse et les deux Témoins

"Et je ferai que mes deux témoins prophétisent pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de toiles de sac. ” Ceux-ci sont symbolisés par les deux oliviers et les deux porte-lampes et ils se tiennent debout devant le Seigneur de la terre"

 (Révélation 11 :3,4)

En nous basant sur le contexte général de la Révélation, on parvient à comprendre qu’ils sont respectivement Moïse et Elie (Eliyah). Ces deux témoins sont les mêmes que ceux mentionnés dans la prophétie de Zacharie: "Ce sont les deux oints qui se tiennent près du Seigneur de toute la terre" (Zacharie 4:14).

Zacharie 4:1-10 décrit un porte-lampe qui représente Zorobabel comme celui qui reconstruirait le temple à Jérusalem, par la force de l’esprit de Jéhovah : "Alors il répondit et me dit : “ Voici la parole de Jéhovah à l’adresse de Zorobabel, disant : ‘ “ Ni par des forces militaires ni par la puissance, mais par mon esprit”, a dit Jéhovah des armées. Qui es-tu, ô grande montagne ? Devant Zorobabel tu deviendras un plat pays. Oui, il fera sortir la maîtresse pierre. Il y aura des cris à son adresse : “ Qu’elle est charmante ! Qu’elle est charmante ! ”’” (Zacharie 4:6,7).

Le récit prophétique de Zacharie chapitre 4:11-14, les "deux oints" semblent être les mêmes que Révélation 11: "Et je ferai que mes deux témoins prophétisent pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de toiles de sac. ” Ceux-ci sont symbolisés par les deux oliviers et les deux porte-lampes et ils se tiennent debout devant le Seigneur de la terre" (Révélation 11:3,4). En lisant attentivement le livre de la Révélation, on se rend compte qu’il s’agit très exactement de Moïse et Eliyah (Elie), qui sont apparus en vision aux côtés du Christ, lors de la transfiguration (Marc 9:1-8).

Ces deux représentants de Moïse et d’Eliyah, sont deux personnes, mais aussi deux congrégations (Porte-lampes) qui organisent la prédication mondiale dans la période avant la grande tribulation (Matthieu 24:14). Dans le livre de Zacharie (5:1,2) et de la Révélation, cette prédication est décrite comme une plaie contre le système de Satan (vers la fin de cet article) (Révélation 8:7 à 15:8 (les plaies des sept trompettes) ; Révélation 16:1 à 22 :21 (la fin) (les plaies des sept bols)).

Le premier témoin Moïse, est le représentant de la congrégation des chrétiens qui ont l’appel céleste et qui sera au nombre de 7000 pour compléter le groupe des 144000, peu avant la grande tribulation (Révélation 7:3-8 "144000"; 11:13 "7000"). Le deuxième témoin Elie (Eliyah), représente la congrégation des humains qui survivront à la grande tribulation pour vivre éternellement sur la terre (Révélation 7:9-17 "la grande foule" ; 11:13 "le reste qui rend gloire à Dieu"). La congrégation des saints célestes (Moïse) est représentée par la femme persécutée sur terre par Satan le diable (Révélation 12:13-17a). La congrégation des saints terrestres, représente "le reste de la semence de la femme" (Révélation 12:17b).

Est-ce que ces deux oints représentent deux hommes réels ? Rien n’indique le contraire. Quoiqu’il en soit, seulement Jéhovah et Jésus-Christ le savent pleinement (et éventuellement les deux intéressés), et tout au mieux, ils doivent être reconnaissables par leur congrégation respective (Matthieu 17:12 "ils ne l’ont pas reconnu"). Ce qui est certain, c’est qu’il représentent chacun, une congrégation, car il y a deux porte-lampes qui leur correspondent (Révélation 11:3,4).

La présence de ces deux témoins, dans le récit prophétique de l’Apocalypse, permet de comprendre certaines énigmes ou allusions prophétiques. Pour cela, il convient de bien connaitre les récits historiques bibliques en relation avec ces deux personnages.

La mort et la résurrection des deux témoins

"Et quand ils auront achevé leur témoignage, la bête sauvage qui monte de l’abîme leur fera la guerre et les vaincra et les tuera. Et leurs cadavres seront dans la grande rue de la grande ville qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Égypte, là où leur Seigneur a aussi été attaché sur un poteau. Et ceux d’entre les peuples, et tribus, et langues, et nations regarderont leurs cadavres pendant trois jours et demi, et ils ne permettent pas qu’on mette leurs cadavres dans une tombe. Et ceux qui habitent sur la terre se réjouissent à leur sujet et se donnent du bon temps, et ils s’enverront des cadeaux les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté ceux qui habitent sur la terre.

Et après les trois jours et demi, de l’esprit de vie venant de Dieu est entré en eux, et ils se sont tenus sur leurs pieds, et une grande peur est tombée sur ceux qui les regardaient. Et ils ont entendu une voix forte venant du ciel leur dire : “ Montez ici. ” Et ils sont montés au ciel dans le nuage, et leurs ennemis les ont regardés. Et à cette heure-là il y a eu un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville est tombé ; et sept mille personnes ont été tuées par le tremblement de terre, et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 11:7-13).

Pour avoir une compréhension très précise de cette description énigmatique de la mort et de la résurrection des deux témoins, il convient de rappeler ceci:

Le premier témoin Moïse, est le représentant de la congrégation des chrétiens qui ont l’appel céleste et qui sera au nombre de 7000 pour compléter le groupe des 144000, peu avant la grande tribulation (Révélation 7:3-8 "144000"; 11:13 "7000").

Le deuxième témoin Elie (Eliyah), représente la congrégation des humains qui survivront à la grande tribulation pour vivre éternellement sur la terre (Révélation 7:9-17 "la grande foule" ; 11:13 "le reste qui rend gloire à Dieu").

La mort de ces deux congrégations représente de toute évidence l’arrêt et l’interdiction du ministère chrétien, décrétés par la gouvernance mondiale, représentée par la bête sauvage qui monte de l’abîme. Cette mort durera trois jours et demi. Il s’agit d’une durée symbolique qui fait écho aux 1260 jours, soit trois ans et demi, de témoignage de deux témoins. Cette durée exprime l’idée que la durée de leur mort sera très courte, 360 fois plus courte que la durée de prédication des deux témoins (1260 jours). Pour savoir la chronologie des évènements qui aboutiront à la mort et la résurrection des deux témoins, il convient de se tourner vers le récit prophétique de la prophétie de Daniel, plus précisément de la prophétie des 1260 jours, 1290 jours et 1335 jours:

"Et je commençai à entendre l’homme vêtu de lin, qui était au-dessus des eaux du fleuve, alors qu’il levait sa main droite et sa main gauche vers les cieux et jurait par Celui qui est vivant pour des temps indéfinis : “Ce sera pour un temps fixé, des temps fixés et une moitié. Et dès qu’on aura achevé de mettre en pièces la force du peuple saint, toutes ces choses parviendront à leur terme”. (…) "Et depuis le temps où le sacrifice constant aura été ôté et où l’on aura installé la chose immonde qui cause la désolation, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours.  “Heureux celui qui reste dans l’attente et qui arrive aux mille trois cent trente-cinq jours !"" (Daniel 12:7,11,12).

L’explication simplifiée de cette prophétie en parallèle avec le récit de la Révélation, est la suivante: Les deux témoins prophétiseront, 1260 jours. Au terme de cette période, commencera une autre qui consistera à mettre à mort les deux témoins (les deux congrégations chrétiennes), sur une période de 30 jours, qui mènera au terme des 1290 jours. La période entre la fin des 1290 et 1335 jours, soit 45 jours ou 1 mois et demi, représente les "trois jours et demi". En toute logique, la fin des 1335 jours, représentent la résurrection des deux témoins, peu avant la grande tribulation.

En revenant cette fois sur le récit de la prophétie de l’Apocalypse, la résurrection des deux témoins provoquera simultanément, un tremblement de terre, la chute du dixième de la ville, et la mort de 7000 personnes. La ville représente le peuple de Dieu. La chute du dixième de la ville, est la mort et la résurrection des 144000 rois et prêtres, en tant que groupe entièrement constitué dans les cieux, ce qui du même coup provoquera instantanément, la mort et la résurrection des 7000 restants du groupe céleste des 144000. Le reste de la ville qui aura pris peur de cet évènement impressionnant, et qui rendra gloire à Dieu, est la grande foule qui survivra à la grande tribulation (Révélation 7:9-17). 

L’attaque de la bête sauvage contre les deux témoins et leur mise à mort, constituera de facto, une attaque frontale contre l’Agneau, le Roi Jésus-Christ, à la tête des millions d’anges célestes prêts pour la grande tribulation (Révélation 17:14).

L’Apocalypse et Har-Maguédôn (Armageddon)

"Et elles les ont rassemblés au lieu qu’on appelle en hébreu Har-Maguédôn”

(Révélation 16:16)

Cette expression "Har-Maguédôn (Armageddon)" est justement à mettre en lien avec un épisode de la vie du prophète Elie. Cela fait allusion à une assemblée des nations organisée par la propagande des démons, en vue de les regrouper pour se confronter à l’Agneau, qui est le Roi Jésus-Christ: "Et j’ai vu trois paroles inspirées impures qui ressemblaient à des grenouilles sortir de la gueule du dragon et de la gueule de la bête sauvage et de la bouche du faux prophète. Ce sont, en effet, des paroles inspirées par des démons et qui accomplissent des signes, et elles sortent vers les rois de la terre habitée tout entière, pour les rassembler pour la guerre du grand jour de Dieu le Tout-Puissant. “Écoute ! Je viens comme un voleur. Heureux celui qui reste éveillé et garde ses vêtements de dessus, pour qu’il ne marche pas nu et qu’on regarde sa honte. ”Et elles les ont rassemblés au lieu qu’on appelle en hébreu Har-Maguédôn" (Révélation 16:13-16).

Cette expression Har-Maguédôn décrit symboliquement par un lieu, une situation mondiale qui précèderai la "guerre du grand jour de Jéhovah", c’est-à-dire la grande tribulation. Le terme Har-Maguédôn reste énigmatique. Cette expression doit faire allusion à un événement biblique qui a eu lieu sur une montagne, se trouvant prés de Méguiddo, où se sont rassemblées des personnes. Il est intéressant de noter qu’une encyclopédie géographique fasse le lien entre, Méguiddo, Mont Carmel et le prophète Elie ("Le Grand Livre du Monde – Dictionnaire géographique des pays, des villes et des sites – Ed. Sélection Reader's digest", page 144): "Carmel, (mont), Israël. Chaînon qui s'étend sur 22 km au S. –O. de Haïfa et culmine à 520 m. Au S.-O se trouve le col de Megiddo. Dans la Bible, le prophète Élie y triompha des prêtres des Baals. (…)". Pour comprendre cette expression, nous devons rechercher un évènement important qui a marqué la vie du prophète Elie. Ce récit se trouve en 1 Rois chapitre 18, où Jéhovah demande à Elie d’organiser une confrontation, entre lui, comme représentant des adorateurs de Jéhovah, et les prêtres de Baal, un dieu rival.

En lisant le récit, nous comprenons que cette assemblée a eu lieu, sur le prolongement du Mont Carmel, bien à l’Est, sur le Tel de Méguiddo, et qu’à ce niveau coulait le Ouadi de Quishôn (1 Rois 18:19,20 (la mention du lieu du rassemblement comme étant sur le Mont Carmel) ; 1 Rois 18:40 (la mention de la présence à cet endroit du Ouadi de Quishôn)). C’est le chant de la prophétesse Déborah qui fait le lien entre ces deux endroits, prouvant, bibliquement parlant, que c’est probablement là, qu’a eu lieu cette assemblée, et qu’elle est à relier à l’expression “Har-Maguédôn”, de l’Apocalypse.

Ce chant célèbre la victoire du Juge Barack sur les armées de Siséra, vers les “eaux de Méguiddo”: "Des rois sont venus, ils ont combattu ; c'est alors que les rois de Canaan ont combattu à Taanak, près des eaux de Meguiddo. Ils n'ont pas pris de gain d'argent" (Juges 5:19). Taanak se situe à cinq kilomètres au sud-est, de Megguido, en continuité du versant de la chaîne du Mont Carmel, "près des eaux de Meguiddo". Le récit de la bataille entre le juge Barack et Siséra, désigne les “eaux de Meguiddo” comme étant de fait, le Ouadi de Quishôn: "j'attirerai vers toi, au ouadi de Qishôn, Sisera" (Juges 4:7). C’est justement, le chant de Déborah qui confirme ce fait: :"Le torrent de Qishôn les a emportés, le torrent des jours antiques, le torrent de Qishôn. Tu foulais aux pieds de la force, ô mon âme !" (Juges 5:21).

Si l’assemblée s’est faite à l’initiative de Jéhovah, le récit de 1 Rois 18, montre que c’est le roi Achab qui a organisé le rassemblement des centaines d’adorateurs de Baal contre le prophète Elie. Révélation 16, montre que ce rassemblement contre l’Agneau est à l’initiative des démons. Cependant, en recoupant à la fois le récit de 1 Rois 18, mais aussi de la prophétie d’Ezéchiel (38 et 39), où Jéhovah Dieu faire dire par son prophète qu’il mettra un crochet au nez de Gog de Magog, pour que justement, il tente de s’en prendre à son Peuple, ce qui démontre que cela rentre dans son dessein, pour mieux tous les anéantir, au jour de la grande tribulation (Ezéchiel 38:4 ; Révélation 19:11-21).

Ainsi, Har-Maguédôn (Armageddon), est une assemblée de nations contre l’Agneau, et contre son Peuple, peu avant la guerre du grande jour de Jéhovah, la grande tribulation: "Et durant ce temps-​là se lèvera Mikaël, le grand prince qui se tient là en faveur des fils de ton peuple. Et à coup sûr ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a pas eu depuis qu’une nation a paru jusqu’à ce temps-​là. Et durant ce temps-​là ton peuple échappera, tous ceux qui seront trouvés inscrits dans le livre" (Daniel 12:1) (Mikaël représente le Roi Jésus-Christ, l’Agneau (1 Thessaloniciens 4:16 (la voix d’archange appliquée à Jésus-Christ)).

