"La Loi possède une ombre des bonnes choses à venir"

(Hébreux 10:1)

INTRODUCTION

La libération de l'humanité, par le rachat et la propitiation, sur la base du sacrifice du Christ, par les résurrections et le pardon des péchés, permettant la vie éternelle

"Moi, je suis venu pour qu’elles aient la vie et l’aient en abondance"
(Jean 10:10)

 Les différents sacrifices et la prophétie de l'administration des résurrections

Que ce soit les déclarations du Christ, comme celles que l’apôtre Paul, la Loi donnée par Dieu à Moïse, pour le peuple d’Israël, a une portée prophétique. Une bonne compréhension de son symbolisme permet de comprendre une description très détaillée du futur de l’ensemble de l’humanité. Cette compréhension permet de discerner les énigmes prophétiques du livre d’Ezéchiel, de Zacharie de l’Apocalypse et d’autres livres prophétiques bibliques. Comme exemple, prenons deux déclarations brèves du Christ. Il montre que la nation d’Israël et son administration, étaient la préfiguration de la gouvernance du Royaume de Dieu sur terre: “Jésus leur dit : “ Vraiment, je vous le dis : Lors de la recréation, quand le Fils de l’homme s’assiéra sur son trône glorieux, vous qui m’avez suivi, vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël”” (Matthieu 19:28). “Cependant, vous êtes, vous, ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ; et moi je fais une alliance avec vous, tout comme mon Père a fait une alliance avec moi, pour un royaume, pour que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous vous asseyiez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël” (Luc 22:28-30).

Dans les deux déclarations ci-dessus, Jésus-Christ montre que la nation d’Israël et son peuple, sous l’administration de la Loi donnée à Moïse, étaient le prototype ou modèle prophétique de la future humanité dans le paradis terrestre, composée de la Grande Foule, de l’humanité qui aura survécu à la Grande Tribulation (Apocalypse 7:9-17) et des ressuscités justes et injustes (Jean 5:28,29). De la même manière, l’apôtre Paul a montré que la Loi, qui était la constitution donnée par Dieu à la nation d’Israël, était une préfiguration de la réalité de l’administration du Royaume de Dieu sur la terre: "En effet, puisque la Loi possède une ombre des bonnes choses à venir, mais non la substance même des choses" (Hébreux 10:1). "Car ces choses sont une ombre des choses à venir, mais la réalité relève du Christ" (Colossiens 2:17). Bien évidemment, il convient de rappeler que les chrétiens, ne sont plus sous l’autorité de la Loi donnée à Israël, car Christ a été la fin de la Loi (Romains 10:4). Cependant, la Loi n’a en rien perdu sa valeur prophétique: "Souvenez-vous de la loi de Moïse mon serviteur, par laquelle je lui ai donné ordre en Horeb au sujet de tout Israël, oui des prescriptions et des décisions judiciaires" (Malachie 4:4).

Dans son Sermon sur la Montagne, Jésus-Christ a montré que la Loi avait une nécessité d’être accomplie, en la personne de Jésus-Christ, mais aussi, plus généralement dans l’ensemble du dessein divin: "Ne pensez pas que je sois venu pour détruire la Loi ou les Prophètes. Je suis venu, non pas pour détruire, mais pour accomplir ; car, vraiment, je vous dis que le ciel et la terre passeraient plutôt que ne passe de la Loi de quelque manière une seule toute petite lettre ou une seule particule de lettre sans que toutes choses arrivent" (Matthieu 5:17,18). La Loi de Moïse révèle l’avenir de l’humanité, en détail. La suite de cette étude va le démontrer concrètement avec la Bible (Actes 17:11).

Pour bien comprendre le sens de la Loi, et sa portée prophétique, il faut commencer par la compréhension de sa Source, c’est-à-dire, Jéhovah Dieu. Parmi les nombreuses qualités de Dieu, il y en a deux qui sont fondamentales et qui sont au centre de la Loi Mosaïque, la sainteté et l’amour de Dieu: "Saint, saint, saint est Jéhovah Dieu, le Tout-Puissant, qui était et qui est et qui vient" (Apocalypse 4:8). "Dieu est amour" (1 Jean 4:8). La sainteté de Dieu, ne fait pas appel à ses sentiments: Il est saint, et tout ce qui l’entoure ou l’approche doit être saint. L’amour est une l’expression des sentiments de Dieu, qui se manifestent par la justice, la miséricorde et la fidélité. La Sainteté de Dieu est en lien étroit avec la nécessité constante de propitiation (d’effacement de ce qui n’est pas conforme). L’Amour de Dieu est en lien étroit avec la possibilité de rachat de l’humain, pour appartenir à Dieu en vue de la vie éternelle.

Il est très important de comprendre que la sainteté de Dieu est ce qui définit l’essence même de toutes ses actions, et qu’elle est dépourvue de tout sentiment, elle est complètement impersonnelle (sur le plan des sentiments). Ce qui veut dire que toute sa création doit être sainte et pure. Cependant, si par accident, une partie de celle-ci devait ne plus satisfaire ces critères impersonnels (sans sentiment) de sainteté, elle serait amenée à disparaître immanquablement. L’apparition accidentelle du péché dans l’humanité, a mené à une destruction totale, à terme, de l’ensemble de l’humanité, en vertu justement de cette loi impersonnelle (sans sentiment) de la Sainteté de Dieu: "Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché" (Romains 5:12). "Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur" (Romains 6:23). La première partie de ce verset, montre que la nécessité de la sainteté (loi impersonnelle dénué de sentiment), fait que le péché mène à la mort, pour le faire disparaître. Tandis que, le fait que Dieu soit amour, Il prend des dispositions en vue de nous donner la vie éternelle par le rachat (Matthieu 20:28).

Le péché est une expression générique biblique de ce qui ne remplit plus de façon impersonnelle (sans sentiment), les critères de la Sainteté de Dieu, et par conséquent, c’est un processus qui amène à la disparition programmée de la création atteinte de péché (qui n’est plus sainte du point de vue de Dieu). Le lecteur attentif, peut se faire une idée beaucoup plus concrète de l’alternance entre ce qui est considéré comme "saint", et par opposition, comme péché, du point de vue de Dieu, en lisant le livre du Lévitique. Il est très important de comprendre pour la suite des explications, que cette qualité n’est absolument pas liée aux sentiments de Dieu, mais plutôt à ce qui constitue l’essence de ses actions et de sa création. La disparition du péché se fait par la propitiation, afin de satisfaire au critère de sainteté divine. La Sainteté de Jéhovah Dieu est en lien direct avec une nécessité constante de sacrifice propitiatoire qui efface le péché, ou ce qui n’est pas conforme aux normes divines et éternelles de ce qui saint: "Vous devez vous montrer saints, car je suis saint" (Lévitique 11:44,45).

Cependant, il y a une autre qualité qui définit les actions de Dieu, c’est l’amour: "Dieu est amour" (1 Jean 4:8). Cette qualité, cette fois, fait appel aux sentiments de Dieu. Comme l’a dit à plusieurs reprises Jésus-Christ, le Fils de Dieu, la Loi donnée à Moïse pour la nation d’Israël, est justement une expression des sentiments de bienveillance de la part de Dieu, mais aussi de son Fils Jésus-Christ, pour le genre humain: "Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites ! parce que vous donnez le dixième de la menthe et de l’aneth et du cumin, mais que vous avez laissé les points les plus importants de la Loi, à savoir la justice et la miséricorde et la fidélité. Ce sont ces choses-ci qu’il fallait faire, sans laisser les autres choses" (Matthieu 23:23).

Ainsi, par la justice, la miséricorde et la fidélité de Dieu, par le moyen de sa Loi, nous allons voir comment Dieu a permis de renverser une situation désespérée pour l’ensemble de l’humanité, en vue de son rachat. L’expression de l’Amour de Dieu se voit par les dispositions précises qu’Il a prise en vue du Rachat de l’humanité perdue dans un processus de mort irréversible, causé par le péché (Jean 3:16). L’humanité qui obtiendra la vie éternelle, dans le futur, appartiendra à Dieu, au titre de ce Rachat par la résurrection. Cette appartenance à Dieu, est représentée, dans la Loi Mosaïque, par les offrandes totales (Holocaustes*), et les offrandes de grains qui les accompagnaient. Pour cela, nous allons examiner le sens prophétique des différents sacrifices sous la Loi donnée à Israël. Mais avant, il y a certains principes bibliques de base à comprendre entre la propitiation et le rachat.

* Le mot biblique Holocauste est volontairement mis entre parenthèses et remplacé par l’expression "offrande totale", parce qu’il a été associé à la Shoah ou au pogrome industriel des juifs lors de la deuxième guerre mondiale, alors que le terme biblique, en lui-même, n’a rien à voir à une telle destruction. La suite de l’étude montrera que cette offrande totale symbolise ce qui appartient à Dieu, en vue de la vie éternelle. Le fait que l'offrande soit entièrement brûlée, ne signifie pas une destruction, mais symbolise ce qui est totalement donné à Dieu

La propitiation qui efface le péché et le rachat qui mène à la vie éternelle

(Hébreux 9:12)

Le péché est l’expression générique biblique de ce qui ne remplit pas les conditions de la sainteté de Dieu, permettant la vie éternelle (concernant la sainteté). La propitiation est le processus de rendre "saint" ou de faire disparaître par la destruction ou l’effusion de sang, la création porteuse du péché. Ainsi, la propitiation est un effacement du défaut ou du péché, par la destruction ou la disparition de la création qui ne satisfait plus aux critères impersonnels (sans sentiment) de la sainteté de Dieu. La nécessité de la propitiation, est complètement dépourvue de sentiment, c’est une valeur absolue, elle est incontournable et absolument liée à la Sainteté de Dieu. Il est important de ne pas confondre les notions de propitiation et de rachat bien que parfois, ces deux mots sont associés.

Dans le cadre du sacrifice du Christ, la propitiation et le rachat peuvent avoir un sens très voisin, parce que dans ce contexte précis, l’une (la propitiation) amène à la possibilité de l’autre (rachat). Par exemple en Hébreux 9:12, l’apôtre Paul écrit sous inspiration que la valeur propitiatoire du sang du taureau a été remplacée par le sang du Christ pour justifier la résurrection. Ce qui veut dire, que dans ce cas précis, la propitiation, sur la base du sang du Christ, permet la résurrection céleste (mais aussi la résurrection terrestre). Cependant, dans certains cas (qui ne sont plus en lien avec le sacrifice du Christ), la propitiation peut avoir un sens très éloigné du rachat, c’est-à-dire qu’elle signifie une destruction définitive. Par exemple dans le paradis, le ressuscité injuste, qui s’obstinera pendant 100 ans, de pécher volontairement, il y aura pour lui une propitiation, un effacement, une restitution de sa vie à Dieu par la destruction, en raison d’un jugement défavorable le concernant (Esaïe 65:20b).

Ce qui veut dire que lorsque la valeur propitiatoire (permanente) du sang du Christ mène au rachat, cela permet de comprendre que la propitiation est l’exécution d’un jugement, soit favorable qui mène à la rançon par la résurrection céleste ou terrestre avec le statut permanent de juste (Hébreux 9:12 ; Ephésiens 1:14), ou soit défavorable, ce qui conduit à la restitution (permanente) de la vie à Dieu, par la destruction du pécheur irréformable (Esaïe 65:20b).  D’où la nécessité constante de contextualiser bibliquement parlant, ces deux mots (Propitiation et rachat). La propitiation, dans la Loi est symbolisée par le sacrifice de culpabilité ou pour le péché, tandis que le rachat est symbolisé par l’offrande totale (holocauste (le fait que l'offrande soit entièrement brûlée, ne signifie pas une destruction, mais symbolise ce qui est totalement donné à Dieu)) qui appartient de manière permanente à Dieu, en vue de la vie éternelle. Nous verrons que le rachat est étroitement lié à la résurrection (céleste ou terrestre).

La propitiation n'est pas le pardon

"Oui, presque toutes choses sont purifiées avec du sang — selon la Loi —, et il n’y a pas de pardon sans que du sang soit répandu"

(Hébreux 9:22)

Le pardon, contrairement à la nécessité absolue de propitiation, fait appel aux sentiments de Dieu. Dans le cadre de la justice et de la miséricorde de Dieu, il fait en sorte de racheter le genre humain, victime du péché, par toute une série de dispositions qui permettent de satisfaire les critères absolus et incontournables, de la Sainteté de Dieu.

Il ne faut pas confondre la nécessité de propitiation et le pardon. La propitiation est une valeur absolue impersonnelle d’effacement de ce qui ne remplit plus les critères divins de sainteté. Le pardon est une valeur active impliquant les sentiments de Dieu. Cependant, bien que différents, l’un ne va pas sans l’autre: "Oui, presque toutes choses sont purifiées avec du sang — selon la Loi —, et il n’y a pas de pardon sans que du sang soit répandu" (Hébreux 9 :22) ; oui il n’y a pas de pardon sans propitiation… Cependant, il n’y a pas de réciprocité concernant cet axiome biblique. Ainsi, la propitiation ne nécessite pas de pardon (par exemple, lorsqu’un humain adamique (descendant d’Adam) meurt, propitiation a été faite pour ses péchés, il a payé, il n’y a pas nécessité de pardon de ses péchés, il est potentiellement rachetable même en tant qu’injuste (Romains 6:23 ; Actes 24:15)) ; lorsqu’il y a pardon, il doit y avoir inéluctablement nécessité de propitiation (Par exemple, selon Révélation 7:9-14, Jéhovah décidera de pardonner la condition adamique de la Grande Foule. Le passage montre que ce pardon s’obtient grâce à la valeur propitiatoire du sang du Christ). Par conséquent, le pardon de Dieu, mène au rachat de l’humain qui en bénéficie.

Dans la suite de l’examen, nous allons voir que le sacrifice du Christ a deux valeurs fondamentales qui permettent le maintien en vie d’un humain porteur du péché hérité d’Adam et de la restitution de la vie aux humains décédés, par la résurrection. La valeur propitiatoire du sacrifice du Christ, permet le maintien en vie d’humains, qui normalement devraient être détruits en vertu de la loi impersonnelle (sans sentiment) de la propitiation, basée sur la Sainteté de Dieu. Le sacrifice du Christ a une valeur de rachat, ou qui permet l’échange de corps par la résurrection sur la base de la valeur active des sentiments de Dieu, basée sur le pardon, la justice, la miséricorde et la fidélité.