L’Apocalypse et les plaies des sept trompettes et des sept bols

Pour faire simple, selon le contexte du livre de la Révélation, les sept trompettes et les sept bols sont des proclamations qui causent des dommages spirituels ou du discrédit sur l’ensemble de l’actuel souveraineté de Satan sur terre (1 Jean 5:19). Comment ? Tout d’abord, cette proclamation est tout simplement la "bonne nouvelle" du royaume qui est actuellement prêchée par toute la terre, avant la fin définitive de ce système de choses: "Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin" (Matthieu 24:14). Comment un message de "bonne" nouvelle peut constituer une "plaie" ou une malédiction pour une grande partie du système philosophique et religieux de l’actuel système de choses, sous la coupe de Satan ? Pour mieux le comprendre, il convient de voir les deux conséquences complètement opposées de la proclamation de la bonne nouvelle, prêchée par Jésus-Christ:

1 – La proclamation de la bonne nouvelle est une bénédiction pour ceux qui souffrent de la souveraineté de l’homme sur terre et qui bénéficieront éternellement des bénédictions de Dieu: "L’esprit de Jéhovah est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres, il m’a envoyé pour prêcher aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer en liberté les écrasés, pour prêcher l’année que Jéhovah agrée" (Luc 4:18,19 ; Esaïe 61:1-4).

2 - La proclamation de la bonne nouvelle est une malédiction pour ceux qui ne veulent pas obéir à Dieu. En lisant Matthieu chapitre 23, Jésus-Christ fait une proclamation de jugement contre la classe dirigeante spirituelle, les scribes et les pharisiens, pour ne pas avoir alimenté spirituellement le peuple. Cependant, c’est dans l’illustration de Jésus-Christ, sur Lazare le mendiant et le riche, que nous trouvons les deux aspects opposés de la proclamation de la bonne nouvelle:

"Mais un certain homme était riche, et il se revêtait de pourpre et de lin, se donnant du bon temps de jour en jour avec magnificence. Mais un certain mendiant nommé Lazare était régulièrement déposé à sa porte, tout couvert d’ulcères et désirant se rassasier de ce qui tombait de la table du riche. Oui, les chiens mêmes venaient lécher ses ulcères. Or, par la suite, le mendiant est mort et il a été emporté par les anges dans le sein d’Abraham.

“Le riche aussi est mort et a été enterré. Et dans l’hadès il a levé les yeux, alors qu’il se trouvait dans les tourments, et il a vu Abraham de loin et Lazare dans son sein. Alors il a appelé et dit : ‘ Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, parce que je souffre dans ce feu flamboyant. ’ Mais Abraham a dit : ‘ Mon enfant, souviens-toi que tu as pleinement reçu tes bonnes choses pendant ta vie, mais Lazare pareillement les choses mauvaises. À présent, cependant, il trouve ici la consolation, mais toi, tu souffres. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été fixé entre nous et vous, de sorte que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne le peuvent, et qu’on ne peut pas non plus traverser de là-bas vers nous. ’ Alors il a dit : ‘ Dans ce cas, je te demande, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, car j’ai cinq frères, afin qu’il rende pleinement témoignage auprès d’eux, pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de tourment. ’ Mais Abraham a dit : ‘ Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent. ’ Alors il a dit : ‘ Non, pas du tout, père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts va vers eux, ils se repentiront. ’ Mais il lui a dit : ‘ S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, ils ne se laisseront pas non plus persuader si quelqu’un ressuscite d’entre les morts’” (Luc 16:19-31).

Dans l’illustration, Lazare le mendiant, représente le peuple affamé sur le plan spirituel, sans aucune orientation spirituelle concrète: "Eh bien, en sortant, il vit une grande foule, mais il fut pris de pitié pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Et il commença à leur enseigner beaucoup de choses" (Marc 6:34). Le riche, représente les hommes qui devaient s’occuper d’enseigner le peuple et lui donner une orientation spirituelle précise dans la vie (Matthieu 23). La mort du mendiant et du riche représente un changement de condition, provoqué par le ministère de la Parole du Christ. Cette mort ou changement de condition spirituelle, a conduit le mendiant Lazare, le peuple désireux de plaire à Dieu, à obtenir l’approbation de Dieu (Actes chapitres 1 à 3). Par contre la mort du riche, la classe des hommes qui devaient enseigner le peuple, s’est retrouvée dans une condition tourmentée de désapprobation divine, ce qui a engendré en eux, une fureur meurtrière (Actes 4).

Ainsi, les plaies des sept trompettes et des sept bols, sont les répercussions (sous forme de malédictions ou de sentiment de désapprobation divine (le feu flamboyant)), qu’engendre la proclamation de la bonne nouvelle, sur l’ensemble de l’actuel système de choses. Elle représentent le jugement et la destructions des œuvres de Satan et de sa souveraineté et la proclamation de l’instauration de la gouvernance du royaume de Dieu, sur terre (Genèse 3:15 ; Matthieu 6:9,10 "Que ton royaume vienne"). Cette fois, ce sont les deux témoins (Moïse et Elie) et leur congrégation respective, qui font cette proclamation. Dans ce qui suit nous allons faire une brève comparaison, entre les cinq premières plaies des trompettes et des bols. Mais avant, on peut faire différents constats, que l’on pourra noter dans ces comparaisons:

Les plaies de trompettes font des dégâts spirituels, seulement sur le tiers de l’humanité, tandis que celles des bols sur la totalité. Il y a complémentarité et parfois similitude dans la nature des plaies. Ce que les trompettes ne sont pas parvenues à obtenir, les bols en complète la mesure au point d’en atteindre la totalité. C’est un peu semblable à ce que l’on lit en Exode chapitre 9 et 10, après la plaie en Egypte, Jéhovah annonce qu’il va provoquer une plaie de sauterelles. Nous pouvons lire: "Oui, elles couvriront la surface visible de la terre et on ne pourra pas voir la terre ; elles mangeront bel et bien le reste de ce qui a échappé, ce qui vous a été laissé par la grêle ; oui, elles mangeront tout arbre chez vous qui germe dans la campagne" (Exode 10:5). Ainsi, ce qui correspondrait à la grêle, comme plaie des trompettes, les sauterelles en aggraveraient les dégâts, en tant que plaie des bols. La similitude ou ressemblance entre les plaies des trompettes et celles des bols, permet au lecteur attentif d’avoir la signification du symbolisme de la description des plaies.

Un autre point majeur, qui a été brièvement évoqué, ci-dessus, c’est que l’ensemble des récits des plaies des trompettes, semble faire allusion principalement au premier témoin Moïse. Tandis que les plaies des bols soient le fait principalement, de la proclamation du deuxième témoin, Elie (Parfois il peut avoir des allusions à la fois aux actions de Moïses, de manière entre croisées, mais ce n’est pas systématique (voir la troisième plaie des trompettes et des bols qui font allusion seulement à l’action de Moïse). Ces deux témoins représentent deux congrégations de chrétiens, parce qu’il est écrit en Révélation 11:4, qu’ils sont représentés par deux porte-lampes, et deux oliviers. Les porte-lampes, dans la Révélation, représentent les congrégations sur terre (Révélation chapitres 1-3), tandis que les deux oliviers, en représentent la source de lumière, l’huile pour alimenter la lumière des lampes (Matthieu 5:14-16).

La congrégation que l’on appellera Moïse, pourrait correspondre à celle du reste des 144000, des chrétiens ayant l’appel céleste, étant encore sur terre et en très petit nombre. C’est ce qui pourrait expliquer l’impact quoique sérieux, mais limité des plaies de trompettes, au tiers de l’ensemble de l’humanité (Révélation 7:3-8 ; 14:1-5). Cette congrégation céleste sur terre, est symbolisée sous les traits de la femme céleste sur terre (Révélation 12).

Tandis que la congrégation que l’on appellera Elie, pourrait correspondre à l’immense congrégation des humains qui ont l’espérance de vie éternelle sur terre, et dont la grande foule survivra à la grande tribulation (Révélation 7:9-17). Etant donné que leur nombre est beaucoup plus important, l’impact des plaies des bols, à l’échelle mondiale, est beaucoup plus puissant et atteint cette fois la totalité de la population mondiale. Cette congrégation terrestre d’humains qui vivront éternellement sur terre, pourrait correspondre "au reste de sa semence", de la femme sur terre, parce que l’existence de cette seconde congrégation est le résultat de la première campagne de prédication de la congrégation Moïse, le reste des 144000.

Dernier point, avant l’examen, peut-on considérer les plaies de l’Apocalypse, comme ayant un accomplissement littéral ? A bien des égards, oui (en faisant abstraction du symbolisme). Cependant, dans l’accomplissement littéral, il faut les considérer comme des conséquences des agissement et de la folie des humains charnels (par opposition au spirituel) et non de Dieu (Jacques 1:13). Par exemple, dans la plaie du troisième bol, les eaux se transforment en sang (symbolisme d’une eau impropre à la consommation) (Révélation 16:4-7). Dans le sens spirituel de cette plaie, c’est Dieu qui en est responsable (comme de la totalité des plaies), et nous verrons ultérieurement à quoi cela pourrait correspondre. Cependant, cette prophétie trouve son accomplissement littéral, actuellement, dans le fait, non pas que les eaux se transforment actuellement en sang (un symbolisme pour signifier ce qui est impropre à la consommation), mais dans le fait que la mauvaise administration humaine de la terre, par son comportement d’homme charnel, a rendu une grande partie des eaux douces impropres à la consommation (Exode 7:14-21 "Les Égyptiens ne purent boire l’eau du Nil" ; 1 Corinthiens 2:14 "homme physique").

La comparaison des cinq premières plaies des trompettes et des bols

Première trompette: "Et le premier a sonné de la trompette. Et il y a eu de la grêle et du feu mêlé de sang, et cela a été jeté sur la terre ; et le tiers de la terre a été brûlé, et le tiers des arbres a été brûlé, et toute la végétation verte a été brûlée." (8:7).

Premier bol: "Et le premier s'en est allé et a versé son bol sur la terre. Et un ulcère pernicieux et malin est venu sur les hommes qui avaient la marque de la bête sauvage et qui adoraient son image." (16:2).

Cette première plaie semble représenter la proclamation de jugement et de destruction de ceux qui ont la marque de la bête sauvage et qui adorent son image (il y aura une étude ultérieure des bêtes sauvages de l’Apocalypse). Le premier coup de trompette, annonce de toute évidence, l’approche de la grande tribulation (comparer avec Révélation 11:19). Ces personnes avec la marque de la bête, ne survivront pas à la grande tribulation à venir (Révélation 13:9-11 ; 14:11 ; 19:19-11). La première plaie des bols décrit l’état mental et spirituel des humains qui ne veulent pas se repentir et qui sont rongés et torturés par un ulcère pernicieux et malin, un peu comme le riche tourmenté dans les flammes symboliques de la désapprobation divine (Luc 16:19-31).

Par sa mauvaise administration de la terre, l’homme charnel a provoqué des dommages irréversibles pour la terre, provoquant des désertification des sols et un plus grand nombre et des immenses feux de forêts (Comparer avec Révélation 11:18 "causer la ruine de ceux qui ruinent la terre").

Deuxième trompette: "Et le deuxième ange a sonné de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée de feu a été jeté dans la mer. Et le tiers de la mer est devenu du sang ; et le tiers des créatures qui sont dans la mer et qui ont des âmes sont mortes, et le tiers des bateaux ont fait naufrage." (8:8,9).

Deuxième bol: "Et le deuxième a versé son bol dans la mer. Et elle est devenue du sang comme celui d’un mort, et toute âme vivante est morte, oui les choses qui étaient dans la mer" (16:3).

La mer, mentionnée dans les plaies de la deuxième trompette et du bol, semble faire allusion à la Mer Morte, dans l’actuelle Palestine. Il est probable, qu’avant la pluie de feu et de souffre, tombée sur les villes de Sodome et Gomorrhe, que cette mer ait eu de nombreux poissons. Le livre de Genèse, décrit le secteur de l’estuaire du Jourdain, et son pourtour, comme étant très verdoyants et prospères (Genèse 13:10). L’existence des nombreuses villes sur le pourtour de cette mer, avant le déluge de feu et de souffre, semble appuyer ce fait. Par conséquent, ce lieu géographique, du pourtour de la Mer Morte avant et après la destruction de Sodome et Gomorrhe, semble être le prototype de ce qui va se passer sur l’ensemble de ce système de choses (Genèse 13:12). Ainsi, la mort des "poissons", semble signifier en même temps la total disparition de cette ancienne civilisation dépravée, et la total disparition de l’actuel système de choses tout aussi corrompu, si ce n’est plus, lors de la grande tribulation (Matthieu 24:21).

La montagne embrasée de feu qui a été jetée dans la mer, semble faire allusion à destruction de Sodome et Gomorrhe. Pourquoi ? La mention "Sodome et Égypte" (en Révélation 11:8), montre l'axe principal des plaies décrites dans le livre de la Révélation à savoir, la destruction de Sodome par le feu et le soufre, d'une part et les dix plaies d'Égypte d'autre part. La montagne en feu qui est jetée dans la mer selon Révélation 8:8, et l'expression "jetés dans le lac de feu" (l’aspect du pourtour de la mer morte, juste après la destruction de Sodome et Gomorrhe (Genèse 19), est très ressemblant à la description de Révélation 19:20 ; 20:10,14).

Mais qu'est devenu Sodome ? Bien qu'il semble que l'on ne le saura jamais avec certitude, il y a des théories soutenues par quelques scientifiques (géologues) qui ont étudié la topographie des environs de la mer morte, qui ont émis des hypothèses intéressantes quant à la disparition de Sodome, qui sembleraient corroborer certains symboles de la Révélation (particulièrement de 8:8). Cette théorie quelque peu audacieuse a été soutenue par un scientifique nommé Graham Harris, un ingénieur géologue spécialiste du secteur géographique de la Mer Morte (Graham Harris (1937–2014), ingénieur qui possédait une vaste expérience dans l'application pratique de l'ingénierie géotechnique aux grands projets).

Ces théories laisseraient entendre que Sodome et Gomorrhe auraient été englouties en l'espace d'environ moins d'une demi-heure, par un immense glissement ou par liquéfaction du sol, dans les eaux de la mer morte en même temps qu'elles subissaient la pluie de feu et de soufre (par l’explosion des immenses réserves de méthane dans le sol, dans cette région) (Dans une émission produite par la "BBC nov'edit" en DVD). Cette région a une énorme quantité de méthane, un gaz souterrain, qui en explosant peut provoquer un immense déluge de feu et de souffre. La géologie du sol provoque à la fois une liquéfaction du sol, ayant pour résultat un enfoncement de ces deux villes dans les eaux de la Mer Morte. Et pour G. Harris, un immense glissement de terrain qui serait produit en à peine vingt minutes !

En conclusion de cette partie de l’explication, cette deuxième plaie ou proclamation terrifiante, semble de même nature que la première, à savoir, la disparition complète de l’actuelle civilisation mondiale dépravée, à la grande tribulation: "Et si le rêve a été deux fois répété à Pharaon, c’est que la chose est solidement établie de la part du vrai Dieu et que le vrai Dieu se hâte de la faire" (Genèse 41:32).

Troisième trompette: "Et le troisième ange a sonné de la trompette. Et une grande étoile qui brûlait comme une lampe est tombée du ciel, et elle est tombée sur le tiers des fleuves et sur les sources d'eaux. Et on appelle cette étoile du nom d'Absinthe. Et le tiers des eaux s'est changé en absinthe, et beaucoup parmi les hommes sont morts de ces eaux, parce qu'elles étaient devenues amères." (8:10,11).

Troisième bol: "Et le troisième a versé son bol dans les fleuves et les sources des eaux. Et ils sont devenus du sang." (16:4).

L’étoile qui tombe du ciel, sur les eaux, les rendant amères comme l’absinthe, donc impropre à la consommation, est Jésus-Christ, représenté par la congrégation Moïse (trompettes) et Elie (bols). Certains pensent qu’il s’agirait de Satan tombé du ciel, comme c’est mentionné en Révélation 12:9. De prime abord, cette interprétation semble tout à fait logique. Cependant, elle laisserait entendre que Satan aurait une maitrise sur les plaies provoquées par Dieu, en rendant amère les "eaux" spirituelles de ce systèmes de choses. Or c’est Dieu qui en est l’initiateur et c’est Lui qui en maitrise les effets (Révélation 16:9 "(Dieu) qui a le pouvoir sur ces plaies").

L’amertume des eaux pour ce qui est de la trompette, voir les eaux changées en sang, font allusion aux actions de Moïse. En Exode 15:22-25, il est écrit que les Israélites sont arrivés à un endroit où les eaux étaient amères. Jéhovah a demandé à Moïse de jeter un arbre dans les eaux amères, pour qu’elles deviennent douces. Dans le cas de la troisième trompette, la congrégation Moïse fait exactement le contraire, rendant l’eau douce, amère, de la même manière qu’il a rendu les eaux du Nil impropres à la consommation, les transformant en sang, comme sur le troisième bol (Exode 7). A quoi correspondent les eaux mentionnées dans l’Apocalypse ? En restant dans le contexte du miracle des eaux amères rendues douces en Exode 15, voici ce que Jéhovah Dieu dit après: "Si tu écoutes strictement la voix de Jéhovah ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes vraiment l’oreille à ses commandements et si tu gardes toutes ses prescriptions, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que j’ai mises sur les Égyptiens, car je suis Jéhovah qui te guérit" (Exode 15:26). Jéhovah semble faire allusion aux effets extrêmement toxiques des eaux amères ; Il les a rendues douces afin de permettre aux Israélites de boire cette eau.

Par conséquent, les "eaux", semblent représenter des enseignements. Dans l’Apocalypse, l’eau propre, particulièrement venant de Dieu, a des vertus curatives et permet à terme d’obtenir la vie éternelle: "À quiconque a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie gratuitement" (Révélation 21:6). Cette eau n’est disponible, actuellement, que par le moyen d’un enseignement, c’est ce qu’écrit l’apôtre Paul, utilisant l’expression "le bain d’eau par le moyen de la parole" (Ephésiens 5:26).

Ainsi, les eaux rendues amères, impropres à la consommation, sembleraient représenter des enseignements humains. Comme nous l’avons vu plus haut, les plaies sont des proclamations par le moyen de la bonne nouvelle, qui dans ce cas-là, discréditent les enseignements humains enseignés dans les écoles, les universités ou des lieux de cultes. Par exemple des enseignements pseudo scientifiques tels que l’évolutionnisme, qui veut faire croire que la vie est apparue d’elle-même. Les enseignements bibliques et les raisonnements simples et logiques, ridiculisent ces enseignements humains: "Toute maison, en effet, est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu" (Hébreux 3:4). Il y a bien d’autres enseignements humains, que la prédication de la bonne nouvelle du royaume rendent "amers", comme par exemple des enseignements religieux absurdes comme l’immortalité de l’âme, quand la Bible enseigne que l’âme meure (Ezéchiel 18:4), quand elle enseigne que la mort est un état d’inexistence complet (Ecclésiastes 9:5,10)

Jésus-Christ est celui qui fait prêcher et enseigner cette bonne nouvelle (Matthieu 24:14 ; 28:19,20). Il a résumé de façon très simple, la conséquence des enseignements humains qui ne sont pas basés sur la sagesse de Dieu: "Laissez-les. Des guides aveugles, voilà ce qu’ils sont. Or, si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans une fosse" (Matthieu 15:14). En quel sens, ces eaux amères provoquent la mort de ceux qui la consomment ? C’est une déclaration de Jésus-Christ qui permet de mieux comprendre comment survient cette mort spirituelle: "Jésus leur dit : “ Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : ‘ Nous voyons. ’ Votre péché demeure”" (Jean 9:41). A partir du moment où un humain entend la bonne nouvelle, il est tenu d’y obéir. Par contre s’il continue à boire ces "eaux" ou enseignements humains rendue amères, c’est-à-dire, dont les mensonges ont été dénoncés par la prédication de la bonne nouvelle, son péché demeure et le salaire du péché c’est la mort (Romains 6:23).

Quatrième trompette: "Et le quatrième ange a sonné de la trompette. Et le tiers du soleil a été frappé, ainsi que le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers en soit obscurci et que le jour n'ait pas de lumière pendant le tiers de sa durée, et la nuit de même." (8:12).

Quatrième bol: "Et le quatrième a versé son bol sur le soleil ; et [au soleil] on a accordé de brûler les hommes par le feu. Et les hommes ont été brûlés par une grande chaleur, mais ils ont blasphémé le nom de Dieu, qui a le pouvoir sur ces plaies, et ils ne se sont pas repentis pour lui rendre gloire." (16:8,9).

La quatrième plaie s’attaque aux luminaires, tels que le soleil, la lune et les étoiles. La plaie des trompettes s’attaque aux luminaires célestes en tant que sources de lumière qui permettent de s’orienter dans le temps et l’espace. La plaie des bols s’attaque au soleil, en tant que source de chaleur, qui dans ce cas, en augmente la température, au point d’en brûler les humains et de les faire blasphémer. La quatrième trompette, fait encore allusion à l’action de Moïse sur la lumière, en provoquant trois jour d’obscurité complète sur l’Egypte (Exode 10:21-23). Alors que le soleil qui brule les humains, du quatrième bol, fait allusion à l’action du prophète Elie, qui a provoqué une sécheresse de trois ans et demi (Jacques 5:17).

Jésus-Christ a décrit la lumière comme source d’orientation spirituelle, désignant ses disciples comme étant ces "lumières", dans ce monde enténébré (Matthieu 5:14-16). Cette plaie semble répéter, le même genre de dégâts spirituels que l’eau rendue amère. Les luminaires spirituels de ce système de choses sont les enseignants et les experts en tout genre, qui doivent enseigner et guider les peuples. Cependant, la prédication de la bonne nouvelle, démontre l’incapacité de ces guides à orienter correctement les peuples. Comme l’a dit Jésus-Christ, ce sont des aveugles qui guident d’autres aveugles parce qu’ils n’ont pas de source de lumière spirituelle fiable: "Un aveugle ne peut pas guider un aveugle, n’est-ce pas ? Tous les deux tomberont dans une fosse, n’est-ce pas ?" (Luc 6:39).

Les effets désagréables du quatrième bol, sont comparables au feu du tourment qu’a expérimenté le riche, dans l’illustration de Jésus, "du mendiant Lazare et du riche" (Luc 16:19-31). Le feu, comme le soleil brûlant, semble symboliser le sentiment désagréable de ne pas être approuvé par Dieu, ce qui conduit souvent certains humains qui ne désirent pas se repentir à blasphémer contre Dieu. Ce sentiment de désapprobation divine, vient souvent après avoir entendu la bonne nouvelle, et ne pas vouloir y obéir (Jean 9:41).

Cinquième trompette: "Et le cinquième ange a sonné de la trompette. Et j'ai vu une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, et on lui a donné la clé du puits de l'abîme. Et il a ouvert le puits de l'abîme, et une fumée est montée du puits comme la fumée d'un grand four, et le soleil a été enténébré, ainsi que l'air, par la fumée du puits. (…) (extrait)" (9:1,2).

Cinquième bol: "Et le cinquième a versé son bol sur le trône de la bête sauvage. Et son royaume est devenu enténébré, et ils se rongeaient la langue de douleur, mais ils ont blasphémé le Dieu du ciel pour leurs douleurs et pour leurs ulcères, et ils ne se sont pas repentis de leurs œuvres." (16:10,11).

L’étoile mentionnée dans la cinquième trompette, semble être la même que celle mentionnée dans la troisième et qui rend les eaux amères. Par conséquent, il ne peut que s’agir de Jésus-Christ, mais aussi, de la congrégation de Moïse, qui en son temps a provoqué la plaie des sauterelles (Exode 10:12-15). Dans ce cas, les sauterelles ne peuvent que représenter les proclamateurs de la bonne nouvelle du royaume, qui se chargent de donner une mauvaise conscience aux personnes qui ne veulent pas obéir à la bonne nouvelle, mais qui préfèrent mettre leur confiance à la bête sauvage assis sur un trône (2 Thessaloniciens 1:6-8).

Le cinquième bol jette le discrédit sur la domination humaine, représentée par la bête sauvage. La prédication de la bonne nouvelle, demande à ses auditeurs de mettre leur confiance dans le royaume de Dieu. Cette proclamation dénonce le côté diabolique de la domination de la bête sauvage, déversant ainsi, le bol sur son trône. L’obscurité qui s’en suit, semble illustrer le désespoir de l’humanité sous le joug de cette domination malveillante et diabolique.

L’Apocalypse et Babylone la Grande

"Et la femme était revêtue de pourpre et d’écarlate, et elle était parée d’or et de pierres précieuses et de perles, et elle avait dans sa main une coupe d’or qui était pleine de choses immondes et des impuretés de sa fornication. 5Et sur son front était écrit un nom, un mystère : “ Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. ” Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus" (Révélation 17:4-6).

Babylone la Grande représente la dimension sacerdotale de la souveraineté du diable sur terre: la spiritualité patriotique (ou mondialiste) et religieuse qui accompagne la souveraineté humaine terrestre, dirigée par Satan, permettant une relative cohésion d’empires et d’états (2 Corinthiens 4:4). Pour mieux comprendre, on peut lire le récit de la dernière des tentations du diable: "Le Diable l’emmena encore sur une montagne extraordinairement haute et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : “ Toutes ces choses, je te les donnerai si tu tombes et fais un acte d’adoration pour moi"" (Matthieu 4:8,9). Dans ce cas, le diable demandait un acte d’adoration et d’allégeance qui représentait la dimension spirituelle de la reconnaissance de sa souveraineté sur terre (temporaire), en échange d’un partage de cette souveraineté. Jésus-Christ a rejeté très fermement son offre, en lui disant que l’adoration exclusive appartient à Jéhovah : "Alors Jésus lui dit : “ Va-t’en, Satan, car il est écrit : ‘ C’est Jéhovah ton Dieu que tu dois adorer, et c’est à lui seul que tu dois offrir un service sacré’ ”" (Matthieu 4:10). Dans sa réponse le Christ s’oppose à l’offre du diable, le fait que chaque humain doit offrir un service sacré (en acte d’adoration) à Dieu. Où offre-t-on le service sacré ? Dans un temple, qui est actuellement spirituel. Ce qui démontre que l’adoration (politique ou religieuse) est étroitement liée à la reconnaissance de la souveraineté de celui que l’on est sensé adorer, soit Dieu ou soit le diable.

Les chrétiens de l’église primitive et ceux qui ont vécu au XXème siècle (mais aussi actuellement), ont été confrontés à cette même épreuve: leur adoration exclusive à Dieu (par un service sacré) et l’obéissance à son Fils Jésus-Christ, a été mise à l’épreuve, face à une autre forme d’adoration politico-religieuse, exigée sous peine d’emprisonnement et parfois de mort. Les saints ont souvent payé de leur liberté et de leur vie, leur attachement à Dieu et à son Fils Jésus-Christ, dans les fausses aux lions, les camps de concentration, les goulags, les emprisonnements (Voir Hébreux 11:32-38). C’est pour cela que la Révélation décrit Babylone la Grande, capitale de la souveraineté de Satan sur terre, comme une sanguinaire: "Et j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus" (Révélation 17:6).

En Jean 4:23, Jésus-Christ a mentionné les "vrais adorateurs", par conséquent Babylone la Grande ne peut que représenter la capitale symbolique des "faux adorateurs". Elle représente la souveraineté terrestre de Satan, par l’intermédiaire des humains qui la vénère par divers objets cultuels, comme des statues ou des drapeaux et des rites politico-religieux, tels que des prières et des hymnes non adressés à Dieu, mais à d’autres dieux ou saints, ou tout simplement à la patrie, à des dictateurs et des entités mondialistes… L’ancienne ville de Babylone fait référence à la première tentative d’organiser un royaume autour de l’adoration mondiale de Satan le diable, dont Nemrod voulait être le premier fondateur et autocrate ou dictateur terrestre (ayant une vision mondialiste de la souveraineté). L’ancienne ville de Babylone devait être la capitale qui se voulait mondiale, d’une souveraineté rivale à celle qui appartient de droit à Jéhovah Dieu (Genèse 10:8,9 ; 11:4 "Nemrod un puissant chasseur en opposition avec Jéhovah"). Babylone était l’antithèse de la ville de Jérusalem qui est la capitale spirituelle des "vrais adorateurs" de Jéhovah (Jean 4:23).

Dans le livre de la Révélation, la Nouvelle Jérusalem représente la future épouse céleste du Roi Jésus-Christ (Révélation 21 :2). Il est écrit que la future gouvernance terrestre de la Nouvelle Jérusalem sera à la fois royale et sacerdotale. Elle représente un royaume (Révélation 5:10). De même, Babylone la Grande est une ville décrite comme "royaume sur des rois" (Révélation 17 :18). Ce royaume sur les rois est l’exercice d’une souveraineté sacerdotale autour d’une adoration qu’elle soit dans le cadre d’un temple (religieuse) ou d’une cérémonie patriotique ou mondialiste (politique).