Le sacrifice propitiatoire est l'effacement du péché

"C’est chose très sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice de culpabilité" 

(Lévitique 6:17)

Le sacrifice propitiatoire représente la mort par effusion de sang, accompagnée par la destruction complète du corps hérité d'Adam (symbolisée par l'animal sacrifié). C'est un effacement des péchés par la mort du pécheur, en vertu de la Loi de la Sainteté (Romains 5:12; 6:23a). Ce sacrifice propitiatoire peut être fait en vue du pardon de Dieu, sur la base de la valeur propitiatoire du sang du Christ, qui aboutit au rachat par l'application de la valeur rançon par la résurrection (céleste ou terrestre) ou le maintien en vie, avec échange ou remplacement de corps (pour les futurs membres de la Grande Foule) (Hébreux 9:22 ; Actes 24:15; Révélation 7:9-17).

Sous la Loi, ce sacrifice pour le pardon des péchés se faisait par le sacrifice d’un animal sur l’autel en cuivre, dans la cour du temple sanctuaire. Selon la Bible, le sang représente la vie et son effusion représente une restitution de cette vie à Dieu: "Car l’âme de la chair est dans le sang, et moi je l’ai mis pour vous sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes, car c’est le sang qui fait propitiation par l’âme qui est en lui. C’est pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël : “ Nulle âme d’entre vous ne doit manger du sang et nul résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous ne mangera du sang”" (Lévitique 17:11,12).

En Révélation 6:9, à l’ouverture du cinquième sceaux, il est fait allusion à la résurrection des saints qui, pour leur part, réclament vengeance auprès de Dieu, pour leur sang innocent versé sur terre, en raison des persécutions meurtrières. Il est écrit, que leur âme ou sang, représentant leur vie, est au pied de l’autel. Effectivement, au pied de l’autel dans la cour du temple sanctuaire, il y avait des petits canaux, où coulait, le sang des animaux sacrifiés. Selon Révélation 6:9, cette fois, ils ont étaient remplis symboliquement, par le sang innocent des saints morts pour leur foi, et qui sera vengé par Dieu à la grande tribulation. Ainsi, la mort des êtres humains est en soi, une propitiation ou un effacement complet de la condition de pécheur du défunt. Dans ce cas, c’est le sang de l’humain décédé qui fait propitiation pour lui-même: "Car celui qui est mort a été acquitté de son péché" (Romains 6:7).

C’est le sang du défunt qui fait propitiation (par effacement des péchés) pour lui, et non celui du Christ (Romains 6:7). La valeur propitiatoire du sang du Christ s’applique pour des humains pécheurs maintenus en vie. Le meilleur exemple biblique est celui de la grande foule d’humains dans leur condition de pécheurs, qui survivront à la grande tribulation, grâce au sacrifice du Christ, dans sa dimension propitiatoire (effusion de sang): "Ceux-ci, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs longues robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau" (Révélation 7:14). Tandis que la valeur rachat du sacrifice du Christ (c’est-à-dire son corps humain dans son entier (sang + chair (voir Jean 6:48-58)), permet la résurrection par la restitution (par échange) d’un corps humain vivant (nous examinerons plus loin, quel sacrifice symbolise le rachat ou l’échange de corps).

Le sacrifice propitiatoire peut représenter un effacement des péchés par une destruction, toujours en vertu de la Loi sur la Sainteté. On lit, dans ce cas de figure que le sang de ce pécheur retombe sur sa "propre tête", ce qui laisse entendre une destruction sans pardon et peut-être, dans certains cas, sans résurrection (Isaïe 34:6 comparer avec Révélation 14:18-20 ; Lévitique 20:13 ; voir Matthieu 25:46).

Les sacrifices propitiatoires d’animaux avaient deux objectifs majeurs. Ils démontraient la condition de pécheur de l’ensemble de l’humanité, représenté par la nation d’Israël. Ils montraient la nécessité d’un sacrifice humain pour racheter définitivement la descendance d’Adam, prisonnière de sa condition pécheresse et de la mort (Romains 5 :12).

L’objectif de la Loi donnée à Israël était de préparer le peuple à la venue du Messie. La Loi a enseigné la nécessité d’une libération de la condition de pécheur de l’humanité (représentée par le peuple d’Israël): "Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché... Car jusqu’à la Loi le péché était dans le monde, mais le péché n’est porté au compte de personne quand il n’y a pas de loi" (Romains 5:12,13). La Loi de Dieu a donné corps à la condition pécheresse de l’humanité. Elle a mis au jour la condition de pécheur de l’ensemble de l’humanité, représentée à cette époque par le peuple d’Israël : "Que dirons-nous donc ? La Loi est-elle péché ? Que cela n’arrive jamais ! En effet, je n’aurais pas appris à connaître le péché s’il n’y avait pas eu la Loi ; et, par exemple, je n’aurais pas connu la convoitise si la Loi n’avait pas dit : “ Tu ne dois pas convoiter. ” Mais le péché, trouvant une occasion grâce au commandement, a produit en moi toutes sortes de convoitises, car en dehors de [la] loi le péché était mort. Oui, moi j’étais vivant autrefois en dehors de [la] loi ; mais quand le commandement est arrivé, le péché a repris vie, mais moi je suis mort. Et le commandement qui était pour la vie, j’ai trouvé qu’il était pour la mort. Car le péché, trouvant une occasion grâce au commandement, m’a séduit et par son moyen m’a tué. La Loi, elle, est donc sainte, et le commandement est saint et juste et bon" (Romains 7:7-12).

Par conséquent, la Loi a été un précepteur ou un instructeur menant à Christ : "Aussi, la Loi est devenue notre précepteur menant à Christ, pour que nous soyons déclarés justes en raison de [la] foi. Mais maintenant que la foi est arrivée, nous ne sommes plus sous un précepteur" (Galates 3:24,25). La Loi parfaite de Dieu, ayant donné corps au péché par la transgression de l’homme, montrait la nécessité d’un sacrifice qui mène au rachat de l’humain pécheur, en raison de sa foi (et non les œuvres de la Loi). Ainsi, le sacrifice propitiatoire illustrait la condition de pécheur des humains, nécessitant une restitution de sa vie pour chaque péché commis. Cependant, le sacrifice propitiatoire fait avec du sang d’animal, était annonciateur d’un sacrifice supérieur. Ce sacrifice serait celui du Christ : "De même que le Fils de l’homme est venu, non pas pour être servi, mais pour servir et donner son âme comme rançon en échange de beaucoup" (Matthieu 20:28).

Le sacrifice de l’agneau pascal et le sacrifice du Christ, le 14 nisan

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle"

(Jean 3:16)

L’objectif de cette partie de l’étude, ainsi que la suivante, est de montrer la différence entre la commémoration du sacrifice du Christ, le 14 Nisan, et la célébration du Jour des Propitiation, du 10 Ethaniim (Tishri), qui aura comme accomplissement planétaire, la grande tribulation (Apocalypse 11:19).

Quand Jésus-Christ s’est "offert lui-même"? Le 10 Tishri (Ethanim) ou le 14 Nisan ? Le 14 Nisan. Quarante jours après (en montant au ciel), a-t-il vraiment présenté la valeur sacrificielle de son sang ? Ce n’est pas logique. Aucune prophétie biblique ne fait allusion à un tel évènement, le 14 Nisan ou quarante jours plus tard. Pourquoi ?  Parce que, pour que Jésus présente la valeur sacrificielle de son propre sang en montant au ciel, il aurait fallu que lui-même soit le sacrificateur de son propre sacrifice, ce qui n’est pas logique et non biblique. Qui est le sacrificateur du sacrifice du Christ ? Jéhovah Dieu le Père ou Jésus Christ le Fils? Jéhovah Dieu le Père, bien sûr… Jean 3:16, si souvent cité dit ceci: "Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle". 

C’est Jéhovah Dieu le Père, qui est le sacrificateur de son propre Fils, au même titre qu’Abraham de son propre fils Isaac (Voir Genèse 22 :9-14 ; Hébreux 11 :17). Un autre texte, montre que Jéhovah est le sacrificateur, parce que lui-même a préparé un corps pour Jésus, sous-entendu en vue de ce sacrifice futur: "C’est pourquoi, quand il entre dans le monde, il dit : “ ‘ Sacrifice et offrande, tu n’en as pas voulu, mais tu m’as préparé un corps" (Hébreux 10:5).

Ainsi, Jéhovah n’avait pas besoin qu’on lui présentât la valeur du sacrifice du Christ, car Lui-même en était le propre Sacrificateur… Ce qui est fondamentalement différent du sacrifice du 10 Tishri (Ethanim), et de Révélation 19:11-13, au jour de la grande tribulation, où là, effectivement, Jésus-Christ est un sacrificateur qui présente la valeur sacrificielle de son sang, dans le but de justifier, le rachat (la résurrection) des chrétiens qui auront une résurrection céleste (Voir Colossiens 1:14) et des ressuscités terrestres (Voir Jean 6 :48-51 ;53-58) et la propitiation des péchés avec son propre sang, pour des membres de la Grande Foule (Révélation 7:14).

Comme il est écrit en Jean 3:16,36, les bénéficiaires du sacrifice du Christ, sont les humains qui ont foi dans le sacrifice du Christ et en l’espérance de la résurrection qui en résulte. Dans les déclarations de Jean, chapitre 6, Jésus-Christ montre que les humains qui ont foi en ce sacrifice se "nourrissent" symboliquement de la totalité du corps du Christ (Sang + Chair), en vue de la vie par la résurrection: "Alors Jésus leur dit : “ Oui, vraiment, je vous le dis : Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’avez pas de vie en vous-mêmes. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour"" (Jean 6:48-58). La consommation du pain et de la coupe (toutes espérances chrétiennes confondues (céleste et terrestre)), lors de la commémoration de la mort sacrificielle du Christ, le 14 nisan, est une expression de cette foi. L’objectif de ce sacrifice est de donner la vie en abondance: "Moi, je suis venu pour qu’elles aient la vie et l’aient en abondance. Je suis l’excellent berger ; l’excellent berger livre son âme pour les brebis" (Jean 10:10,11).

Le Jour des Propitiations (Yom Kippour), le 10 Ethanim (Tishri)

"Et le temple-sanctuaire de Dieu qui est dans le ciel a été ouvert, et on a vu l’arche de son alliance dans son temple-sanctuaire. Et il y a eu des éclairs, et des voix, et des tonnerres, et un tremblement de terre, et une grande grêle"

(Apocalypse (Révélation) 11:19)

Le verset ci-dessus du livre de l’Apocalypse sera l’accomplissement planétaire du Jour des Propitiations (Yom (Jour) Kippour (Propitiation)), c’est-à-dire la Grande Tribulation mentionnée en Daniel 12:1 (Grande détresse) et Matthieu 24:21 (Grande Tribulation). Ce passage de l’Apocalypse semble être le cœur même de la Révélation, à savoir que cette célébration planétaire, aura lieu un certain 10 Ethanim (Tishri). Pourquoi une telle affirmation ? Tout simplement parce que Jéhovah Dieu, le Père, n’autorisait pas que l’Arche de l’Alliance soit vue par le Grand Prêtre, un autre jour que le 10 Ethanim (Tishri), le dixième jour du septième mois, c’est-à-dire le Jour des Propitiations (Lévitique 16:29). Révélation 11:19a est l’expression énigmatique d’une date: Le 10 Ethanim (Tishri).

La prophétie de Zacharie et le livre de l’Apocalypse, sont les deux livres qui font le rapprochement entre le Jour des Propitiations, en tant que Jour de Jéhovah (Zacharie) et la Grande Tribulation. La description de la procédure de cette célébration dramatique se trouve en Lévitique chapitre 16. Nous allons la comparer avec la prophétie de Zacharie qui fait directement allusion à la Grande Tribulation, en tant que Jour Unique de Jéhovah.

Pour ce qui est des sacrifices propitiatoires (et non les holocaustes (offrandes totales)), trois animaux étaient concernés: un taureau et deux jeunes boucs, trois animaux (Lire Lévitique 16). Sur les trois animaux qui devaient être sacrifiés de manière propitiatoire, les deux premiers l’étaient effectivement (le taureau et le premier jeune bouc), tandis que le troisième était épargné (le bouc pour Azazel). Maintenant, il est important de savoir à quelles parties de l’humanité correspondent ces trois animaux (deux sacrifiés et un épargné). Les deux sacrifices propitiatoires, particulièrement le second, décrivent la mort de deux parties de l’humanité: l’une (le taureau), peu avant la Grande Tribulation et l’autre, le premier bouc sacrifié, pendant la Grande Tribulation. Pour preuve qu’il s’agit d’une célébration particulièrement dramatique, c’est que Jéhovah Dieu ordonnait au peuple d’Israël, d’affliger leur âme, de pleurer, se lamenter (Lévitique 16:29). Tandis que le bouc non sacrifié, le bouc pour Azazel, survivait à ce jour dramatique.

Ces trois parties de l’humanité, deux qui expirent, et une qui survit, sont mentionnées dans la prophétie de Zacharie, en lien avec la Grande Tribulation, le Jour Unique de Jéhovah Dieu: "Oui, il arrivera dans tout le pays ”, c’est là ce que déclare Jéhovah, “que deux parties y seront retranchées et expireront ; quant à la troisième partie, elle y sera laissée. Oui, je ferai passer cette troisième partie par le feu ; et vraiment je les affinerai comme on affine l’argent, je les examinerai comme on examine l’or. Elle, elle invoquera mon nom, et moi, je ne manquerai pas de lui répondre. Oui, je dirai : ‘ C’est mon peuple ’, et elle, elle dira : ‘ Jéhovah est mon Dieu.’ " (Zacharie 13:8,9).

Le mot traduit de l’hébreu "haarèts", traduit par "pays", selon le contexte peut prendre le sens de "terre" ou planète terre, et c’est le cas dans le cadre de cette prophétie sur la grande tribulation mondiale (Zacharie 1:10,11 ; 5:3 ; 6:7 ; 12:3 ; 14:9,17). Dans cette déclaration, Dieu divise l’humanité en trois "parties" (H6310 Strong’s Concordance: “פֶּה” (peh)). Dans un premier temps, on pourrait penser qu’il s’agirait de "trois parties" égales, soit trois "tiers" (H7992 Strong’s Concordance “שְׁלִישִׁי” (sheliyshiy)). Dans le texte hébreu, il est bien question de deux premières parties (peh) et de la troisième (sheliyshiy), selon le contexte de cette phrase, troisième "partie". Ce qui veut dire que ces trois parties de l’humanité ne sont pas nécessairement de la même quantité d’humains. Pour le savoir à quoi correspondent ces trois "parties" de l’humanité, il faut s’intéresser à la célébration dramatique du Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri).