Babylone la grande est décrite comme une prostituée, qui commet la fornication avec les rois de la terre (Révélation 18 :3). En cela elle ressemble à Jézabel, mentionnée dans le livre de la révélation : "Toutefois, j’ai ceci contre toi : c’est que tu tolères la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, et elle enseigne et égare mes esclaves, les amenant à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles" (Révélation 2:20). On peut considérer que ce passage est une définition simple de Babylone la Grande: une prophétesse qui organise l’adoration de Satan sur terre. Dans la Bible elle est décrite comme celle qui a encouragé le culte de Baal, une adoration rivale à la vraie adoration de Jéhovah (1 Rois 17 :31 ; 18:19). Dans le récit biblique c’était elle qui manipulait son mari, le roi Achab, même jusqu’à organiser des meurtres (1 Rois 21 l’assassinat de Naboth). Par conséquent, Babylone la Grande est l’allusion à la première ville organisée comme adoration rivale à celle de Jéhovah, comparée à la sanguinaire Jézabel la prophétesse de Baal (contemporaine du prophète Elie).

Dans la Bible, il y a le concept de la souveraineté de Dieu par la royauté, et la souveraineté de Dieu par l’adoration (ou le service sacré) qui lui est due, par la prêtrise.

Ces deux concepts, d’administration de la cité par un roi ou des princes (politique) et d’administration de la prêtrise, quoique différents sont indissociables. Par exemple dans la Bible, les 144000 ont la fonction de représentation de la souveraineté de Dieu, par la fonction royale (administration de la cité) et la souveraineté sacerdotale (administration du temple spirituel) (Révélation 5:10). Il est intéressant de noter que l’autel de cuivre, dans la cour du temple sanctuaire avait quatre cornes aux quatre angles (Exode 29:12). Que symbolisaient ces cornes ? Elles symbolisaient tout simplement la souveraineté de Dieu: "Quant à Jéhovah, ceux qui combattent contre lui seront terrifiés ; contre eux il tonnera dans les cieux. Jéhovah lui-même jugera les extrémités de la terre, afin de donner de la vigueur à son roi, afin d’élever la corne de son oint" (1 Samuel 2 :10). Dans ce texte, le symbole de la corne était associé à l’exercice de la royauté comme expression de la souveraineté de Jéhovah. Tandis que dans le temple, les quatre cornes étaient associées à l’exercice de la souveraineté de Jéhovah par la prêtrise, dans le cadre de l’adoration exclusive (ou du service sacré).

Même dans le livre de la Révélation, il y a un passage qui montre que Babylone la Grande n’est pas le symbole opposé à ce qui représente la souveraineté des rois sur terre. En Révélation 18:9,10, il est écrit que les "rois de la terre pleureront Babylone la Grande". Cela démontre que si Babylone la Grande devait représenter seulement la fausse "religion", détruite par l’expression de la souveraineté politique humaine (représentée par les rois de la terre), ne semble pas conforme au contexte du livre de la Révélation. La fausse adoration dépasse largement le contexte seulement "religieux", l’adoration d’un faux dieu dans un temple, par exemple. La fausse adoration peut s’exercer aussi dans un contexte politique, ou dans le cadre d’une nation entière. Le culte d'État le mieux connu est le patriotisme, le chant de l’hymne national (ou adoration) à la patrie ou une entité mondialiste (faisant office de dieu impersonnel représentant abstrait de la nation et du peuple) et le salut au drapeau (adoration gestuelle au dieu impersonnel de la Patrie ou la Nation). Des régimes autocratiques ont souvent été organisés dans un culte de la personne d’un dictateur, salué dans un geste "religieux" d’allégeance, voire d’adoration, dans le but de créer une cohésion nationale, patriotique ou mondialiste.

Dans le livre de la Révélation chapitre 13, il est question d’une bête sauvage à deux cornes, qui organise une fausse adoration autour de l’image de la bête qui a le chiffre 666. Cette bête sauvage est décrite dans une action "religieuse" alors qu’elle est censée représenter une entité "politique". En quelque sorte cette bête sauvage créé une nouvelle "religion" mondialiste, dans un but "politique". Ce qui démontre que dans la Bible, ces deux concepts gréco-romains ne sont pas séparés, ils sont imbriqués. La fausse adoration s’exerce aussi dans un cadre "politique", elle est très liée à l’exercice de la souveraineté de l’homme.

Les cinq bêtes sauvages de l’Apocalypse

- Le dragon et le serpent, qui représentent Satan le diable (Révélation 12:2,3,7-9,13,15-17) (vers la fin de l'article).

- La bête sauvage à sept têtes et dix cornes, avec des diadèmes (Révélation 13:1-8).

- La bête sauvage avec deux cornes d’agneau, qui parle avec une voix de dragons (Révélation 13:11-13).

- Il y a l’image de la première bête sauvage qui est mentionnée, en Révélation 13:14. Cette image de la bête semble être décrite en détail en Révélation 17:3,9-11.

La bête sauvage à sept têtes et dix cornes, avec des diadèmes

"Et j’ai vu une bête sauvage qui montait de la mer, avec dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, mais sur ses têtes des noms blasphématoires. Or la bête sauvage que j’ai vue était semblable à un léopard, mais ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule était comme la gueule d’un lion. Et le dragon a donné à la bête sa puissance et son trône et un grand pouvoir.

Et j’ai vu l’une de ses têtes comme frappée à mort, mais sa blessure mortelle s’est guérie, et toute la terre, remplie d’admiration, a suivi la bête sauvage. Et ils ont adoré le dragon parce qu’il a donné le pouvoir à la bête sauvage, et ils ont adoré la bête sauvage avec ces paroles : “ Qui est semblable à la bête sauvage, et qui peut lutter contre elle ? ” Et on lui a donné une gueule qui proférait de grandes choses et des blasphèmes, et on lui a donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Et elle a ouvert sa gueule en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom et sa résidence, oui ceux qui résident dans le ciel. Et on lui a accordé de faire la guerre aux saints et de les vaincre, et on lui a donné pouvoir sur toute tribu, et peuple, et langue, et nation. Et tous ceux qui habitent sur la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom ne se trouve pas écrit dans le rouleau de vie de l’Agneau qui a été tué, depuis la fondation du monde" (Révélation 13:1-8).

Cette bête représente l’ensemble de la souveraineté des nations, de par le monde, qui exercent leur domination en dehors de la souveraineté de Dieu. Le fait que cette bête monte de la mer, cela signifie qu’elle est issue de l’ensemble de la population mondiale (Révélation 17:15). Les sept têtes représentent l’ensemble des puissances mondiales passées et présentes qui constituent la souveraineté humaine mondiale actuelle. Tandis que les cornes, représentent l’ensemble des rois du passé et présents, qui gouvernent sur ces puissances mondiales. Le terme biblique "rois" est générique, il peut s’appliquer à toute forme de gouvernements, ayant à sa tête, des rois, des princes, des présidents, des premiers ministres…

Le fait que cette bête sauvage porte des diadèmes sur chacune des cornes, signifient qu’elles exercent chacune un pouvoir effectif sur les peuples qu’elles dominent. Les noms blasphématoires, sont les différents noms patriotiques des nations ou des entités qui se veulent mondialistes, qui remplacent, le Vrai Nom, du Vrai Souverain et Père des Nations (Matthieu 23:9 “En outre, n’appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, le Céleste", le mot patrie, qui signifie étymologiquement, terre des ancêtres, vient du terme latin "Pater", qui signifie "Père"). L’égorgement et la guérison d’une des têtes, semble faire allusion, à la première guerre mondiale, qui est la première grande guerre industrielle, qui a fait des millions de morts. Cette guerre mondiale a été, de fait, le début d’une guerre mondiale de plus de cent ans, qui se terminera à la grande tribulation (Révélation 19:11-21).

La bête sauvage avec deux cornes d’un agneau, qui parle avec une voix de dragons

"Et j’ai vu une autre bête sauvage qui montait de la terre, et elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, mais elle s’est mise à parler comme un dragon. Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête sauvage sous ses yeux. Et elle fait que la terre et ceux qui y habitent adorent la première bête sauvage, dont la blessure mortelle s’est guérie. Et elle accomplit de grands signes, pour qu’elle fasse même descendre du feu du ciel sur la terre, sous les yeux des humains" (Révélation 13:11-13).

Cette bête sauvage représente l’actuelle puissance mondiale, parce qu’"elle exerce tout le pouvoir de la première bête sauvage sous ses yeux elle". Par conséquent, elle représente la puissance étasunienne. Le fait qu’il soit mentionnée qu’elle a deux cornes ressemblant à celles d’un agneau, suggère qu’elle donne l’apparence sympathique d’un agneau, voir pire, qu’elle veut se faire passer pour une sorte d’agneau messianique, mais malheureusement, quand elle ouvre la bouche, il jaillit le son d’une voix de dragon (celle du diable). Cette bête a le pouvoir de faire descendre du ciel un déluge de feu.

L’image de la première bête sauvage

"Et elle égare ceux qui habitent sur la terre, à cause des signes qu’on lui a accordé d’accomplir sous les yeux de la bête sauvage, tandis qu’elle dit à ceux qui habitent sur la terre de faire une image pour la bête sauvage qui a reçu le coup d’épée et a pourtant repris vie. (…) Et il m’a transporté, dans la puissance de l’esprit, dans un désert. Et j’ai aperçu une femme assise sur une bête sauvage de couleur écarlate qui était pleine de noms blasphématoires et qui avait sept têtes et dix cornes. (…) C’est ici qu’il faut l’intelligence qui a de la sagesse : Les sept têtes représentent sept montagnes, là où la femme est assise, au sommet. Et il y a sept rois : cinq sont tombés, l’un est, l’autre n’est pas encore arrivé, mais quand il arrivera, il doit demeurer peu de temps. Et la bête sauvage qui était mais n’est pas, elle est aussi elle-même un huitième roi, mais elle provient des sept, et elle s’en va à la destruction" (Révélation 13:14 ; 17:3,9-11).

La correspondance entre Révélation 13, où il est question de l’image de la bête sauvage, et la description du chapitre 17, se trouve dans l’expression relative à la bête à sept têtes et dix cornes, "était mais n’est pas" (ce qui est la définition succincte de l’image, qui représente graphiquement ou sous la forme d’une statue, mais dont l’objet ou le support, n’est pas intrinsèquement ce qu’elle représente). Cette bête, a le même aspect que la première bête, mais n’a pas de diadèmes sur chaque corne. Ce qui logiquement, en tant qu’image, laisse entendre, que cette bête a le rôle que la bête à deux cornes veut lui faire jouer. L’instance politique mondiale la plus ressemblante à la description de la Révélation, est l’actuelle ONU (Organisation des Nations Unies). Cette Organisation représente l’idéologie mondialiste de la souveraineté humaine. Le livre de la Révélation, dit que la bête a deux cornes (l’actuelle puissance mondiale étasunienne), a donné l’idée de création image, après la guérison, de la blessure grave de la première bête. Après la première guerre mondiale, il y a eu la création de la SDN (La Société Des Nations (10 janvier 1920)). Au sortir de la deuxième guerre mondiale, il y a eu la création de l’ONU (24 octobre 1945). Selon la Révélation, même si cette image n’a que le rôle que l’ensemble que les nations, veulent bien lui voire jouer, elle est de fait un huitième roi, qui représente un gouvernement mondialisé.

L’image de la bête et son nombre 666

"C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six"

(Révélation 13:18)

La création de l’image de la Bête, représente les bases d’une nouvelle idéologie et d’un culte mondialiste autour de cette image idolâtrique. Selon le livre de la Révélation, il semblerait que le nombre 666, est un marqueur historique, étant le début de la mise en application de façon concrète, de l’idéologie mondialiste. Cependant, le livre de la Révélation, donne un détail très précis, pour permettre aux perspicaces, de savoir à quoi correspond le nombre 666, voici ce qui est écrit: "Et elle oblige tous les gens, les petits et les grands, et les riches et les pauvres, et les hommes libres et les esclaves, pour qu’on donne à ceux-ci une marque sur leur main droite ou sur leur front, et pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui a la marque, le nom de la bête sauvage ou le nombre de son nom. C’est ici qu’il faut de la sagesse : Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête sauvage, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre c’est six cent soixante-six" (Révélation 13:16-18). Le "calcul" de ce nombre 666, est de fait, une compréhension de sa signification, et non une simple opération arithmétique.

Les versets précédents du même chapitre 13, nous informent que c’est la bête à deux cornes qui fait vivre son image fabriquée par elle et qu’elle fait mourir ceux qui ne l’adorent pas (Révélation 13:14,15). Dernier point avant de révéler la signification exacte de ces éléments d’information, il est écrit: "Et les dix cornes que tu as vues représentent dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais ils reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête sauvage" (Révélation 17:12). Par ce verset, nous avons la confirmation que cette bête n’a intrinsèquement aucun pouvoir. Cependant, à un moment donné, cette image a eu, en l’espace d’"une heure", un rôle mondiale cruciale. Quand cela s’est-il réalisé ? Pour avoir la réponse, il faut partir du chiffre 666 et de l’information de Révélation 13, d’un passe-droit pour acheter et pour vendre.

Pour ce faire, étant donné, qu’il s’agit de l’ONU, le plus logique est de se demander s’il n’a pas existé, dans le passé une résolution n°666, en relation avec ce fameux passe-droit légiférant sur le fait pouvoir ou non, acheter ou vendre (de plus, cela permettra de vérifier si l’interprétation relative à l’image de la bête, est juste). Existe-t-il ? Oui. Quand cette résolution a-t-elle était émise ? Peu de temps avant la première guerre contre l’Irak (l’ancienne Babylone), le 13 septembre 1990. Le Nombre 666, correspond à la Résolution de l’ONU N°666 faisant partie de la série d’autres Résolutions contre l’Irak (l’ancien lieu où était Babylone) (660, 661, 662, 664, 665, 666, 667, 669, 670, 674, 677 et 678). La période de "une heure" pourrait faire allusion, au temps de la présentation et du vote de cette résolution n°666. En fait la Résolution N°666 légifère sur la façon de procéder à l’embargo décrété par la Résolution 661, en stipulant que l'on doit tenir compte en même temps des besoins humanitaires des pays concernés (Irak-Koweït). La résolution de l'ONU 666, mentionne la réglementation d'un embargo contre l'Irak (Babylone), comme Révélation 13:16-18, associé avec le chiffre 666. Finalement, c’est la Résolution ONU 678 (29 novembre 1990) qui autorisera la coalition militaire de 33 pays, à détruire par des bombardements massifs, l’Irak (le lieu d’origine de Babylone, la ville qui fut le berceau de la souveraineté mondialiste à la Nimrod), par la première guerre du Golfe (Tempête du Désert (17 janvier 1991-28 février 1991)) (Genèse 10:8 ; 11 :1-4 (première tentative humaine de faire un gouvernement mondial)).