Même si la prophétie de Zacharie ne fait pas directement le rapprochement entre le "Jour de Jéhovah" et le "Jour des Propitiations", elle le fait de façon énigmatique ou cryptée. Un texte de Zacharie concernant la prophétie sur le Germe, montre que Jéhovah ôtera faute du pays en un seul jour (Zacharie 3:8,9 ; 14:7). Quand Jéhovah ôtait-il la faute, dans le pays d’Israël ? Le Jour des Propitiations, le 10 Ethanim (Tishri) (Lévitique 16). Ce jour était une célébration de la Sainteté de Jéhovah: "En ce jour-là il y aura sur les clochettes du cheval : ‘ La sainteté appartient à Jéhovah ! ’" (Zacharie 14:20 comparer avec Exode 28:36,37 et Lévitique 16:4 "Le turban" où était écrit "La sainteté appartient Jéhovah"). Par conséquent, les "trois parties" en question font allusion aux trois animaux utilisés dans la première phase des sacrifices propitiatoires qui font allusion aux trois "parties de l’humanité", ou aux trois animaux de la célébration du Jour des Propitiations.

Le taureau qui mourrait faisait propitiation pour Aaron et sa maison, soit pour la prêtrise (Lévitique 16:6,11). La classe sacerdotale qui mourra pour être instantanément ressuscitée dans les cieux, au début de la grande tribulation, est la mort des 7000, mentionnée en Révélation : "Et à cette heure-là il y a eu un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville est tombé ; et sept mille personnes ont été tuées par le tremblement de terre, et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 11:13). La ville semble représenter le peuple de Dieu parce que les survivants à ce tremblement de terre (la grande tribulation), rendent gloire à Dieu. Le "dixième de la ville sainte" qui tombe représente le groupe des 144000 rois et prêtres, complété par la mort et la résurrection instantanée, des derniers 7000 saints célestes restant sur terre, au commencement du Jour de Jéhovah, la grande tribulation (1 Thessaloniciens 4:17).

Le deuxième animal, le bélier sacrifié durant le jour des propitiations, représente la deuxième partie de l’humanité qui périra durant la grande tribulation (Lévitique 16 :5,15). Le sacrifice de ce deuxième animal est représenté de manière assez terrifiante en Révélation 14:18-20 et 19:11-21, dans ce passage Jésus-Christ glorifié est représenté comme un roi et prêtre sacrificateur, comme le "Germe" (Zacharie 6:11-13)). Plus généralement, la mort propitiatoire de ce deuxième animal symbolisera la disparition complète de l’humanité dans sa condition adamique (Romains 5:12).

Le troisième animal qui aurait dû être sacrifié, est finalement épargné, c’est le bouc pour Azazel: "Aaron devra tirer les sorts pour les deux boucs, attribuant un sort à Jéhovah et l’autre sort à Azazel. Aaron devra présenter le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Jéhovah, et il devra en faire un sacrifice pour le péché. Mais le bouc pour lequel est monté le sort attribué à Azazel sera placé vivant devant Jéhovah, pour faire propitiation pour lui, afin de l’envoyer dans le désert, pour Azazel" (Lévitique 16:8-10). De toute évidence, ce "bouc pour Azazel" représente la grande foule qui survivra à la grande tribulation, ou le "reste" de la "ville sainte" qui rend gloire à Dieu après la mort des 7000 saints célestes: "Et le reste a été saisi de peur et a rendu gloire au Dieu du ciel" (Révélation 7:9-17 ; 11:13). La condition de pécheur adamique de cette partie de l’humanité qui survivra, disparaîtra grâce à la valeur propitiatoire du sang du Christ qui blanchit symboliquement leur robe blanche (symbole du rachat par l’obtention de la vie éternelle).

Message à l’attention de l’actuel Peuple Juif:

Le Kippour (la propitiation) peut mener au Pardon de Dieu, mais n’est pas le pardon lui-même

(Hébreux 9:22)

L’actuel Peuple Juif qui célèbre le Yom (Jour) Kippour (Propitiation) le 10 Tishri (Ethanim), doit savoir que la propitiation ou le Kippour n’est pas absolument pas le pardon de Dieu en lui-même. Le Kippour (la propitiation), peut effectivement mener au pardon de Dieu et au rachat, sans que cela soit nécessairement systématique. Comme l’a rappelé un spécialiste et érudit de la Loi Mosaïque, il n’y a pas de pardon sans propitiation (Hébreux 9:22). Cet axiome biblique n’a pas de réciprocité, car il peut y avoir une propitiation sans pardon, ce qui correspond à une mort sans possibilité de rachat ou résurrection. Yehoshuah Mashiah (Jésus-Christ) a dit ceci à un enseignant de la Loi, Nicodème, qu’il n’y aura un kippour (propitiation) menant au pardon de Dieu, que sur la base de la foi en la valeur propitiatoire du sang versé de l’agneau de Dieu, Yehoshuah le Mashiah (Jésus le Messie): "Le lendemain, il aperçut Jésus qui venait vers lui, et il dit : “Voyez : l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !" (…) Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique-engendré, afin que tout homme qui exerce la foi en lui ne soit pas détruit mais ait la vie éternelle. (…) Celui qui exerce la foi dans le Fils a la vie éternelle ; celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui" (Jean 1:29 ; 3:16,36).

Seul la foi dans la valeur propitiatoire du sang de Yehoshuah le Mashiah (Jésus le Messie), vous (nous (les autres peuples (Actes 10:34,35))) permettra de survivre sur un plan individuel, au moment du Yom Kippour planétaire, à la Grande Détresse (ou Grande Tribulation (Matthieu 24:21)) mentionnée en Daniel 12:1 et Zacharie 13:8,9 et chapitre 14:

"Après ces choses j’ai vu, et regardez ! une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations et tribus et peuples et langues, se tenant debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches ; et il y avait des palmes dans leurs mains. (…) Et aussitôt je lui ai dit : “ Mon seigneur, c’est toi qui le sais. ” Et il m’a dit : “ Ceux-ci, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs longues robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau" (Apocalypse 7:9-17).

L’offrande totale à Dieu, son appartenance en vue de la vie éternelle

"Celui-là devra alors appartenir à Jéhovah, et celui-là, je devrai l’offrir en holocauste"

(Juges 11:31)

D’une façon générale, l’offrande totale signifie une appartenance permanente à Dieu. Cependant, pour comprendre concrètement la signification du sacrifice d’offrande totale (holocauste), il faut tenir compte du contexte biblique. Le texte ci-dessus fait allusion au vœu du juge Jephté. Dans la suite du récit, le lecteur comprend que l’holocauste en question, ou l’offrande totale à Dieu, allait être un ministère permanent de la fille de Jephté, au Tabernacle, en service sacré rendu à Dieu. Ce texte montre que l’offrande totale faite à Dieu, devient sa propriété spéciale. Ce qui veut dire que l’humain ou le groupe d’humains symbolisés par l’offrande totale, devient la propriété permanente de Dieu, en vue de la vie éternelle. Selon Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ce qui appartient à Dieu vit éternellement: "Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui a été prononcé à votre adresse par Dieu, quand il a dit :‘ Je suis le Dieu d’Abraham et le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob’ ? Il est le Dieu, non pas des morts, mais des vivants"" (Matthieu 22:31,32).

L’offrande totale est un sacrifice qui peut avoir plusieurs sens spirituels, mais dont le point de convergence est l’appartenance à Dieu par rachat (soit par la résurrection ou la survivance à la grande tribulation), en vue de la vie éternelle. Dans le contexte du récit des Juges, chapitre 11, l’offrande totale spirituelle, est un ministère permanent au Tabernacle, dans le cadre d’un service sacré. En Apocalypse 7:9-17, il est écrit que la grande foule qui survivra à la grande tribulation, servira Dieu et son Fils dans le temple spirituel. Par conséquent, cette partie de l’humanité, sera une offrande totale spirituelle, qui permettra leur rachat, et fera d’elle une propriété spéciale de Dieu, en vue de la vie éternelle, à l’image la fille de Jephté et des lévites de l’ancienne Israël (Nombres 1:53 "Les Lévites devront accomplir le service dû au tabernacle du Témoignage").

Ainsi, un humain consacré à Dieu est une offrande totale spirituelle. Dans l’ancien Israël, ils y avaient des humains qui se consacraient à Dieu, en offrande totale spirituelle, par un vœu de naziréat (Nombres 6:1-21). Ils y avaient des cas exceptionnels, où c’est Dieu ou un humain qui consacraient l’enfant à naitre en offrande totale spirituelle, en tant que propriété spéciale de Dieu. Les exemples les plus connus sont les Juges Samson et Samuel, et ainsi que le prophète Jean le Baptiste (Juges 13:7 (Samson) ; 1 Samuel 1:22 (Samuel) ; Luc 1:12-17 (Jean le Baptiste)). Un humain qui se fait baptisé au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, devient une propriété spéciale de Dieu et de son Fils Jésus-Christ. Par sa décision, celui qui se voue à Dieu et au Christ, le symbolisant visiblement par le baptême, devient une offrande totale spirituelle, au service de Dieu et du Christ en vue de la vie éternelle (Matthieu 28:19). Un humain mis à part par le baptême, en offrande totale spirituelle pour Dieu, devient un "saint", soit céleste, soit terrestre (c’est le sens premier de ce mot). Dans le livre de Daniel et dans les prophéties du Christ, on comprend que Dieu agit envers l’humanité pour les "saints", c’est-à-dire des humains qui sont dès à présent, la propriété spéciale de Dieu et du Christ en vue de la vie éternelle (Daniel 7:27 ; Matthieu 24:22 (ceux qui ont été choisis, ou mis à part en vue de la vie éternelle)).

L’offrande totale spirituelle peut avoir le sens d’un ministère de la Parole au service de Dieu et du Christ: "Accepte ce qui est bon, et nous voulons offrir en retour les jeunes taureaux de nos lèvres" (Osée 14:2). "Par son intermédiaire offrons toujours à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui font une déclaration publique pour son nom" (Hébreux 13:15).

L’offrande totale dans son sens spirituel, peut avoir le symbole de ce qui appartient à Dieu, par le rachat, et la survivance. La première offrande totale faite à Dieu, fut celle d’Abel (Genèse 4:4 (Le récit laisse entendre qu’Abel offrit des agneaux comme offrandes totales. Il est possible que cette offrande ait tellement plu à Dieu, qu’Il l’ait retenue ensuite, comme symbole majeur du rachat futur de l’humanité, par sa résurrection (Jean 1:29)) ; Hébreux 11:4). Selon le contexte, par cette offrande totale, il semble qu’Abel ait tout à fait compris le sens de la promesse de Dieu, en Genèse 3:15 (la blessure au talon) et la nécessité d’un rachat pour son salut éternel et celui de l’ensemble de l’humanité qui allait venir à l’existence, et que cela exigerait une effusion de sang ou la mort d’un humain (symbolisé par la mort d’un agneau).

Un autre récit d’offrande totale, est celui de Noé, au sortir de l’arche, après le déluge: "Puis Noé bâtit un autel à Jéhovah, il prit quelques-unes de toutes les bêtes pures et de toutes les créatures volantes pures, et offrit des holocaustes sur l’autel. Et Jéhovah respirait une odeur reposante" (Genèse 8:20,21). Cette offrande totale à Dieu, était d’une "odeur reposante". Ce sacrifice était étroitement lié à l’action de grâce de la survie de Noé et sa famille. L’expression "odeur reposante" suggère que cette offrande totale symbolisait la survie ou rachat de Noé et sa famille, au travers du déluge grâce à Jéhovah Dieu (Voir l’aspect contraire du fait que Jéhovah ne respire pas l’odeur reposante en Lévitique 26:27-31: "Je ne respirerai pas vos odeurs reposantes"; il est intéressant de noter, dans ce passage, que Jéhovah associe la destruction au fait qu’Il ne respire pas l’odeur reposante, ce qui démontre que lorsqu’Il respire l’odeur reposante d’une offrande totale, celui qui la présente est en situation d’approbation devant Dieu. Cela symbolise la possibilité de rachat, il y a espérance de vie ou résurrection, contrairement à la destruction évoquée dans le présent texte biblique).

La résurrection du Christ et l'espérance du rachat par la résurrection

Cependant, quel est le texte biblique qui fait le lien entre la résurrection (le rachat) et l’offrande totale (holocauste)? C’est la prescription du sacrifice du 16 nisan, le jour de la résurrection du Christ: "Le jour où vous ferez balancer la gerbe, vous devrez faire avec un jeune bélier sans défaut, dans sa première année, un holocauste pour Jéhovah" (Lévitique 23 :12).

L’offrande totale du jeune bélier symbolise le rachat de l’humanité grâce au sacrifice du corps humain sans péché du Christ, permettant cet échange en vue de la vie éternelle, par la résurrection et la survivance, plus tard à la grande tribulation. Comme l’a écrit l’apôtre Paul, sous inspiration, la résurrection du Christ, du 16 nisan, symbolisée par l’offrande totale du bélier, est un rachat, une échange par la résurrection du Christ, et une garantie de l’espérance d’une résurrection générale (céleste ou terrestre): “Le premier homme Adam devint une âme vivante. ” Le dernier Adam est devenu un esprit donnant la vie" (1 Corinthiens 15:45). Comment ? Par la résurrection du Christ, du 16 nisan où un bélier était offert en offrande totale (holocauste): "Cependant, maintenant Christ a été relevé d’entre les morts, les prémices de ceux qui se sont endormis dans la mort. Puisqu’en effet la mort vient par un homme, la résurrection des morts vient aussi par un homme. De même en effet qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus à la vie" (1 Corinthiens 15:21-23). Tous les humains seront rendus à la vie grâce à la résurrection du Christ du 16 nisan, symbolisée par l’offrande totale du bélier.