Ainsi, le nombre 666 est le marqueur historique, en lien avec la résolution 666 (avec d’autres résolutions), de l’image de la bête (ONU), pour le départ effectif de l’application de l’idéologie mondialiste qui consiste à contrôler l’ensemble de l’humanité, en lui faisant une marque sur la main droite pour avoir un passe-droit pour acheter ou pour vendre. Le commencement de cette nouvelle période de l’application effective de l’idéologie mondialiste, a été d’ailleurs appelé, en Anglais le New World Order (Le Nouvel Ordre Mondial). Après sa victoire écrasante sur Saddam Hussein (Chef d’état Irakien à cette époque) (dit en passant, ce chef d'état voulait reconstruire l'antique Babylone (le rêve de Saddam)), Monsieur Bush (Père) (Président des États-Unis, à cette époque), a fait un discours au fort accent biblique, prononcé devant le Congrès Américain en utilisant l’expression "Le Nouvel Ordre Mondial", le 11 septembre 1990.

Le contexte international de cet "Ordre Nouveau", était la chute du mur de Berlin en novembre 1989 et la fin imminente de l’empire soviétique qui aurait finalement lieu le 26 décembre 1991. Ce discours (du 11 septembre 1990), jetait les bases d’une nouvelle relation internationale, au lendemain de la fin imminente de la guerre froide. Ce discours fut présenté devant le congrès Américain, dans la période de la première guerre du Golfe (du 2 août 1990 – 28 février 1991). Après la victoire des États-Unis et de la coalition des 32 autres pays, sur l’Irak, le président Bush (père) a prononcé le discours de l'État de l’Union le 6 mars 1991, qui célébrait la victoire. Il a répété cette expression de "nouvel ordre mondial" de paix, de sécurité, de liberté et du respect de la loi.

De fait, cet acte présenté comme le début d’un nouvel ordre mondial de prospérité, était un tir sur le pied de la gouvernance mondiale, car l’Irak était justement, le symbole du berceau de cette gouvernance rivale à celle de Dieu. D’ailleurs, le livre de la Révélation mentionne que c’est Dieu qui a inspiré la bête sauvage à faire cela: "Car Dieu leur a mis au cœur d’exécuter sa pensée, oui d’exécuter leur seule pensée en donnant leur royaume à la bête sauvage, jusqu’à ce que les paroles de Dieu se soient accomplies" (Révélation 17:17). Comment cela s’est réalisé ? Tout simplement par le moyen de la Bible la Parole de Dieu (2 Timothée 3:16,17).

Dieu a utilisé le dépôt de sa Parole la BIBLE pour interagir sur l’image de la bête sauvage, l’ONU (Jean 17:17) : Sur le mur de l’esplanade l’ONU, à New-York il y a inscrit un verset biblique : "Et ils devront forger leurs épées en socs et leurs lances en cisailles" (Isaïe 2:4): Un verset biblique sur le "cœur" de pierre de la bête sauvage, sur le mur de l’esplanade de l’ONU. Sur cette base biblique, cette image de la bête pense avoir un devoir messianique dicté par la nation américaine "chrétienne" évangélique militarisée.

Monsieur Georges Bush (Père), président des États-Unis, fer de lance de la coalition militaire internationale contre l’Irak (en 1991) (Ancien lieu de Babylone), était un "Chrétien" fervent lecteur de la Bible, de l’Église Protestante Épiscopalienne. Son mentor religieux qui l’a poussé à commencer cette croisade contre Babylone la Grande, était Billy Graham, un prédicateur baptiste évangéliste protestant, que le président a consulté avant de commencer cette première guerre du Golfe, sous la forme d’une croisade "chrétienne" qui dure jusqu’à nos jours (17 janvier 1991, "Tempête du Désert").

La marque de la bête sauvage

"Et elle oblige tous les gens, les petits et les grands, et les riches et les pauvres, et les hommes libres et les esclaves, pour qu’on donne à ceux-ci une marque sur leur main droite ou sur leur front, et pour que personne ne puisse acheter ou vendre, sauf celui qui a la marque, le nom de la bête sauvage ou le nombre de son nom" (Révélation 13:16,17).

Alors que la date fixée par Dieu, de la grande tribulation s’approche à grand pas, le cadre de la domination mondiale et centralisé des peuples, par des entités mondialistes prend rapidement forme. Sur un plan général, la marque sur la main droite et sur le front, de la bête sauvage est un symbole d’appartenance. Par exemple concernant les 144000, un groupe qui appartient à Jéhovah et Jésus-Christ, il est écrit que sont inscrits sur leur front le nom de l’Agneau et de celui de son Père (Révélation 14:1-5).

Le contexte de la fin du chapitre 13, il est écrit que la bête à deux cornes, la marionnette du diable, fera une très forte coercition pour obliger les humains à avoir ces deux marques sur la main droite et sur le front. Cette marque est probablement ressemblante à celle de la tentation du diable, demandant à Jésus-Christ de l’adorer. Les humains dans leur ensemble devront se positionner, pour ou contre la domination de Dieu. Il faut attendre pour voir concrètement la ou les situations que tenteront d’atteindre à l’intégrité spirituelle et physique des humains. La marque sur la main droite pourra être la présentation avec généralement la main droite, d’un document papier ou sous la forme d’un QR Code (avec un téléphone portable ou un ordinateur), ayant valeur de passe-droit. Attendons, observons et restons aux aguets.

La grande tribulation

"Et j’ai vu, et regardez ! un nuage blanc, et sur le nuage était assis quelqu’un de semblable à un fils d’homme, avec une couronne d’or sur sa tête et une faucille aiguisée dans sa main. Et un autre ange est sorti du temple[-sanctuaire], criant d’une voix forte à celui qui était assis sur le nuage : “ Mets ta faucille et moissonne, parce que l’heure est venue de moissonner, car la moisson de la terre est tout à fait mûre. ” Et celui qui était assis sur le nuage a fait passer sa faucille sur la terre, et la terre a été moissonnée. Un autre ange encore est sorti du temple-sanctuaire qui est dans le ciel, ayant lui aussi une faucille aiguisée. Et un autre ange encore est sorti de l’autel et il avait pouvoir sur le feu. Et il a crié d’une voix forte à celui qui avait la faucille aiguisée, disant : “ Mets ta faucille aiguisée et vendange les grappes de la vigne de la terre, parce que ses raisins sont arrivés à maturité. ” Et l’ange a fait passer sa faucille sur la terre et a vendangé la vigne de la terre, et il l’a jetée dans le grand pressoir de la fureur de Dieu. Et le pressoir a été foulé en dehors de la ville, et du sang est sorti du pressoir jusqu’aux mors des chevaux, sur une distance de mille six cents stades" (Révélation 14:14-20).

"Et j’ai vu le ciel ouvert, et regardez ! un cheval blanc. Et celui qui était assis dessus s’appelle Fidèle et Véridique, et il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux sont une flamme de feu et sur sa tête sont de nombreux diadèmes. Il a un nom écrit que personne ne connaît, sauf lui, et il est revêtu d’un vêtement de dessus aspergé de sang, et le nom dont on l’appelle est La Parole de Dieu. Et les armées qui étaient dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, et elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur. Et de sa bouche sort une longue épée aiguisée, pour qu’il puisse frapper avec elle les nations, et il les fera paître avec un bâton de fer. Il foule aussi le pressoir à vin de la fureur de la colère de Dieu le Tout-Puissant. Et sur son vêtement de dessus, oui sur sa cuisse, il a un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. J’ai vu aussi un ange qui se tenait debout dans le soleil, et il a crié d’une voix forte et il a dit à tous les oiseaux qui volent au milieu du ciel : “ Venez ici, rassemblez-vous pour le grand repas de Dieu, pour que vous mangiez les chairs de rois, et les chairs de commandants, et les chairs d’hommes forts, et les chairs de chevaux et de ceux qui sont assis dessus, et les chairs de tous, hommes libres et esclaves, petits et grands. ” Et j’ai vu la bête sauvage et les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée. Et la bête sauvage a été attrapée, et avec elle le faux prophète qui a accompli devant elle les signes par lesquels il a égaré ceux qui ont reçu la marque de la bête sauvage et ceux qui adorent son image. Alors qu’ils étaient encore vivants, ils ont été jetés tous les deux dans le lac de feu embrasé de soufre. Mais le reste a été tué par la longue épée de celui qui était assis sur le cheval, [épée] qui sortait de sa bouche. Et tous les oiseaux se sont rassasiés de leurs chairs" (Révélation 19:11-21).

"Malheur à ceux qui désirent ardemment le jour de Jéhovah ! Que signifiera-t-il donc pour vous, le jour de Jéhovah ? Il sera ténèbres, et non lumière" (Amos 5:18). L’article ci-dessous, qui examinera ce qu’est la grande tribulation, telle qu’elle est annoncée dans la Bible, s’inscrit dans l’esprit d’Amos 5:18, la gravité et la tristesse. Lorsqu’un météorologue ou une équipe d’ingénieurs, analysent les images satellites terrifiantes d’un cyclone de catégorie 5, avec des vents dépassants les 300 km/h, leurs sentiments sont très partagés. Ils sont entre la nécessité de prévenir les populations concernées, sans pour autant déclencher un mouvement de panique générale, qui pourrait aggraver la situation. Il en est de même pour ce qui est de la grande tribulation: Il y a un devoir biblique d’avertir, sans affoler les personnes. Il est nécessaire de montrer que la grande tribulation est un évènement très proche, qui va se produire réellement, tout en montrant le plus clairement possible, ce qu’il faut faire pour survivre. Jésus-Christ, lui-même, a annoncé cette grande tribulation, en se référant particulièrement à la prophétie de Daniel :

"Et durant ce temps-là se lèvera Mikaël, le grand prince qui se tient là en faveur des fils de ton peuple. Et à coup sûr ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a pas eu depuis qu’une nation a paru jusqu’à ce temps-là" (Daniel 12:1).

"Car alors il y aura une grande tribulation telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, non, et qu’il n’y en aura plus" (Matthieu 24:21).

Qu’est-ce que la Grande Tribulation ? Pour dire les choses très simplement, c’est le moment où Jéhovah Dieu, par le moyen de son Fils Roi Jésus-Christ, mettra fin à ce système de choses (Révélation (Apocalypse) 14:15-20 ; 19:11-21). D’autres prophéties bibliques se réfèrent à la Grande Tribulation comme étant le Jour de Jéhovah : "Sonnez du cor dans Sion et poussez un cri de guerre dans ma montagne sainte. Que tous les habitants du pays s’agitent ; car le jour de Jéhovah vient, car il est proche. C’est un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuages et d’obscurité épaisse, comme la lumière de l’aurore déployée sur les montagnes" (Joël 1 :15 ; 2:1,2 ; voir aussi Amos 5 :18-21 ; Obadia 15 ; Sophonie chapitre 1 et 2:1-4 ; Zacharie chapitres 12, 13, 14).

Après la lecture attentive de la totalité des textes prophétiques mentionnant le "Jour de Jéhovah" ou la "Grande Tribulation", on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que ce jour ne durera qu’UN JOUR.

Le texte prophétique le plus clair sur sa durée est celui de Zacharie et du livre de l’Apocalypse, qui tous les deux décrivent le Jour de Jéhovah comme étant un seul jour, ou la seule date d’un jour :

"Et vraiment cela deviendra un jour unique qui est connu comme appartenant à Jéhovah. Il ne sera pas jour, et il ne sera pas nuit ; oui, il arrivera qu’au temps du soir il y aura de la lumière" (Zacharie 14:7).

Ce seul texte, montre qu’il s’agit d’un jour de 24 heures, et non d’une période car il est écrit qu’au moment du jour, il ne fera ni jour ni nuit, et qu’au moment du soir, il y aura de la lumière. Cependant, le texte le plus explicite est celui du livre de la Révélation, où ce Jour est associé à une date du calendrier juif. En Révélation 11 :18 il est écrit : "Mais les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue, ainsi que le temps fixé où les morts vont être jugés, le temps] de donner [leur] récompense à tes esclaves les prophètes et aux saints et à ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de causer la ruine de ceux qui ruinent la terre" (Révélation 11:18). Ce texte fait allusion au moment de la Grande Tribulation, au moment où Dieu "causera la ruine de ceux qui ruinent la terre". Néanmoins, ce qui est encore plus intéressant, c’est que le verset 19 répète cette fois de façon énigmatique, l’évocation du Jour de Jéhovah ou de la Grande Tribulation : "Et le temple-sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel a été ouvert, et on a vu l’arche de son alliance dans son temple-sanctuaire. Et il y a eu des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une grande grêle" (Révélation 11:19).

Le verset 19 a deux parties principales : La première par la vision de l’Arche de l’Alliance, la date d’un jour unique. En effet, Jéhovah Dieu n’autorisait pas que l’Arche de l’Alliance soit visible (par le Grand Prêtre), un autre jour que le 10 Ethanim (Tishri) (Lévitique 16:2,29). La deuxième partie du verset 19 est la description symbolique de la Grande Tribulation. Le 10 Ethanim (Tishri), correspond à la célébration dramatique du Jour des Propitiations, dont la procédure est décrite en Lévitique chapitre 16. Cette célébration est dramatique parce qu’elle décrite symboliquement, et en détaille ce qui se passera durant le Jour de Jéhovah. Ce qui prouve qu’il s’agit d’un jour de tristesse, Jéhovah avait donné cette instruction, concernant ce jour : "C’est pour vous un sabbat de repos complet, et vous devrez affliger vos âmes. C’est une ordonnance pour des temps indéfinis" (Lévitique 16 :31).

Les 144000 rois et prêtres

"Et j’ai vu, et regardez ! l’Agneau qui se tenait debout sur le mont Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. Et j’ai entendu un bruit venant du ciel, comme le bruit des eaux nombreuses et comme le bruit d’un fort tonnerre ; et le bruit que j’ai entendu était comme celui de chanteurs qui s’accompagnent de la harpe, jouant sur leurs harpes. Et ils chantent comme un chant nouveau devant le trône et devant les quatre créatures vivantes et les anciens ; et personne n’était capable d’apprendre ce chant à fond, sauf les cent quarante-quatre mille, qui ont été achetés de la terre. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes ; en fait, ils sont vierges. Ce sont ceux qui continuent à suivre l’Agneau où qu’il aille. Ceux-ci ont été achetés d’entre les humains comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau, et on n’a pas trouvé de mensonge dans leur bouche ; ils sont sans tache" (Révélation 14:1-5).

Jésus-Christ a évoqué la résurrection céleste à plusieurs reprises et particulièrement au soir de la dernière pâque qu’il a célébré avec ses apôtres: "Que votre cœur ne se trouble pas. Exercez la foi en Dieu, exercez aussi la foi en moi.  Dans la maison de mon Père il y a beaucoup de demeures. Sinon, je vous l’aurais dit, parce que je m’en vais pour vous préparer une place.  De plus, si je m’en vais et vous prépare une place, je viens de nouveau et je vous accueillerai chez moi, pour que là où je suis, vous aussi vous soyez. Et là où je vais, vous connaissez le chemin" (Jean 14 :1-3).

Lors de cette dernière célébration, il fait une alliance pour un royaume (différente de la nouvelle alliance) : "Cependant, vous êtes, vous, ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ; et moi je fais une alliance avec vous, tout comme mon Père a fait une alliance avec moi, pour un royaume, pour que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous vous asseyiez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël" (Luc 22 :28-30).

Jésus-Christ annonça à ses apôtres fidèles qu’ils règneraient à ses côtés dans les cieux sur la terre ou la future humanité est désignée comme les "douze tribus d’Israël" (Voir Matthieu 19:28). Cette idée selon laquelle les humains qui auront le privilège de vivre au ciel, gouverneront sur la Terre est écrite dans le livre de la Révélation : "tu as fait d’eux un royaume et des prêtres pour notre Dieu, et ils doivent régner sur la terre" (Révélation 5:10). Néanmoins, le livre de la Révélation montre à plusieurs reprises que le nombre de ceux qui vivront au ciel est fixé à 144000 (Révélation 14:1-5).

Le contexte du livre de la Révélation confirme qu’il s’agit d’un nombre littéral et non symbolique. Par exemple on retrouve ce nombre pour la première fois en Révélation 7:4-8 : "Et j’ai entendu le nombre de ceux qui ont été scellés : cent quarante-quatre mille, scellés de toutes les tribus des fils d’Israël". Et le contexte de cette information importante nous fait comprendre qu’il s’agit bien d’un nombre précis et non symbolique. Effectivement après Révélation 7:4-8, la prophétie continue des versets 7:9-17 en décrivant la grande foule qui survivra à la grande tribulation. Cette fois, concernant ce groupe, la prophétie donne ce détail : "Après ces choses j’ai vu, et regardez ! une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations et tribus et peuples et langues, se tenant debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches" (Révélation 7:9).

"Une grande foule que personne ne pouvait compter", dans ce cas le nombre n’est pas connu. Nous comprenons donc que l’information précédente, concernant le nombre précis de 144000 humains qui vivront dans les cieux est à prendre au sens littéral. Le livre de la Révélation nous informe que 7000 humains complèteront les 144000 aux cieux avant la Grande Tribulation : "Et à cette heure-là il y a eu un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville est tombé ; et sept mille personnes ont été tuées par le tremblement de terre, et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 11:13). Le "dixième de la ville" qui tombe représente l’ensemble des 144000 qui sont mort sur terre pour vivre aux cieux, tandis que les 7000 personnes tués représente celles qui après leur mort seront ressuscités pour vivre au ciel : "Ensuite nous les vivants qui survivons, nous serons, ensemble avec eux, emportés dans des nuages à la rencontre du Seigneur dans les airs ; et de cette façon nous serons toujours avec le Seigneur" (1 Thessaloniciens 4:17).

Ce groupe d’humains qui vivront aux cieux, constitue la Nouvelle Jérusalem, l’Epouse du Christ :"Et j’ai vu un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car l’ancien ciel et l’ancienne terre avaient disparu, et la mer n’est plus. J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, et préparée comme une épouse parée pour son mari. Alors j’ai entendu une voix forte venant du trône dire: “ Voyez ! La tente de Dieu est avec les humains, et il résidera avec eux, et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu" (Révélation 21:1-4).

Il est intéressant de noter que la prêtrise était organisée en 24 divisions (1 Chroniques 24:1-19). Ce chiffre 24, en relation avec ce royaume de rois et de prêtre, apparaît en Révélation 4: "Et chaque fois que les créatures vivantes rendent gloire et honneur et action de grâces à Celui qui est assis sur le trône, Celui qui vit à tout jamais, les vingt-quatre anciens tombent devant Celui qui est assis sur le trône et adorent Celui qui vit à tout jamais, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : “ Tu es digne, Jéhovah, oui notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, parce que tu as créé toutes choses, et à cause de ta volonté elles ont existé et ont été créées”" (Révélation 4:9-11). Le fait que les 24 anciens jettent leurs couronnes devant Jéhovah Dieu, prouvent qu’il s’agit bien de la classe des 24 rois et prêtres désignant le royaume des 144000 prêtres.

La grande foule qui vient de la grande tribulation

"Après ces choses j’ai vu, et regardez ! une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations et tribus et peuples et langues, se tenant debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches ; et il y avait des palmes dans leurs mains. Et sans cesse ils crient d’une voix forte, disant : “ Le salut, [nous le devons] à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. ” Et tous les anges se tenaient debout autour du trône et des anciens et des quatre créatures vivantes, et ils sont tombés sur leur face devant le trône et ont adoré Dieu, disant : “ Amen ! La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force [soient] à notre Dieu à tout jamais. Amen. ” Alors l’un des anciens m’a dit : “ Ceux-ci qui sont vêtus de longues robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? ” Et aussitôt je lui ai dit : “ Mon seigneur, c’est toi qui le sais. ” Et il m’a dit : “Ceux-ci, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs longues robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Voilà pourquoi ils sont devant le trône de Dieu ; et ils lui offrent un service sacré jour et nuit dans son temple ; et Celui qui est assis sur le trône étendra sur eux sa tente. Ils n’auront plus faim, et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les accablera pas, ni aucune chaleur brûlante, parce que l’Agneau, qui est au milieu du trône, les fera paître et les guidera vers des sources d’eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux"" (Révélation 7:9-17).

La prophétie de Zacharie, concernant le "jour de Jéhovah", qui est la grande tribulation, annonce qu’une troisième partie de l’humanité survivra: "Oui, il arrivera dans tout le pays ”, c’est là ce que déclare Jéhovah, “ que deux parties y seront retranchées et expireront ; quant à la troisième [partie], elle y sera laissée. Oui, je ferai passer cette troisième partie par le feu ; et vraiment je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu.’ " (Zacharie 13:8,9). Cette troisième partie, représente la grande foule mentionnée en Révélation 7, qui survivra à la grande tribulation.

Le mot traduit de l’hébreu "haarèts", traduit par "pays", selon le contexte peut prendre le sens de "terre" ou planète terre, et c’est le cas dans le cadre de cette prophétie sur la grande tribulation mondiale (Zacharie 1:10,11 ; 5:3 ; 6:7 ; 12:3 ; 14:9,17). Dans cette déclaration, Dieu divise l’humanité en trois "parties" (H6310 Strong’s Concordance: “פֶּה” (peh)). Dans un premier temps, on pourrait penser qu’il s’agirait de "trois parties" égales, soit trois "tiers" (H7992 Strong’s Concordance “שְׁלִישִׁי” (sheliyshiy)). Dans le texte hébreu, il est bien question de deux premières parties (peh) et de la troisième (sheliyshiy), selon le contexte de cette phrase, troisième "partie". Ce qui veut dire que ces trois parties de l’humanité ne sont pas nécessairement de la même quantité d’humains. Pour le savoir à quoi correspondent ces trois "parties" de l’humanité, il faut s’intéresser à la célébration dramatique du Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri).

Même si la prophétie de Zacharie ne fait pas directement le rapprochement entre le "Jour de Jéhovah" et le "Jour des Propitiations", elle le fait de façon énigmatique ou cryptée. Un texte de Zacharie concernant la prophétie sur le Germe, montre que Jéhovah ôtera faute du pays en un seul jour (Zacharie 3:8,9 ; 14:7). Quand Jéhovah ôtait-il la faute, dans le pays d’Israël ? Le Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri) (Lévitique 16). Ce jour était une célébration de la Sainteté de Jéhovah : "En ce jour-là il y aura sur les clochettes du cheval : ‘ La sainteté appartient à Jéhovah ! ’" (Zacharie 14:20 comparer avec Exode 28:36,37 et Lévitique 16:4 "Le turban" où était écrit "La sainteté appartient Jéhovah"). Par conséquent, les "trois parties" en question font allusion aux trois animaux utilisés dans la première phase des sacrifices propitiatoires qui font allusion aux trois "parties de l’humanité".

Pour ce qui est des sacrifices propitiatoires (et non les holocaustes (offrandes totales)), trois animaux étaient concernés : un taureau et deux jeunes boucs, trois animaux (Lire Lévitique 16). Sur les trois animaux qui devaient être sacrifiés de manière propitiatoire, les deux premiers l’étaient effectivement (le taureau et le premier jeune bouc), tandis que le troisième était épargné (le bouc pour Azazel). Maintenant, il est important de savoir à qui correspondent ces trois animaux (deux sacrifiés et un épargné) :

Le taureau qui mourrait faisait propitiation pour Aaron et sa maison, soit pour la prêtrise (Lévitique 16:6,11). La classe sacerdotale qui mourra pour être instantanément ressuscitée dans les cieux, au début de la grande tribulation, est la mort des 7000, mentionnée en Révélation : "Et à cette heure-là il y a eu un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville est tombé ; et sept mille personnes ont été tuées par le tremblement de terre, et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 11:13). Le "dixième de la ville sainte" qui tombe représente le groupe des 144000 rois et prêtres, complété par la mort et la résurrection instantanée, des 7000 saints célestes au commencement du Jour de Jéhovah, la grande tribulation (1 Thessaloniciens 4:17).

Le deuxième animal, le bélier sacrifié durant le jour des propitiations, représente la deuxième partie de l’humanité qui périra durant la grande tribulation (Lévitique 16 :5,15). Le sacrifice de ce deuxième animal est représenté de manière assez terrifiante en Révélation 14:18-20 et 19:11-21, dans ce passage Jésus-Christ glorifié est représenté comme un roi et prêtre sacrificateur, comme le "Germe" (Zacharie 6:11-13)).

Le troisième animal qui aurait dû être sacrifié, est finalement épargné: le bouc pour Azazel : "Aaron devra tirer les sorts pour les deux boucs, attribuant un sort à Jéhovah et l’autre sort à Azazel. Aaron devra présenter le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Jéhovah, et il devra en faire un sacrifice pour le péché. Mais le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Azazel sera placé vivant devant Jéhovah, pour faire propitiation pour lui, afin de l’envoyer dans le désert, pour Azazel" (Lévitique 16:8-10). De toute évidence, ce "bouc pour Azazel" représente la grande foule qui survivra à la grande tribulation, ou le "reste" de la "ville sainte" qui rend gloire à Dieu après la mort des 7000 saints célestes : "Et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 7:9-17 ; 11:13). Cette compréhension, laisse entrevoir la possibilité réjouissante que plus du tiers de l’humanité pourrait survivre à la grande tribulation, soit plusieurs milliards de personnes qui représenteraient la "grande foule", seul Dieu et Jésus-Christ le savent avec certitude car il est écrit que l’on ne peut la compter (Zacharie 14:10,11).

Pour qu’un si grand nombre de personnes survivent à la grande tribulation, il semble évident, qu’un nombre conséquent de personnes non-chrétiennes survivra à la grande tribulation, est-ce que ce constat est conforme au contexte de la prophétie de Zacharie (ainsi que la prophétie d’Ezéchiel) ? Oui.

Une grande foule beaucoup plus grande que beaucoup pensent

"Et il devra arriver ceci : quant à tous ceux qui restent de toutes les nations qui viennent contre Jérusalem, ils devront alors monter d’année en année pour se prosterner devant le Roi, Jéhovah des armées, et pour célébrer la fête des Huttes" (Zacharie 14:16)

Ce texte montre sans l’ombre d’un doute que Jéhovah, au sortir de la grande tribulation, aura épargné une partie importante de l’humanité qui symboliquement "montait contre Jérusalem" ou ne ferait pas partie de cette ville sainte (dans un premier temps). D’autre part dans la prophétie d’Ezéchiel chapitres 40 à 48, voici ce que le reproche que fait Jéhovah aux Lévites, une partie importante de la grande foule, qui aura survécu à la grande tribulation : "“‘Mais quant aux Lévites qui se sont éloignés de moi quand Israël, qui errait loin de moi, errait à la suite de ses sales idoles, ils devront également porter leur faute. Et dans mon sanctuaire ils devront devenir des ministres placés à des postes de surveillance pour veiller sur les portes de la Maison, et aussi des ministres dans la Maison. Ce sont eux qui tueront l’holocauste et le sacrifice pour le peuple, et ce sont eux qui se tiendront devant lui pour le servir. Parce qu’ils le servaient devant ses sales idoles et qu’ils sont devenus pour la maison d’Israël un obstacle qui fait trébucher et tomber dans la faute, c’est pourquoi j’ai levé ma main contre eux ’, c’est là ce que déclare le Souverain Seigneur Jéhovah, ‘ et ils devront porter leur faute. Ils ne s’avanceront pas vers moi pour me servir en tant que prêtres, ni pour s’avancer vers mes choses saintes, quelles qu’elles soient, vers les choses très saintes, et ils devront porter leur humiliation et leurs choses détestables qu’ils ont commises. Oui, je ferai d’eux des hommes chargés de l’obligation de la Maison, en ce qui concerne tout son service et en ce qui concerne tout ce qui doit s’y faire. ’" (Ezéchiel 44:10-14).

Il y a, semble-t-il, une convergence entre ce texte et Zacharie 14:16, qui mentionnent des personnes qui auront survécu à la grande tribulation alors qu’elles venaient "contre Jérusalem" et les lévites qui "servaient devant ses sales idoles" (Ezéchiel 44:10). Jésus-Christ a fait une déclaration importante qui montre que le péché par erreur ne fait pas systématiquement encourir la mort spirituelle : "Jésus leur dit : “ Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : ‘ Nous voyons. ’ Votre péché demeure. ”" (Jean 9:41). Jésus-Christ parle de la cécité spirituelle involontaire dont le péché n’est pas compté. De nombreuses personnes, actuellement, sont dans une cécité spirituelle involontaire, selon ce texte, un grand nombre d’entre elles pourraient bénéficier de la miséricorde de Dieu, au jour de la grande tribulation.