L’offrande, non sanguine de la gerbe balancée, du 16 Nisan, semble avoir le même sens symbolique de la résurrection du Christ, à qui Dieu, son Père lui a donné un nouveau corps spirituel: "Toutefois, quelqu’un dira : “ Comment les morts doivent-ils être relevés ? Oui, avec quelle sorte de corps viennent-ils ? ” Homme déraisonnable ! Ce que tu sèmes n’est pas rendu à la vie si d’abord il ne meurt ; et quant à ce que tu sèmes, tu sèmes non pas le corps qui va naître, mais un grain nu, peut-être de blé ou de l’une quelconque des autres plantes ; mais Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu, et à chacune des semences son propre corps" (1 Corinthiens 15:35-38). Ainsi, l’offrande balancée, est l’évocation de cette résurrection de la semence qui est mise en terre et qui "meurt", pour "renaître" sous la forme d’un épi de blé, par une résurrection du "grain" (auparavant mis en terre).

Le Jour des Propitiations et le rachat par la résurrection

"Car Christ est entré, non pas dans un lieu saint fait par des mains, qui est une copie de la réalité, mais dans le ciel même, pour paraître maintenant pour nous devant la personne de Dieu"

(Hébreux 9:24)

Dans cette partie de l’étude sur la propitiation et le rachat, nous allons voir comme le grand prêtre Jésus-Christ, va permettre de justifier la résurrection céleste des 144000, la résurrection terrestre des milliards d’humains et la survie de la grande foule à la grande tribulation, sur la base de la valeur du sacrifice de sa vie humaine sans péché. En Hébreux, chapitre 9, l’apôtre Paul, montre que cela se fera le 10 Ethanim (Tishri), au Jour des Propitiations. Comme nous l’avons vu plus haut, selon le contexte, l’offrande totale (holocauste) symbolise le rachat par la résurrection. Pour cela, revenons à la célébration dramatique du Jour des Propitiations décrite en Lévitique chapitre 16. Nous avons vu que dans la partie des sacrifices propitiatoires du taureau et du bélier, que c’est la représentation de ce qui se passera à la grande tribulation. Selon la prophétie de Zacharie chapitre 13 relative à la grande tribulation, particulièrement, le verset 8, l’humanité sera divisée en trois parties: Le sacrifice du taureau symbolise la mort et la résurrection instantanée des 7000, pour compléter les 144000 (qui font partie du sacrifice propitiatoire du taureau) (1 Thessaloniciens 4:17 ; Révélation (Apocalypse) 11:11-13). Le second animal sacrifié, représente à la fois la mort de l’ensemble de l’humanité qui a subi la mort hérité d’Adam, mais aussi, des humains qui ne survivrons pas à la grande tribulation (Romains 5:12 ; Révélation 19:11-21). Enfin, le bouc pour Azazel, l’animal qui survit à ce jour dramatique, représente la partie de l’humanité qui passera à travers la grande tribulation et qui est désignée comme étant la grande foule (Révélation 7:9-17).

Cependant, dans cette célébration dramatique, il y a deux sacrifices qui sont associés à la fois à la mort propitiatoire du taureau et celle du bélier, il s’agit de deux animaux, offerts en offrandes totales (holocaustes) à Dieu. Ces deux animaux, offerts en offrandes totales à Dieu, représentent le rachat par la résurrection céleste des 144000 (le groupe représentant le taureau) et par la résurrection terrestre de l’ensemble de l’humanité morte des conséquences du péché hérité d’Adam (Romains 5:12). Il est très intéressant de noter que le corps des animaux sacrifiés de façon propitiatoire et celui des animaux de l’offrande totale, sont traités de manière très différente, ce qui conforte la compréhension du sens symbolique de cette célébration dramatique, liée à la propitiation (la restitution de la vie à Dieu par effusion de sang, avec la destruction du corps de l’animal), et l’offrande totale à Dieu qui symbolise ce qui vivra grâce au rachat. Voici ce qui est écrit à propos de ce que devaient faire les personnes qui auraient été en contact avec le bouc pour Azazel et des animaux morts de manière propitiatoire:

"Quant à celui qui aura envoyé le bouc pour Azazel, il lavera ses vêtements, et il devra baigner sa chair dans l’eau ; après quoi il pourra rentrer au camp. “ Mais il fera emporter en dehors du camp le taureau du sacrifice pour le péché et le bouc du sacrifice pour le péché, dont le sang a été apporté pour faire propitiation dans le lieu saint ; et on devra brûler au feu leurs peaux, leur chair et leurs excréments. Celui qui les aura brûlés lavera ses vêtements, et il devra baigner sa chair dans l’eau ; après quoi il pourra rentrer au camp" (Lévitique 16:26-28).

Les versets 3 et 5 du chapitre 16 du Lévitique, associent aux deux sacrifices propitiatoires, deux holocaustes (ou offrandes totales à Jéhovah): "Aaron entrera dans le lieu saint avec ceci: avec un jeune taureau destiné à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste. (…) Et de l’assemblée des fils d’Israël il prendra deux jeunes boucs destinés à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste" (Lévitique 16:3,5). Ce qui démontre que ces sacrifices propitiatoires (restitution de la vie à Dieu par effusion de sang), ne vont pas sans le pardon de Dieu et l’espérance d’un rachat par la résurrection (symbolisée par les deux offrandes totales des béliers).

Quand était présentée l’offrande totale des deux béliers ? Après la célébration dramatique du sacrifice propitiatoire des deux animaux et la survivance du bouc pour Azazel: "Et Aaron devra entrer dans la tente de réunion et ôter les vêtements de lin qu’il avait revêtus quand il était entré dans le lieu saint, et il devra les déposer là. Il devra baigner sa chair dans l’eau en un lieu saint et revêtir ses vêtements ; il devra sortir, offrir son holocauste et l’holocauste du peuple, et faire propitiation en sa faveur et en faveur du peuple. Et il fera fumer sur l’autel la graisse du sacrifice pour le péché" (Lévitique 16:23-25). La propitiation mentionnée dans ce texte, concernant l’offrande totale (holocauste), n’est pas liée à la culpabilité du peuple (sacrifice propitiatoire), mais plus au pardon de Dieu, qui permet le rachat, par la résurrection, selon Hébreux 9:22.

Par conséquent, le premier sacrifice offert en offrande totale, représente le rachat par la résurrection céleste de l’ensemble des 144000. Cette résurrection céleste du groupe au complet des 144000, peu avant la grande tribulation, est représentée par le mariage de l’agneau, c’est-à-dire l’union du roi Jésus-Christ avec son épouse, la Nouvelle Jérusalem (144000) (Révélation 19:1-10 ; 21:2). Cette résurrection céleste est désignée comme la première résurrection qui aura lieu au début de règne millénaire: "Et j’ai vu des trônes, et il y avait ceux qui se sont assis dessus, et on leur a donné le pouvoir de juger. Oui, j’ai vu les âmes de ceux qui ont été exécutés à la hache à cause du témoignage qu’ils rendaient à Jésus et parce qu’ils parlaient de Dieu, et ceux qui n’avaient adoré ni la bête sauvage ni son image et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Et ils ont pris vie et ont régné avec le Christ pendant mille ans. (Le reste des morts n’ont pas pris vie jusqu’à ce que les mille ans soient achevés.) C’est là la première résurrection. Heureux et saint quiconque a part à la première résurrection ; sur ceux-là, la deuxième mort n’a pas de pouvoir, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant les mille ans" (Révélation 20:4-6).

La deuxième offrande totale, représente le rachat par la résurrection terrestre, de l’ensemble de l’humanité morte des suites de l’héritage du péché par Adam (Romains 5:12). Cependant, Révélation 20:5, laisse entendre que cette résurrection terrestre n’aura lieu qu’à la fin des mille ans. Comment cela ? Jésus-Christ a dit qu’il y aurait une résurrection de jugement (Jean 5:28,29 (déclaration du Christ sur la résurrection de jugement) ; Actes 24:15 ; Révélation 20:11-13). Dieu considérera que l’ensemble de l’humanité comme ressuscitée, seulement après la fin de ce jugement, qui aura lieu à la fin des mille ans. Ce qui veut dire que si l’accomplissement planétaire du Jour des Propitiations commencera le 10 Ethanim (Tishri) de la grande tribulation, mais ne se terminera véritablement, qu’après la fin des mille ans (pour ce qui concerne l’offrande totale du deuxième bélier (la résurrection terrestre de l’ensemble de l’humanité))…

Paul explique le sens profond du Jour des Propitiations du 10 Ethanim (Tishri) en Hébreux 9. Prenons le cas d’un humain qui sera ressuscité (juste ou injuste). L’humain décédé est quitte de ses péchés: "Car celui qui est mort a été acquitté de son péché" (Romains 6:7). Cependant, pour que l’humain (ou le groupe d’humains) décédé soit ressuscité, il faut que Jésus-Christ intercède auprès de Dieu, en présentant la valeur de son sacrifice, représenté par son sang versé. Cet évènement unique aura lieu une fois pour toute, le Jour des Propitiations afin de permettre que l’ensemble de l’humanité soit ressuscité, durant le règne millénaire: "Cependant, lorsque Christ est venu comme grand prêtre des bonnes choses qui sont arrivées, par le moyen de la tente plus grande et plus parfaite, non faite par des mains, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création, il est entré — non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang — une fois pour toutes dans le lieu saint et a obtenu pour nous une délivrance éternelle. Car si le sang de boucs et de taureaux et la cendre de génisse qu’on répand par aspersion sur ceux qui ont été souillés sanctifie au point de [rendre] la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, grâce à un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous puissions offrir un service sacré au Dieu vivant ?" (Hébreux 9:11-14).

Au Jour de la Propitiation planétaire, à la grande tribulation, alors qu’il y aura un effacement général des péchés du monde (résultat impersonnel),  Jésus paraîtra devant la personne de Jéhovah "pour nous" (action en faveur de l’humanité), en présentant la valeur active de la rançon de son sang pour permettre le rachat des humains décédés, permettant la résurrection céleste (Hébreux 6:19) et terrestre (Jean 5:28,29) et la valeur propitiatoire de son sang pour les membres de la Grande Foule, permettant de passer à travers la Grande Tribulation (Révélation 7:9-14). La délivrance éternelle est celle de la libération du joug de la condamnation à mort en raison du péché hérité d’Adam (Romain 5:12 et 6:23). La résurrection céleste et terrestre est le symbole tangible de la valeur rachat du sang et du corps du Christ, présentée devant Dieu, une fois pour toutes, au Jour des Propitiations, en vue de la vie éternelle (pour les ressuscités célestes, terrestres et la grande foule):

"Il était donc nécessaire que les représentations typiques des choses qui sont dans les cieux soient purifiées par ces moyens, mais les choses célestes elles-mêmes avec des sacrifices qui sont meilleurs que ces sacrifices-là. Car Christ est entré, non pas dans un lieu saint fait par des mains, qui est une copie de la réalité, mais dans le ciel même, pour paraître maintenant pour nous devant la personne de Dieu. Ce n’est pas non plus afin qu’il s’offre lui-même souvent, comme le grand prêtre en effet entre dans le lieu saint d’année en année avec du sang qui n’est pas le sien. Autrement, il aurait dû souffrir souvent depuis la fondation du monde. Mais maintenant il s’est manifesté une fois pour toutes à l’achèvement des systèmes de choses pour abolir le péché grâce au sacrifice de sa personne. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois pour toutes, mais après cela un jugement, de même aussi le Christ a été offert une fois pour toutes, afin de porter les péchés de beaucoup ; et la deuxième fois qu’il apparaîtra, ce sera en dehors du péché et à ceux qui l’attendent ardemment pour leur salut" (Hébreux 9:23-28).

Les fêtes des récoltes sont les prophéties des différentes résurrections, du Christ, des 144000 (célestes) et des milliards d'humains (terrestres) 

"Trois fois dans l’année, tu célébreras une fête pour moi. Tu garderas la fête des Gâteaux sans levain. Tu mangeras des gâteaux sans levain pendant sept jours, comme je te l’ai ordonné, au temps fixé du mois d’Abib, car c’est en ce [mois] que tu es sorti d’Égypte. Et on ne devra pas paraître devant moi les mains vides. Puis la fête de la Moisson des premiers fruits mûrs de tes travaux, de ce que tu sèmes dans les champs ; puis la fête de la Récolte, à la sortie de l’année, quand tu rentreras des champs le produit de tes travaux"

(Exode 23:14-16)

Christ, les prémices

Sacrifice du 16 nisan en offrande totale (date de la résurrection du Christ)

Animal sacrifice propitiatoire

Taureaux

Béliers

Agneaux

Chevreaux

 

1

 

 

Selon Lévitique  23:10-12

 

Quel est le passage biblique qui fait clairement le lien entre l’espérance de la résurrection et la dimension prophétique des fêtes des différentes récoltes ? Jésus-Christ est mort le 14 Nisan (mois du calendrier juif), comme l’Agneau de Dieu (de la Pâque) qui enlève les péchés du monde: "Voyez : l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !" (Jean 1:29). Ainsi, la mort en sacrifice du Christ, le 14 Nisan de l’an 33 de notre ère, a été l’accomplissement prophétique de la Pâque, comme l’a écrit, sous inspiration, l’apôtre Paul, un spécialiste de la Loi Mosaïque: "En effet Christ notre Pâque a été sacrifié" (1 Corinthiens 5:7). En 1 Corinthiens chapitre 15, l’apôtre Paul écrit un exposé sur l’espérance de la résurrection en faisant allusion à la fête des prémices du 16 nisan (date de la résurrection du Christ): "Cependant, maintenant Christ a été relevé d’entre les morts, les prémices de ceux qui se sont endormis dans la mort. (…) Mais chacun à son propre rang : Christ les prémices, ensuite ceux qui appartiennent au Christ durant sa présence" (1 Corinthiens 15:20,23).

Le Christ ressuscité est désigné comme étant les "prémices". Les Israélites devaient célébrer la fête des prémices, après la célébration de la Pâque: "Parle aux fils d’Israël, et tu devras leur dire: ‘ Quand enfin vous entrerez dans le pays que je vous donne, et que vous en aurez moissonné la moisson, alors vous devrez apporter au prêtre une gerbe des prémices de votre moisson. Et il devra balancer la gerbe devant Jéhovah pour vous attirer l’approbation. Le prêtre devra la balancer dès le lendemain du sabbat. Le jour où vous ferez balancer la gerbe, vous devrez faire avec un jeune bélier sans défaut, dans sa première année, un holocauste pour Jéhovah" (Lévitique 23:10-12). Cette fête correspondait très exactement à la date de la résurrection du Christ, le 16 nisan. Jésus-Christ est mort le jour précédant un sabbat, un vendredi (Jean 19:31). Le jour du sabbat (samedi), le deuxième jour, Christ était dans la tombe. "Le lendemain du sabbat" (dimanche), le troisième jour, Jésus-Christ a été ressuscité (Jean 20:1 "le premier jour de la semaine" est dimanche dans le calendrier juif). Par conséquent, les "prémices" de la moisson représentent la résurrection du Christ. Et c’est confirmé par l’apôtre Paul, sous inspiration: "Cependant, maintenant Christ a été relevé d’entre les morts, les prémices de ceux qui se sont endormis dans la mort" (1 Corinthiens 15:20). C’est ce texte qui laisse entendre clairement que la résurrection est une "récolte" future d’humains ramenés à la vie par Dieu, par l’intermédiaire du Christ: "Les prémices de ceux qui se sont endormis dans la mort".

Le rachat par la résurrection et les offrandes totales (Holocaustes)

L’objectif de l’examen qui va suivre, des différents sacrifices d’offrandes totales (holocaustes), est de démontrer, sur la base de la Bible, qu’il s’agit de la présentation prophétique de l’administration des différentes résurrections (célestes et terrestres). Après le commentaire de chaque tableau d’offrandes totales, nous verrons comment on peut le relier à l’idée importante de la préfiguration de l’administration des résurrections célestes et terrestres. Il y a deux bases bibliques importantes qui vont dans le sens de cette compréhension. La première ayant été examinée, est que sur la base de l’accomplissement de la résurrection du Christ, nous pouvons dire que l’offrande totale (holocauste) correspond au rachat par la résurrection (céleste ou terrestre).

Le deuxième élément biblique est basé sur la prophétie d’Ezéchiel chapitre 40-48. Selon le contexte de cette prophétie, les résurrections terrestres se feront dans le temple (ou maison) mentionné dans la prophétie, avant, que la personne revenue à la vie soit envoyée dans sa famille d’origine ou d’accueil. Comment arrive-t-on à cette conclusion ? Une page spéciale est consacrée à cette explication, cependant, on peut le résumer en lisant un extrait de la prophétie d’Ezéchiel chapitre 47: "Et il me ramena finalement vers l’entrée de la Maison, et, voyez : il y avait de l’eau qui sortait de dessous le seuil de la Maison, vers l’est, car la façade de la Maison était à l’est. Et l’eau descendait de dessous, du côté droit de la Maison, au sud de l’autel. Et finalement il me fit sortir par le chemin de la porte nord et me fit faire le tour par le chemin extérieur jusqu’à la porte extérieure qui fait face à l’est, et, voyez : de l’eau ruisselait du côté droit. Quand l’homme sortit vers l’est, avec un cordeau dans sa main, alors il se mit à mesurer mille en coudées et me fit traverser l’eau : de l’eau [jusqu’]aux chevilles. Et il continua de mesurer mille et puis me fit traverser l’eau : de l’eau [jusqu’]aux genoux. Et il continua de mesurer mille et me fit alors traverser — de l’eau [jusqu’]aux hanches. Et il continua de mesurer mille. C’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était devenue haute, de l’eau [où l’on pouvait] nager, un torrent qu’on ne pouvait traverser" (Ezéchiel 47:1-5).

Cette rivière, qui devient un torrent puissant, se jette dans la Mer Morte. Ce torrent redonne vie à la Mer Morte, par la douceur de l’eau qui remplace la salinité mortifère de cette mer et par les poissons vivants qui vont la repeupler (Ezéchiel 47). L’actuelle Mer Morte en Israël, a un taux de salinité tel que quasiment aucune vie aquatique n’est possible, il n’y a aucun poisson. Il est clair que la Mer Morte est le symbole de l’humanité actuelle sous l’effet de la mort adamique (Romains 5:12). La vision nous explique que ce torrent vivifiant redonne progressivement vie à la Mer Morte par un repeuplement progressif de nombreux poissons. Comment pouvons-nous être sûrs qu’il s’agit bien d’une allusion à la future résurrection terrestre ? C’est le livre de la Révélation (Apocalypse) qui reprend les grandes lignes de cette vision et en donne l’interprétation (indirectement):

"Et il m’a montré un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau et coulait au milieu de la grande rue de [la ville]. Et de ce côté-ci du fleuve et de ce côté-là [il y avait] des arbres de vie produisant douze récoltes de fruits, donnant leurs fruits chaque mois. Et les feuilles des arbres étaient pour la guérison des nations" (Révélation 22:1,2). Cette guérison des nations se fera principalement par la résurrection terrestre. Ce qui est passionnant, c’est de comprendre comment la prophétie d’Ezéchiel décrit symboliquement l’administration mondiale de cette résurrection (Ezéchiel 47 et 48).

L'eau miraculeuse provient du Sanctuaire du Temple (la Maison) vu par Ezéchiel, puis descend vers le sud en direction de la Mer Morte symbolique (l’humanité décédée) (Romains 5:12, Ezéchiel 39). Cette eau miraculeuse représente, la Parole de Dieu et ce qui en découle, c'est-à-dire l'ensemble des dispositions de Jéhovah Dieu pour ressusciter l'humanité morte à cause d’Adam, représentée symboliquement par cette Mer Morte (Éphésiens 5:26; Romains 5 :12). Et la bénédiction principale de cette eau est la vie éternelle (Jean 5:28,29, Actes 24:15). La vie qui bouillonne progressivement dans cette mer qui "ressuscite", est représentée par l'abondance des poissons. Et bien sûr, ces "poissons" symboliques ne peuvent logiquement que représenter les ressuscités terrestres.

Le fait que l'eau vive vienne directement du temple (la maison), la source de cette même eau vive, suggère-t-il que les ressuscités viendront du même Temple ou de cette Maison? Oui. Le message de cette prophétie est très clair et encourageant: le temple (ou Maison) vu par Ézéchiel (et ses répliques à travers la terre) sera le lieu à partir duquel les ressuscités terrestres seront accueillis et ensuite envoyés dans leur lot (parcelle) où dans leur famille correspondante (Ézéchiel 47:21-23, Daniel 12:13).

Préambule à l’examen des différents tableaux des offrandes totales (holocaustes) qui préfigurent le rachat par la résurrection

Une fois n’est pas coutume, nous allons commencer par la conclusion, c’est-à-dire, désigner directement le symbolisme des différents animaux sacrifiés en offrandes totales, et ainsi que la signification symbolique des chiffres. La base biblique du raisonnement sera présentée dans l’examen détaillé des tableaux (Actes 17:11 (les Béréens qui vérifiaient dans la Bible)).

Pour ce qui est de l’offrande totale (holocauste), le taureau, le bélier et l’agneau représentent, à eux trois, un seul être humain racheté par la résurrection. Le taureau représente un être humain (homme ou femme) ressuscité, juste. Le bélier représente un être humain (homme ou femme) en général, de l’ancienne descendance d’Adam, racheté par la résurrection (cependant, il peut y avoir des équivalences entre le taureau et le bélier (voir les deux tableaux des offrandes de la Pentecôte)). L’agneau représente le prix de rachat payé par Dieu, de l’humain ressuscité et qui est par conséquent la propriété absolue de Dieu, au titre de ce même rachat. L’agneau semble être le symbole du prix du rachat de l’ensemble de l’humanité et son appartenance à Dieu (Jean 1:29).

Pour ce qui est des nombres, il y en a principalement cinq différents: 1,2,7,14,70 (dans la colonne des totaux du tableau de la fêtes des huttes). Le 1 symbolise ce qui ne peut qu’être unique, un seul être humain. Par exemple, dans les tableaux, dans la colonne du sacrifice propitiatoire, il y a un seul chevreau, ce qui est tout à fait logique car la propitiation ne peut que réaliser de manière individuelle (Romains 14:12). Le 2 symbolise le groupe d’humains (Voir Daniel 7:25 et Révélation 12 :14 (un temp, des temps (2) et la moitié d’un temps. Dans ces deux passages bibliques, le 2 symbolise le pluriel). Le 7 symbolise ce qui est complet ou absolu concernant l’appartenance d’un être humain, à Dieu, sur la base du prix qu’Il a payé (Matthieu 20:28). 14 symbolise 2 fois 7, c’est-à-dire, la même chose que pour le 7, mais cette fois, en tant que groupe (2) d’humains rachetés par la résurrection. Enfin, le 70 symbolise un groupe d’humains justes rachetés par la résurrection.

La Pentecôte, la fête des moissons, la fête des semaines la résurrection céleste des 144000

"Et vous devrez compter pour vous, depuis le lendemain du sabbat, depuis le jour où vous aurez apporté la gerbe de l’offrande balancée, sept sabbats. Ils seront complets. Vous compterez jusqu’au lendemain du septième sabbat, [soit] cinquante jours, et vous devrez présenter une nouvelle offrande de grain à Jéhovah"

(Lévitique 23:15,16)

Sacrifices de la pentecôte 6 sivan en offrandes totales (cinquante jours après la résurrection du Christ)

Animal sacrifice propitiatoire

Animal sacrifice de communion

Taureau

Béliers

Agneaux

Chevreau

Agneaux

1

2

7

1

2

Selon Lévitique 23:18,19

 

Sacrifices de la pentecôte 6 sivan en offrandes totales (cinquante jours après la résurrection du Christ)

Animal sacrifice propitiatoire

Taureaux

Bélier

Agneaux

Chevreau

2

1

7

1

Selon Nombres 28:27-30

 

Pour avoir une confirmation de ce point d’enseignement biblique, à savoir que les fêtes des récoltes sont la préfiguration des différentes résurrections (récoltes d’humains ramenés à la vie), nous allons, cette fois partir du raisonnement de l’apôtre Paul, qui a écrit sous inspiration: "De même en effet qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus à la vie. Mais chacun à son propre rang : Christ les prémices, ensuite ceux qui appartiennent au Christ durant sa présence" (1 Corinthiens 15:22,23). Qui sont ceux qui "appartiennent au Christ" ? Ce groupe, est apparu lors de la célébration qui suivait, la fête des gâteaux sans levain, cinquante jours après la résurrection du Christ, durant la fête des moissons, la fête des semaines, la Pentecôte, le 6 Sivan de l’an 33 (Exode 23:16 ; 34:22).

Que s’est-il passé à la Pentecôte de l’an 33, en accomplissement spirituel de la fête des moissons et des semaines ? La naissance de la congrégation céleste des 144000, qui appartiennent au Christ par l’effusion de l’esprit saint sur les 120 premiers disciples de ce groupe: "Or, tandis que s’écoulait le jour de la fête de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu, et tout à coup il vint du ciel un bruit semblable à celui d’un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et des langues comme de feu devinrent visibles pour eux et se distribuèrent, et il s’en posa une sur chacun d’eux, et ils se remplirent tous d’esprit saint et commencèrent à parler en d’autres langues, comme l’esprit leur accordait de s’exprimer" (Actes 2:1-4 ; 1:15 "environ cent vingt"). La nouvelle naissance (pour chacun des disciples du Christ) de cette congrégation céleste, qui appartient au Christ et complétée définitivement, juste avant la grande tribulation, par la mort et la résurrection instantanée des 7000, est leur résurrection annoncée (comme groupe des 144000), juste au début du règne des mille ans (Révélation 11:13 ; 20:5,6 (la première résurrection) ; 1 Thessaloniciens 4:17):

"Et j’ai vu des trônes, et il y avait ceux qui se sont assis dessus, et on leur a donné le pouvoir de juger. Oui, j’ai vu les âmes de ceux qui ont été exécutés à la hache à cause du témoignage qu’ils rendaient à Jésus et parce qu’ils parlaient de Dieu, et ceux qui n’avaient adoré ni la bête sauvage ni son image et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Et ils ont pris vie et ont régné avec le Christ pendant mille ans. (Le reste des morts n’ont pas pris vie jusqu’à ce que les mille ans soient achevés.) C’est là la première résurrection. Heureux et saint quiconque a part à la première résurrection ; sur ceux-là, la deuxième mort n’a pas de pouvoir, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui pendant les mille ans" (Révélation 20:4-6).

Voyons les offrandes en lien avec cette célébration de la naissance de ce groupe restreint de chrétiens ayant l’espérance céleste, dont le nombre de 144000, sera révélé plus tard (Révélation 7:3-8 ;14:1-5): "Vous compterez jusqu’au lendemain du septième sabbat, soit cinquante jours, et vous devrez présenter une nouvelle offrande de grain à Jéhovah. De vos lieux d’habitation vous apporterez deux pains comme offrande balancée. Ils seront de deux dixièmes d’épha de fleur de farine. Ils seront cuits à pâte levée, comme premiers fruits mûrs pour Jéhovah. Vous devrez présenter avec les pains sept agneaux sans défaut, chacun âgé d’un an, ainsi qu’un jeune taureau et deux béliers. Ils serviront d’holocauste pour Jéhovah, avec leur offrande de grain et leurs libations comme sacrifice par le feu, d’une odeur reposante pour Jéhovah. Vous devrez faire avec un chevreau un sacrifice pour le péché et avec deux agneaux, chacun âgé d’un an, un sacrifice de communion. Le prêtre devra les balancer avec les pains des premiers fruits mûrs, en offrande balancée devant Jéhovah, avec les deux agneaux. Ils serviront de chose sainte pour Jéhovah, pour le prêtre" (Lévitique 23:16-20).

Le groupe d’humains de 144000, racheté de la terre est mis à part (saint) pour Jéhovah, comme offrande sainte (mise à part pour Jéhovah Dieu et le grand-prêtre Jésus-Christ) (Apocalypse 5:10). L’offrande balancée de grains et des deux pains avec du levain, fait allusion à ce groupe d’humains sur terre, mis à part (saint) pour Dieu et le Christ pour un ministère terrestre (avant leur mort et résurrection céleste). Les grains et les deux pains représentent ce groupe d’humains avec leur héritage du péché adamique (le chiffre deux symbolise le groupe), les grains et les pains avec le levain (le ministère d’humains avec, sur terre, leur héritage du péché adamique). En 1 Corinthiens 15:35-41, l’apôtre Paul compare un corps humain à un grain nu, qui, plus tard après sa mort, est mis en terre pour germer (résurrection) pour une nouvelle vie (céleste dans ce cas (cependant, cela peut s’appliquer à la résurrection terrestre aussi)). Tout comme le pain sans levain, représente le corps sans péché (sans levain) du Christ, ainsi les deux pains représentent un groupe (deux), d’humains avec les gènes du péché adamique (1 Corinthiens 5:7 (enlever le vieux levain) ; 10:16-17 (pain sans levain)).