Il est intéressant de noter toujours selon cette même prophétie d’Ezéchiel comment les Fils de Zadok sont décrits, en contraste avec les lévites non sacerdotaux : "Et quant aux prêtres lévitiques, les fils de Tsadoq, qui se sont occupés de l’obligation de mon sanctuaire quand les fils d’Israël erraient loin de moi, ce sont eux qui s’approcheront de moi pour me servir, et ils devront se tenir devant moi pour me présenter la graisse et le sang ’, c’est là ce que déclare le Souverain Seigneur Jéhovah. ‘ Ce sont eux qui entreront dans mon sanctuaire, et ce sont eux qui s’approcheront de ma table pour me servir, et ils devront s’occuper de mon obligation" (Ezéchiel 44:15,16). De toute évidence, les Fils de Zadok qui pourront s’approcher de Jéhovah, comme prêtres dans le sanctuaire spirituel, seront des chrétiens fidèles et avisés qui se seront bien acquittés de leur ministère chrétien dans l’ancien système de choses, "quand les fils d’Israël erraient loin" de Dieu, et auront survécu à la grande tribulation (Matthieu 24:45,46 ; 25:21,22).

Cette compréhension, semble à première vue, ne pas cadrer avec la vision de la grande foule qui survit à la grande tribulation et qui, dans sa totalité, manifeste sa foi dans la valeur propitiatoire du sacrifice du Christ (Révélation 7:9,14). Cette différence est facilement résolue par une information importante donnée dans la prophétie de Zacharie, concernant cette troisième partie épargnée. Il est écrit : "Oui, je ferai passer cette troisième partie par le feu ; et vraiment je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu. ’ ” (Zacharie 13:9 ; Malachie 3:2-4). Quand devrait avoir lieu cet affinage indispensable pour pouvoir continuer à vivre dans le paradis ? Selon la prophétie de Zacharie et la Révélation (11:19), le Jour de Jéhovah aura lieu le 10 Ethanim (Tishri). Selon la prophétie d’Ezéchiel 39:12-14, il y aura une purification de la terre de sept mois, soit du 10 Tishri au 10 Nisan (avec le mois intercalaire Veadar). Il semble donc évident que c’est dans cette période de sept mois, que Jéhovah "affinera son peuple" afin de le préparer à la venue sur terre de la Nouvelle Jérusalem, le 10 Nisan, suivant la grande tribulation.

En Ezéchiel 40:1,2, c’est à la date du 10 Nisan que le prophète a la vision de la ville temple sur terre, qui est une vision du début de l’administration terrestre du Royaume de Dieu. Cette vision correspond à la description de la descente de la Nouvelle Jérusalem sur Terre, à compter du 10 Nisan (Révélation 21:1-4). On peut dire que la vision de Révélation 7:9,14, de la grande foule qui a survécu à la grande tribulation, est en date du 10 Nisan, par comparaison avec le texte de Jean 12:12-16 : "Le lendemain, la grande foule qui était venue à la fête, en apprenant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre. Et ils criaient : “ Sauve, nous t’en prions ! Béni est celui qui vient au nom de Jéhovah, oui le roi d’Israël ! ”". Si l’on compare ce texte avec Révélation 7:9, la ressemblance est frappante. Qu’est-ce qui prouve qu’en Jean 12 :12-16, Jésus-Christ est rentré comme roi à Jérusalem effectivement le 10 Nisan ? Un texte qui décrit le même événement nous informe que tout de suite après, Jésus-Christ chassa les marchands du temple qui vendaient des animaux pour la pâque (Matthieu 21:10,11). Quand les Israélites devaient impérativement acheter l’agneau pascal ? Le 10 Nisan : "Le dixième jour de ce mois, ils se procureront chacun un mouton pour la maison ancestrale" (Exode 12:3).

La description du jugement par le Roi Jésus-Christ en Matthieu 7:21-23 et 25:31-46 est essentiellement dirigée sur la congrégation chrétienne, car dans les deux passages indiquées, les personnes qui ont un jugement de condamnation semblent connaitre Jésus-Christ (Matthieu 7:22 ; 25:44). Les critères généraux de jugement de l’ensemble de l’humanité, chrétienne et non-chrétienne, semblent résumés dans les propos de Jéhovah en Ezéchiel 9:4: "Puis Jéhovah lui dit : “Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et tu devras faire une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent au sujet de toutes les choses détestables qui se commettent au milieu d’elle”" (Comparer avec Jacques 4:4). Néanmoins, cette destruction et préservation sélective de l’ensemble de l’humanité est aussi décrite par Jésus-Christ : "Alors, deux hommes seront aux champs : l’un sera pris et l’autre abandonné ; deux femmes seront en train de moudre au moulin à bras : l’une sera prise et l’autre abandonnée" (Matthieu 24:40,41) (Soit une personne sur deux survivra (répété deux fois par Jésus-Christ)).

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L’ensemble des explications sur le livre de la Révélation, ne sont pas complètes, mais vous permettent d’avoir une compréhension de ce livre biblique, que l’on espère satisfaisante. D’autres informations ou explications seront progressivement ajoutées.

Casus Belli mondial contre l’intégrité du corps humain

(Ezéchiel 34)

Les bergers qui se paissent eux-mêmes

"Voici ce qu’a dit le Souverain Seigneur Jéhovah : “Malheur aux bergers d’Israël qui se paissent eux-mêmes ! N’est-ce pas le troupeau que les bergers doivent faire paître ?  Vous mangez la graisse et vous vous revêtez de la laine. Vous abattez l’animal replet. Vous ne faites pas paître le troupeau.  Les brebis malades, vous ne les avez pas fortifiées ; celle qui était souffrante, vous ne l’avez pas guérie ; celle qui était brisée, vous ne l’avez pas bandée ; celle qui était dispersée, vous ne l’avez pas ramenée ; celle qui était perdue, vous ne l’avez pas cherchée ; mais c’est avec dureté que vous les avez tenues dans la soumission, oui avec tyrannie. Et finalement elles ont été dispersées par manque de berger, si bien qu’elles sont devenues une nourriture pour toutes les bêtes sauvages des champs, et elles étaient dispersées. Mes brebis erraient sur toutes les montagnes et sur toute colline élevée ; et à toute la surface de la terre mes brebis furent dispersées, sans que personne aille à leur recherche, sans que personne les cherche”” (Ezéchiel 34:2-6).

Comme nous l’avons vu plus haut, le corps humain a été créé par Dieu et nous a été donné en héritage divin, pour en prendre soin, tel un temple que l’on habite et qui devrait être habité par l’esprit de Dieu (1 Corinthiens 3 :16 "L’esprit de Dieu habite en vous"). Ce corps et la vie qui l’anime, n’appartiennent pas à un quelconque état ou une entité qui se voudrait mondialiste, ni même à aucune organisation religieuse. Le corps humain que nous avons et la vie qui l’anime appartiennent à Dieu, parce qu’Il en est la source et le Créateur (Révélation 4:11).

Jésus-Christ a dit de rendre à César ce qui appartient à César et rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu (Luc 20:25). Le chrétien qui rend à César ce qui est à César, a une attitude respectueuse envers les autorités établies de son pays. En 1 Pierre 2:17, il est écrit de craindre Dieu et d’honorer le roi. Selon le contexte, le roi est le dépositaire de l’autorité du pays sur lequel il règne. L’apôtre Paul, dans la lettre aux Romains (13:1-7), encourage tous les chrétiens à respecter les gouvernements et leurs représentants, qu’ils soient rois, princes, présidents, ministres, députés… Ce passage montre que nous devons respecter ceux qui sont habilités à faire exécuter la loi, à savoir, la police, les militaires dans certains pays, les juges, les procureurs et les divers représentants des administrations, tels que par exemple, les instituteurs, les professeurs, les proviseurs, les inspecteurs des impôts… Ceci étant dit, Jésus-Christ a ajouté que nous devons rendre ce qui appartient à Dieu à Dieu. Ce qui appartient à Dieu c’est la vie qu’Il nous a donné. Par conséquent, si un quelconque état s’approprie de manière rampante, voir perverse nos corps et le corps de nos enfants, comme l’a dit l’apôtre Pierre devant un tribunal: "Nous devons obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu’aux hommes" (Actes 5:29).

Dans ce qui suit, il ne s’agit pas d’un appel au manque de respect aux autorités gouvernementales en place, mais de prendre acte d’une situation qui semble ressembler à ce qui est écrit dans la prophétie d’Ezéchiel chapitre 34, citée au début de l’article, et de prendre les mesures qui s’imposent pour respecter les principes bibliques sur la valeur sacré de la vie et du sang. Quelles sont les faits observables ?

Le monde vit actuellement, depuis le mois de novembre 2019, de facto, un Casus Belli, une guerre mondiale de type NRBC, contre les peuples et contre l’intégrité de leurs corps (les brebis perdues et dispersées). Ce Casus Belli mondial contre l’intégrité du corps humain, que Dieu nous a confié, n’est pas fait avec des tanques, des bombes et des canons. Il s’organise sur fond de trafic international de virus militaire (sortie d’un laboratoire de type P4 (fabriquant officiellement des virus militaires dans le cadre de guerres de types NRBC)) et de propagandes savamment orchestrées (ingénierie sociale), dans le but d’épouvanter les peuples. Le principe de base de ces laboratoires de la mort est de recueillir des virus que l’on trouve normalement dans la nature, dans le règne animal et qui, à la base sont généralement inoffensifs pour l’homme ; ils ne sont généralement pas transmissibles et si c’est le cas, ils ne sont généralement pas mortels. Ces laboratoires démoniaques font en sorte, de rendre ces virus transmissibles à l’homme par un "séquençage", un processus extrêmement complexe qui peut prendre plusieurs mois. L’objectif diabolique est d’obtenir un "gain de fonction", c’est-à-dire, dans ce cas de figure, faire en sorte que ce (ou ces) virus soit mortel pour l’homme, en augmentant, de manière substantielle la létalité de ce virus militaire manufacturé (les références ou les brevets de ces virus militaires se trouvent au NIH GenBank ou dans certaines archives de l’OMS (au moins d’une filiale d’un de ces pays). Dit en passant, le NIH a supprimé des informations des laboratoires de Wuhan sur le séquançage génétique du virus militaire, selon le FOIA de Watchdog (30 mars 2022)) (Que se passe-t-il à Shangaï ?) (Le crédit social à la chinoise, commence en Italie (Bologne)).

(Le crédit social à la chinoise et l’Agenda 2030: Cet agenda a été adopté par l'ONU en septembre 2015 après deux ans de négociations incluant les gouvernements comme la société civile. L’agenda 2030 s’inscrit dans le cadre d’une idéologie mondialiste, particulièrement dans les pays de la zone de l’OTAN et de ses partenaires (L’Europe de l’Ouest, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande...). C’est dans ces zones du monde que l’idéologie intégriste et sectaire du “covidisme”, qui porte atteinte à l’intégrité corporelle des peuples, s’est implantée (La situation à Shangaï (Chine), en est une illustration poussée à son extrême et à bien des égards, peut nous donner un aperçu futur de ce genre de dictature à l’échelle de plusieurs états réunis, voir mondiale). Les situations de “pandémie” mondiale, ou d’urgence climatique, sont des prétextes tout trouvés pour instaurer une dictature, de manière progressive et larvée sur l’ensemble des peuples. L’instauration “volontaire” du “crédit social” en Italie (Bologne et Rome (fin mars 2022)), n’est que le commencement de ce processus, qui s’inscrit dans l’instauration future, larvée et perverse, d’une “obligation”...).

Dans la prophétie d’Ezéchiel 34, Jéhovah Dieu fait le reproche suivant aux chefs mondiaux, les bergers qui se paissent eux-mêmes, au détriment de leur peuple et des peuples: "C’est avec dureté que vous les avez tenues dans la soumission, oui avec tyrannie". Comment cette tyrannie et cette dureté se sont-elles manifestées ?

Après la diffusion, bien évidemment "fortuite" (non vérifiable dans un sens, comme dans l’autre), de ce virus militaire létal, s’en suit une campagne de presse mondiale, qui va certifier, qu’il est question d’un accident de type "fuite", comme dans une centrale nucléaire, alors qu’un laboratoire P4, est un des lieux les plus sécurisée au monde. Ils vont dire par exemple qu’il vient du règne animal, ce qui est une demi-vérité, car c’est à la fois vrai et faux, donc faux (vrai+faux=faux). S’en suit une deuxième étape, essentiellement basée sur une ingénierie sociale propagandiste, basée sur la peur avec des messages et des reportages morbides à répétition, pour effrayer les peuples et surtout insister sur le fait qu’il n’y a aucun remède médical, ni même aucune molécule pour pouvoir guérir de ce virus militaire. La seule solution est l’attente du produit chimique injectable messianique qui va sauver la vie de l’humanité.

Ce Casus Belli est accompagné d’une expérimentation de thérapie génique de masse sur des corps humains sains, non malades, à l’échelle internationale, sur l’ensemble des peuples (les brebis non soignées), de produits chimiques injectables, de manière plus ou moins coercitive (au mépris du Code de Nuremberg – 1947 (voir les 10 articles en fin de page) (La thérapie génique mondiale en cours, est toujours officiellement, en phase d’expérimentation, par conséquent, elle rentre tout à fait dans le cadre juridique du Code de Nuremberg)). Ceux et celles, à la tête de nations ou de groupes de nations, qui ordonnent les injections, à répétition de ces poisons, dans des corps humains sains, ont des liens d’intérêts financiers connus de tous, directs ou indirects.

Ce Casus Belli, de type NRBC, utilise les médias corrompus par l’argent et coordonnés entre eux comme outil de propagande à la Goebbel (porte-parole du régime nazi hitlérien). Il est de notoriété publique qu’ils sont à la solde de nombreux oligarques milliardaires corrompus, qui influent aussi, sur de nombreux gouvernements (les bergers qui se paissent eux-mêmes), afin de créer une surréalité mensongère, de manière à effrayer les peuples (les brebis dispersées), les désorienter psychologiquement et mentalement, leur faire adopter des comportements complètement irrationnels, par des décisions contradictoires successives (des injonctions paradoxales) et des mensonges complètement assumés. Par cette administration sous forme d’ingénierie sociale du harcèlement et de la torture mentale au long court, ces bergers qui se paissent eux-mêmes, obtiennent le consentement par épuisement nerveux et mentale des brebis perdues, avec une coercition plus ou moins larvée (Voir Ezéchiel 34).