Avant de reprendre l’examen de la signification des différentes offrandes totales, arrêtons-nous sur le symbolisme de l’offrande d’encens parfumé dans le saint du temple sanctuaire sur un petit autel à cet usage (Lévitique 4:7). A l’occasion, du Jour des Propitiations, la cérémonie de l’entrée dans le Saint et ensuite le Très-Saint, commençait par l’offrande d’encens (Lévitique 16:12,13). Et c’est le livre de l’Apocalypse qui en donne la signification: "Et un autre ange est arrivé et s’est tenu debout près de l’autel, ayant un récipient à encens en or ; et on lui a donné beaucoup d’encens pour l’offrir avec les prières de tous les saints sur l’autel d’or qui était devant le trône. Et la fumée de l’encens est montée de la main de l’ange avec les prières des saints devant Dieu. Mais aussitôt l’ange a pris le récipient à encens, il l’a rempli avec une partie du feu de l’autel et l’a jetée sur la terre. Et il y a eu des tonnerres, et des voix, et des éclairs, et un tremblement de terre" (Apocalypse 8:3-5). Nous comprenons que l’offrande d’encens, représente la prière des saints, qui permet le commencement de cette cérémonie dramatique du Jour des Propitiations, qui trouvera son accomplissement peu avant et pendant la grande tribulation (Révélation 11:19).

Cependant, l'encens peut représenter les prières adressées à Dieu en dehors du temple sanctuaire: "Que ma prière soit préparée comme l’encens devant toi, l’élévation de mes paumes comme l’offrande de grain du soir" (Psaume 141:2). On peut dire que l’offrande d’encens est le symbole de la prière qui peut être adressée même dans le cadre de la vie privée, comme dans sa chambre, comme l’a évoqué Jésus-Christ (Matthieu 6:6). Même si ces offrandes d’encens font allusion à ce qu'il se faisait dans le sanctuaire, David, qui prononça ces paroles, n'était pas prêtre, ce qui démontre que les prières faites en privée peuvent représenter de l'encens brûlé en odeur agréable à Dieu. Revenons à l’examen des offrandes totales.

La série d’offrandes totales (holocaustes) (7 agneaux + 1 taureau + 2 béliers (tableau 1, basé sur Lévitique 23 :18,19) ou 7 agneaux + 1 bélier + 2 taureaux (tableau 2, basé sur Nombres 28:27-30)), avec une "offrande de grain et leurs libations comme sacrifice par le feu, d’une odeur reposante pour Jéhovah", représentent le ministère ou service sacré sur terre, en offrande spirituelle totale à Dieu, qui permet, plus tard leur résurrection céleste.

L'offrande de grains et les libations, représentent ce qui accompagnait l'holocauste et qui devait représenter une bonne odeur pour Jéhovah Dieu, le Père. Si l'holocauste (offrande totale) représente la ou les personnes vouées à faire la volonté de Jéhovah, les offrandes de grains et les libations représentent logiquement l'ensemble des bonnes actions en relations avec cette offrande d'holocauste faites par ces mêmes personnes (qui font un avec l’offrande totale). Il s'agit plus généralement, du ministère chrétien. Voyons quelques exemples de citations, qui vont dans le sens de cette explication: "L’homme le fixa des yeux et, prenant peur, il dit : “Qu’y a-t-il, Seigneur ? ” Il lui dit: “Tes prières et tes dons de miséricorde sont montés en souvenir devant Dieu"" (Actes 10:4).

La "montée en souvenir des prières et des dons de miséricorde", devant Dieu, évoque tout à fait cette bonne odeur qui accompagnait le sacrifice d'holocauste. Nous comprenons, dans le cas de Corneille, que cette offrande spirituelle constitue l'ensemble des bonnes actions, en odeur agréable, qui monte auprès de Dieu, représentant logiquement la bonne réputation que nous nous faisons auprès de Dieu. Jésus-Christ, en a parlé comme d'une richesse auprès de Dieu (Luc 13:13-21).

Cette compréhension est renforcée par ce qu’écrit Paul, sous inspiration: "Mais grâces soient rendues à Dieu qui toujours nous conduit dans un cortège triomphal en compagnie du Christ et qui, par notre intermédiaire, rend perceptible en tout lieu l’odeur de sa connaissance. Car pour Dieu nous sommes une agréable odeur de Christ parmi ceux qui sont en train d’être sauvés et parmi ceux qui périssent ; pour ceux-ci, une odeur venant de la mort pour la mort, pour ceux-là, une odeur venant de la vie pour la vie. Et qui est qualifié pour ces choses ?" (2 Corinthiens 2:14-16).

Dans cette illustration, l'apôtre Paul, met en parallèle le cortège fait en l'honneur de l'empereur, et dont l'encens brûlé, représentait une odeur de mort pour les prisonniers qui défilaient à Rome dans ce cortège. Tandis que, dans le cortège du Christ, c'est une odeur de vie. Ainsi, la bonne odeur de Christ, qui monte auprès de Dieu, est la bonne réputation que l’humain fidèle a auprès de Dieu, en imitant le Christ, en vue de la vie éternelle (soit au ciel ou sur la terre) (Jean 17:3). Cette bonne odeur auprès de Dieu, permettra la résurrection soit céleste ou terrestre.

Examinons la signification de cette série d’offrandes totales concernant la naissance du groupe des 144000, qui illustre le rachat par la résurrection céleste: 7 agneaux + 1 taureau (ou 2)+ 2 béliers (ou 1). Nous avons vu plus haut que l’offrande totale symbolise l’appartenance à Dieu en vue de la vie éternelle, par le rachat qui permet la résurrection céleste ou terrestre. Pourquoi autant d’animaux ? Parce que chacun des trois animaux différents, avec leur nombre respectif, a une signification en relation avec le rachat d’un seul être humain et du groupe des 144000. L’offrande totale (holocauste) de bélier semble symboliser le rachat par la résurrection, des humains en général (justes ou injustes) (La résurrection du Christ, un juste sans péché, le 16 nisan, a été représentée par une offrande totale de bélier symbolisant la possibilité du rachat de l’ensemble des descendants d’Adam (Lévitique 23:10-12) (ainsi, le bélier peut représenter aussi la résurrection d’un juste)). Les deux béliers semblent symboliser le rachat collectif par la résurrection d’un groupe d’humains (symbolisé par le chiffre deux et correspondant, dans ce cas aux 144000) (pour ce qui est du premier tableau). Le deuxième tableau qui mentionne un seul bélier semble symboliser le rachat d’un seul humain par la résurrection.

L’offrande totale d’un taureau semble symboliser, le rachat individuel par la résurrection (dans le premier tableau), d’un humain considéré comme juste devant Dieu après son ministère jusqu’à sa mort. Les cornes du taureau sont l’image de l'expression de la souveraineté de Jéhovah Dieu, par la puissance et le combat, symbolisées par la grande puissance de cet animal. Le fait que l’autel de Jéhovah, d’où été sacrifiés les animaux avait quatre cornes, une pour chaque angle, démontre que les cornes du taureau symbolisent aussi le maintien de la sainteté des créatures de Jéhovah, par la force ou la guerre (le cas échéant). Cela démontre aussi que l'adoration à Jéhovah est étroitement liée à la reconnaissance de sa souveraineté (Lévitique 4:7,18). Il est donc logique de penser, que le taureau, dans le cadre des sacrifices, qu'ils soient propitiatoires ou d’holocaustes, est la représentation de l’être humain juste et pure devant Dieu (Exode 29:11). Le fait qu’il y ait le sacrifice d’un seul taureau semble indiquer que ce critère de justice devant Dieu, est décrété sur un plan individuel pour chacun des 144000. Cependant, la mention des deux taureaux dans le deuxième tableau semble symboliser que le critère de justice devant Dieu, peut être aussi décrété sur le plan collectif ou d’un groupe d’humains ressuscités, en l’occurrence les 144000. Il faut voir dans la différence des deux tableaux une complémentarité et une équivalence (Taureau = humain juste ressuscité ; bélier = idem).

Les sept agneaux, semblent illustrer la valeur absolue ou complète (sept) de rachat et d’appartenance de tous les humains (morts ou vivants (tant sur un plan individuel (7 agneaux) que collectif (2x7=14 agneaux)) à Jéhovah Dieu, grâce au sacrifice pascal (de l’agneau), qui est celui de son Fils Jésus-Christ (Jean 1:29) et sa résurrection du 16 Nisan (1 Corinthiens 15:20).

Pourquoi les sacrifices propitiatoires accompagnaient les offrandes totales? Parce ce groupe d’humains de 144000 est considéré comme juste de leur vivant et jusqu’à leur mort, sur la base du pardon individuel (un seul chevreau) de leurs péchés, obtenue, cette fois sur la base de la valeur propitiatoire du sang du Christ (alors que le disciple du Christ est encore vivant): "Ceux donc qui sont en union avec Christ Jésus n’ont pas de condamnation. Car la loi de l’esprit qui donne la vie en union avec Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort. (…) Qui portera une accusation contre ceux que Dieu a choisis ? Dieu est Celui qui les déclare justes" (Romains 8:1,2,33) (après leur mort, leur propre sang faisant propitiation (Romains 6:7 comparer avec Apocalypse 6:9 (âme=sang)). Au jour des Propitiations, la mort générale du groupe sacerdotale (des 144000) est représentée par un sacrifice propitiatoire de taureau (un animal symbolisant le soutien à la souveraineté de Jéhovah. De sorte qu’ils meurent justes devant Dieu (par le moyen du sacrifice propitiatoire du Christ, symbolisé dans ce cas, par le chevreau)).

Le sacrifice de communion de deux jeunes agneaux semble symboliser l’unité (communion) et la bonne relation entre Dieu et celui qui sacrifie et ainsi que le prêtre qui procède à ce sacrifice. Dans ce cas, entre Dieu et le groupe des 144000 (deux agneaux) et le grand-prêtre, Jésus-Christ (Comparer avec Jean 17:21 (faire "un" par la communion)).

La fête des Huttes, la fête des Tabernacles, la fête de la Récolte, est la préfiguration de la résurrection terrestre

"La fête des Huttes, tu la célébreras pour toi pendant sept jours, quand tu rentreras le produit de ton aire de battage et de ton pressoir à huile et à vin. Tu devras te réjouir durant ta fête, toi, ton fils et ta fille, ton esclave mâle et ton esclave femelle, ainsi que le Lévite, le résident étranger, l’orphelin de père et la veuve, qui sont dans tes portes. Pendant sept jours tu célébreras la fête pour Jéhovah ton Dieu dans le lieu que Jéhovah choisira, car Jéhovah ton Dieu te bénira dans tous tes produits et dans toute action de ta main ; oui, tu ne seras que joyeux"

(Deutéronome 16:13-15)

Il est vrai que le texte de Deutéronome (ci-dessus) ne semble pas directement en lien avec la résurrection terrestre. Il y a d’autres textes bibliques, beaucoup plus détaillés qui permettent d’arriver à cette compréhension à savoir que cette fête est l’image prophétique de la résurrection terrestre pendant le règne des 1000 ans du Christ (Révélation 20:11-13).

Après la résurrection du Christ "les prémices" et de "ceux qui appartiennent au Christ", les 144000, le livre de la Révélation, fait allusion à une dernière résurrection: "Le reste des morts n’ont pas pris vie jusqu’à ce que les mille ans soient achevés" (Révélation 20:5). Cette dernière résurrection terrestre est aussi décrite en vision dans le même chapitre de Révélation, comme étant celle des "justes et des injustes" (Actes 24:15): "Et j’ai vu les morts, les grands et les petits, qui se tenaient debout devant le trône, et on a ouvert des rouleaux. Mais on a ouvert un autre rouleau ; c’est le rouleau de vie. Et les morts ont été jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les rouleaux, selon leurs actions" (Révélation 20:12).

Et cette dernière "récolte" d’humains ressuscités, cette fois sur terre, a sans aucun doute était préfigurée par la célébration de la fête des Huttes, la fête des Tabernacles ou fête de la Récolte qui avait lieu en automne, du 15 au 21 Ethanim (Tishri) (mois du calendrier juif) (Lévitique 23:34-43 ; Nombres 29:12-38 ; Deutéronome 16:13-15) : "Alors j’ai entendu une voix forte venant du trône dire : “ Voyez ! La tente de Dieu est avec les humains, et il résidera avec eux, et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu" (Révélation 21:3,4).

"La tente de Dieu est avec les humains", ce qui démontre que le règne des mille ans sera l’accomplissement mondial de la fête des Huttes, par la résurrection générale terrestre: "Et il devra arriver ceci : quant à tous ceux qui restent de toutes les nations qui viennent contre Jérusalem, ils devront alors monter d’année en année pour se prosterner devant le Roi, Jéhovah des armées, et pour célébrer la fête des Huttes" (Zacharie 14:16).

En Nombres 10:10, il est écrit: "Au jour de votre joie, à vos époques de fêtes et aux commencements de vos mois, vous devrez sonner des trompettes sur vos holocaustes et sur vos sacrifices de communion. Et pareille utilisation des trompettes devra vous servir de mémorial devant votre Dieu. Je suis Jéhovah votre Dieu". Ces fêtes devaient servir de mémorial, par conséquent, il faut comprendre que les tableaux en relation avec la fête des Huttes, du Sabbat de la semaine et des débuts de mois, seront des assemblées pour célébrer la joie de la résurrection en rendant grâce à Dieu et accueillir les ressuscités.

La fête des Huttes à partir du 15 Tishri (Ethanim)

Sacrifices journaliers en offrandes totales (Holocaustes)

Animal sacrifice propitiatoire

Dias

Taureaux

Béliers

Agneaux

Chevreaux

1

13

2

14

1

2

12

2

14

1

3

11

2

14

1

4

10

2

14

1

5

9

2

14

1

6

8

2

14

1

7

7

2

14

1

Totaux

70

14

 

7

8

1

1

7

1

Selon Nombres 29:13-36

Comme dans la célébration de la Pentecôte, nous allons faire une analyse des séries d’offrandes totales (holocaustes) journalières, qui symbolisent ce qui appartient à Dieu, par le rachat de la résurrection (céleste ou terrestre). Les instructions des offrandes durant les huit jours, se trouvent en Nombres 29:13-36. Pour ce faire, ci-dessus, il y a un tableau, récapitulant les sept séries d’offrandes totales:

Il semble que le programme des holocaustes des 8 jours des Huttes d’une part fasse figure de tableau de l’échelonnement général des résurrections jusqu’au terme du règne des mille ans. Il est par ordre décroissant de la population mondiale (la colonne des taureaux), ce qui semble corroborer que les derniers morts seront les premiers ressuscités et les premiers morts les derniers ressuscités (Matthieu 19:30). 

Les totaux du tableau révèlent plusieurs choses importantes. Le total de 14, de la colonne des béliers, qui correspond à l’ensemble de l’humanité ressuscitée, correspond à la valeur fixe journalière des 14 agneaux. Ainsi, cette valeur constante de 14 agneaux pourrait correspondre à la valeur absolue de rachat et d’appartenance à Dieu, sur la base de la valeur constante du sacrifice du Christ, qui a racheté l’ensemble de l’humanité juste qui aura la vie éternelle, au total de 14 béliers (2x7) (Matthieu 20:28 ; Jean 1:29).

Le total de la colonne des taureaux sacrifiés est de 70. Les symbolismes à la fois du taureau et du chiffre 70, semblent confirmer qu’il s’agit de la résurrection de l’humanité juste au complet, à la fin des mille ans (Révélation 20:5 (Le reste des morts n’ont pas pris vie jusqu’à ce que les mille ans soient achevés)). Ci-dessus, il y a les bases bibliques qui démontrent que le taureau symbolise un humain juste qui se soumet à la souveraineté de Dieu (symbolisée par les cornes du taureau). Les 70 taureaux (le total) représentent un groupe d’humains justes (Nombres 11:16 (dans ce texte, c’est Jéhovah Dieu qui fixe le nombre de 70 (7x10) anciens)).

Dit en passant, bibliquement parlant, il semblerait que les chiffres 7 et 10 symbolisent la complétude, ce qui est complet et abondant: "En six détresses il te délivrera, et en sept rien de funeste ne te touchera" (Job 5:19). Dans ce texte, le six exprime l’abondance, le sept démontre la complétude et la supériorité de la protection divine, sept étant supérieur à six. "Votre père s’est joué de moi, il a changé dix fois mon salaire" (Genèse 31 :7,41). Le chiffre 10 a plusieurs symbolismes selon le contexte biblique, qui évoquent souvent l’abondance ou une accentuation quand il devient un multiple ("puisses-tu devenir des milliers de fois dix mille" et 10 x 7 = 70 (taureaux qui symbolisent l’humanité juste ressuscitée) (Genèse 24:60)).

Enfin, les sacrifices du huitième jour de la fête des Huttes (en dessous des totaux), permettent de comprendre la différence entre le symbolisme des sacrifices en relation à la résurrection collective (de l’ensemble de l’humanité juste) et le symbolisme des sacrifices en relation à la résurrection d’un seul être humain juste (à part la valeur constante et absolue de rachat de 7 agneaux, les trois autres animaux différents sont au nombre de 1, correspondant au rachat par la résurrection d’un seul être humain).

Les offrandes de grains et les libations qui accompagnent ces offrandes totales (holocaustes) de la fête des Huttes, ont exactement le même sens que celles des offrandes concernant les 144000 ressuscités célestes. Elles représentent logiquement l'ensemble des bonnes actions accompagnées d’une bonne réputation (bonne odeur spirituelle) auprès de Dieu et son Fils Jésus-Christ et qui permettent d’obtenir la vie éternelle par la résurrection avec le statut permanent de juste (Révélation 20:5).

Par contre, les sacrifices propitiatoires (la colonne mentionnant le sacrifice du chevreau) qui accompagnent les résurrections terrestres n’ont pas le même processus de pardon que celui des sacrifices propitiatoires des résurrections célestes des 144000 (de la Pentecôte) (le chevreau sacrifié de manière propitiatoire (pardon), qui accompagne les offrandes totales (rachat par la résurrection)). On peut brièvement rappeler que chacun des 144000 ressuscités au ciel, le sera comme quelqu’un de juste et sans péché devant Dieu. Cette justice devant Dieu s’obtient sur la base du pardon régulier des péchés (de leur vivant sur terre) sur la base de la valeur propitiatoire du sang du Christ (Romains 8:1,2,33) et sur la valeur propitiatoire de leur propre sang au moment de leur mort sur terre (Romains 6:7 comparer avec Apocalypse 6:9 (âme=sang)). Sur cette base de justification devant Dieu, c’est la valeur propitiatoire (qui prend le même sens que rachat par la résurrection (dans ce cas précis)) du sang du Christ qui permet leur résurrection céleste: "Il est entré — non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang — une fois pour toutes dans le lieu saint et a obtenu pour nous une délivrance éternelle" (Hébreux 9:12). Cette délivrance éternelle est leur rachat par leur résurrection céleste (Ephésiens 1:14 ; Apocalypse 3:5 ; 4:4 ; 6:11 (la longue robe blanche = la vie éternelle par la résurrection)).

Dit en passant, lorsque la valeur propitiatoire (permanente) du sang du Christ mène au rachat, cela permet de comprendre que la propitiation est l’exécution d’un jugement, soit favorable qui mène à la rançon par la résurrection céleste ou terrestre avec le statut permanent de juste (Hébreux 9:12 ; Ephésiens 1:14), ou soit défavorable, ce qui conduit à la restitution (permanente) de la vie à Dieu, par la destruction du pécheur irréformable (Esaïe 65:20b).

Le processus du pardon des péchés des ressuscités terrestres est expliqué en détail dans la prophétie d’Ezéchiel (40-48). Il est beaucoup plus complexe à comprendre: "Car le salaire que paie le péché, c’est la mort" (Romains 6:23). En Ezéchiel 45:20, il est écrit que les ressuscités "inexpérimentés", commettront des "erreurs": "Ainsi feras-tu le septième jour du mois à cause de tout homme commettant une erreur et à cause de tout individu inexpérimenté ; et vous devrez faire propitiation pour la Maison" (Ezéchiel 45 :20). Est-ce que de tels péchés ou erreurs (même involontaires) pourraient réenclencher un processus mortel, comme cela a été le cas pour Adam et sa descendance (Romains 5:12) ? La Bible laisse entendre que ce ne sera pas le cas, particulièrement en Esaïe 65:20: "Il n’y aura plus de ce lieu de nourrisson de peu de jours, ni de vieillard qui n’accomplisse pas ses jours ; car on mourra étant encore un garçon, bien qu’âgé de cent ans ; quant au pécheur, bien qu’âgé de cent ans, on appellera le mal sur lui". Ce texte montre que le ressuscité injuste qui ne voudra pas se conformer aux lois de Dieu, ou qui décidera de pécher volontairement, après un laps de temps de cent ans, il "mourra étant encore un garçon". Ce qui démontre que ses propres péchés n’auront eu aucune incidence sur son corps humain au point qu’il faudra "appeler le mal" sur lui. Est-ce que cela ne contredit pas Romains 6:23 ?

En recoupant l’information de la prophétie d’Ezéchiel 45:20 et la Révélation 20:5 on peut dire que le cadre juridique divin permettra cette situation. Comment ? En Révélation 20:5 il est écrit : "Le reste des morts n’ont pas pris vie jusqu’à ce que les mille ans soient achevés". Ce texte veut dire que l’ensemble des ressuscités terrestre sera considéré comme "ressuscitée" ou "existante", du point de vue Divin, qu’au terme des mille ans. Et jusqu’à ce terme, d’un point de vue juridique, elle n’existera pas. C’est ce qui explique le détail étrange d’Ezéchiel 45:20 : "Ainsi feras-tu le septième jour du mois à cause de tout homme commettant une erreur et à cause de tout individu inexpérimenté ; et vous devrez faire propitiation pour la Maison". Le septième jour du mois est le 7 nisan. Cette propitiation sur la "Maison", se faisait sur le Tabernacle, le Jour des Propitiations: "Il devra faire propitiation pour le saint sanctuaire, et il fera propitiation pour la tente de réunion et pour l’autel" (Lévitique 16:33).

Ce passage biblique donne une information à la fois étrange, mais aussi qui s’explique grâce au passage de Révélation 20:5, montrant que l’ensemble des ressuscités n’aura aucune existence juridique du point de vue Divin, pendant le règne millénaire. Effectivement, il est écrit en Ezéchiel que pour une "erreur d’un inexpérimenté" il sera fait propitiation, non pas pour le pécheur, mais pour la Maison ou Temple (selon le contexte). Pourquoi ? Parce que cette personne (ressuscitée) n’aura pas une existence officielle du point de vue de Dieu, mais son péché bien réel, retombera sur les humains de la "Maison" ou le Temple, c’est-à-dire la grande foule des humains qui auront survécu à la grande tribulation. Pourquoi ? Parce que, du point de vue de Dieu, ils existeront pour avoir survécu à la Grande Tribulation.

De plus, comme dans la nuit où l’ange a circulé au-dessus des maisons ayant le sang de l’agneau sur le montant de la porte, de même la prophétie d’Ezéchiel mentionne symboliquement cet acte: "Le prêtre devra prendre une partie du sang du sacrifice pour le péché et la mettre sur le montant de porte de la Maison, sur les quatre angles du rebord appartenant à l’autel, [le rebord] qui est tout autour, et sur le montant de la porte de la cour intérieure" (Ezéchiel 45:19). Cette propitiation se fait le 1 Nisan. Ce qui démontre que, du point de vue de Jéhovah Dieu et Jésus-Christ, la Grande Foule aura le statut de premier-né de l’ensemble de la population mondiale juste qui sera ressuscité.

Effectivement, selon Révélation 7:9-17 et Ezéchiel 40-48, la Grande Foule aura le statut de "Lévite" ou membre de la "Maison" ou Temple qui sert Dieu dans le Temple par un service sacré jour et nuit. Et par conséquent, tout péché bien réel commis par un ressuscité qui n’existe pas juridiquement retombera automatiquement sur l’humanité qui existe juridiquement, les membres du Temple ou de la "Maison": "Ceux-ci, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs longues robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Voilà pourquoi ils sont devant le trône de Dieu ; et ils lui offrent un service sacré jour et nuit dans son temple ; et Celui qui est assis sur le trône étendra sur eux sa tente" (Révélation 7:14,15).

Cette propitiation, cette fois sur la base du sang du Christ, se fera le 1 nisan et le 7 nisan, après quoi, le 14 nisan se célébrera la commémoration de la mort de Jésus-Christ (Ezéchiel 45:18-21). Sur la base des explications ci-dessus, lorsqu’Adam et Eve ont péché, la condamnation à mort annoncée par Dieu (s’ils désobéissaient) (Genèse 2:15-17), est entrée en vigueur non pas tout de suite après leur acte de désobéissance, mais bien après le constat par Dieu, de leur culpabilité et la déclaration divine de jugement condamnatoire (Genèse chapitre 3:1-7 (la séquence du récit de la désobéissance d’Adam et Eve) 3 :8-19 (l’audition, le jugement et la déclaration divine de condamnation d’Adam et Eve)) (Romains 5:12). L’effet mortifère du péché est entré en action après l’expression divine par sa Parole, de la condamnation des deux pécheurs (Esaïe 55:11).

Les deux offrandes totales (holocaustes) et les deux résurrections terrestres journalières

 

Sacrifices constants journaliers (Holocaustes)

 Sacrifice propitiatoire

Jours

Taureaux

Béliers

Agneaux

Chevreau

29 ou 30

 

 

2

 

Selon Exode 29:38-42 (2 béliers ou 2 agneaux)

Selon Nombres 28:3-8

1 agneau le matin, et 1 agneau entre les deux soirs

 

Ce tableau semble représenter les deux résurrections terrestres journalières, le matin (peu après ou pendant le lever de soleil), et entre les deux soirs, après le coucher et avant le lever du soleil. En toute logique, il n’y a pas de sacrifice propitiatoire, car l’humain ressuscité, au moment de sa renaissance par la résurrection, sera sans péché physiquement et mentalement (et n’aura besoin d’aucune propitiation, à cet instant).

Cependant, cette interprétation semble étrange, laissant entendre qu’il n’y aurait que deux résurrections par jour dans le futur paradis terrestre. Une fois de plus, il faut mettre en perspective cette compréhension, avec la prophétie d’Ezéchiel chapitre 40-48. La description symbolique de cette prophétie, est celle de l’administration du royaume de Dieu sur la terre. Cependant, il convient de spécifier, selon le contexte de cette même prophétie, que cette description est faite sous la forme d’un prototype ou modèle, ayant pour exemple la nation d’Israël et qui sera étendu à l’ensemble de la terre paradisiaque. Ce qui veut dire qu’il y aura d’autres répliques de ce même modèle d’administration, réparties sur toute la terre.

Quel est la base biblique d’une telle compréhension ? (Il y aura une légère digression explicative afin de déterminer le nombre de ressuscités terrestres à l’échelle mondiale). Concernant le rôle du chef (ou prince) sur cette nation modèle prophétique, il est décrit au singulier, comme étant seul et unique: "Cependant, le chef — en tant que chef, lui s’y assiéra, pour manger le pain devant Jéhovah" (Ezéchiel 44:3 ; 45:7,16,17,22 ; 46:2,4,8,10,12,16,17,18 ; 48:21,22 (La liste des références bibliques où est décrite la fonction du chef (prince) comme étant unique sur cette nation d’Israël modèle). Tandis que les fils de Zadoc, étroitement associés avec le prince (chef) sont décrits au pluriel: "Ce sont les fils de Zadoc, qui, parmi les fils de Lévi, s’approchent de Jéhovah pour le servir" (Ezéchiel 40:46 ; 43:19 ; 44:15 ; 48:11 (La liste des références bibliques où est décrite la fonction des fils de Zadoc (les prêtres terrestres), en tant que groupe d’hommes). Il ne fait aucun doute, que dans le contexte général, qu’il n’y aura qu’un seul chef (ou prince) et plusieurs fils de Zadoc ou prêtres terrestres, selon ce prototype descriptif d’Israël.

Cependant, au chapitre 45 (Ezéchiel), Jéhovah Dieu fait une déclaration, concernant le prince (chef), qui laisse entendre, que la description prophétique de l’Israël modèle de la prophétie, aura d’autres répliques sur l’ensemble de la nouvelle terre paradisiaque: “‘Et pour le chef il y aura, de ce côté-ci et de ce côté-là de la contribution sainte et de la propriété de la ville, le long de la contribution sainte et le long de la propriété de la ville, quelque chose du côté ouest, vers l’ouest, et quelque chose du côté est, vers l’est. Et la longueur correspondra à l’une des parts, depuis la frontière occidentale jusqu’à la frontière orientale. Pour ce qui est de cette terre, elle lui appartiendra comme propriété en Israël. Et mes chefs ne maltraiteront plus mon peuple, et ils donneront le pays à la maison d’Israël quant à ses tribus.’" (Ezéchiel 45:7,8). "Et mes chefs ne maltraiteront plus mon peuple" (contrairement à l’ancienne Israël (voir le verset 9)), semble indiquer qu’il y aura d’autres répliques avec d’autres chefs ou princes, du prototype d’administration terrestre décrit prophétiquement, sur l’ensemble de la terre.