Dans un texte d’Esaïe 5:20 il est écrit: "Malheur à ceux qui disent que le bien est mal et que le mal est bien, à ceux qui mettent les ténèbres pour la lumière et la lumière pour les ténèbres, à ceux qui mettent l’amer pour le doux et le doux pour l’amer !". Ce texte décrit très exactement les inversions perverses et démoniaques des valeurs de ces ingénieurs du mensonge et de la manipulation meurtrière (Jean 8:44). Ces bergers qui se paissent eux-mêmes, ont interdit aux médecins de soigner des personnes âgées avec des molécules peu onéreuses. Ensuite ces mêmes bergers qui se paissent eux-mêmes, demandent aux enfants de risquer leur propre santé, voir leur vie, pour ces mêmes personnes âgées qu’ils ont mis en danger de mort en interdisant aux médecins de les soigner. Ces mêmes bergers qui se paissent eux-mêmes, demandent aux enfants de risquer leur propre santé, voir leur vie, pour des adultes alors que ce devrait être le contraire, à savoir que ce sont les adultes qui devraient être disposés à risquer leur vie pour les enfants, représentant l'avenir de l'humanité...

De très nombreux médecins, infirmières, aides-soignantes et femmes de ménage, travaillant dans les milieux des soins médicaux, ont été au front pour porter assistance aux personnes atteintes par ce virus militaire. Beaucoup l’ont payé de leur vie. Jéhovah Dieu et son Fils Jésus-Christ, ne les oublieront pas à l’heure de la résurrection (Actes 24 :15 ; Hébreux 6 :10). Les hommes et les femmes courageux qui ont jusqu’à ce jour, dénoncé ce Casus belli, l’ont payé de leur vie pour certains, de mise au secret et emprisonnements pour d’autres et ils sont traités de "complotistes", terme inventé par la CIA en 1965, suite à la commission Warren (compte rendu officiel sur les circonstances qui ont entouré l’assassinat de JFK).

Dit en passant, les commissions sénatoriales actuelles, sont de fait, de vraies pièces de théâtre morbides. On observe un jeu de rôle diabolique, entre ces commissions d’"enquêtes", qui font jeu de mettre en défaut, les personnes convoquées et interrogées, et ces dernières qui, en fin de compte, repartent comme elles sont entrées, c’est-à-dire libres de continuer leurs entreprises sordides. Ces commissions sénatoriales courcircuitent le rôle des procureurs, des juges et des tribunaux, qui devraient emprisonner et juger ces meurtriers, ces fils de Josef Mengele, qui ont fait ces injections géniques expérimentales de masses, qui ont causé la mort de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants de par le monde, et des millions de séquelles invalidantes pour ceux qui en ont survécu. Ces menteurs meurtriers appliquent la logique de suicide collectif des peuples, à la manière de Jim Jones et de David Koresh, des gourous qui n’ont pas voulu mourir seuls, mais qui voulaient être accompagnés dans leurs folies, par leurs centaines d’adeptes qui ont été "suicidés". Nous vivons aussi, dans une logique de destruction massive mondiale, économique, diplomatique qui provoquent des guerres et la destruction de peuples. Ils sont dans une même logique de fuite en avant meurtrière que ces deux chefs de sectes.

Alors que nous sommes très proches de la Grande Tribulation, une prophétie de l’Apocalypse et du livre de Daniel, est en train de se réaliser sous nos yeux: "Il me dit aussi : “ Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce rouleau, car le temps fixé est proche. Celui qui pratique l’injustice, qu’il pratique l’injustice encore ; et que le sale se salisse encore ; mais que le juste pratique la justice encore, et que le saint soit sanctifié encore"" (Révélation 22:10,11). "Beaucoup se purifieront et se blanchiront et seront affinés. À coup sûr les méchants agiront méchamment, et aucun méchant ne comprendra ; mais les perspicaces comprendront" (Daniel 12:10). En attendant que le Roi Jésus-Christ balaye de la surface de la terre ces scélérats, lors de la Grande Tribulation (Révélation 19:11-21), ceux qui pratiquent la justice dans leur cœur, font chaque jour cette prière au Père Céleste, Jéhovah Dieu: "Enfin, frères, priez pour nous, pour que la parole de Jéhovah poursuive sa course et continue d’être glorifiée comme d’ailleurs elle l’est chez vous ; et que nous soyons délivrés des hommes malfaisants et méchants, car la foi n’est pas le bien de tous. Mais le Seigneur est fidèle, et il vous affermira et vous gardera du méchant" (2 Thessaloniciens 3:1-3).

Dans cette situation diabolique mondiale, qui porte atteinte à l’intégrité corporelle des hommes, des femmes, des enfants et même, aussi malheureusement, à celle des nourrissons, que doit faire le chrétien qui veut plaire à Jéhovah Dieu et à son Fils Jésus-Christ ?

Jéhovah demande à ce que chacun prenne soin de ce temple : "Je vous supplie donc, frères, par les compassions de Dieu, de présenter vos corps [comme] un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : un service sacré avec votre raison" (Romains 12:1). Ce corps était conçu, dès le commencement pour un service sacré envers Dieu, c’est-à-dire, se conformer au dessein qu’il avait prévu au départ, au moment de la création d’Adam et Eve (Genèse 1:26-28).

La prise de médicament est une décision personnelle, en pesant les risques pour sa vie. Elle doit se faire dans un cadre médical, pour se soigner. Cette prise de médicament ne doit pas se faire sous la contrainte gouvernementale ou morale, par exemple dans le cadre d’une congrégation. Si tel était le cas, ces autorités gouvernementales, voir spirituelles, outrepasseraient l’article 1, du Code de Nuremberg qui interdit les expérimentations médicales sous la contraintes (Rappel: la thérapie génique mondiale en cours, est toujours officiellement, en phase d’expérimentation, par conséquent, elle rentre tout à fait dans le cadre juridique du Code de Nuremberg): "Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition (…)".(Extrait de l’article 1, du code de Nuremberg).

Dans le contexte actuel, le chrétien doit doubler de vigilance. Il doit s’abstenir de faire rentrer des produits chimiques expérimentaux, particulièrement pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur santé et celle de leurs propres enfants. Ces produits expérimentaux injectables, ont causé à ce jour, la mort des dizaines de milliers de personnes de par le monde, et ont rendu gravement malades, des milliers d’autres personnes (Pour plus d’informations voir VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System (www.vaers.hhs.gov))) (Seulement écrit en anglais). Ces injections géniques sont faites, pour la plupart, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la santé des adultes et encore moins de celle des enfants, mais plutôt, sous des prétextes non médicaux de passe-droit, pour pouvoir aller au restaurant, au bowling ou d’autres endroits de plaisir, justifiés par des arguments complètement fallacieux et sous forme de chantage. D’autres personnes ont été forcées et menacées sous peine de perdre leur travail et leur source de revenus. Le fait d’exiger que pour aller dans un lieu, de se faire pénétrer un objet ou un produit dans notre corps, n’est en rien un acte médical, mais un acte de marquage, comme on le ferait pour des animaux, avant d’entrer dans un enclos, c'est une violation caractérisée de la dimension spirituelle et sacrée de l'intégrité du corps humain.

Les parents doivent réfléchir sérieusement à cette question, pour leurs enfants et pour eux, dans la prière pour faire face à cette situation étrange et parfois angoissante. Les enseignants de la Parole de Dieu doivent réfléchir sérieusement, avec beaucoup de prières, à cette question car cette situation n’a rien d’anodine sur le plan de la spiritualité biblique et plus généralement de l’éthique (Romains 14 :12). Il est tout à fait normal de se sentir désorienté, perplexe et surpris face à cette attaque extrêmement perverse de Satan le diable et de ses démons humains. Prions Jéhovah Dieu, demandons-lui son aide, Il est miséricordieux. Si nous pensons dans un premier temps ne pas avoir pris la meilleure décision, cela peut arriver à tout un chacun. Jéhovah Dieu voit nos bonnes intentions. Soyons courageux confions en Jéhovah Dieu et en son Fils bien aimé Jésus-Christ et ils nous soutiendront (Proverbes 3 :5,6). N’ayons pas peur et soyons forts, soutenons-nous les uns les autres, que ce soit en famille, entre amis, ou en congrégation, aimons-nous les uns les autres (Jean 13 :34,35).

LE CODE DE NUREMBERG (1947)

10 ARTICLES

1 Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes de ce que cela implique, de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée. Ce dernier point demande que, avant d’accepter une décision positive par le sujet d’expérience, il lui soit fait connaître : la nature, la durée, et le but de l’expérience ; les méthodes et moyens par lesquels elle sera conduite ; tous les désagréments et risques qui peuvent être raisonnablement envisagés ; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui pourraient possiblement advenir du fait de sa participation à l’expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier la qualité du consentement incombent à chaque personne qui prend l’initiative de, dirige ou travaille à l’expérience. Il s’agit d’une obligation et d’une responsabilité personnelles qui ne peuvent pas être déléguées impunément ;

2 L’expérience doit être telle qu’elle produise des résultats avantageux pour le bien de la société, impossibles à obtenir par d’autres méthodes ou moyens d’étude, et pas aléatoires ou superflus par nature ;

3 L’expérience doit être construite et fondée de façon telle sur les résultats de l’expérimentation animale et de la connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou autre problème à l’étude, que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience ;

4 L’expérience doit être conduite de façon telle que soient évitées toute souffrance et toute atteinte, physiques et mentales, non nécessaires ;

5 Aucune expérience ne doit être conduite lorsqu’il y a une raison a priori de croire que la mort ou des blessures invalidantes surviendront ; sauf, peut-être, dans ces expériences où les médecins expérimentateurs servent aussi de sujets ;

6 Le niveau des risques devant être pris ne doit jamais excéder celui de l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience ;

7 Les dispositions doivent être prises et les moyens fournis pour protéger le sujet d’expérience contre les éventualités, même ténues, de blessure, infirmité ou décès ;

8 Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes scientifiquement qualifiées. Le plus haut degré de compétence professionnelle doit être exigé tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent ;

9 Dans le déroulement de l’expérience, le sujet humain doit être libre de mettre un terme à l’expérience s’il a atteint l’état physique ou mental dans lequel la continuation de l’expérience lui semble impossible ;

10 Dans le déroulement de l’expérience, le scientifique qui en a la charge doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a été conduit à croire — dans l’exercice de la bonne foi, de la compétence du plus haut niveau et du jugement prudent qui sont requis de lui — qu’une continuation de l’expérience pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet d’expérience.

"De toutes nations et tribus et peuples et langues"
"Après ces choses j’ai vu, et regardez ! une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations et tribus et peuples et langues, se tenant debout devant le trône et devant l’Agneau"
(Révélations 7:9)

Ces trois expressions, en plus des différentes langues, font comprendre que Jéhovah Dieu, par le moyen de son Royaume, unifiera les différents peuples tout en tenant compte de leurs diversités culturelles, raciales ou tribales (on peut s’attendre qu’à terme, il y aura une unité linguistique qui favorisera l’unité mondiale : "Car alors je changerai la langue des peuples en une langue pure, pour qu’ils invoquent tous le nom de Jéhovah, pour qu’ils le servent épaule contre épaule" (Sophonie 3 :9)). Il y aura des nations sans nationalisme ou patriotisme, des tribus sans tribalisme ou des différences raciales sans différences racistes (La fin du patriotisme). Lorsque dans la prophétie d’Ezéchiel Jéhovah Dieu (ainsi que son Fils Jésus-Christ) laisse entendre que l’ensemble de l’humanité représentera les 12 tribus d’Israël, cela ne veut pas dire que toutes les nations, devront se plier aux us et coutumes des juifs (Matthieu 19:28). Cette expression est prophétique, dans le sens que durant environ quinze siècles, la nation d’Israël a été la représentation théocratique de ce que Jéhovah Dieu fera sur toute la terre par le moyen de son Royaume : "En effet, puisque la Loi possède une ombre des bonnes choses à venir, mais non la substance même des choses" (Hébreux 10:1).
Avant même la fondation de la nation d’Israël, Jéhovah Dieu a fait la promesse à Abraham, que par sa postérité seraient bénies toutes les nations : "Et par le moyen de ta semence se béniront à coup sûr toutes les nations de la terre, parce que tu as écouté ma voix" (Genèse 22 :18). Et comme l’a écrit l’apôtre Paul sous inspiration, au moment de cette promesse ou alliance abrahamique, il n’était pas sous l’alliance de la circoncision dans la chair, qui a caractérisé la nation d’Israël plus tard : "Et il a reçu un signe, à savoir la circoncision, comme sceau de la justice par la foi qu’il avait alors qu’il était dans son état d’incirconcision, pour qu’il soit le père de tous ceux qui ont foi alors qu’ils sont dans l’incirconcision, afin que la justice leur soit comptée ; et père de descendants circoncis, non seulement pour ceux qui sont attachés à la circoncision, mais aussi pour ceux qui marchent de manière ordonnée sur les traces de la foi qu’avait, alors qu’il était dans l’état d’incirconcision, notre père Abraham" (Romains 4:11,12).
Et comme l’a souligné l’apôtre Paul, ce qui était charnel, l’alliance de la circoncision qui caractérisait l’identité juive ou d’appartenance à la nation d’Israël, revêtirait une dimension spirituelle : L’alliance de la circoncision spirituelle du cœur de l’Israël de Dieu par la foi en Jésus-Christ : "La circoncision, en effet, n’est utile que si tu pratiques [la] loi ; mais si tu es un transgresseur de [la] loi, ta circoncision est devenue incirconcision. Si donc un incirconcis garde les justes exigences de la Loi, son incirconcision sera comptée comme circoncision, n’est-ce pas ? Et l’incirconcis qui l’est par nature, en accomplissant la Loi, te jugera, toi qui, avec son code écrit et la circoncision, es un transgresseur de [la] loi. Car n’est pas Juif qui l’est au-dehors, ni n’est circoncision celle qui l’est au-dehors, sur la chair. Mais est Juif qui l’est au-dedans, et [sa] circoncision c’est celle du cœur par [l’]esprit, et non par un code écrit. La louange de celui-là vient, non pas des hommes, mais de Dieu" (Romains 2 :25-29).
Et le Royaume de Dieu, tiendra compte de cette diversité culturelle et raciale de toutes les "nations, tribus, peuples et langues", unies (dans leur diversités) dans une adoration unique à Jéhovah Dieu par le moyen de Jésus-Christ, son Fils: "Tu es digne, Jéhovah, oui notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, parce que tu as créé toutes choses, et à cause de ta volonté elles ont existé et ont été créées" (Révélation 4 :11 ; Sophonie 3 :9 "la langue pure" qui unifiera les peuples dans la même adoration).