De tout évidence, le chef décrit dans la prophétie correspond à la fonction des princes terrestres sur l’ensemble de la terre paradisiaque: "Voyez ! Un roi régnera pour la justice ; et quant aux princes, ils gouverneront comme princes pour le droit" (Esaïe 32:1). "À la place de tes ancêtres il y aura tes fils, que tu établiras comme princes dans toute la terre" (Psaumes 45:16).

Soit, s’il s’agit de la description d’un seul modèle d’Israël, qui s’appliquera sur l’ensemble de la terre, est-ce que la Bible révèle combien il y aura de répliques ? En toute logique, il y aura 144000 répliques sur toute la surface de la terre: "Tu as fait d’eux un royaume et des prêtres pour notre Dieu, et ils doivent régner sur la terre" (Révélation 5:10 ; 20:4,6). On comprend que pour chacune des répliques selon le modèle d’Israël, il y aura un roi-prêtre, représentant des 144000 qui règnera, par l’intermédiaire du prince (chef). En Psaumes 45:16 (décrivant le mariage de l’Agneau (Jésus-Christ) d’Apocalypse 19:1-8, avec la Nouvelle Jérusalem (les 144000)), il est écrit que chaque prince sera fils des 144000. Ce qui laisse entendre qu’il y aura 144000 princes terrestres qui relaieront l’autorité des 144000 sur terre dans chacune des répliques de l’Israël décrite dans la prophétie d’Ezéchiel 40-48.

Selon les déclarations du Christ qui compare la future administration terrestre du Royaume de Dieu, aux "douze tribus d’Israël", on comprend que ces répliques seront à l’échelle tribale: "Jésus leur dit : “Vraiment, je vous le dis : Lors de la recréation, quand le Fils de l’homme s’assiéra sur son trône glorieux, vous qui m’avez suivi, vous siégerez, vous aussi, sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël"" (Matthieu 19:28 ; 22:38-31). Ainsi les "douze tribus" symboliques, seront 144000 tribus éparpillées sur toutes la terre (comparer avec Apocalypse 7:4-8), avec la même administration modèle décrite en Ezéchiel 40-48. Chaque tribu sera formée par des familles de ressuscités avec des liens généalogiques proches ou lointains (dont les liens de parentés (plus ou moins lointains) sont représentés par les douze tribus dans le modèle d’Israël, en Ezéchiel 40-48).

Revenons au thème principal des deux offrandes totales journalières et le rachat par la résurrection. Sur la base de cette compréhension, à savoir qu’il devrait y avoir deux résurrections journalières par tribu, multipliées par 144000 tribus réparties sur toute la terre (représentant les douze tribus d’Israël, mentionnées par le Christ), on peut établir le nombre de ressuscités par jour, par mois (arrondis à trente jours) et par an (en les comptant en années solaires de 365 jours chacune). 288000 résurrections par jour, dans le monde (2 résurrections x 144000 (des tribus terrestres)). 8 640 000 ressuscités par mois, dans le monde (288000 (résurrections journalières) x 30 (jours)). Environ entre 104 et 105 millions de ressuscités par an (selon que la multiplication se fasse par 12 mois (104) ou par 365 jours (105)). À titre d’indication sur le plan mondial, actuellement, le nombre de naissances est d’un peu plus de 130 millions par an.

Les estimations de la population mondiale cumulée, qui aurait vécu sur terre, varie selon l’échelle temporelle des historiens. Selon la Bible, l’humanité n’a que 6000 années d’existence, et le milliard d’humains aurait été atteint qu’au début du 19ème siècle. En nous basant sur une estimation large d’une résurrection progressive d’une population mondiale décédée de 20 milliards d’humains, la résurrection terrestre, durant le règne millénaire, se ferait sur environ 200 ans (en nous basant sur la base des calculs du paragraphe ci-dessus).

Les deux sacrifices d’offrandes totales (Holocaustes) du Sabbat

Sacrifices du Sabbat (Holocaustes)

 Sacrifice

propitiatoire

Jour

Taureau

Bélier

Agneaux

Chevreau

 

 

 

2

 

Selon Nombres 28:9,10

 

On pourrait considérer le tableau ci-dessus, étant comme étant récapitulatif et similaire aux tableaux des résurrections célestes (la Pentecôte) et terrestres (les Huttes). Ce qui semble corroborer l’aspect du récapitulatif des résurrections de la semaine, est le fait que les deux offrandes totales (holocaustes) journalières (qui correspondent aux deux résurrections journalières) sont maintenues et non remplacées. Il y a deux possibilités, la première étant que la valeur des deux agneaux, représente le récapitulatif du groupe de ressuscités de la semaine, soit 14 résurrections pour la semaine dans la tribu, en informant à l’assistance de l’ensemble de la tribu, des noms des ressuscités et éventuellement de leurs liens de parenté avec les membres de la tribu qui vont les accueillir. Selon Nombres 10:10, ces sabbats devraient servir de mémorial, par conséquent, ils devraient être des assemblées pour célébrer la joie de la résurrection en rendant grâce à Dieu et en accueillant chaleureusement les ressuscités. La deuxième possibilité est qu’ils y aient deux résurrections supplémentaires, soit quatre résurrections, le jour du Sabbat… Et comme troisième possibilité, les deux premières possibilités seraient cumulées.

Les offrandes mensuelles et rachat par la résurrection

Sacrifices de début de mois (Holocaustes)

 Sacrifice propitiatoire

Jours

Taureaux

Bélier

Agneaux

Chevreau

 

2

1

7

1

Selon Nombres 28:11

 

La liste des offrandes est exactement la même que lors de la célébration de la Pentecôte le 6 Sivan, selon Nombres 28:27-30, et qui concernent les 144000. Sauf que dans ce cas, il s’agit des ressuscités terrestres. Le commentaire du tableau en relation à la Pentecôte, dans les grandes lignes, peut tout à fait s’appliquer aux ressuscités terrestres. La série d’offrandes totales (holocaustes) (7 agneaux + 1 bélier + 2 taureaux (tableau 2, basé sur Nombres 28:27-30)), avec une "offrande de grain et leurs libations comme sacrifice par le feu, d’une odeur reposante pour Jéhovah", représentent une conduite juste des ressuscités terrestres. Cela leur permet au bout d’un certain temps d’avoir le statut de justes, grâce au sacrifice propitiatoire, qui les maintient en vie malgré les éventuelles erreurs involontaires (péchés) commises dans le paradis terrestre. Il s’agit d’un récapitulatif des résurrections du mois, qui aboutit pour chaque ressuscité (1 bélier et 7 brebis), au statut de juste et d’en rejoindre leur groupe (2 taureaux). Selon Nombres 10:10, ces sabbats de début de mois, devraient servir de mémorial, par conséquent, ils devraient être des assemblées pour célébrer la joie de la résurrection en rendant grâce à Dieu et accueillir les ressuscités.

En Ezéchiel 46:1-6, il est écrit que l’ensemble de la tribu devra se rendre à la Maison (décrite Ezéchiel 40-48), le Sabbat et la nouvelle lune (le début du mois), pour entendre les discours des fils de Zadoc et du Prince, sous forme de sacrifices spirituels de la parole ou de discours basés sur les nouveaux rouleaux afin de nourrir spirituellement le peuple (Comparer avec Osée 14:2 (taureaux des lèvres) et Hébreux 13:15 (sacrifices de louanges et fruits des lèvres) (Le symbolisme et les procédures de ces réunions, sont expliqués sur une autre page). Il est possible aussi que les discours soient en relation avec la résurrection terrestre en cours (mentionnée symboliquement par les six agneaux et un bélier en holocaustes) et les nouveaux ressuscités de la semaine, et ensuite du mois, en les présentant par leurs noms, en leur souhaitant la bienvenue et en les rassurant par un amour fraternel, du prince et des fils de Zadoc et de l’ensemble de la tribu.

Sacrifices du début du septième mois (Ethanim (Tishri)) (Holocaustes)

 Sacrifice propitiatoire

Jours

Taureau

Bélier

Agneau

Chevreau

 

1

1

7

1

Selon Nombres 29:1-6

En plus de l'holocauste mensuel

         

Ce tableau semble désigner le premier mois (et non la date précise) du point de départ de la résurrection terrestre, humain par humain, et non une résurrection de groupe. De plus les offrandes totales normales sont maintenues, ce qui laisse bien entendre que le 1 Ethanim (Tishri), devrait être la célébration du début de la résurrection, comme mémorial en tant que premier mois du commencement de la résurrection terrestre: "Au septième mois, le premier du mois, vous aurez une sainte assemblée. Vous ne devrez faire aucune sorte de travail pénible. Pour vous ce sera un jour de sonneries de trompette" (Nombres 29:1). Et qui sera célébrée en mémorial, année après année comme tel, par de nombreuses fêtes joyeuses.  

Il est très intéressant de noter que l’apôtre Paul associe le début de la résurrection (dans le contexte céleste) au son de trompette: "Écoutez ! Je vous dis un saint secret : Nous ne nous endormirons pas tous dans la mort, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, durant la dernière trompette. Car la trompette sonnera, et les morts seront relevés incorruptibles, et nous serons changés" (1 Corinthiens 15:51,52). "Parce que le Seigneur lui-même descendra du ciel avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, et ceux qui sont morts en union avec Christ ressusciteront d’abord" (1 Thessaloniciens 4:16). Néanmoins, cette sonnerie exceptionnelle de trompette doit plutôt être en lien avec celle du 10 Ethanim (Tishri) de l’année du jubilé qui célèbre une libération de l’esclavage de la mort (Romains 5:12).

Le son des trompettes est étroitement associé au commencement de la résurrection. Voici ce qui est écrit en Nombres 10:10: "Au jour de votre joie, à vos époques de fêtes et aux commencements de vos mois, vous devrez sonner des trompettes sur vos holocaustes et sur vos sacrifices de communion. Et pareille utilisation des trompettes devra vous servir de mémorial devant votre Dieu. Je suis Jéhovah votre Dieu". Jéhovah Dieu, dans ces commandements, associe la joie, le son des trompettes des début de mois, aux offrandes totales (holocaustes) qui symbolisent le rachat (ce qui appartient à Jéhovah) par la résurrection. Il y a aussi l’expression de mémorial, ce qui semble indiquer, que les tableaux de sacrifices mensuels, les différentes fêtes comme la Pentecôte, les Huttes et les Sabbats des semaines et des débuts de mois, semblent décrire des fêtes joyeuses qui célèbreront la joie de la résurrection.

Cependant, les sonneries de trompettes exceptionnelles, dans l’année étaient aussi celles du 10, du septième mois de l’année du Jubilé, qui semble indiquer la date précise du début de cette grande résurrection terrestre: "Au septième mois, le dix du mois, tu devras faire retentir le cor au son éclatant ; le jour des Propitiations vous ferez retentir le cor dans tout votre pays. Et vous devrez sanctifier la cinquantième année et proclamer la liberté dans le pays à tous ses habitants. Cela deviendra pour vous un Jubilé, et vous devrez retourner chacun dans sa propriété, et vous retournerez chacun dans sa famille" (Lévitique 25:9,10).

L’année du jubilé à compter du 10 Ethanim (Tishri) est le symbolisme de la libération de l’humanité de l’esclavage du péché qui a pour résultat la mort (Lévitique 25:10). Cette libération n’a pas meilleur symbole que la résurrection qui va libérer des milliards d’humains pendant le règne des 1000 ans: "Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? ” L’aiguillon qui produit la mort, c’est le péché, mais la puissance du péché, c’est la Loi. Mais grâces [soient rendues] à Dieu, car il nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !" (1 Corinthiens 15:55-57). L’aiguillon est le bâton avec un bout pointu que le laboureur utilise pour guider un animal lors du labour. Pendant les 6000 années d’histoire, le péché et la mort ont tenu l’humanité en esclavage. Par conséquent, il est logique de penser, que le 10 Ethanim (Tishri) 2024, sera le premier Jubilé du règne millénaire, qui inaugurera le début de la résurrection: "Ne vous étonnez pas de cela, parce que l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir entendront sa voix et sortiront, ceux qui ont fait des choses bonnes, pour une résurrection de vie, ceux qui ont pratiqué des choses viles, pour une résurrection de jugement" (Jean 5:28,29).

Ce jubilé, qui s’accomplira, verra le retour des morts à la vie et les retrouvailles familiales ponctuées de cris de joie. De plus, Lévitique 25 spécifie qu’il y aura un "retour" dans sa propriété, ce qui veut dire que les ressuscités auront dorénavant, une propriété ou un lot terrestre qui leur appartiendra de manière permanente: "Et quant à toi, va vers la fin ; et tu te reposeras, mais tu te lèveras pour ton lot à la fin des jours" (Daniel 12:13). Ce "lot" est double, ce sont la vie éternelle mais aussi une propriété terrestre que le propriétaire de la Terre nous aura octroyé : "Car la terre est à moi" – Dit Jéhovah (Lévitique 25:23).

Par conséquent, les différents éléments bibliques montrent que la Grande Tribulation devrait avoir lieu le 10 Tishri 2023, soit le vendredi 22 septembre après le coucher de soleil, jusqu’au samedi 23 septembre, 2023, jusqu’au coucher de soleil (heure de Jérusalem), étant elle-même, une année sabbatique (7 fois sept sabbats) (cette date est un double sabbat). Cependant, le 10 Tishri 2024 (le 9/10 octobre 2024 (Selon la nouvelle lune astronomique)), sera le commencement officiel de l’année du Jubilé planétaire qui inaugurera (2024/25 (Automne)), la libération des humains de la mort, par la résurrection. L’apôtre Paul a montré que la résurrection est une "délivrance éternelle": " il est entré — non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang — une fois pour toutes dans le lieu saint et a obtenu pour nous une délivrance éternelle" (Hébreux 9:12). Cette délivrance éternelle sera le commencement de la résurrection le 10 Tishri 2024 (le 9/10 octobre 2024 (Selon la nouvelle lune astronomique)), le commencement de l’année jubilaire planétaire…